mercredi 3 janvier 2018

« La danse » d’Henri Matisse


(Article repris de PhenixWebTV) 





Henri Matisse composa trois versions de Ia Danse :
  • la danse inachevée 
  • la danse de paris 
  • et la danse de Merion.

En novembre 1930, le docteur Albert Barnes commande à l'artiste une décoration pour la partie supérieure du hall-galerie de sa fondation à Merion, près de Philadelphie, aux États-Unis, qui sera incinérée non loin d'œuvres de Georges Serat, Paul Cezanne, Auguste Renoir, Pablo Picasso et des siennes.

La danse inachevée, 1931




Après plusieurs études exécutée à partir de 1930, Matisse, alors âgé de 60 ans, commencé en avril 1931 à mettre au point la composition sur 3 toiles : 8 figures sont tracées à l'aide d'un fusain fixé à l'extrémité d'un bambou, puis peinte à l'huile dans une couleur de grise sous fond bleu.

Cette danse inachevée reprend le thème de la ronde du Bonheur de vivre de 1905 -1906. Par ses effets de touche, sa profondeur, son rendu très pictural, il s'agit d'un tableau au sens traditionnel. En 1931, Matisse renonce à poursuivre cette version des multiples remaniements que demande la finalisation à l'huile d'une peinture d'un format «surhumain». Utilisant La Danse Inachevée comme support pour épingler ( trous d'épingles encore visibles) des papiers colorés et découpés, il commence La Danse dite de Paris. Cette méthode qui lui sert à trouver sa composition révolutionne la peinture murale. La Danse Inachevée est abandonnée et roulée. Elle sera redécouverte au printemps 1992 à Paris.



La danse de Paris, 1933



À la suite d'une erreur dans la prise de mesure des penderies entre les voûtes, Matisse interrompt la réalisation de La Danse de Paris et entreprend en juillet 1932 une autre version pour laquelle il renouvelle l'iconographie (le thème de la ronde laisse place à la «lutte d'amour»), le traitement des figures et la composition.

Il fait appel à un peintre en bâtiment pour l'exécution avant d'intervenir lui même. Les panneaux de La Danse sont achevés fin avril 1933 et installés en mai par l'artiste à Merion.

En septembre 1933, Matisse décide de reprendre La Danse de Paris, restée à l'état d'ébauche depuis le printemps 1932. À l'aide des papiers gouachées, découpés et épinglés sur les toiles de La Danse inachevée, il compose 6 danseuses sur 11 barres obliques, en aplats de rose, de bleu et de noir. « j'ai mis des personnages qui ne sont pas toujours entiers[...]. Je donne un fragment et j'entraîne le spectateur, par le rythme, je l'entraîne à poursuivre le mouvement de la fraction qu'il voit, de façon à ce qu'il ait le sentiment de la totalité. Comme pour la version de Merion, il fait peindre les toiles, puis reprend lui-même les contours. Le caractère «guerrier» de La Danse de Paris, contraste avec l'aspect plus «dionysiaque» de La Danse de Merion. La simplification du dessin, l'absence de perspective et la monumentalité ouvrent la voie aux grandes décorations abstraites. En 1937, la ville acquiert cette peinture auprès de l'artiste pour «décorer l'intérieur du Musée d'Art Moderne de la ville de Paris».

Cet article est repris du site Phenix Web TV
Article :  « La danse » d’Henri Matisse

vendredi 29 décembre 2017

La collection Marin-Karmitz

Chaque année depuis sa création, la Maison Rouge consacre une exposition à une collection particulière, dévoilant un temps au public l’univers singulier de passionnés d’art. Aujourd’hui c’est Marin Karmitz qui investit les lieux, avec un ensemble de près de quatre cents œuvres.
Cette collection, patiemment édifiée depuis une trentaine d’années, constitue la dernière réalisation de production de cet homme, plus connu pour les films qu’il a produits et réalisés ainsi que les salles de cinéma MK2 qu’il a créées.


Souvent, les collections privées dessinent un portrait ; celle de Marin Karmitz en esquisse un, fragmentaire et multiple, forcément. Un parmi d’autres. Dans le catalogue de l’exposition, l’auteur italien Erri De Luca écrit d’ailleurs : « en hébreu ancien le singulier du mot visage n’existe pas, chacun en a de nombreux ». Les œuvres exposées ici deviennent des touches de ce portrait, et à travers elles, ce sont d’autres portraits, d’autres visages que l’on découvre : ceux des hommes et des femmes qui ont traversé les XXe et XXIe siècles pour écrire la petite et la grande histoire.


Ces œuvres témoignent des engagements forts du réalisateur, producteur, distributeur et exploitant. Elles sont aussi les témoins de sa fidélité aux artistes, et, plus généralement, des rencontrent qui jalonnent un parcours artistique.


C’est en cinéaste qu’il a imaginé cette exposition dans les espaces de la fondation où domine toutefois le noir et blanc des films, des vidéos et des photographies. La référence au « Dernier des hommes » (film muet de Friedrich Wilheim Murnau) livre quelques indices pour la visite : prémonition de la montée du nazisme et l’avènement de la barbarie, ce film trahi-burlesque peut évoquer d’autres chutes et ascensions, d’autres personnages luttant pour rester debout ou se relever, en dépit des événements.

Simone Dibo-Cohen
Photos Célia Mores


La collection Marin-Karmitz - La Maison Rouge - Paris
Jusqu’au 21 janvier 2018

Women House

L’exposition « Women House » est la rencontre de deux notions : un genre, le féminin, et un espace, le domestique.
L’architecture et l’espace public ont longtemps été masculins, tandis que l’espace domestique restait celui des femmes. Cette évidence historique n’est pourtant pas une fatalité et l’exposition Women House nous le montre.
La maison n’est-elle qu’un refuge, une prison ou peut-elle devenir espace de création? 


Les huit chapitres de l’exposition reflètent une grande complexité des points de vue : ils ne sont pas seulement féministes, mais aussi poétiques ou nostalgiques.



Le titre rend hommage à l’exposition « Womanhouse » organisée par Miriam Schapiro et Judy Chicago en 1972 à Los Angeles.
Parmi les artistes mises en lumière, Cindy Sherman, Niki de Saint Phalle et Louise Bourgeois.

Simone Dibo-Cohen
Photos Célia Mores


Women House - Monnaie de Paris - Musée Conti 
Du 20-10-17 au 28-01-18

mardi 26 décembre 2017

Rétropective César au Centre Pompidou

Né à Marseille en 1921, arrivé à Paris en 1946, César est une figure majeure de la création artistique de l’immédiat après-guerre avec ses « fers soudés ». Puis il devient, à partir des années 1960, l’homme des gestes décisifs que sont les « compressions », les « empreintes humaines » et les « expansions ». Le parcours, thématique, s’organise autour de ces grands « chantiers » que souvent l’artiste menait de front, auxquels il revenait sans cesse et qui coexistaient ainsi dans une même temporalité.

Cette première rétrospective au Centre Pompidou, 20 ans après la mort de César, permet de redécouvrir un sculpteur majeur à travers un demi-siècle de création. Dans un équilibre singulier entre classicisme et modernité, César se révèle à la fois héritier de Picasso, Gonzalez ou Giacometti, et initiateur de gestes parmi les plus radicaux de la sculpture du 20ème siècle.

Simone Dibo-Cohen - Présidente de l'UMAM
Photos : Célia Mores







mercredi 6 décembre 2017

Claudie POINSARD à la Galerie Otéro, la Colle-sur-Loup


Vernissage : samedi 9 décembre à 11h00





Régulièrement exposée à l'UMAM, Claudie Poinsard présente ses oeuvres à la galerie Otéro à la Colle-sur-Loup.

Claudie Poinsard est née à Douala, d'une mère camerounaise et d'un père français.

Elle expose aujourd'hui sur la scène internationale une œuvre peinte riche et dense, débutée par des installations et des performances.

"Je suis une inclassable, j'aime à explorer des directions multiples, m'acharnant à m'extraire de la répétition, comme pour préserver cette oriflamme vivante et précieuse : l'acte du peintre".

Dans son approche plastique, elle envisage des corps aux limites de leur représentation. Sa thématique vise à déconstruire la belle forme du corps, celle du double en miroir pour en laisser paraître la vacuité. L’image du corps, fondue ou figurée, perdue dans la matière et inscrite dans le trait, se fragmente laissant entrevoir l’arbitraire de son enveloppe. A l’atelier, le mouvement dans l’ouvrage comme l’imprévu la mène vers une pluralité, à ne pas standardiser ses approches. Les axes principaux de son travail appréhendent l’humanité moderne : la question des racines, la culture du déchet, le culte du beau, et plus récemment la solitude dans l’être.

Galerie Otéro
35 bis rue Georges Clémenceau
06480 LA COLLE-SUR-LOUP
Tél. : 04 93 32 94 59 - Port. 06 03 17 63 84
galerieotero@orange.fr
du mardi au vendredi, de 15 h à 19 h
samedi et dimanche, de 10 h à 13 h, et de 15 h à 19 h

mardi 5 décembre 2017

Emmanuelle Pépin, Performance dansée au Narcissio, Nice

Le Narcisso
 
vous invite, jeudi 7 décembre à 19 heures
à la Performance Dansée de

Emmanuelle Pépin - Cie 7pépinière






Bodies

Le projet est né de ce désir fort de laisser le corps entrer en résonance avec une galerie d'art. Laisser le geste jaillir de cette interaction entre soi et les œuvres, entre soi et le lieu au sens large.

La rencontre a lieu au Narcissio ! Une rencontre humaine et une aventure artistique qui s'ouvrent vers l'inconnu. Ça commence là, au creux de la confiance, dans l'échange de valeurs partagées.

Laisser l'art vivant s'inviter à dialoguer avec cet espace.

Nous avons imaginé des rendez-vous réguliers ouverts au public pour créer ces instants poétiques : les performances. Elles s'inspireront parfois de l'exposition en cours, parfois de l'intérêt porté sur telle ou telle chose : elles seront le reflet de ce qui anime Emmanuelle Pépin, danseuse et chorégraphe, à un moment donné, et des rencontres sur son chemin artistique, avec d'autres performers, d'autres arts. Elles seront avant tout un jaillissement instantané et radical de ce qui se manifeste dans le ici et maintenant. 
Bodies #1. est la première de cette série.

LE NARCISSIO
16 rue Parmentier
06000 Nice
+33 4 93 84 81 30

dimanche 3 décembre 2017

Florence Obrecht Pahlavi - Galerie ALB, Paris 3eme

"FOLKLORES"


Vernissage : 2 décembre
Exposition  : 2 décembre - 16 janvier 2018

Gymnaste 5 - Huile sur Toile 195x130cm - 2017



Galerie ALB
47 rue Chapon - 75003 Paris
Mardi au samedi - 11h30 / 19h30
Métro Etienne Marcel - Rambuteau - Arts et Métier

www.galeriealb.com