lundi 8 avril 2019

"L'ASIE RÊVÉE" d'Yves Saint Laurent au musée des Arts Asiatiques, Nice


Exposition : du 6 avril au 6 octobre 2019




Yves Saint Laurent, connu pour l’introduction des codes masculins dans le vestiaire féminin, s’inspire aussi beaucoup de l’ailleurs pour ses différentes créations. L’Afrique, la Russie, l’Espagne ou encore l’Asie peuplent l’imaginaire du couturier. Mais s’il voyage à travers le monde, ce n’est pas littéralement. Comme il le dit ses plus beaux voyages ont eu lieu depuis son canapé, avec des livres.



Née de la volonté de confronter des œuvres anciennes aux modèles d’Yves Saint Laurent, cette exposition rassemble non seulement des pièces textiles mais également des céramiques, des portes d’argent et d’autres merveilles provenant du Musée Guimet, du Musée départemental des arts asiatiques de Nice, mais aussi de collectionneurs privés, Myrna et Sam Myers. Inutile de chercher l’exactitude historique et culturelle, rien n’est vraiment chinois, japonais ou indien ici ! L’hommage est créatif.

En effet, dès l’entrée de l’exposition, le musée nous plonge dans la vision fantasmée de la Chine, de l’Inde ou du Japon du grand couturier, nourrie par ses lectures et les œuvres qu’il achète ou qu’il voit. Il aurait pu par exemple apercevoir chez le comte Noureev cette cape tibétaine (photo en une) qui aurait été portée par le Dalaï Lama. Par ailleurs, dans la collection qu’il constitua avec Pierre Bergé, on trouve de multiples laques, deux portraits d’ancêtres chinois ou encore une statue de Bouddha datée du XVIème siècle.

Sa connaissance du monde asiatique n’est pas superficielle mais découle d’une véritable recherche parmi ses nombreux ouvrages. Les modèles de sa collection automne-hiver 1977 témoignent, par exemple, d’une véritable compréhension du costume chinois. Ils sont amples comme les vêtements des intellectuels, portés avec des bottes comme dans la haute société, fermés en sceptre, comme les Mandchous, ou bord à bord, comme les Han. Ainsi, Yves Saint Laurent (ré)interprète ces éléments du vêtement chinois et l’adapte aux usages de la bourgeoisie française.



Entre ses mains, le vestiaire indien se transforme. Le turban orné, symbole de la transmission du pouvoir familial du père au fils, est chez Yves Saint Laurent porté par des femmes. Il pousse même jusqu’à habiller ses femmes de quelques symboles royaux ! Elles sont vêtues de robes aux larges jupes de couleurs vives rappelant les costumes des maharajahs. Elles ont aussi enfilé des pyjamas (du sanskrit « pae jamah » , vêtement de jambes) dorés, prêtes à s’endormir dans les riches palais des princes indiens. De multiples bijoux font briller les modèles, et honore la définition indienne de la beauté. Que tout scintille et soit orné !

La section japonaise dépeint un monde plus proche de l’histoire du costume du pays des libellules. En effet, ce dernier est beaucoup moins présent dans les pièces conservées et donc exposées au musée Yves Saint Laurent. C’est pourtant le seul pays qu’Yves Saint Laurent visite en 1963, bien avant ses kimonos de 1994. Il était d’ailleurs très friand de Kabuki avec son compagnon Pierre Bergé. Très riches, les tissus des vêtements font presque illusion. Il ne retire des costumes traditionnels que les ceintures obi, trop contraignantes pour la clientèle européenne.

Synthèse absolue de cet Orient rêvé et clou du spectacle : Opium, le parfum présenté dans un flacon en forme d’inrô (petite boîte japonaise que l’on attache à sa ceinture) qui fit un énorme scandale dès sa sortie en 1977. Ses détracteurs sont les communautés chinoises, heurtés par l’évocation d’un passé sombre, mais aussi… une bonne partie des Américains ! Par le biais des différentes archives conservées par le musée – les croquis de recherche autour du parfum, les photographies des soirées de lancement parisienne et new-yorkaise – mais aussi via un court film réalisé pour l’occasion, le commissariat d’exposition réussit avec brio à retranscrire tout le processus créatif du couturier.


Article initialement publié par Tokonoma (Blog-Journal des Arts Asiatiques)



Exposition conçu par le




Musée des Arts Asiatiques
405, Promenade des Anglais - Arenas
06200 Nice

Horaires:
Du 1er septembre au 30 juin : de 10h à 17h
Du 1er juillet au 31 août : de 10h à 18h

Tel: 04.92.29.37.00

dimanche 7 avril 2019

Programmation Avril de la Galerie Depardieu, Nice



Art vivant Art visuel - du 8 au 14 avril

Jeudi 11 avril 2019 - 18h30 - “MUSICOTHÉRAPIE - OU COMMENT UTILISER LA MUSIQUE POUR SOIGNER

Une conférence présentée par Alain Rattier


Après le Conservatoire de Toulouse Alain dirige un Orchestre pour Sud Radio 1975 puis crée 15 Ecoles de Musiques autour de Nîmes. La DRAC de Montpellier lui propose en 1980 de suivre la première formation de Musicothérapie à l'Université Paul Valéry de Montpellier. En parallèle il ira à Lyon à l'Institut des Méthodes Actives (IMMAL) pour découvrir la Méthode de Carl ORFF enseignée par son élève Jos WUYTACK. Dirige une chorale avec 500 enfants dans le cadre scolaire. Il aura la charge des Enfants Autistes et Trisomiques de DALZON NIMES
 
La conférence abordera la musique par thème :
 
Le Rythme et les Percussions Corporelles, la Voix, l'Ecoute. La Relaxation, la Méditation, les conditions pour une bonne écoute, les risques de certaines auditions... Comment nos Émotions peuvent être maîtrisées par et avec les Paramètres de la Musique. Comment les atouts de la Communication non verbale peuvent aider et soulager des Patients qui sont en souffrance et faciliter la prise en charge de troubles émotionnels, améliorer le rythme corporel et redonner confiance à ses gestes... Les réactions sont surprenantes mais les techniques Psycho-Musicales utilisées vous montreront les atouts que procure la Musique et le profit qu'en retirent les patients dès le plus jeune âge à bien plus tard vers un accompagnement en douceur...La Réminiscence dans le cas de la maladie d'Alzheimer, l'accompagnement pour la SEP (Slérose en Plaques)...

Entrée 5 € - Gratuit pour les enfants - Réservation conseillée

Samedi 13 avril 2019 - 20h15 - QUATUOR THÈME “AMOUR, PASSION, RAISON”


Un piano, deux violons et une voix de soprano, sous la houlette de Juan Hernandez, chef d'orchestre et compositeur qui donnera à cette occasion la première mondiale de son Ave Maria.

Au programme pour cette belle soirée :
La création-Duo Eva et Adam - Haydn
Au pays ou se fait la guerre - Duparc
Nuit d'etoiles - Debussy
Phidyle - Duparc
Ave Maroa (Première Mondiale) - Hernandez
Bailero - Canteloube
L'aio de rotso - Canteloube
Ound onoren gorda - Canteloube
Pie Jesu - Fauré
Air de Michaela - Bizet

Entrée 12 € - 10 € pour les adhérents - Étudiants : 10 € - 8 € pour les adhérents
Gratuit pour les enfants - Réservation conseillée 



Expositions :

- “Les effacements du monde”de Manuel Ruiz Vida exposition jusqu'au 4 mai 2019

- “Louis Schiavo”exposition au sous-sol jusqu'au 13 avril 2019


A VENIR :

- Jeudi 18 avril de 18h à 20h Vernissage Laurent Thérèze exposition au sous-sol
- Samedi 20 avril à 18h Lecture par La Saeta
- Jeudi 25 avril à 20h Concert Fadhel Messaoudi OUD MAQÂM
- Vendredi 26 avril à 20h Projection film de Georges Sammut
- Samedi 27 avril à 19h Théâtre La chouette albinos de Loïc Langlais



Les expositions sont organisées par la Galerie Depardieu.
Spectacles (concerts, lectures, conférences...) sont produits par l'association culturelle ARTEP dans les locaux de la Galerie Depardieu.




Réservation conseillée pour les concerts : tél. 0 966 890 274 - galerie.depardieu@orange.fr

Galerie Depardieu
6, rue du docteur Jacques Guidoni
(ex passage Gioffredo)
06000 Nice
www.galerie-depardieu.com








jeudi 4 avril 2019

"Empreintes du rêve aborigène", au Château-musée Grimaldi, Cagnes-sur-Mer

Vernissage : vendredi 5 avril à 18h30
Exposition : du 6 avril au 3 juin 2019



L’art aborigène est découvert en 1971 grâce à l’initiative d’un jeune instituteur qui créé malgré lui le mouvement de Papunya en réunissant une première « exposition » collective.

Cette réalisation déclenche un vaste mouvement de réhabilitation de l’iconographie aborigène traditionnelle et un profond renouvellement des pratiques. Des artistes issus en particulier du clan Pintupi abandonnent alors les pigments traditionnels pour s’approprier des peintures acryliques et transposer sur des supports en toile les motifs ancestraux réservés, par le passé, aux seuls initiés.
Leur travail qui depuis essaime au sein de nombreuses coopératives d’artistes connaît rapidement un retentissement international. A partir du début des années 1980, les femmes, longtemps exclues de ces démarches artistiques, s’émancipent et prennent part à l’aventure en recourant à des couleurs plus vives et à des motifs liés à la nature.

Cette exposition propose un voyage aux antipodes, à travers le temps et l’histoire des aborigènes.

mercredi 3 avril 2019

"Dufy dessine le sud", au Musée d'Art Classique de Mougins



Le Musée d'art classique de Mougins sur les hauteurs de Cannes permet au visiteur de se laisser guider jusqu'au 14 juillet prochain à travers les paysages favoris de l’artiste dans cette région. Grâce à une sélection de peintures, de dessins et surtout de 21 grandes aquarelles réunis par Fanny Guillon-Laffaille, commissaire de l’exposition, expert de Raoul Dufy et auteur des catalogues raisonnés de l’artiste. L’idée de cette exposition est due à la rencontre de Fanny Guillon-Laffaille et Leisa Paoli, directrice du MACM.

Né au Havre le 3 juin 1877, Raoul Dufy a étudié à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. En 1903, il se rend pour la première fois dans le Sud. Il y reviendra souvent, Martigues, Marseille, Hyères et Vence notamment. Il en apprécie les paysages, les traditions et les fêtes. Il épousera une Niçoise.


Musée d'Art Classique de Mougins
32 Rue du Commandeur
06250 Mougins
04 93 75 18 22

"C’est Christian Levett, gestionnaire d'investissement britannique passionné d'histoire et d'art, qui a créé le MACM en juin 2011 et il y expose sa fabuleuse collection d'antiquités et d'art classique, sculptures, vases, bijoux et pièces de monnaie, d’origine romaine, grecque et égyptienne, ainsi qu’armes et armures gréco-romaines. Cet ensemble est complété par des peintures, dessins et sculptures d’artistes, Picasso, Matisse, Chagall, Dufy, Cézanne, Rodin, Dali, Andy Warhol, Marc Quinn, Antony Gormley, et Damien Hirst notamment. Par ailleurs, il parraine de multiples expositions, finance des fouilles archéologiques et soutient des bourses universitaires."

Michel Eisenlohr, "Palmyre Apamée Alep : terres d’Héritages " , à l'Espace Lympia, Nice


Exposition : du 6 avril au 9 juin 2019




Sur les pas du photographe Michel Eisenlohr et de son Voyage en Orient « Palmyre, Apamée, Alep : terres d’Héritages »



« Soyez passant dit l’Evangile de Thomas. C’est ce que fait tout voyageur dans son périple, il laisse l’ombre de ses pas dans la poussière des chemins des pays qu’il traverse » Michel Eisenlohr

Les pas de Michel Eisenlohr l’ont porté à découvrir des espaces habités, en transformation ou au contraire délaissés. Ces lieux qui illustrent la diversité des modes de vie, des croyances et des coutumes et la relation si intime que l’homme entretient à son territoire. Cette approche commence certainement par l’amour de la littérature de voyage, celle des aventures de Jules Verne ou des expéditions de Marcel Griaule et de Théodore Monod. Celle qui permet d’imaginer, de s’évader par procuration dans deux dimensions complémentaires : le temps et l’espace.

 

Un hommage à la beauté de la Syrie et à ses hommes qui l’ont bâtie et protégée


En 2002, cet artiste a découvert et aimé la Syrie, sublime, généreuse, inondée de lumière et parfois secrète. Une terre d’héritages vivant au présent. Carrefour des civilisations, elle connaît ces dernières années une actualité douloureuse et tragique. Palmyre, héritage de notre passé commun, entre Orient et Occident, en est le symbole martyrisé. Ce reportage photographique, présenté aujourd’hui à la lueur de l’actualité, est avant tout un hommage rendu à la beauté de ce pays et aux hommes qui l’ont au fil des siècles bâti, aimé et protégé.

 

Découvrez ces terres d’héritages de Palmyre à Alep, en passant par Damas


Au fil des photos, le visiteur découvre différentes villes : Palmyre où la grandeur et la poésie des ruines submergent, Alep, une des plus vieilles villes au monde, carrefour entre la Méditerranée et la Mésopotamie où se reflète la douceur de vivre dans une certaine liberté et enfin Damas où le regard est happé par la vie bouillonnante face au foisonnement des couleurs et des odeurs d’épices.

 

Michel Eisenlohr : un photographe de la trace, de la lumière et du sensible


Auteur-photographe depuis une vingtaine d’années, Michel Eisenlohr doit son itinéraire photographique au fruit d’une passion pour la littérature de voyage, à un parcours universitaire sur les rites de l’initiation, et à ce goût de l’autre qu’il renouvelle à chaque destination. Il s’attache aux paysages urbains avec pour premier thème sa ville de jeunesse, Marseille, et dresse le portrait de Gênes, Porto, Alep, Reykjavik ou encore Hong-Kong. Esprit des villes, architectures contemporaines, mémoire des lieux et territoire en mutations : sujets sur lesquels il aime particulièrement porter son regard pour des reportages personnels ou en répondant à nombreuses commandes d’institutions culturelles. Avec ces multiples facettes, le travail de Michel Eisenlohr assume une grande liberté artistique, loin de toute école stylistique.


Espace Lympia, 2 Quai Entrecasteaux – Port de Nice

dimanche 3 mars 2019

Michel Coen - "Portrait Indien", au Musée de la Photo Charles Nègre, Nice

Exposition : du 8 mars au 16 juin 2019
Vernissage : le jeudi 7 mars à 19h00

Sans titre, Ramesvaram, Inde, 1994   -   Copyright Michel Coen


Présentation du travail de Michel Coen réalisé en Inde en 1994 et faisant partie des collections du Musée de la Photographie. Michel Coen est né à Nice en 1967, après une formation technique, il a suivi 4 années d’enseignement supérieur dans une section photographique (Université de paris 8).

Il a été assistant et opérateur de prises de vues pour la Caisse Nationale des Monuments Historiques et des Sites, pour les travaux muséographiques et services culturels du Musée du Louvre. Auteur de reportages sur l’archéologie post-industrielle, l’urbanisme et l’ethnologie, son travail est qualifié d’ethnologie poétique et de typologie d’architecture par Photographies Magazine ; il a fait l’objet dfe plusieurs publications : « Les saisons niçoises de Friedrich Nietzsche » ( Z’Editions) « Cotonou, regard sur une ville » (Esprit Libre) ; « Nice – Architecture des années cinquante » (Forum de l’urbanisme). Au fond d’une arrière-cour, dans une ancienne usine, il continue son travail après une âpre expérience de nègre dans l’art contemporain.


Musée de la Photographie Charles Nègre
1 Place Pierre Gautier
06364 Nice cedex 4

Renseignements : 04 93 13 42 20
musee.photo@ville-nice.fr








jeudi 28 février 2019

Messe des artistes "Miserere", Nice

Messe : 6 mars à 18h
Exposition : du 6 mars au 1er avril 2018



"La messe des artistes, même les croyants y vont..." Avec ses musiciens, chanteurs, peintres, acteurs, elle aura lieu à Nice, en l’église Saint Pierre d’Arène, le mercredi 6 mars 2019 à 18h. Elle s’achèvera vers 19h avec un très festif "cocktail de carême" offert à tous.
Selon une tradition qui remonte à 1926, cette "messe" réunit une fois par an, un public de plus de 1000 personnes. C'est la 8ème édition organisée par l’aumônier des artistes Yves-Marie Lequin, Elle offre cette année un plateau exceptionnel de 150 artistes.


Le thème de cette année 2019 est le « Misere ». Il s’agit du d'un mot en latin tiré de la Bible : « Prends pitié ». Il évoque toutes les détresses et les injustices humaines. Les artistes sont invités à présenter une oeuvre qui reprenne le sens de cette invocation, comme on le trouve en musique
(d’Allegri), ou dans la série Miserere du peintre Georges Rouault qui porte ce même titre.


L'événement bénéficie cette année de la participation de l’artiste Patrick Moya qui, en plus d'une création, lira la traditionnelle prière dite "de Willette" (1914). Selon la tradition, la messe est celle du mercredi des Cendres, mais pensée comme un spectacle total : musique classique, spectacle de cabaret, cirque, performances, projections vidéo, et …célébration religieuse. Deux moments forts : La longue lecture des artistes morts durant l’année écoulée, éclairée uniquement par les bougies allumées du public, et la réception de cendres sur le front.


Lieu: l’église Saint Pierre d’Arène, angle rue de France et Rue Cronstadt


Contact : P. Yves-Marie LEQUIN Tél : 0662056914
Courriel : lecoursdephilo@hotmail.com

Site général : http://www.yvesmarielequin.com
ainsi que http://www.messedesartistes.com/
Page Facebook https://www.facebook.com/messeartistes/

mercredi 20 février 2019

"Au fil des jours - Les Agendas de Bonnard (1927-1946)", musée Bonnard, le Cannet (06)

Vernissage : samedi 23 mars 2019 à 17h30
Exposition : 15 mars au 9 juin 2019

Dans le cadre de l'exposition "Bonnard en noir et COULEUR" (24 nov 2018 au 9 juin 2019) est présenté :

AU FIL DES JOURS
LES AGENDAS DE BONNARD (1927-1946)

EN PARTENARIAT
AVEC LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE FRANCE 





Que ce soit dans son carnet ou dans son agenda, Bonnard avait besoin de dessiner sur une feuille de papier si petite soit-elle, pour conserver intacte la mémoire de sa première impression, étape essentielle dans son processus créatif.

À partir du 15 mars, le musée Bonnard, en partenariat avec la Bibliothèque nationale de France expose, de manière exceptionnelle, l’intégralité des 20 agendas que Pierre Bonnard a tenus entre 1927 et 1946, période durant laquelle il achète une maison au Cannet.

Véritable objets précieux, ces agendas seront présentés dans des boîtes-écrins et il sera possible via des outils numériques de les feuilleter. Ces agendas nous permettent de pénétrer au fil des jours dans l’intimité de l’artiste pour tenter d’y saisir son processus créateur mais aussi ses réflexions et incessantes recherches plastiques. Leurs contenus qui peuvent apparaître parfois comme abstraits provoquent quoi qu’il en soit une extrême émotion car ces agendas n’étaient destinés que pour l’artiste lui-même.

En amont à la présentation publique de cette exposition une table ronde sera organisée autour de la sortie du livre publié par la B.N.F., le musée Bonnard et l’Atelier contemporain de tous les agendas de l’artiste, animée par :

Véronique Serrano, conservateur en chef du musée Bonnard et Céline Chicha-Castex, conserveur responsable du fonds des Estampes modernes à la Bibliothèque nationale de France.


TABLE RONDE : SAMEDI 23 MARS 2019 à 15 h, à la salle bel’Aube, rue des Michels au Cannet.

Entrée libre sur réservation au : 04 92 18 24 42 / 43 / 47




Musée Bonnard
16 boulevard Sadi Carnot
06110 LE CANNET
Côte d'Azur - FRANCE
+33 (0)4.93.94.06.06
http://museebonnard.fr/









dimanche 17 février 2019

Christine Spengler - "L’Opéra du monde" au musée de la Photographie, Nice

Exposition : 15 février au 26 mai 2019

L’Opéra du monde - Christine Spengler

Christine Spengler, fille d’Huguette Spengler dernière des artistes surréalistes, est française d’origine alsacienne.  Elevée à Madrid, elle fût marquée dès l'enfance par ses visites fréquentes au Musée du Prado, où elle découvrit l'un des maîtres de la peinture espagnole, Francisco de Goya, auteur des Désastres de la guerre.

Elle découvre sa vocation de photographe et correspondante de guerre à l’âge de 23 ans. Elle exercera cette profession jusqu'en 2003 (Irak).

Ses photographies de la révolution iranienne en 1979 ou du bombardement de Phnom Penh par les Khmers rouges en avril 1975, figurent parmi les plus remarquables témoignages sur des événements contemporains couverts par de nombreux photographes.



Musée de la Photographie Charles Nègre
1 Place Pierre Gautier 
06364 Nice cedex 4

Renseignements : 04 93 13 42 20




Frédérique Lucien, "Corps et Décors", au musée Matisse, Nice

Exposition : du 7 mars au 2 juin 2019
Vernissage : mercredi 6 mars à 18h00





La sélection d’une cinquantaine de pièces montre le dialogue ouvert que l’artiste entretient depuis plus de trente ans avec Henri Matisse à travers les séries Forme (1995), Île et Archipels (2001), Giornate (2005), Simple temps (2008-2009), Xéranthème (2008), ou ses plus récents Feuillers. Ce travail protéiforme dans les techniques comme dans les médiums employés se développe selon un mode organique qui puise son inspiration première dans l’observation attentive de la nature.

Y sont évoqués le végétal, le minéral et le corps à travers des procédures sœurs de celles de Matisse : découpages, assemblages, itérations, et recherches multiples autour de la trame décorative. Plantes terrestres et aquatiques y prolifèrent au rythme des pages des carnets, des feuillets assemblés au mur par l’artiste, ou bien formes simples des grands formats. Sans être semblables à celles-ci, l’écho des grandes gouaches découpées est palpable dans tous ces travaux, aussi bien dans les aplats de couleur que dans la souplesse des arabesques et la délicatesse des textures.

À la suite de Matisse, Frédérique Lucien transcende les catégories du High and Low. Dans son travail, le vocabulaire de l’ornement acquiert une dimension murale qui se rapporte au corps et à la manière dont il occupe l’espace. Il n’y a donc pas de césure dans sa pratique artistique entre le dessin et les volumes, moulages de bouches, de mains, de doigts, de cous, de genoux… en céramique ou en plâtre.

Pour cette exposition, Frédérique Lucien conçoit une présentation spécifique pour le musée sur le grand mur de la librairie où sont assemblés différents formats, tout comme le faisait Matisse dans son atelier du Régina. Cette présentation accentue l’idée de série et de passage d’une œuvre à l’autre, elle inscrit également le travail de l’artiste dans un rapport à l’espace en se confrontant à l’échelle du lieu.

À l’occasion de l’exposition, est publié un catalogue de 64 pages édité par la Ville de Nice – Musée Matisse avec des textes de Guitemie Maldonado, Claudine Grammont et Émilie Ovaere.


Musée Matisse
164, avenue des Arènes de Cimiez – Nice






jeudi 24 janvier 2019

Sonia Delaunay - "Le Livre Blanc" chez Patrick Raynaud, Marseille

Vernissage : 27 janvier de 18h00 à 21h00
Exposition : jusqu'au 17 février 2019 sur rendez-vous

#7 clous à Marseille


Sonia Delaunay - Le Livre Blanc

Dans les années 1960, l'auteur et éditeur Jacques Damase rencontra Sonia Delaunay pour une interview et un article qu'il publia dans une fameuse revue d'art de l'époque, au joli nom de "Plaisirs de France". Quelques jours après cette publication, pour lui exprimer sa satisfaction, Sonia Delaunay lui fit livrer une gouache (connue sous le nom de "Rencontre"), accompagnée d'un mot manuscrit lui disant qu'elle aimerait le revoir. Une collaboration amicale et fructueuse commençait, qui allait durer au quotidien plus de quinze ans, jusqu'à la mort de Sonia en 1979.

Jacques Damase, jugeant le travail de Sonia quelque peu occulté par celui de son mari Robert, décédé bien des années auparavant, entreprit un lourd travail de mise en valeur sous toutes sortes de formes: expositions, monographies, catalogues, rétrospectives, films (dont j'eus le privilège de signer la réalisation), lithographies, tapisseries, multiples, dont un simple passage sur les réseaux peut donner une idée de l'ampleur.

Sonia se retrouva dans la lumière et manifesta une créativité juvénile dont je fus le témoin au long de toutes ses années; "j'ai encore beaucoup de choses à apprendre, à mettre au point dans ce que je fais" dit-elle dans la bande son de mon film "Prises de vue pour une monographie". Et ses derniers mots adressés à la personne qui l'aidait à s'habiller le matin de sa mort furent: "dépêchez-vous, j'ai encore beaucoup de choses à faire aujourd'hui!", et elle s'éteignit.

Pendant dix ans, en parallèle à mon travail dans le cinéma, ma proximité avec Jacques m'amena à côtoyer Sonia très régulièrement, à lui servir d'assistant sur divers projets de commande publique ou privée, mosaïques, costumes pour "Six personnages en quête d'auteur" à la Comédie Française, ainsi qu'à effectuer 40 heures d'interview sur sa vie et son oeuvre pour le film qu'elle me commanda sur le travail de Robert Delaunay, lesquelles furent transcrites et adaptées dans le livre "Nous irons jusqu'au soleil" aux éditions Robert Laffont.

Pendant toutes ces années, j'entendais Sonia et Jacques parler du "livre blanc", c'est ainsi qu'ils appelaient le carnet de travail où Sonia proposait des gouaches et des dessins dans l'idée d'alimenter comme elle le dit dans son exergue "l'inspiration" de Jacques. Certaines de ces gouaches ont donné lieu à des éditions de lithographies, ou de tapisseries, une autre a été arrachée "parce que mauvaise"(ainsi que l'écrit Sonia sur la page opposée), quelques autres manquent, dont une, retrouvée par ailleurs, et dont la déchirure du papier correspond... Au total 38 oeuvres à la gouache, au crayon, au fusain ou même au stylo bille, qui n'ont jamais été vues par personne qu'eux deux. Jacques donnait des petits noms à ces gouaches que Sonia ne titrait pas spontanément: "Rencontre", mais aussi "Serpent noir" "Carré rouge" "L'affreux Jojo", c'était leur manière de parler des oeuvres sans s'embrouiller et ce sont devenus les titres des oeuvres éditées.

Sonia a dédicacé ce cahier à Jacques par deux fois, en 77 et en 78, comme pour bien signifier l'importance de leur collaboration. Après la mort de Sonia il ne l'avait jamais montré à personne, pas même à moi, comme s'il s'agissait d'une chose précieuse, intime, qui ne valait que par ses échanges avec Sonia, et dont il se contentait de n'être plus que le dépositaire, jusqu'à sa mort à lui en 2014.
Près de cinq ans plus tard, et après mûre réflexion, j'ai décidé de cesser de garder pour moi ces oeuvres d'une fraîcheur, d'une spontanéité et d'une virtuosité admirables dont j'avais hérité. Il ne s'agissait pas d'une suite, mais d'une successions de travaux autonomes, signés individuellement pour la plupart, étalés sur plusieurs années et se terminant sur un des rares dessins figuratifs de Sonia: une esquisse de portrait au crayon de Jacques lui-même. Cette hétérogénéité m'autorisait je pense à démonter "le livre blanc" pour mettre au jour séparément des travaux qui appartiennent avant tout à l'histoire de l'art.

Cependant, une documentation photographique effectuée avec soin pourra éventuellement permettre l'édition d'un fac-similé de qualité, Sonia ayant toujours défendu, avec les artistes du Bauhaus, la reproduction, l'édition, la démocratisation de l'art jusque sur les tissus et les robes des femmes, les gilets des hommes ou les livres d'art, comme la fameuse "Prose du Transsibérien et de la petite Jeanne de France", dont "tous les volumes déployés ensemble auraient dû faire la hauteur de la tour Eiffel".

J'ouvre "Le livre blanc" au public, chez moi à Marseille où je poursuis mon projet "7 clous à Marseille" (septclousamarseille.com), et j'espère pouvoir partager avec le plus grand nombre ces moments de recherche à la fois modeste et magistrale que furent les gouaches pour Sonia Delaunay, quand son grand âge ne lui a plus permis de s'attaquer à de grandes toiles; "bien sûr, j'aimerais faire de grandes toiles, encore, mais on peut très bien s'exprimer par des petites annotations" dit-elle encore dans le film qui sera présenté en parallèle tout au long de l'exposition.

Patrick Raynaud


Galerie Patrick Raynaud
150 Rue de Crimée
13003 Marseille
Et jusqu’au 17 Février sur rendez-vous 

Retrospective Jordan Matter à la galerie Kamil, Monaco

Vernissage : vendredi 25 janvier à 18h00
Exposition :  du 25 janvier au 8 mars 2019



Sous le haut Patronage de la Princesse Stéphanie de Monaco

Jordan Matter is a portrait and dance photographer, author of the New York Times bestsellers Dancers Among Us and Born to Dance. His work has created a viral phenomenon attracting over three million followers on social media and the videos of his Youtube series, 10 minute challenge have been viewed over 200 million times.

He has presented his work to a wide variety of organizations such as ESPN, the National Arts Club or the school of Visual Arts. Him and his work have been featured on ABC World News, Nightline, Late Night with Seth Meyers, Today, the BBC and in the New York Times, the Huffington Post, O, The Oprah Magazine and newspapers, magazines and exhibitions all over the world. Matter, who lives in New York City with his family was recently an Arts Envoy through the State Departement on a speaking tour of South Korea sponsored by the U.S Embassy and is thrilled to Come present hier work and shoot in Monaco.


Galerie KAMIL,3 ave Princesse Grace,
Monaco
tel +377 92 16 00 10
http://www.kamil.mc

Geoffrey Hendricks et Berty Skuber à la galerie Eva Vautier, Nice

Vernissage : vendredi 2 janvier à 18h00
Exposition :  du 26 janvier au 23 mars 2019

Goeffrey Hendricks - "Skies"

Geoffrey Hendricks, portrait, © Photographie Thierry Bourgoin
Geoffrey Hendricks (1931 – 2018) a été aux Etats-Unis l’un des membres actifs du mouvement Fluxus, aux côtés de Georges Maciunas, dès 1960.

La représentation des nuages, et son étude systématique des couleurs de ciels, peints le plus souvent à l’aquarelle, lui ont valu le surnom de « cloudsmith – forgeron de nuages », que lui a attribué Dick Higgins. Dès 1965, il réalise les « Sky Boots » et recouvre ensuite de motifs nuageux, toiles, objets, installations et corps humains. Geoffrey Hendricks élargit ses recherches à la performance, pratiquant la posture du poirier, produisant par son renversement tête en bas, une modification de la vision du monde, de l’art et de la culture.

 Berty Skuber - "Reusen"

Berty Skuber, Reusen, 2000-2018, fils de cuivre © Photographie Christoph Peer

Berty Skuber (1941) élabore son oeuvre telle une « encyclopédie fantastique », utilisant un large éventail de moyens d'expression : boîtes, assemblages d'objets et livres, photographies, dessins, collages, peintures et écritures.

Le langage est l’un des points de départ essentiels de son travail, qui est également mis en évidence par le soin apporté au choix des titres et des thèmes de ses expositions.




Galerie Eva vautier
2 rue Vernier
06000 Nice France

Du mardi au samedi de 14h à 19h et sur rendez-vous
contact: galerie@eva-vautier.com
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