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jeudi 17 mars 2016

Frédérique Nalbandian – “L’oreille qui tombe”

Frédérique Nalbandian nous propose une recherche sur l’écoulement du temps, la pesanteur/apesanteur/chute, la gravité. Puis la blancheur, l’immanence de la matière, l’absence/silence du blanc, l’empreinte (moulage en négatif) et la mémoire.


Sa première oreille est née en 3ème année de ses études à la Villa Arson, elle travaille le plâtre dès la 1ère année, le savon en 3ème année. L’oreille pour sa forme embryonnaire (rapport à l’origine, à la naissance, “conduit auditif//ombilical”) l’interpelle et plus précisément, son conduit auditif au sens de l’entendement, de la compréhension du monde, de nous-même. Cette compréhension tellement complexe et difficile, voire improbable entre les hommes : “je n’y crois pas, en tous les cas pas avec le langage” dixit l’artiste.

Galerie Eva Vautier hors les murs - Espace d’art Le Moulin
, 8 avenue Aristide Briand
83160 LA VALETTE DU VAR
Jusqu'au 23 avril.
Pour en connaître plus sur Frédérique Nalbandian :
http://www.frederique-nalbandian.com/oeuvres/2016/ortombe.html

Nice : Charlotte PRINGUEY-CESSAC

« Où allons-nous? Tout a été fait. Depuis ces vingt dernières années, il semble que les limites extrêmes aient été atteintes. On ne peut être plus ingénieux, plus raffiné que Ravel, plus audacieux que Stravinsky. Quelle sera la nouvelle formule
d’art ? Il faudra retourner aux sources mêmes, à la simplicité, pour trouver quelque chose de véritablement neuf. Le contrepoint ? Là, sans doute, se trouve l’avenir ! » (Paul Dukas, 1865-1935)

YôkaÏ, 2014
Charbon de bois, techniques mixtes, 31 x 26 cm
Je frotte, j’aplatis, j’explose, j’écrase, j’enfonce… . Bruissements d’actions plastiques premières dont naissent des visions sophistiquées, intrigantes qui opposent des principes formels qui ont longtemps servis à distinguer les Abstractions entre elles et dont l’artiste nous prouve la nature primitive : le lyrique et le géométrique, l’expression et le concept que sont-ils d’autre que le reflet de la facture d’un monde où s’oppose toujours l’organique et le cristallin, la faune sous-marine et droit bambou ?

En réintroduisant des motifs naturels et utilisant des matériaux pauvres, l’artiste nous rappelle qu’au cœur des abstractions, c’est le cœur du monde qu’on entend.

Artiste post-moderne en quête d’atemporel, Pringuey-Cessac ne se soucie pas d’une « pureté » artificielle : ainsi la figure apparaît, oscille et disparaît, se dissout ou se loge dans le titre. Elle passe naturellement du travail mural à l’appropriation d’un outil administratif, du dessin à la sculpture, de l’in situ à l’action enregistrée en vidéo. Et pourtant, dès lors qu’ils entrent dans sa pratique, tous ces procédés se complètent au lieu de s’opposer ou se succéder. Ils participent ainsi à l’extension d’un univers singulier.

Les compositions de Pringuey-Cessac montrent son goût prononcé pour le noir, le charbon, le graphite, les traces de vie organique brulée ou comprimée. Le mur lui devient arène verticale, lieu de danse avec la matière, endroit de cadences, de formes organiques, aquatiques ou ardentes. Mais elle ne cesse de contreponctuer ses mouvements expressifs rigoureusement de traits nets, de blancheurs et de silences.
Klaus Speidel, philosophe et critique d’art

Galerie Eva Vautier Hors les murs : Alexandre Dufaye, 6, Place Wilson, 06000 Nice
Jusqu'en Avril

samedi 12 décembre 2015

"Tribu" à Nice

TRIBU n’est ni une série télévisé, ni un film, ni un groupe de musique, mais le titre d’une exposition. TRIBU c’est 21 artistes qui ont exposé au cours des 2 ans et demi de vie de la galerie.
TRIBU c’est un cri pour montrer que la culture à Nice et ailleurs est plus vivante que jamais.
TRIBU c’est une réponse profonde, intelligente, parfois naïve et surtout sincère qui croit que l’art est la pierre de touche d’une évolution humaine et sociétale.
TRIBU c’est des langues et des pratiques différentes regroupées autour du dessin.


Ils étaient toute une tribu …. Avec Mathieu Alary, Pauline Brun, Joseph Dadoune, Sandra D. Lecoq, Kristof Everart, Gregory Forstner, Jacqueline Gainon, Anita Gauran, Alice Guittard, Philippe Jusforgues, Virginie Le Touze, Natacha Lesueur, Cécile Mainardi, Gilles Miquelis, Frédérique Nalbandian, Gérald Panighi, François Paris, Charlotte Pringuey-Cessac, Simone Simon, Ben Vautier, Agnès Vitani


Du 12 décembre au 27 février
Galerie Eva Vautier - 2 rue vernier Nice - galerie@eva-vautier.com

vendredi 27 novembre 2015

Nice : OVNI chez Eva Vautier

Jeudi 3 décembre à partir de 18h 30
CECILE MAINARDI.


Vidéos Mainardises : Docteur Gilles and Mister Love 3:26

Issue du « Pavillon Cinéma », cette vidéo propose une étrange collision de l’image et du son : la voix de Gilles Deleuze, lors de l’un de ses cours, dans le corps de Jerry Lewis incarnant un professeur d’université en méchante descente de dopage. Un propos en abîme sur le spectacle, les auditeurs, le clown, qui ne renie rien de son tribut au situationnisme.

ANNA BYSKOV

À chacun sa vérité Vidéo numérique, son, 5’00

À chacun sa vérité» est une vidéo qui s’interroge sur l’ambiguïté de la folie à travers quatre personnes qui ragotent sur un voisin bizarre. Au fur et à mesure de leurs discussions, peu intelligentes, ils commencent à s’entremêler pour devenir à la fin, un seul et même personnage.


L’Escalier Vidéo, muet, 0’45

L’escalier est une vidéo qui met en scène le rapport entre l’artiste et l’objet. L’action est vouée à l’échec car l’objet est infonctionnel. Ainsi, l’artiste malgré la répétition n’atteint pas le sommet.



Galerie Eva Vautier - 2 rue vernier - Quartier Libération - Nice

Tel 09 80 84 96 73  Tel 06 07 25 14 08
galerie@eva-vautier.com   http://eva-vautier.com/

samedi 17 octobre 2015

Nice : Frédérique Nalbandian et Charlotte Pringuey-Cessac

Expositions Mille Litres et Variations

Mille Litres

Frédérique Nalbandian travaille à petite et grande échelle la sculpture, l’installation évolutive, la
réalisation in situ, le dessin. Elle manipule deux substances : le savon et le plâtre, mises en scène
par des procédés directs et expérimentaux, proche de l’improvisation. Elles forment avec l’eau les
fondements de sa pratique.
Mille litres est une sculpture évolutive, destinée à se transformer au fil des expositions sur plusieurs
années.
Elle est composée d’un moulage en savon, d’une citerne d’eau de 1000 litres et d’un bac de rétention
métallique. Le volume est travaillé/modelé par l’érosion libre et naturelle des eaux, plus spécifiquement dans sa partie inférieure par l’intermédiaire d’orifices creusés prévus à cet effet. Des sillons de plus en plus profonds et autres transformations se formeront pendant l’exposition créant un nouveau corps.
Ce work in progress devient un espace expérimental au sein duquel la matière est active.
Après une première présentation en 2013 à la Foire de Paris, puis en juin dernier dans le Parc de la
Maison Blanche à Marseille, « Mille litres » poursuit aujourd’hui son itinéraire spatio-temporel et sa
métamorphose à la Galerie Eva Vautier.


 Variations

«Je frotte, j’aplatis, j’explose, j’écrase, j’enfonce... . Bruissements d’actions plastiques premières
dont naissent des visions sophistiquées, intrigantes qui opposent des principes formels qui ont
longtemps servis à distinguer les Abstractions entre elles et dont l’artiste nous prouve la nature
primitive : le lyrique et le géométrique, l’expression et le concept que sont-ils d’autre que le reflet de
la facture d’un monde où s’oppose toujours l’organique et le cristallin, la faune sous-marine et droit
bambou ?
En réintroduisant des motifs naturels et utilisant des matériaux pauvres, l’artiste nous rappelle qu’au
cœur des abstractions, c’est le cœur du monde qu’on entend.»
Klaus Speidel - Chuchotement et contrepoint, 2015

Exposition du 17 octobre au 5 décembre 2015
Galerie Eva Vautier - 2 rue Vernier NICE - galerie@eva-vautier.com - www.eva-vautier.com

mardi 13 janvier 2015

A une année lumière

Sandra D. Lecoq, Gérald Panighi, Virginie Le Touze, Philippe Jusforgues, Simone Simon, Joseph Dadoune, David Ancelin,Joseph Antoine D’ornano, Agnès Vitani, Ruy-Blas, Marc Chevalier, Jacqueline Gainon, Frédérique Nalbandian, François Paris, Kristof Everart, Caroline Rivalan, Charlotte Pringuey, Ben,Mathieu Alary, Gilles Miquelis, Alice Guittard, Pauline Brun,Johannes Karman, Gregory Forstner, Junko Yamasaki.

Vernissage le 17 janvier à partir de 18:30



Du 17 janvier 2015 au 21 février 2015
2, rue Vernier 06000 Nice
Ouvert de 14 h à 19 h du mardi au samedi et sur rendez-vous

dimanche 24 novembre 2013

Gérald Panighi – « Ils ont tous été réincarnés »


La galerie Eva Vautier est heureuse d’accueillir une exposition de Gerald Panighi et de Philippe Jusforgues. 

Gerald Panighi

Le travail de Gérald est une association d’interdépendance entre une image soigneusement négligée à référence forte et un texte détourné des situations du quotidien. Le décalage entre les deux provoque le rire ou le sourire. L’humour de Gérald est souvent abrupt, parfois noir, mettant l’accent sur notre humanité et nos imperfections, nous renvoyant à notre propre réflexion par le prisme de sa vision. En plus de ses nouveaux travaux originaux, il présentera deux œuvres réalisées en commun avec l’artiste Caroline Rivalan, diplomée de la Villa Arson, ainsi qu’une édition limitée spécialement conçue pour l’occasion. Son invité, Philippe Jusforgues, excelle dans l’art d’accommoder les étrangetés, c’est dans le monde du collage et de la photo qu’il nous emmène.

 
Toute ma vie je traverse une période assez bizarre, 2010 techniques mixtes 110x120cm


Philippe Jusforgues

C’est en 2005, tombant sur une valise de retirages de photos de famille, que Philippe Jusforgues trouva l'occasion d'expérimenter le collage.
« C’était comme un jeu... Je changeais un visage et toute l'image en était bouleversée... Le ré- alisme de la photographie et la légèreté du dessin étaient réunis... Mes personnages prenaient chair et ma palette d'émotions devenait plus large... »
Son approche minimaliste implique souvent une photo amateur sur laquelle est ajouté un do- cument imprimé, un fragment dessiné, ou de l’encre directement appliquée révélant un lien inattendu qui leur donne une seconde vie. Une forme de recyclage poétique… 
Sans titre, 2013 collage sur photographie
Galerie Eva Vautier - 2, rue Vernier - 06000 Nice