mercredi 29 juin 2022

ExodeS : un grand parcours d’art contemporain à découvrir cet été à Saint Raphaël dès le 1er juillet 2022

 

A la veille de l’installation de ce parcours dans la ville, Simone Dibo-Cohen, commissaire de l’exposition ExodeS, nous parle avec passion et émotion des étapes de ce projet ambitieux en passe de devenir l’un des événements les plus prestigieux d’Europe de l’été 2022.

 
Simone Dibo-Cohen

B.C. Pour Performarts : Programmé depuis plus d’une année à Saint-Raphaël, ExodeS, semble être un projet visionnaire dans le contexte de l’actualité en l’Ukraine, est-il politique ?

Visionnaire non, malheureusement on ne peut pas parler d’exode sans parler de politique. L’exposition présente 85 artistes engagés de 15 nationalités différentes. Leurs œuvres sont sincères et réactives. Soit l’œuvre est dans le thème de prédilection de l’artiste, soit ce sujet a inspiré à l’artiste une réflexion d’ordre politique, religieux ou climatique, qu’il eut à cœur personnellement de développer et a aiguisé son envie de créer.

Vous êtes commissaire de cette exposition et présidente de l’UMAM, une association créée au siècle dernier. Les objectifs de cette ancienne structure ont- ils changé depuis tout le temps ?

Non pas vraiment, les statuts de l’Union Méditerranéenne pour l’Art Moderne de 1946 établis selon le souhait de Bonnard et Matisse s’adressaient, il y a plus de 75 ans, aux artistes de moins 40 ans. Ils ont été modifiés, adaptés à notre époque. Ouverts à d’autres disciplines.

Vous voici à double titre à la direction de l’exposition de cet été comment cela s’est-il passé ?

Pour moi, ExodeS est une suite logique à l’exposition de 2019, « Liberté, liberté chérie » à l’ancien bagne, l’Espace Lympia de Nice. Lorsque le maire de Saint- Raphael m’a informée de son désir de célébrer l’indépendance de l’Algérie, il y a 60 ans, pour nous le thème a été retenu d’emblée.

 
 
PETIT Marc La quarantaine Sculpture Courtesy Galerie Nicolet 

 
En quoi cette exposition se distingue-t-elle des précédentes ?

Cette fois-ci, il s’agit d’une exposition exceptionnelle, d’envergure internationale, dépassant le territoire méditerranéen. Il m’a même été difficile de refuser bon nombre d’artistes tellement le sujet les avait motivés et leur travail était pertinent. Cela reste un regret mais à moment donné, il faut savoir clôturer les inscriptions. 

 

Diriez- vous qu’il s’agit d’une exposition-performance, témoignage, mise en garde ?

Plutôt témoignage, non, pas une mise en garde sauf pour le climat car beaucoup d’artistes se sont penchés sur le réchauffement climatique avec ses conséquences. C’est un constat. ExodeS est une manifestation culturelle, émotionnelle et percutante au service de l’histoire de toutes les sociétés depuis la naissance de l’humanité dans son berceau africain. Conscient de l’importance de cette exposition, le maire m’a accordé tous les espaces que je souhaitais avec en plus des containers pour donner une identité contemporaine. Des lieux non attribués à des expositions ont été remaniés, repeints, cloisonnés, sécurisés pour le public et les œuvres. 

 
Comment faites-vous le choix des œuvres et leurs installations ?

Au départ je vais chercher des artistes qui sont dans le thème, en fonction de leur travail d’ensemble, ou même d’une œuvre en particulier. Ensuite j’élargis mon champ aux artistes dont j’aime le travail en règle générale, je leur demande de créer s’ils sont motivés par le thème. Quoiqu’il en soit les œuvres doivent être créées en fonction des lieux. Après avoir choisi tous les artistes et leur travail, reste celui de la mise en scène. Je travaille sur plan en faisant des visites sans cesse dans les lieux que je vais occuper. Le plus dur reste à faire quand les œuvres sont là, c’est la scénographie.

La difficulté pour cette exposition c’est le nombre de lieux. Tous sont différents, certains éloignés des autres auxquels il faut donner un esprit, une âme. L’intérêt est que le public puisse apprécier la diversité et la pertinence des œuvres et que toutes soient mises en valeur, et de façon équitable et eurythmique.

RANCINAN Gérard Le radeau des illusions Photographie

 

Par qui avez-vous commencé ?

Déjà par les artistes algériens pour être en accord avec le souhait de la municipalité, puis par les œuvres qui m’avaient interpellée, « Le radeau des illusions » de Gérard Rancinan, l’installation « Road to exile » de Barthelemy Toguo, qui vient d’être exposée au quai Branly et… petit à petit … 

 

L’exposition est-elle prévue pour être déplacée vers d’autres lieux ?
 
Cela me semble difficile, oui adaptée, c’est possible.  
 
Le thème est sombre, y-a-t-il place ou lueur d’espoir ?

L’espoir, dites-vous ? Regardez ce qui se passe en Ukraine, ce que l’on n’aurait jamais imaginé qui puisse se reproduire. L’espoir, dites- vous ? Le climat… j’ai des doutes…. Et puis… qui n’a pas vécu un exode quelquefois heureux …peut être ? 

 

TOGUO Barthélémy Road to exile Installation © Xavier CLAYES Courtesy Bandjoun Station et Galerie Lelong & Co.
 
Comment conseillez- vous d’appréhender la visite ?

De prendre du temps pour parcourir cette exposition qui conjugue œuvres en plein air et espaces aménagés, chaque lieu à une ambiance différente. Et flâner au bord de mer et sur l’esplanade Bonaparte pour y découvrir les sculptures monumentales. Et y amener les enfants pour qu’ils apprennent. Prendre soin de remarquer la beauté et la qualité des œuvres et le message que porte chacune d’elles.

Cette exposition, le maire, Frédéric Masquelier, l’adresse au public de Saint- Raphaël et d’ailleurs. Il a de grands projets culturels de haut niveau pour sa ville, avec déjà une programmation de conférences de grande qualité. Saint- Raphaël est en passe de devenir le pôle culturel incontournable de la région paca. Afin de laisser la marque de cette exposition, l’inscrire dans le souvenir de la ville et dans le circuit artistique, deux vidéos sont prévues, l’une making off et l’autre de l’exposition installée.

 Voudriez- vous ajouter autre chose ?

J’aimerais partager cette exposition avec toutes les équipes de la municipalité. J’ai rencontré des personnes bienveillantes et impliquées, avides de connaître et de comprendre les œuvres, sans elles, le projet n’aurait pu aboutir. Elles se reconnaitront. Je voulais les en remercier ici.


Propos recueillis par Brigitte Chéry pour Performarts le 25 mai 2022

 

Liste des artistes participants :
 
About Juli, Al Kadiri Abed, Albaiges Carme, Albraehe, Anas, Amitai-Tabib Tali, Arbilo Ryan, Bard François, Barreto Nu, Bennacer Nasreddine , Bentounsi Adel, Bessas-Joyeux Laurence, Bombardieri Stefano, Borel Jérôme, Bosi Paolo, Bothuon Anne, Brunet Guy, Carbonne Benjamin, Carbonne Stéphane, Carrier Thierry, Casebere James, Chalon Fabien, Charbonnel Christophe, Cognee Philippe, Corda Mauro, Dalleas Bouzar Dalila, De Battista Corinne, Deroubaix Damien, Descotils Vincent, Dilitz Mario, Dobrowner Mitch, Donnay Adelin, Donneve Marie, El Hammami Badr, Elias Edouard, Foltete Gérard, Fondacaro Jean-Marie, Franta, Gacsi Barna, Gaillet Marc, Garouste Gérard, Ghossoud Elsas,Gouri Mounir, Gruss Sabrina, Haton-Gauthier Gérard , Hayat Yves, Hebreard Raould, Jonk, Katanani Abdul Rahman, Kaziras Kyriakos, Kebbi Yann, Kegrea Baron, Kianoush , Krajewicz Helena et Rowlands Rob, Langlois Romain, Larroque-Daran Marie, Lay Nge, Liot Eric, Malfi César, Markantonakis Yannis, Mccurry Steve, Menuet Sophie, Miguel Martin, Mirial Antony, Mivekannin Romeo, Nalbandian Frederique, Nasa, Nicklen Paul, Olmeta Matthias, Ophuis Ronald, Pastor Philippe, Perez Marc, Petit marc, Pras Bernard, Rancinan Gérard, Reddy Krishna, Ronsiaux Francois, Rubinstein Nicolas, Soren Victor, Spohn Quentin et Mathieu, Tanguy Cédric, Taride Gérard, Toguo Barthelemy, Tuloup Linda, Vergier Paul, Violante Fabrice, Vuong Bao, Watin Gregory

 

Conseils pratiques : réservations et renseignements :

Tél : 04 98 11 89 00 et 04 94 19 25 75 et https:/ville-saintraphael.fr/exodes

Billet d’entrée: 10 euros, valable une semaine, tarif jeunes 5 euros, gratuits pour les plus jeunes, voir cartes d’invalidité et autres, et les horaires des 8 lieux d’exposition, fermeture hebdomadaire le lundi, nocturne le jeudi soir, visite commentée sur rendez-vous.

 

NDLR: Article reproduit de l'original publié dans Performarts le 13/06/22 par Brigitte Chéry

jeudi 19 mai 2022

EXODES: Note d’intention de Simone Dibo-Cohen, commissaire de l’exposition

(Extrait de la communiqué de presse de la ville de Saint-Raphaël)

Cette édition, influencée par les différentes crises qui rendent le monde contemporain vulnérable, est faite pour exalter les sensibilités du public, en particulier du jeune public, qui doit savoir...

 

“ExodeS”, un projet artistique ambitieux auquel participent plus de 80 plasticiens de la scène artistique internationale, émergents ou confirmés, qui font le sel de notre époque et sélectionnés avec exigence pour leur talent, et la puissance des oeuvres présentées. Du bassin méditerranéen, Français, Italiens, Espagnols, Grecs, Algériens, Marocains, Palestiniens, Syriens, Libanais, Arméniens... mais aussi d’ailleurs, Africains, Américains, Birmans, Vietnamiens, Philippins, tous ensemble ils sont venus pour représenter le monde autour d'un thème universel. Tous avec le ressenti de ce besoin cathartique de se raconter, de dialoguer avec nous et de nous interroger sur notre propre histoire.


“ExodeS”, une manifestation culturelle percutante au service de l'histoire de toutes les sociétés, depuis la naissance de l'humanité dans son berceau africain. Un sujet, dans le contexte actuel, émotionnel, brûlant et bouleversant. Un exode individuel pour un ailleurs souvent idéalisé, des exodes collectifs, en masse, des évacuations, des abandons, des exils, des peuplements et des désertifications, par contrainte, trop souvent clandestinement et périlleusement, pour manger et boire, pour échapper aux guerres, aux cataclysmes climatiques. Pour espérer retrouver une liberté, une justice, un droit à la vie.

 “ExodeS” est une manifestation culturelle particulière de par sa conception, envahissant, le temps d'un été, une ville riche d'histoire et de migrations depuis l’Antiquité. L’exposition s’installant dans des structures provisoires, prend possession des lieux et monuments emblématiques, des places et des jardins, des lieux inhabituels, des bords de mer où il fait bon flâner, se reposer, regarder.


“ExodeS”, l'occasion exceptionnelle de découvrir et d'apprécier l'extraordinaire diversité de la création plastique contemporaine, sculptures, peintures, photographies, installations, performances, projections... chacun des artistes nous offrant son vécu émouvant, son émotion, nous ramenant à une réflexion sur notre propre histoire et sur celle de nos congénères, proches et plus lointains, sur leur longue errance humaine.


“ExodeS”, l'objectif de mettre en lumière l'importance de l'Art dans l'équilibre de chacun, et la place qu'il occupe dans la cité, en empruntant le parcours qui nous est suggéré, à l'occasion d'une déambulation libre et remplie de couleurs, avec l'espoir d'en revenir plus riche et plus heureux.


“ExodeS” n'est pas une expression purement esthétique mais se veut une parole libre par la création des artistes exposants qui ne pratiquent pas le consensus du politiquement correct, ni le dire sans aspérités.
“ExodeS” secoue, chahute le joli aseptisé et bouscule tous les extrémismes religieux, politiques, idéologiques qui menacent, tout particulièrement, aujourd’hui, les espoirs de l'humanité.


Le parcours de l'art à Saint Raphaël, l'un des plus grands de l'art contemporain en Europe, affirme sa volonté de s'adresser à tous les publics, proches ou éloignés, néophytes ou amateurs plus avertis. Il offre particulièrement aux artistes ayant déjà acquis une reconnaissance, mais qu’un large public n’a pas encore immédiatement identifiés, une visibilité importante. Il apportera donc un autre regard sur la ville et les cultures qui la font vibrer. Saint-Raphaël marquera l'esprit de tous ceux qui veulent cheminer dans les pas de l'étranger, de l'autre, de leurs ancêtres et par là même d'eux-mêmes. Au-delà du voyage artistique c’est une (dé)marche éclairante et inspirée.

 


 

 

EXODES : Communiqué de Presse de la ville de Saint-Raphaël

1ère exposition d'art contemporain à Saint-Raphaël du 1er juillet au 30 septembre 2022


Saint-Raphaël s’apprête à accueillir un événement culturel majeur du 1er juillet au 30 septembre. L'un des plus grands parcours d'art contemporain d’Europe investira des lieux emblématiques de la Ville, autour du thème de l’exode, sous toutes ses formes. « ExodeS » va réunir 85 artistes du bassin méditerranéen et de la scène artistique internationale, émergents ou confirmés qui font le sel de notre époque.

La ville de Saint-Raphaël, nichée dans le massif de l'Estérel, au bord de la Méditerranée, a confié à Simone Dibo-Cohen, présidente de l'UMAM, Union Méditerranéenne pour l'Art Moderne, association créée en 1946 par Henri Matisse et Pierre Bonnard, le commissariat de sa première grande exposition d'art contemporain pour la saison estivale 2022.


L’exposition poursuit la dynamique culturelle qui a été lancée avec les grands rendez-vous du savoir et de l’intelligence. « Nous avons de grandes conférences, dont la programmation est exceptionnelle et ne souffre la comparaison avec aucune autre sur la Côte d’Azur » explique le Maire, Frédéric Masquelier, « Nous voulions enrichir cette palette avec de grandes expositions d’art contemporain, en accueillant des artistes de renommée internationale qui seront exposés dans toute la ville, cet été ».

 Des artistes exceptionnels et prestigieux

ABOUT Juli, AL KADIRI Abed, ALBAIGES Carme, ALBRAEHE Anas, AMITAI-TABIB Tali, ARBILO Ryan, BARD François, BARRETO Nú, BENNACER Nasreddine, BENTOUNSI Adel, BESSAS-JOYEUX Laurence, BOMBARDIERI Stefano, BOREL Jérôme, BOSI Paolo, BOTHUON Anne, BRUNET Guy, CARBONNE Benjamin, CARBONNE Stéphane, CARRIER Thierry, CASEBERE James, CHALON Fabien, CHARBONNEL Christophe, COGNEE Philippe, CORDA Mauro, DALLEAS BOUZAR Dalila, DE BATTISTA Corinne, DEROUBAIX Damien, DESCOTILS Vincent, DILITZ Mario, DOBROWNER Mitch, DONNAY Adelin, DONNEVE Marie, El HAMMAMI Badr, ELIAS Edouard, FOLTETE Gérald, FONDACARO Jean-Marie, FRANTA, GACSI Barna, GAILLET Marc, GAROUSTE Gérard, GHOSSOUB Elsa, GOURI Mounir, GRUSS Sabrina, HATON-GAUTHIER Gérard, HAYAT Yves, HEBREARD Raoul, JONK, KATANANI Abdul Rahman, KAZIRAS Kyriakos, KEBBI Yann, KEGREA Baron, KIANOUSH, KRAJEWICZ Helena et ROWLANDS Rob, LANGLOIS Romain, LARROQUE-DARAN Marie, LAY Nge, LIOT Eric, MALFI César, MARKANTONAKIS Yannis, MCCURRY Steve, MENUET Sophie, MIGUEL Martin, MIRIAL Anthony, MIVEKANNIN Romeo, NALBANDIAN Frédérique, NASA, NICKLEN Paul, OLMETA Matthias, OPHUIS Ronald, PASTOR Philippe, PEREZ Marc, PETIT Marc, PRAS Bernard, RANCINAN Gérard, REDDY Krishna, RONSIAUX François, RUBINSTEIN Nicolas, SOREN Victor, SPOHN Quentin et Matthieu, TANGUY Cédric, TARIDE Gérard, TOGUO Barthelemy, TULOUP Linda, VERGIER Paul, VIOLANTE Fabrice, VUONG Bao, WATIN Grégory

Avec le soutien de prestigieuses galeries et de collectionneurs

Un parcours qui investit 8 lieux emblématiques de la ville

  1. Esplanade Delayen (grande roue)
  2. La Réserve
  3. La Villa des Myrtes, ses jardins et la salle de danse conçue par l’architecte Rudy Ricciotti
  4. Les Asphodèles, Valescure
  5. Musée archéologique et son église
  6. Centre Culturel et la salle d’exposition Raphaël
  7. Quai Albert 1er (vieux port)
  8. Jardin Bonaparte

Durée de la visite : parcours estimé à 4h00. Billet d’entrée 10€, valable pendant 1 semaine.

Informations et billetterie


TARIFS / Billet d’entrée 10€. Valable pendant 1 semaine. Tarif réduit 5€ : jeunes 18-25 ans, carte d’invalidité, carte vermeil ou adhérent au pass Silver. Gratuit pour les moins de 18 ans, les détenteurs de cartes ICOM, les étudiants en art, les détenteurs de la carte Jeunes à Saint-Raphaël.
Tous les billets d’entrée sont nominatifs et valables 7 jours entiers à compter de la date d’achat. Ils vous donnent la possibilité de sortir des lieux d’exposition et d’y revenir pour poursuivre votre visite. Durée du parcours 4h00
 

HORAIRES d’ouverture des 8 lieux d’exposition / du mardi au dimanche de 10h30 à 13h00 et de 16h00 à 20h00, nocturne les jeudis jusqu’à 22h00
VISITE GUIDÉE sur réservation (supplément au prix du billet) le jeudi départ à 17h00 – rendez-vous Esplanade Delayen.
 

RÉSERVATIONS ET RENSEIGNEMENTS / 3 points d’accueil physiques ou réservation en ligne Esplanade Delayen (grande roue) Centre Culturel : place Gabriel Péri - 04 98 11 89 00 Musée Archéologique : rue de la Vieille Eglise, centre ancien - 04 94 19 25 75 

En ligne boutique.ville-saintraphael.fr
 

CATALOGUE D’EXPOSITION / 196 pages format 30 x 30,5cm – couverture cartonnée. Prix de vente 35€ si acheté seul. 30€ si achat groupé avec un billet d’entrée. En vente au Centre Culturel, musée Archéologique et au point d’accueil à l’esplanade Delayen.


A propos de la ville de Saint-Raphaël

Saint-Raphaël est une commune de plus de 35 000 habitants, située dans le département du Var, au coeur d’un territoire de 90 kilomètres carrés entre le massif de l’Estérel et la mer Méditerranée.

Avec 5 millions de nuitées par an, Saint-Raphaël est une station classée tourisme renommée pour ses 34 kilomètres de littoral, ses sentiers de randonnées dans l’Estérel, la célèbre corniche d’Or et ses 5 ports. Les ports de Santa Lucia et du Vieux Port sont labélisés « Pavillon Bleu », écolabel international récompensant les efforts dans les domaines touristiques, environnementaux et de développement durable. Le Vieux Port détient également la certification Afnor « Ports Propres », certification européenne attribuée aux ports engagés dans la lutte en faveur de la préservation des milieux aquatiques et du développement durable des activités littorales et marines. Pour réduire l’impact sur l’environnement, la Ville s’est également engagée dans une démarche numérique durable pour laquelle elle s’est vue attribuée quatre arobases par l’association nationale « Ville Internet ».

Avec plus de 300 animations par an, Saint-Raphaël mène une politique culturelle très variée et accessible à tous les publics : les Rencontres de l’Avenir, les conférences de 18h59, la Fête du livre, les concerts Live de l’été, le Saint-Raph Jazz festival, le Festival du rire, le Festival de la craie, le musée Louis de Funès…

Frédéric Masquelier est Maire de Saint-Raphaël depuis septembre 2017, réélu à une grande majorité en 2020. Il est également Président d’Estérel Côte d’Azur Agglomération et co-préside la commission prévention de la délinquance et sécurité de l’Association des Maires de France. Les axes majeurs de sa mandature sont la sécurité et l’économie locale. Ils se traduisent par un soutien permanent au commerce et au tourisme. Dans ce domaine, son action vise à développer l’attractivité et l’accessibilité de la ville, tout en protégeant le patrimoine architectural et paysager essentiel au cadre de vie de ses habitants. La formation des jeunes et leur ouverture au monde constituent une priorité pour l’avenir du territoire : à titre d’exemple, un premier projet d’école hôtelière d’excellence réalisé en partenariat avec « l’Ecole Hôtelière de Lausanne » accueillera plus de 300 étudiants dès 2024.

Retrouvez toute l’information de la Ville de Saint-Raphaël www.ville-saintraphael.fr sur les réseaux sociaux : Facebook Instagram et Twitter ou via l’application mobile « Saint-Raphaël »

Pour toute Information concernant la Presse

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Tél. : 04.94.19.68.90
Courriel : presse@ville-saintraphael.fr

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jeudi 10 mars 2022

Annonce de l'exposition de l'UMAM à St Raphaël cet été

 



Saint-Raphaël s’apprête à accueillir un événement culturel majeur. Du 1er juillet au 30 septembre, l'un des plus grands parcours d'art contemporain en Europe investira des lieux emblématiques de la Ville, autour du thème de l’exode sous toutes ses formes. « ExodeS » va réunir plus de 80 artistes du bassin méditerranéen et de la scène artistique internationale, émergents ou confirmés. Pour ce projet artistique d’envergure, la Ville s’est entourée de l’Union Méditerranéenne pour l'Art Moderne (l'UMAM) et de sa présidente, Simone Dibo-Cohen, pour le commissariat et la scénographie. Rencontre.

 

Simone Dibo-Cohen, parlez-nous de votre rôle et de celui de l’UMAM:
 

L'UMAM est une association culturelle créée en 1946, sous le parrainage d’Henri Matisse et de Pierre Bonnard, pour soutenir la jeune création méditerranéenne avec une formule que je continue de suivre : exposer des artistes émergents et de talent aux côtés de grands noms. L'UMAM a créé la galerie des Ponchettes à Nice qui est devenue musée, puis le Musée d’Art Moderne à Cagnes sur mer. Depuis 2007, date à laquelle j'ai été nommée présidente, l'UMAM y expose ses biennales. Auparavant, je dirigeais la galerie ART’7 sur la promenade des Anglais où j’exposais chaque mois une trentaine d’artistes. Cela m’a permis de concevoir de nombreuses expositions, en France, en Italie et jusqu’à Beyrouth.

 



Comment est né le projet d’une exposition de l’UMAM à Saint-Raphaël?
 

Le Maire de Saint-Raphaël m’a sollicitée au moment où je mûrissais un nouveau projet, après les deux dernières expositions « Liberté, liberté chérie » à l'espace culturel Lympia de Nice en 2019, et « Moi je », la biennale de l'UMAM au château-musée Grimaldi, en 2021. Il savait que ces expositions avaient rencontré un immense succès et lui-même voulait donner une impulsion culturelle plus importante à la Ville. Pour « Exodes » J’ai voulu créer quelque chose d’exceptionnel, dans des espaces qui ne sont pas forcément dédiés aux expositions. Ils seront au nombre de huit. Cette édition, influencée par les différentes crises qui rendent le monde contemporain vulnérable, est faite pour exalter les sensibilités du public, en particulier du jeune public. Notre volonté est de nous adresser à tous, néophytes ou amateurs d’art.

 

 

Pourquoi avoir axé cette exposition sur le thème de l’exode ?
 

L’exode, ou plutôt les exodes, sont un thème universel et plus que jamais d’actualité : un exode individuel pour un ailleurs souvent idéalisé, des exodes collectifs, en masse, par contrainte, pour échapper aux guerres, aux cataclysmes climatiques, pour espérer retrouver une liberté, une justice, un droit à la vie... J’avais en tête de donner une suite à « Liberté, liberté chérie » et cela me parais- sait cohérent de parler des exodes. De son côté, le Maire souhaitait proposer une ex- position sur ce même thème, quelque chose de très fort dans le cadre de la commémoration de l’indépendance de l’Algérie. Nous partagions une même ambition.

 Parlez-nous d’« ExodeS » et de son dispositif scénographique.

C’est une exposition très importante pour la Ville de Saint-Raphaël, mais aussi pour l’art de par la force du thème choisi. J’ai demandé à la plupart des artistes de créer pour le sujet et pour le lieu. "Exodes" n'est pas une expression purement esthétique, c’est aussi une parole libre par la création des artistes exposants qui ne pratiquent pas le consensus du politiquement correct, ni le dire sans aspérités. Le propos est à la fois pédagogique et esthétique pour surprendre sans heurter. Nous sommes sur un thème difficile, il faut que le visiteur arrive à com prendre ce qu’il regarde, les messages que les œuvres véhiculent, qu’il les apprécie et les aime. Nous avons souhaité que les huit lieux d’exposition soient ouverts tous les jours, avec une nocturne hebdomadaire, pour que l’on puisse en faire le tour, s’en imprégner, en une ou plusieurs fois. 

Qui sont ces artistes?


Plus de quatre-vingts plasticiens de la scène artistique internationale, émergents ou confirmés et qui font le sel de notre époque, participent à ce projet. Tous ensemble ils sont venus pour représenter le monde autour du thème universel de l’exode. Tous ont ce besoin de se raconter, de dialoguer avec nous, de nous interroger sur notre propre histoire. ExodeS représente une occasion exceptionnelle de découvrir et d'apprécier la diversité de la création plastique contemporaine : sculptures, peintures, photographies, installations, performances, projections... Chacun des artistes nous offre son vécu émouvant, son émotion, nous ramène à une réflexion sur notre propre histoire et sur celle de l’humanité. Au-delà du voyage artistique, c’est une marche philosophique, éclairante et inspirante. Avoir toutes ces œuvres à Saint-Raphaël est extraordinaire.



( MAGAZINE MUNICIPAL DE LA VILLE DE SAINT-RAPHAËL, MARS-AVRIL 2022 - N° 157 - PAGES 14/15 )

vendredi 13 août 2021

Article "Moi, je" de Côte Magazine du mois d'août

 Le magazine "Côte" publie, pour son édition de mois d'août, une article sur notre exposition au Château-Musée du haut de Cagnes. L'article se trouve à la page 42 de l'ebook en ligne.




mercredi 23 juin 2021

Moi, Je : Catalogue de l'exposition

 

Le très beau catalogue de l'exposition est visible en ligne - cliquez ICI

 



 

 

 

Moi,Je - Article paru dans la STRADA


 

Lien original de l'article : https://www.la-strada.net/2021/06/17/et-moi-et-moi-et-moi/

Et moi, et moi, et moi

Moi je, Quentin Spohn © DR
Moi je, Quentin Spohn © DR



Tout portrait qu’on peint avec âme est un portrait non du modèle, mais de l’artiste“, écrivait Oscar Wilde. Peinture, sculpture, cinéma, photographie visent à représenter un réel particulier, notamment un personnage, une entité, vous, moi. Le château-musée Grimaldi Cagnes-sur-Mer pose cette question de l’identité au sein de l’histoire de l’art dans le cadre de la Biennale de l’Union Méditerranéenne pour l’Art Moderne (UMAM), du 12 juin 2021 au 3 janvier 2022.

Intitulée Moi, je, l’exposition évoque la relation particulière entre artiste et modèle, révèle leur interdépendance et la construction d’un rapport de force en changement permanent : chacun des deux permet la production artistique. En effet, toute oeuvre exige une “parenté presque totale avec le modèle“, pour citer Henri Matisse. Le “Moi, je” est un jeu “à deux” à retrouver dans les différentes salles du château-musée Grimaldi, qui accueille la Biennale, et qui mélange une quarantaine d’artistes confirmés et de la nouvelle génération : Jeff Koons, Pierre & Gilles, François Bard, Stefano Bombardieri, Philippe Cognée, Damien Hirst, Nasreddine Bennacer, Victor Soren, Quentin Spohn, Gérard & Bernard Taride…

 

 
Confusion d’identité, de société, d’époque : à bas la distinction et la classification, les salles regroupent œuvres picturales, sculptures, clichés photographiques et extraits de film afin de faire entrer tous les astres en collision. Entre portraits qui subliment les corps et les visages, et ceux qui révèlent avec brutalité le réel insoutenable : l’exposition évolue de manière éclectique et incertaine. On constate néanmoins une rupture entre l’artiste et sa muse avec l’autoportrait ou l’autobiographie : une surexposition de l’ego et une rupture totale avec le modèle. Cela fait écho à notre société où chacun construit un reflet de soi sur les réseaux sociaux entre selfies, post, tweets et stories. Le “Moi” est mis en scène, capturé à un instant précis, il n’est qu’une particule de soi. La peur de la solitude et d’être ignoré par les autres nous conduit à adopter de nouveaux comportements pour dire “moi, j’y suis”, “regardez-moi”. 
Les différents artistes qui investissent la biennale proposent leur propre version du Moi, je suivant la société, l’époque, mais le constat final reste le même : le risque d’un repli sur soi, d’un art narcissique. Heureusement, nous, spectateurs, recevons les oeuvres, permettons de faire lien entre un art a priori opaque et le ressenti qu’il provoque.
12 juin 2021 au 3 jan 2022, Château-musée Grimaldi, Cagnes/Mer. 



dimanche 30 mai 2021

UMAM au Château-musée Grimaldi de Cagnes-sur-Mer : "Moi je"

 

Vernissage     : Vendredi 11 juin de 15h00 à 20h00

                       : discours et remerciements à 19h0

Exposition     : du 12 juin 2021 au 3 janvier 2022

 


 

 



 


mercredi 10 mars 2021

Lorsque l’Union Méditerranéenne pour l’Art Moderne : L’UMAM, inspire l’Union Méditerranéenne des Artistes de la Colère : L’UMAC



Le déséquilibre est l’essence du monde de l’art. Mais aujourd’hui ses micros séismes sont ininterrompus, la secousse est tenace, magistrale. Elle pousse et maintient la création artistique hors de l’instant présent. L’instant, lui qui l’inscrit dans le passé et la projette dans le futur. Et la motion de « situation temporaire » scandée par la haute-autorité révèle sa profonde inadéquation au mouvement vulnérable de nos civilisations. Et le débat ne se résume pas à essentiel ou non, ouvert ou fermé, mais à la considération. Une émotion fragilisée par la pensée, une inclinaison à la condition humaine, une promesse d’équité, et même si tout cela disparaît à la lueur de nos effroyables erreurs, sa seule évocation est un signe de notre indispensable présence. Alors le monde de l’art s’extirpe de la condition où il est assigné. L’UMAC s’autorise la liberté de se créer et s’inspire de la légende : L’UMAM.

 Et l’ UNION est une démarche qui n’établit aucune hiérarchie.

Le premier mouvement artistique du XX siècle à associer le mot UNION est : L’Union des
Artistes Modernes créée 1928.

A la Libération Henri Matisse (1869-1954) et Pierre Bonnard (1867-1947) parrainent la création de l’Union Méditerranéenne pour l’Art Moderne, fondée par Jean Cassarini et le docteur Raymond Thomas. L’UMAM inscrit dans ses statuts : « L’association se propose de contribuer à la création d’un Musée d’Art Moderne ». Il débute au musée des Ponchettes, ancienne caserne des pompiers, MATISSE est enthousiasmé par le lieu, pour son inauguration une rétrospective lui est consacrée en 1950. L’actuel Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain, M.A.M.A.C se concrétise en 1990. En 1953, le maire de Cagnes-sur-Mer de l’époque, Louis Négro, fit appel à l’UMAM pour constituer un musée d’art méditerranéen moderne au château Grimaldi : une salle Matisse, une salle Chagall et le projet de créer des salles Dufy et Bonnard. Soixante-quinze années ponctuées d’expositions et de Biennales sur les deux rives du bassin méditerranéen, aussi vertigineuses que tourbillonnantes de talents et de promesses. L’effervescence artistique et culturelle de l’UMAM encre la ville et plus largement la côte d’Azur en un territoire d’art et de création : des pionniers MATISSE, BONNARD, PICASSO, DUFY, DERAIN ….. à l’école de NICE.

En 2007 Simone Dibo-Cohen devient présidente de l’UMAM.
Ses expositions nous poussent et nous encouragent à maintenir l’équilibre vivant de notre humanité. Son engagement crée les formes et les conditions de l’action culturelle, révélant, entre autres, la pluralité des opinions. Chaque exposition, Biennale, nous rappellent que le confort de la pensée est un danger imminent et que ne pas penser du tout est bien plus dangereux. Un éveil à notre libre arbitre, une liberté d’échanges et d’incertitudes nourrit par la création artistique.

Comment ne pas être inspiré par ces aventuriers de l’Art

Aujourd’hui à l’instar des fondateurs et protagonistes de l’UAM et l’UMAM, l’Union Méditerranéenne des Artistes de la Colère (UMAC) respire leur essence et leur engagement. Créée en novembre 2020, à Montpellier, l’UMAC rejoint l’instance fascinante de la liberté. Elle appelle à l’Union, à l’inconfortable vertige de la responsabilité. S’unir est un mouvement qui se déploie dans l’acte de résistance. Se réunir là où la communauté des citoyens dialogue. Au cœur de notre champ professionnel, faits d’engaments et de responsabilités : l’exposition. Lieu où il n’est nul besoin de se justifier. Où les premières fractions de secondes qui nous lient à l’œuvre d’art nous sont propres et intimes. Et lorsque la rencontre avec l’artiste se fait dialogue, il libère les échanges actionnant l’indispensable mouvement de la démocratie !

Prochains mouvements pour la démocratie :

  • Biennale 2021 de l’UMAM « moi-je » du 12 juin au 3 janvier 2022, Château-musée Grimaldi,Cagnes-sur-Mer
  • Exposition de l’UMAC « L’art provoque l’avenir une seconde fois… » du 22 au 25 avril, atelier du Faubourg St Jaumes, Montpellier.

Isabelle Causse, membre fondatrice de l’UMAC et membre de l’UMAM, Membres fondateur-trice-s de
l’UMAC : Anne Belliard, Benjamin Carbonne et Marc Gaillet membre du conseil d’administration de
l’UMAM.

 

 

 Sources

Catalogues:

 
Sous la direction de Cinqualbre Olivier et Zucchelli Anne-Marie. Titre : UAM, UNE AVENTURE MODERNE,
catalogue de l’exposition du 30 mai au 27 août 2018, éditions du Centre Pompidou, 2018, 59 pages.

Union méditerranéenne pour l'art moderne. Titre : Cinquantenaire de la fondation de l'union méditerranéenne pour l'art moderne 1946-1996, Publication, imprimerie : « Impression d’art » Jean Michel BARRAU, Nice. (consultable au Centre International d’art Contemporain, CIAC, CHÂTEAU DE CARROS PLACE DU CHÂTEAU 06510 CARROS)

Union méditerranéenne pour l'art moderne. Biennale. Titre : Nouvelle Biennale 2007, imprimerie Pierroti, Nice, 2007, 114 pages. (consultable au Centre International d’art Contemporain, CIAC, CHÂTEAU DE CARROS PLACE DU CHÂTEAU 06510 CARROS)

Union méditerranéenne pour l'art moderne. Biennale, Titre : Biennale UMAM / Union méditerranéenne pour l'art moderne 2010, Publication : UMAM, Nice ; 2010, 110 pages - Numéros : ISBN 2-9525314-8-X. (consultable au Centre International d’art Contemporain, CIAC, CHÂTEAU DE CARROS PLACE DU CHÂTEAU 06510 CARROS)

Union méditerranéenne pour l'art moderne. Biennale Titre(s) : Biennale UMAM / Union méditerranéenne pour l'art moderne 2014, Publication : UMAM, Nice ; 2014, pages 110 Numéros : ISBN 9782919244126. (consultable au Centre International d’art Contemporain, CIAC, CHÂTEAU DE CARROS PLACE DU CHÂTEAU 06510 CARROS)

Union méditerranéenne pour l'art moderne. Titre: Liberté, Liberté, Chérie / Union méditerranéenne pour l'art moderne Publication : Département des Alpes Maritimes Nice, 2019, pages 86, - Numéros : ISBN 9789461612793

Vidéo :

Inspiration des propose de Hannah Arendt dans le cadre de l’entretien avec Errera Roger et Lubtchansky Jean-Claude, Documentaire de la série « Un Certain Regard, entretien avec Hannah Arendt » 06/07/1974, durée 50mns, disponible en ligne : https://www.youtube.com/watch?v=cK3TMi9GqwE 

samedi 6 mars 2021

Disparition - Marylaure Pastorelli

 

Les membres de l'UMAM, le bureau et moi-même sommes bouleversés par cet événement tragique et tenons à adresser nos plus sincères condoléances à sa famille et ses proches.

C'est une réelle grande tristesse. Marylaure était une Belle personne.
Nous n'oublierons jamais sa joie de vivre, son entrain, sa loyauté.
"On ne regrette que ce que l'on aime"(Paul Toupin), nous t'aimons

Simone Dibo-Cohen
Présidente


 



 

 

 

 

 

 

Marie-Aimée Tirole
Présidente
Comité Monégasque de l’AIAP
10 Quai Antoine 1er
98000 Monaco

Monaco le 3 Mars 2021


Chers artistes et amis,


Les membres du Conseil d’Administration du Comité et moi-même sommes infiniment tristes
de vous faire part du décès de notre chère Secrétaire Général Marylaure Pastorelli qui s’est
éteinte des suites d’une longue maladie contre laquelle elle a lutté avec beaucoup de courage
et la volonté qui était une de ses nombreuses qualités .
Jusqu’à ses dernières forces elle a continué à suivre les activités du Comité et même à transmettre
des messages aux artistes lors du Salon qui vient de s’achever.
Elle nous laisse de très nombreux souvenirs heureux et une organisation méticuleuse mise en
place durant toutes ces années.
Son souvenir restera très longtemps gravé dans les mémoires et les artistes lui sont reconnaissants
de toutes les attentions dont elle a sans cesse fait preuve à leur égard.

Vous pourrez vous recueillir auprès de la famille à l’Athanée de Monaco jusqu’à Dimanche ,
faire livrer des fleurs si vous le souhaitez et déposer une carte avec un mot de condoléances.
La cérémonie religieuse se déroulera lundi matin à 10 h à l’église Saint Charles avenue Saint
Charles à Monte-Carlo . 

Nous avons fait faire une composition florale de la part des membres du Comité et nous en
ferons livrer une autre pour la cérémonie de lundi.
 

Bien à vous tous dans ce souvenir qui nous relie plus encore.
 

Marie-Aimée Tirole

mardi 3 novembre 2020

Christian Gallo

 


HOMMAGE


Ce 31 octobre une personnalité incontournable nous a quittés.

Christian Gallo était un de ces hommes rares. Étonnant, brillant, inclassable, créatif, touche à tout et curieux de tout.
Homme de grande culture, de formation économique, successivement fondateur de la première agence niçoise pour l'emploi dans les années Jacques Médecin, puis publicitaire, créateur d'événements festifs et culturels, écrivain, auteur de théâtre, professeur d'université, chroniqueur de télévision et de radio, journaliste, conseiller d'hommes politiques.
Les Arts, les sciences, la recherche, l'histoire, les domaines de l'innovation le passionnaient.

Christian était ce grand gaillard de stature impressionnante, attachant.
Homme au caractère bien trempé, profondément humaniste, sociable, drôle, à l'humour gentiment rigolard mais souvent caustique. Grand maître dans l'art de manier la griffe et la caresse.
Sensible et généreux en amitié. Intransigeant. Et viscéralement Libre.

La liberté fut le fil d’Ariane de sa vie. Il l'affichait en privé et socialement, la défendait, l'enseignait.
Attaquait sans compromis quand elle était menacée. Dénonçait, preuves à l'appui, ceux qui la mettaient en péril en dévoilant les magouilles et arguments mensongers. Ne cédant jamais à l'adversité, ne reculant jamais quand il était menacé. Allant jusqu'au bout obstinément...

Ces dernières années Christian s'était retiré dans son havre de paix familial à Saint Paul de Vence. Il y était heureux au milieu de ses fleurs et de ses arbres. En recentrant ses activités autour des arts et du journalisme. Pendant quelques années il avait œuvré au sein de l'UMAM (Union Méditerranéenne pour l'Art Moderne) dont il fut vice-président. Et passait beaucoup de temps à développer "Le Ficanas", le journal qu'il avait d'abord créé sur papier avant de prendre une forme plus élaborée sur le web. Et dont, suivi régulièrement par plus de 5000 adhérents de France et même de l'étranger, certains articles étaient repris par "Le Monde" et "Médiapart". Si vous en avez l'occasion allez lire ou relire ce modèle de réflexion pertinente et forte sur notre société...

Au nom de tous ceux qui t'appréciaient et que tu as si souvent aidés, conseillés et soutenus, Christian, mon ami, repose en paix.
Je te promets que cette soif de liberté pour laquelle tu as vécu et que tu as assumée jusqu'à ta dernière respiration, nous continuerons de la revendiquer et de la défendre.

Tu vas me (nous) manquer terriblement, affreusement, redoutablement!

Simone Dibo-Cohen
Présidente de l'UMAM


Union Méditerranéenne pour l'Art Moderne
Port: 06.20.88.16.90 - www.umamfrance.blogspot.fr


lundi 22 juin 2020

Exposition d'été à La Bastide Rose - 84 - Le Thor

Vernissage : 18 juillet de 17 à 21h
Exposition : 11 juillet au 15 octobre 2020




Ouvert tlj de 15h-19h, fermé le mercredi

La Bastide Rose, 99 chemin des Croupières, 84250 - Le Thor


lundi 23 mars 2020

Entrevue avec Nasr-Eddine Bennacer


Nasreddine Bennacer, artiste plasticien vivant et travaillant à Paris, expose à la Galerie Depardieu, Nice du 12 mars au 11 avril. “Sous la mer les mots” présente un ensemble d’œuvres protéiformes qui se situent entre peinture, sculpture, installation et art conceptuel avec des sous-textes géopolitiques d’une brulante actualité…
 

Une interview exclusive artWorks!



artWorks ! : Nasreddine Bennacer, comment vous définissez-vous ?

Nasreddine Bennacer :
Je suis artiste plasticien. Autodidacte. Je suis arrivé en France au début des années 90 après avoir obtenu une maîtrise d’Economie à l’Université d’Alger. J’exerce depuis à Paris en tant qu’artiste et restaurateur d’arts-graphiques.


AW : Parlez-nous de cette nouvelle exposition niçoise.

NB : En effet, je reviens à la Galerie Depardieu avec une exposition, « Sous la mer les mots », qui est la continuité d’une précédente exposition itinérante « Journeys into the Future through the Sea of the Past » qui est passée à Nice il y a deux ans.

Ici, le visiteur entre dans la galerie qui est plongée dans une ambiance sous-marine, et retrace le parcours périlleux des migrants. L’exposition est ainsi ponctuée de pièges invisibles, d’hameçons en verre suspendus, représentant les innombrables ruses qui influencent nos choix au quotidien. Elle est également marquée par une série de peintures illustrant des messages laissés par les victimes anonymes de cette traversée ; des messages lancés à la mer et qui remontent à la surface comme des bulles, comme un dernier cri d’aide.

Le visiteur entre dans la galerie qui est plongée dans une ambiance sous-marine, et retrace le parcours périlleux des migrants.


AW : Ce qui anime, de l’intérieur, votre vie d’artiste ? 

NB : Les émotions fortes m’inspirent, telles que les injustices, les conditions humaines. Je n’exprime que 10% de l’émotion qui bouillonne à l’intérieur de moi. 

AW : Comment êtes-vous devenu artiste ? 

NB : J’ai toujours dessiné et aimé dessiner ce que je pouvais observer. En tant qu’enfant, je réalisais également des installations dans ma chambre avec tout ce qui pouvait se trouver. En revanche, il ne m’a jamais été possible d’effectuer des études à l’Ecole des Beaux Arts d’Alger, cela était mal vu par la famille et l’entourage. C’est en quittant l’Algérie au début de la décennie noire et après l’obtention de la maîtrise en Economie en 1989/1990, que j’ai pu enfin réaliser mon rêve : pouvoir dessiner, et m’exprimer par des œuvres d’art. 




AW : Comment expliquez-vous le côté multi-technique, multi-expression de votre travail ? 

NB : De part une curiosité maladive et un côté très manuel, j’ai toujours exploré une multitude de techniques. Je suis en recherche constante de la technique la plus adaptée, la plus pertinente, ou de nouveaux supports pour exprimer cette émotion qui bouillonne en moi. Ainsi, la répétition et le manque de diversité m’ennuient réellement.

L’exposition est ponctuée de pièges invisibles, d’hameçons en verre suspendus, représentant les innombrables ruses qui influencent nos choix au quotidien. 


AW : Ce travail a déjà été exposé précédemment dans d’autres galeries. Où pouvons-nous retrouver cette exposition prochainement ? 

NB : En effet, une partie des œuvres a pu être exposée à Beyrouth, Marseille. Sachant que cette exposition est une extension de la précédente, je suis toujours en quête de nouvelles salles, de galeries, pour étendre l’exposition, et rajouter de nouvelles pièces. Mais d’autres projets sont également à venir, à Bombay ou encore à New York.

la rédaction artworks! | 13/03/2020 

Article d'origine Artworks! : https://artworks.city/expositions/nasreddine-bennacer/

vendredi 20 mars 2020

Nasr-Eddine Bennacer à la galerie Depardieu, Nice

Exposition du 12 mars au 11 avril 2020

"Sous la mer des mots"

Nasr-Eddine Bennacer 



L ’exposition « Sous la mer les mots » de Nasr-Eddine Bennacer, proposée à la galerie Depardieu à Nice, est un événement d’une intense alchimie esthétique et humaine.

Pléthore d’artistes présente un travail plus ou moins abouti, soumis au verbiage d’un commissaire d’exposition sur le thème de l’immigration. Ici les œuvres de Nasr-Eddine Bennacer, parlent d’elles-mêmes, mises en scène par l’artiste avec délicatesse et pudeur elles n’ont que plus de force.

Ce parcours périlleux est proposé avec des faits et références historiques. Il dénonce avec créativité les innombrables ruses qui harponnent les milliers d’anonymes qui traversent la mer pour aller vers un rêve insensé, un pays de liberté, et de paix. C’est aussi la dénonciation d’une démocratie qui prend l’eau avec ses faux fuyants et ses pièges.




Une des raisons d’émigrer est présentée dès l’entrée. L’installation Requiem: linceul, savon et onguent dans une boite en carton rappelle le régime algérien des années 90. Ce signal de mort prochaine, cette menace qui était envoyée aux intellectuels, artistes ou opposants au régime transmet une émotion forte qui persiste et baigne l’exposition.

L’étrange alchimie esthétique, poétique et humaine de Bennacer, titrée « Sous la mer les mots. » 

L’exposition est portée par la lettre poignante d’un jeune noyé à sa mère. Je suis désolé, maman, parce que le bateau a coulé et je ne pouvais pas arriver là-bas, également, je ne serai pas en mesure…. Je suis désolé…. Sur tout un mur, sont installés des messages sortis de mer, en formes de bulles, avec des caractères arabes entachés de rouge sang, de bleu du ciel. Ces mots, ces bulles s’échappent, ces messages s’effacent, disparaissent, avec la vie de ces humains.

La qualité de chacune des œuvres de cette série, Je respire sous la mer, la beauté de cet envol de mots d’espoir déçu, cet appel à l’aide bien loin de l’accueil espéré d’un pays idyllique, transmettent une amère compassion.

Cette même impression se poursuit avec la belle gouache sur papier japon La dernière traversée. * Une embarcation en proie aux embuches de la navigation nocturne, aux intempéries et autres adversités qui n’arrivera sans doute pas à destination.






Plus loin, l’installation « le Chant des sirènes » plonge l’espace de la galerie dans un fond marin miné d’hameçons de pêche en verre, l’exposition conduit jusqu’à l’arrivée peu heureuse à la capitale, évoque des troubles sociaux. Les œuvres Manzil 1 et 2 nous mettent face à face avec un immense campement sur Paris.

Il y a beaucoup à voir et comprendre dans ce parcours aux nombreux périls.

D’une trentaine d’œuvres Nasr-Eddine Bennnacer traduit son ressenti avec une extrême sensibilité et beaucoup de finesse, il creuse au plus profond d’une réflexion sur les questions humaines d’immigration et de sécurité auxquelles le discours politique actuel ne répond pas.

Brigitte Chèry


Photos copyright : BEATRICE HEYLIGERS

*présentée par l’UMAM à l’exposition « liberté, liberté chérie » l’été 2019 à l’ancien bagne de Nice.

Pour informations: Téléphone :
Galerie Depardieu
6, rue du docteur Guidoni
06000 NICE
0 966 890 274
www.galerie-depardieu.com