lundi 16 juillet 2018

Prix HSBC pour la Photographie, Mougins

3ème étape de l’itinérance 2018 
Lauréats 2018 Prix HSBC pour la Photographie

Antoine  Bruy & Petros Efstathiadis
Prix Joy Henderiks : Olivia Gay

Exposition : 20 juillet au 16 septembre 2018 à Mougins
Vernissage : vendredi 20 juillet à 19h


Copyright Antoine Bruy


"Le sujet d’Antoine Bruy, géographiquement circonscrit à des territoires donnés, est traité avec la rigueur du genre. Portraits et paysages viennent raconter ensemble, d’une même voix, comment, sur ces bouts de terre, l’homme a mêlé artefacts et éléments naturels pour tisser cette matière étrangement homogène."
Raphaëlle Stopin


Copyright Petros Efstathiadis

"Le travail de Petros Efstathiadis ressort de cette pratique de la mise en scène. Elle est chez lui insolite de prime abord, drôle parfois ensuite, tragi-comique éventuellement, et très certainement toujours enivrante d’inventivité visuelle. […] Il s’adresse à nous depuis là où il a grandi : le nord de la Grèce, près de la Macédoine."
Raphaëlle Stopin


vendredi 13 juillet 2018

Subodh Gupta à la Monnaie de Paris

Le 11 Conti-Monnaie de Paris présente l’exposition « Adda/ Rendez-vous », la première rétrospective en France de l’artiste contemporain de renommée internationale Subodh Gupta, peintre qui s’intéresse à toutes autres formes artistiques telles que la performance, la vidéo, la photographie, la sculpture ou les installations.


La force plastique des sculptures de Subodh Gupta lui a permis de se forger une place de tout premier plan sur la scène internationale. Il pense chacune de ses oeuvres comme une accumulation. Son histoire personnelle vient s’ajouter à celle de l’Inde où il vit, celle des pays nombreux où il voyage, mais aussi celle du monde qui l’entoure et sur lequel il porte un regard critique, souvent politique.

Son oeuvre récente va jusqu’à évoquer l’histoire de la spiritualité et du cosmos.





Du plus petit au plus grand des objets, un arbre monumental en métal planté sur les pavés de la Cour d’Honneur et de la cuisine à l’univers, l’artiste nous propose un voyage à la fois visuel et sonore où les cinq sens sont convoqués.




Depuis les années 1990, l’acier inoxydable reste son matériau de prédilection, car c’est celui de la vaisselle présente dans tous les foyers indiens, cette vaisselle rutilante apparue dans les années 70 devenue symbole de prospérité pour la classe moyenne. Des objets que sa famille n’avait pas la possibilité d’acquérir et qui sont restés pour lui le symbole d’un paradoxe. Cette tension entre le contenant et le contenu sert de métaphore à une interrogation sur les oubliés de la société de consommation, sur les exilés économiques qui doivent se contenter des miettes d’un repas dont ils sont exclus.


La vaisselle c’est aussi le moyen d’évoquer le repas comme un lieu de rencontre essentiel de l’humanité et un moment de civilisation par excellence : ce « rendez-vous » qui a donné son titre à l’exposition.

Six stations :
Le langage du commun
Dieu insatiable
Cher is always cinema
Les dieux sont dans la cuisine
Voyage et exil
Corps céleste


L’exposition se poursuit dans les cours et dans le Musée.



Adda, œuvre qui a donné son titre à l’exposition, symbolise la place publique, où l’on peut se donner rendez-vous pour converser, débattre ou prendre des décisions. Dans le musée, plusieurs oeuvres de l’artiste sont présentées et entrent en résonance avec une exposition dossier « Un rêve d’ailleurs » qui déploie les collections de médailles de la Monnaie de Paris autour du thème de l’Inde.

Exposition du 13 avril au 26 août 2018
11 Quai de Conti - 75006 - Paris

Célia Mores (membre de l’UMAM)



mardi 3 juillet 2018

"Inspirantes Inspiratrices - Passions Croisées" au Musée Bonnard, Le Cannet

Vernissage : vendredi 13 juillet à 19h
Exposition : 7 juillet au 4 novembre 2018



« Le charme d’une femme peut révéler beaucoup de choses à un artiste sur son art. »
Pierre Bonnard, non daté

Le musée Bonnard a choisi cet été de mettre en exergue la place parfois mystérieuse de ces femmes, dans tous les cas, exceptionnelles. Cette exposition intitulée Inspirantes inspiratrices, dont le fil conducteur est tissé par Marthe, Misia, Lola, Gala, Lydia, Lucy, Jeanne et bien d’autres s’inscrit dans l’espace-temps des années 1870 à 1960.

Il s’agit de revisiter l’impact et la posture des femmes d’artistes dans l’œuvre de leur mari ou de leur maître. Ainsi de Toulouse-Lautrec à Picasso en passant par Bonnard, Matisse, ou Chagall, un éclairage particulier sera porté sur ces femmes qui n’ont pas fait que partager leur vie.


Henri Lebasque, Nono à l'aquarelle Saint Tropez

Certaines furent leurs femmes ou leurs maîtresses et parfois simplement leurs modèles, mais toutes, par ce qui émane d’elles, ce qu’elles pensent ou ce qu’elles sont, ont marqué d’une grâce particulière leur présence dans les créations qui naissaient sous leurs yeux.

Ainsi, une quinzaine d’artistes dont les œuvres proviennent de grandes collections françaises et étrangères, s’est montrée particulièrement sensible et inspirée par cet alter ego que ces femmes deviennent parfois.

Le parcours s’inscrit sur la totalité des espaces d’exposition du musée et est réparti en trois univers propres à leurs époques.

http://museebonnard.fr/


Musée Bonnard
16 boulevard Sadi Carnot
06110 LE CANNET
Côte d'Azur - FRANCE
+33 (0)4.93.94.06.06




"ORS d'Asie" au Musée Départemenatal des Arts Asiatiques, Nice

Vernissage : le jeudi 12 juillet à 18h
Exposition : 9 juillet au 25 novembre 2018



MUSÉE DES ARTS ASIATIQUES,
405 PROMENADE DES ANGLAIS NICE

lundi 25 juin 2018

COMFORT #17 de LANG et BAUMANN, Le 109 et La Station, Nice

Vernissage : le 29 juin 2018 à 20h
Exposition : du 29 juin au 29 septembre 

Installation in situ et en plein air, de Lang et Baumann au 109




LANG et BAUMANN ont été choisis pour l’exposition estivale du 109 pour leur qualité de regard et d’engagement sur les lieux dans lesquels ils exposent. Leurs installations in situ ont un caractère fort et révélateur des architectures dans lesquelles elles se déploient et par leur qualité plastique elles en montrent un autre point de vue toujours différent et original.

L/B propose pour le 109 une installation – COMFORT#17, 2018 – en dialogue direct avec la singularité architecturale du lieu. Ils conçoivent une sculpture gonflable qui va venir s’adapter et révéler les vestiges de l’ancien générateur électrique au cœur du site. Cette exposition sera visible tous les jours en extérieur, principalement depuis la Cour Intérieure mais aussi depuis la ville.

Le soir du vernissage et le samedi 30 juin, Lang et Baumann nous propose une installation performative – COMFORT#12, 2013 – dans la Grande Halle. Cette proposition participe à révéler les spécificités du lieu par tout un réseau de manches à air gonflées par de l’air pulsé accrochés aux rails du plafond de la Grande Halle et invite ainsi le spectateur à une expérience unique sous ce dédale aérien.

… En même temps au 109 :

20h : LA STATION : Vernissage de l’exposition 
COME TO US de WE ARE THE PAINTERS 
Un projet en 3 volets à Nice avec L’ESPACE À VENDRE et LA VILLA ARSON



21:30 : Performance HEAVY PROCESSION de THE GOSPEL & WATP

22h : COUR INTÉRIEURE : Projection en plein air de DERNIERS SOLEILS, un film d’ARNAUD MAGUET dans le cadre de Curiosité(s)  organisé par BOTOX(S), avec le soutien de l’ECLAT.



23h > 1:30 : FRIGO 16 : Concert de BADER MOTOR (BERLIN/PARIS/NICE) et JEAN-PIERRE BERTRAND (BRUXELLES). Sur une proposition de WE ARE THE PAINTERS et ARNAUD MAGUET



Samedi 30 juin 2018 > 15:00 à 17:00 au Forum d’Urbanisme et d’Architecture:
ATELIER public à partir de 8 ans (ouvert aux parents accompagnants) 
PLUG-IN ! 
En lien avec l’œuvre éphémère de Lang et Baumann présentée au 109 cet été. Le Forum d’Urbanisme et d’Architecture propose un atelier entre expérimentation spatiale et références plastiques autour de l’architecture. Les participants pourront compter sur les conseils et l’expérience d’un architecte médiateur du Forum. 
Durée : deux heures, atelier gratuit (prévoir tenue adaptée pour un atelier un peu salissant). inscriptions : forum@ville-nice.fr (nombre de participants limité)


Le 109 – 89, route de Turin 
04 97 13 31 51  
Toute la programmation : http://le109.nice.fr/

Regards Croisés, FENG GE et TASIC, Forcalquier et Lurs

Vernissages :  Le samedi 7 juillet à 11h au Centre d'Art Contemporain Boris-Bojnev,  et 18h à la Galerie  Pigments à Lurs
Exposition : du 5 au 30 juillet 2018


Voilà deux oeuvres qui imposent le respect, tant les outils (peintures / sculptures) pour parler au monde sont aboutis. Les regards effectivement se croisent sur la technique incroyable, la maîtrise parfaite de leur art. Celui de FENG GE, qui s'inscrit dans la transmission des codes iconographiques d'une Chine millénaire est, ô combien, contemporain : ses toiles impressionnent des paysages, non vus, mais imaginés, dont l'esthétique précipite notre regard : la légèreté d'une poussière de champ de blé vient s'appuyer sur la lourdeur des corps de TASIC, plissés, froissés, contraints, poussant la douceur d'un bourrelet vers l'abstraction, tels des dieux imaginaires remontant de notre musée intérieur. Comment ne pas penser à Malraux qui disait que ce qui détermine l'Art, dans ses oeuvres, c'est sa capacité à être dans l'intemporel.

Anne-marie Lucchini



Centre d'Art Contemporain Boris-Bojnev
Rue Grande,
04300 Forcalquier
Ouverture J.V.S.D.L de 10h30 à 13h et 15h à 19h30, (Ma et Me sur rendez-vous)

Galerie Pigments,
Montée du Théatre
Lurs
 

mardi 19 juin 2018

D I U R N E S Pablo Picasso / André Villers, Musée de la Photographie André Villers, Mougins

Vernissage: Vendredi 22 juin à partir de 19h
Exposition: du 16 juin au 16 septembre 2018

D I U R N E S
Pablo Picasso / André Villers
Dans le cadre de Picasso Méditerranée

« Picasso-Méditerranée » est une manifestation culturelle internationale qui se tient du printemps 2017 au printemps 2019. Plus de soixante institutions ont imaginé ensemble une programmation autour de l’oeuvre « obstinément méditerranéenne »* de Pablo Picasso. À l’initiative du Musée national Picasso-Paris, ce parcours dans la création de l’artiste et dans les lieux qui l’ont inspiré offre une expérience culturelle inédite, souhaitant resserrer les liens entre toutes les rives. (*Jean Leymarie)

Le Musée de la Photographie André Villers participe à cette manifestation avec une exposition consacrée à la collaboration du jeune photographe et du monstre sacré de la peinture du XXème siècle. 

Diurnes est considéré comme étant le point d’orgue d’un compagnonnage artistique associant un artiste mondialement reconnu et un jeune photographe. Pablo Picasso et André Villers se rencontrent à Vallauris en 1953. Le projet aboutit au terme de huit années d’une fructueuse collaboration. Picasso, monstre sacré de la peinture et modèle idéal pour un photographe, s’invite dans le laboratoire de son ami. Un petit faune, personnage mythologique, représenté sous la forme d’un papier découpé a été rejoint par d’autres personnages pour composer un monde espiègle qui n’a pas manqué d’inspirer Jacques Prévert apportant la dernière pierre de cet édifice.
 
Les 5000 clichés conservés dans ses divers ateliers l’attestent, l’histoire de Picasso et de la photographie s’est écrite tout au long de son existence artistique. Comme le souligne Anne Baldassari, à partir de 1901, alors en pleine « période bleue », il se confronte au médium. Aux côtés de simples prises de vue d’ateliers, des portraits et autoportraits, se trouvent des épreuves beaucoup plus singulières, notamment des photographies issues de surimpression de négatifs. Avant même de faire sienne la représentation de la morphologie humaine avec le cubisme et la déformation qui en découle, il s’attaque au processus même de représentation.
 
La photographie s’imposa ponctuellement à Pablo Picasso. S’il l’utilise régulièrement comme base pour élaborer certains de ces portraits ou pour garder trace des étapes intermédiaires de certaines de ses créations, c’est la rencontre et le travail avec une tierce personne, un photographe donc, qui l’entraîna sur le chemin d’expérimentations plus spécifiques. Dans les années trente, avec Dora Maar, il combine les techniques de la gravure et du développement photographique. Au cours de la même période, en compagnie de Brassaï il incise des plaques photosensibles. Plus tard avec Gjon Milli, il s’initiera au dessin dans l’espace à l ‘aide d’un crayon lumineux dont la trace sera couchée sur le papier grâce au concours du photographe.

Ainsi, lorsque Pablo Picasso rencontre André Villers, il est déjà enrichi d’expériences menées avec la photographie, prêt à en découdre. Portraitiste de génie, il était également un modèle hors pair. Comme le décrit si bien Robert Doisneau, il lui était très facile de passer l’autre côté de l’objectif, de passer du statut d’observateur attentif à celui de l’objet du regard d’autrui. Nul besoin d’être dirigé, il savait instinctivement comme se placer face au photographe.
 
André Villers et Pablo Picasso ont décidé d’enrichir le registre du portrait ou de la photographie d’atelier par l’expérimentation. Ce petit faune, photographié sous toutes ses formes, reproduit et décontextualisé, ou encore objet de photogrammes a servi de base à la série Diurnes. L’action photosensible sur le papier transcende les qualités intrinsèques de celui-ci jusqu’à le transfigurer. A l’alternance de pleins et de vides de ces figurines traitées comme des sculptures planes, répond l’interaction entre l’ombre et de la lumière qui caractérise la photographie.
 
Dans son ouvrage Photobiographie paru en 1986, André Villers se remémore cette période de collaboration vécue avec Pablo Picasso :

« En 1954, Pablo m’a dit : « il faudra que nous fassions quelque chose tous les deux. Je découperai des petits personnages et tu feras des photos. Avec le soleil, tu donneras de l’importance aux ombres, il faudra que tu fasses des milliers de clichés «(…) Un jour il m’a découpé un petit faune et m’a dit : « Amuse toi avec ça «. J’ai fait de nombreuses photos de ce faune en surexposition, avec des paysages, des visages, des arbres, etc… Picasso était très intéressé : « Si je fais un trou, ça va faire du noir ?, tu permets que je découpe dans tes images ? (…) Dans l’atelier où se trouvait la salle à manger il y en avait partout, en très grand nombre, des photos étalées, découpées. Picasso m’a dit : « Tu crois que ça va aller ? Tu vois ici, j’ai ajouté un papier plié pour obtenir un gris, si tu veux l’enlever, comme je l’ai fixé avec une épingle, ce sera plus facile. A toi de maintenant de travailler! Il y avait tous ces découpages, collés sur un papier à lettre 21x29 quatre petites formes : une tête ronde, un oiseau, un personnage et un taureau, le tout devenant un visage. 

Avec ce visage, j’ai fait des tas de tirages, toujours dans un format 30x40. J’ai ajouté autour des raisins, des pâtes alimentaires de toute formes : nouilles, raviolis, coquillettes, vermicelles, du persil, du sel, du sucre, des herbes etc… Picasso, comme je l’avais prévu et lui avais suggéré, a coupé ces photos et en a fait des têtes et autres animaux, personnages…Par contact, j’ai reproduit des formes, mais le résultat n’était pas celui que nous voulions. Il aurait fallu reproduire ces photos telles quelles, avec un fond. Picasso pensait que mon rôle de photographe n’était plus assez important de cette façon. (…)
 
En octobre 1959, j’ai du faire un autre séjour au sana, pour une rechute. A ma sortie j’ai pu travailler
avec Picasso. J’ai utilisé le même procédé, c’est à dire que j’ai fait le choix dans mes anciens négatifs et, à l’agrandissement, après exposition de mon sujet sur le papier sensible, je posais un certain temps la découpe de Picasso qui constituait un cache. Ceci me permettait d’introduire dans les têtes, des vêtements, des herbes, de la peau, etc… 

Tout de suite, Picasso m’a dit : « il faut qu’on en fasse un livre » Le lendemain, Berggruen, l’éditeur, arrivait de Paris. Jacques Prévert a écrit un texte à la vue des images choisies, en disant : « On va l’appeler Diurnes. On en a marre des nocturnes ! ». L’ouvrage a été édité en 1962. Il est de format 30 x 40. Il comporte 30 photos, découpages de Picasso avec mes interprétations photographiques. 

A propos de Diurnes, Pablo criait : « Ce n’est pas moi qui ai fait ça, c’est Villers ! ».

Olivier Lécine, Commissaire de l’exposition


Musée de la Photographie André Villers
Porte Sarrazine - 06250 Mougins
Tel : 04 93 75 85 67
http://www.mougins.fr
 
Ouverture tous les jours de 10h à 12h30 et de 14h à 18h
de 10h à 13h et de 14h à 19h (juillet août)
Entrée libre
Fermeture exceptionnelle du musée du 16 au 20 juillet 2018

Promenade à la biennale de Saint-Paul de Vence


Marcher sur les pas de Matisse, Braque, Chagall, Calder, Miro… Parcourir ce célèbre village médiéval à la découverte des sculptures et installations proposées en plein air par la biennale de Saint-Paul, est plaisir assuré. Ce village à la lumière magique, réputé par la Fondation Maeght, la Colombe d’or, les artistes, peintres, écrivains, inscrit l’art contemporain à son programme d’été et compte bien imposer cette image et la transmettre au public.

Treize artistes internationaux invités ponctuent cette promenade. A l’entrée du village Renaissance, l’œuvre généreuse et bien placée de Wang Kepping nous accueille, tandis que Jean-Pierre Raynaud offre un sanctuaire à Autoportraits. Les sculptures de Arik Levy, (Rock Shift Giant), de Vladimir Skoda, (une seule direction ?) et de Jan Favre, (l’homme qui porte la croix), font miroiter les paysages et l’espace, jouent sur l’équilibre, invitent à réflexion. L’exposition permet même certaines audaces au public telles que circuler et utiliser la composition de sculptures JOIE d’Agnès Thurnauer comme banc, ou faire osciller Rocking, œuvre de la jeune artiste Gabrielle Conilh de Beyssac, au jeu de boules de la place. Ne pas hésiter à suivre les remparts pour découvrir l’œuvre de Henk Visch, créée en 2018 : un personnage en torsion qui, placé en hauteur, tel un guetteur entre mer et terre, interroge l’horizon, questionne la méditerranée, alors que l’installation poétique de lavande en fleurs, de Tania Mauraud Mots mêlés –SMAPT, parle d’amour et de nature.

Voir aussi la maison Verdet et la sculpture en aluminium de Vincent Barré, Colonne 3/4 celle-ci bien ancrée, et deux anneaux cannelés…et puis celles de David Nash, Antony Gormley, Vincent Mauger, Morgane Tschiember. Les œuvres sont en relation avec l’architecture, les paysages et la mer méditerranée, elles jouent pour certaines sur les limites de l’équilibre, ou s’élancent comme des totems, d’autres questionnent le cosmos, ou les relations entre terre et mer. L’œuvre symbolique de Jan Favre exposée sur la place Neuve du village de Saint- Paul, L’homme qui porte la croix « Croyons -nous en Dieu ou ne croyons-nous pas ? La croix qui tient en équilibre sur le bras de l’homme cristallise cette question. » pose clairement la question de l’équilibre de l’homme, le rôle des artistes dans cet équilibre, celle des humains autour des deux rives de la méditerranée. Chacun y trouvera sa propre explication.

La biennale de Saint-Paul a été montée avec beaucoup d’enthousiasme par une équipe de spécialistes : Olivier Kaeppelin, Jean Nouvel, Catherine Issert, commissaire de l’exposition, Hélène Guénin, Jacqueline Morabito, Fabienne Grasser-Fulcheri, Bernar Venet, France Paringaux, Florence Forterre. Cet événement à rebonds se poursuit jusqu’au 30 août, elle présente aussi le travail de quatre jeunes artistes, Simon Bérard- Lecendre, Isabelle Giovacchini, Gabrielle Conilh de Beyssac, suivra une remise de prix tandis qu’une résidence pour artiste est offerte à Quentin Spohn au Clos Tantine, dans l’ancienne maison- atelier d’André Verdet. Le village poursuit la liaison avec la création à l’église Collégiale, la Salle du presbytère et la salle du Moulin, de nombreuses évènements sont programmés, les samedis du OFF s’y emploient. En même temps commencent à la Fondation MAEGHT, l’exposition de Jan Favre : Ma nation, l’imagination,  et celle de Wladimir Skoda à la Galerie Issert.


Brigitte Chéry Le 15 juin 2018

photos copyright Béatrice Heyligers

Biennale internationale Saint-Paul de Vence

Office du tourisme: www.saint-pauldevence.com

Olivier Kaeppelin, président de la biennale, commentant l’œuvre de Vladimir Skoda (Une seule direction ?) (2004-2009)


(Rock shift giant 2011) avant d’entrer dans le village fortifié, Arik Levy

(L’homme qui porte la croix 2015) sur la place près des tilleuls, Jan Favre


Sans titre 2018, sur les remparts de Saint Paul, Henk Visch


Mots mêlés –SMAPT 2018 mise en espace pour la biennale, Tania Mouraud

JOIE matrice/assise 2005 mise en place pour la biennale, Agnès Thurnauer


vendredi 15 juin 2018

Les Ramasseurs, galerie GNG, Paris


Exposition : 3 juillet – 4 août 2018
Vernissage : jeudi 5 juillet à partir de 17 heures 


Joseph Alessandri, Yannis Markantonakis, Pierre Ribà, Yvon Taillandier

Partout, dans le monde, on ramasse. Des balles de tennis, des cartons d’âme, des objets de misère, des vieux métaux, et des choses abandonnées… L’artiste singulier, lui, sait regarder, en bas et en haut. Il invente ses matériaux et ses planches de salut, ou bien, oeil et hasard mêlés, il les ramasse ici ou là sur les trottoirs des villes, dans les forêts du monde ou dans les supermarchés du bon vieux temps. Les yeux rivés au sol, regard en scalpel, il sait créer du ciel avec les laissés-pour-compte de la modernité. Bienvenue à ces quatre ramasseurs.

Christian Noorbergen









GNG,
3 rue Visconti 75006 Paris
00 33 (0)1 43 26 64 71
www.galeriegng.com