vendredi 18 mai 2018

ÉCLAIRAGE PUBLIC au 109, Nice UTOPIQUE 1968 – 2018 (saison 02)

vendredi 25, samedi 26 et dimanche 27 mai




Pour sa deuxième édition, ÉCLAIRAGE PUBLIC propose à nouveau 3 jours de découvertes, de rencontres et de création artistique au 109 autour du cinquantenaire de mai 68. Dans la droite lignée qu’il s’est fixé de rassembler les énergies et collaborer sur des projets artistiques transdisciplinaires, le 109 s’est associé cette année au THÉÂTRE NATIONAL DE NICE. Ainsi, le TNN proposera le même week-end en ses murs, spectacles, débats, conférences, mais aussi des rendez-vous ponctuels au 109. Ces 3 jours seront traversés par l’évocation de l’héritage culturel, créatif et utopique des années 60/70.

Quel est de nos jours l’impact de l’inventivité et du souffle représenté par cette décennie ? Comment la mettre en perspective avec les artistes et les disciplines artistiques actuelles ?

Il s’agira de dérouler un fil d’Ariane qui mobilisera toutes les disciplines – cinéma, spectacles vivants, arts visuels, arts numériques, live design, architecture… – et proposera des collaborations et des croisements artistiques.

Ces travaux de création seront présentés par LA STATION ; les compagnies qui composent L’ENTRE-PONT ; LE FORUM D’URBANISME ET D’ARCHITECTURE ; LA COMPAGNIE ANTIPODES, A.CENTRAL – et les contributeurs culturels historique du site comme SMARIN, IL ÉTAIT UN TRUC, L’ÉCLAT, AUTOUR DE, HÉLIOTROPE, BIOMAN auxquels viennent s’ajouter cette année l’association ZOOTROPE, LA COMPAGNIE GORGOMAR, JAÏS ELALOUF du PSYCHÉDÉLIC ART CENTER, LE THÉÂTRE DE LA SEMEUSE…

Cette année, le 109 ouvre également ses portes au MAMAC et à LA CINÉMATHÈQUE DE NICE, dignes représentants de toute la vivacité culturelle et du foisonnement créatif de la scène artistique niçoise.

La restauration et la buvette seront assurées par BIOMAN spécialiste en produits bio.

Événements gratuits, dans les limites des places disponibles pour les spectacles. Sur préinscription pour les ateliers créatifs.

Consultez tout le programme sur le site :
http://le109.nice.fr/programmation/eclairage-public-saison-02

Facebook :
https://www.facebook.com/le109nice

Le 109
89, route de Turin à Nice
04 97 12 71 11







 


Les plus beaux adagio romantiques...!

Tchaïkowsky, Grieg, Bruch, Dvorak, Mahler, " Albinoni",... 

 interprétés par:

           et  Cécile Bonhomme, harpe  



Vendredi 25 mai, 20h30  à église St Blaise, Valbonne
et
Dimanche 27 mai, 16h30 à l'église Anglicane, Nice


Les plus beaux adagio romantiques

Voici une fin de saison en feu d'artifice ! Vous avez rendez-vous avec les plus beaux adagio romantiques. Tous ces mouvements que certains d'entre vous chantonnent à longueur d'année, que d'autres reconnaissent inconditionnellement quand ils passent à la radio...L'orchestre Passion Classique vous les offre lors de ce dernier rendez-vous, où il accompagnera notamment le violoncelle solo de l'orchestre philharmonique de Monaco, Thierry Amadi, et la harpiste Cécile Bonhomme. Le tout agrémenté des explications et anecdotes sur les origines des œuvres par André Peyrègne. Un rendez-vous musical qui vous laissera un souvenir impérissable pour tout amateur de musique romantique !

Elodie Pélissier

Vendredi 25 mai, 20h30  à l'église St Blaise, Valbonne
Dimanche 27 mai, 16h30 à l'église Anglicane, Nice





mardi 8 mai 2018

Les péripéties d’accueil du Message Biblique de Marc Chagall.



On connait bien les peintures du plafond de l’Opéra de Paris, les décors et costumes pour des ballets aux Etats Unis, et bien sûr le Musée National Marc Chagall et son Message Biblique avec vitraux et mosaïques, mais les étapes qui menèrent à la création de ce musée à Nice sont moins connues. L’exposition actuelle, De la chapelle au musée, la création du Message Biblique, proposées par Anne Dopffer et Johanne Lindskog, nous en fait vivre les rebondissements.

Parcours de l’exposition avec Johanne Lindskog, conservatrice du patrimoine au musée national Marc Chagall  

La sensibilité esthétique de Chagall pour l’illustration biblique nous est présentée, documents à l’appui avec un bel et intéressant parcours. Ce choix créatif religieux, de l’artiste s’est imposé au cours de son voyage avec Bella en Palestine, Egypte et Syrie. Marc Chagall en revient avec la certitude que « la Bible est une partie de lui-même. » Déjà ce choix apparait dans le tableau La sainte Famille, Marie et Joseph dans une isba, dans la tradition et la vie des habitants de Vitebsk. Un tableau sombre présenté ici. Ensuite l’évolution des couleurs après ce voyage en orient est très perceptible dans les gouaches préparatoires que nous découvrons. Des plaques de gravures pour l’illustration de la Bible commandée par Amboise Vollard, des ébauches, des eaux fortes sont exposées, le projet passe entre plusieurs mains après le décès de celui-ci. C’est seulement en 1956 que les gravures seront publiées par l’éditeur ami des artistes, Tériade, dans la revue Verve avec des lithographies en couleurs, suivra une Bible illustrée avec l’ensemble des gravures et des extraits des Saintes Ecritures, ouvrages visibles en vitrine.

Marc Chagall bien que devenu français, a dû pour échapper au nazisme, partir aux Etats- Unis comme beaucoup d’autres artistes, la notion de juif errant le poursuit. Cinq grands tableaux réalisés à son retour des Etats Unis avec des compositions semblables à celles de la Bible illustrée annoncent le cycle biblique : Abraham, Moise, le roi David, les fondateurs de la religion juive.

Marc Chagall engagé de plus en plus dans ce grand cycle du Message Biblique, envisage un lieu de recueillement pour son œuvre, une chapelle comme Matisse, il choisira la Chapelle du Calvaire à Vence, et propose une interaction très précise entre le lieu et ses œuvres. Des courriers, archives diverses sont présentés à la lecture du visiteur, et ce n’est pas si lointain. La présence dans cette chapelle de sculptures du XVIII siècle, de très grandes tailles, le coût de leurs déplacements, les droits de propriété des peintures de Chagall, les budgets municipaux et diverses questions pratiques font échouer le projet qui est abandonné. Les tableaux n’ont toujours pas de lieu pour les accueillir.

André Malraux, qui deviendra Ministre de la Culture, développe à cette période, un projet de décentralisation et de commandes prestigieuses aux grands artistes du XX ième siècle, avec des réalisations muséales en région. Suite à plusieurs donations à l’état et finalement de la totalité des tableaux et esquisses du Message Biblique par l’artiste et Valentina Chagall, un projet architectural prend corps avec l’architecte André Hermannt. Ce sera un musée financé par l’Etat français, le lieu choisi sera la ville de Nice qui lui a consacré plusieurs expositions dans les années 1950 et Chagall choisit la colline verdoyante de Cimiez, il nous accueille à l’entrée du musée avec cette inscription … « La Bible est comme une résonance de la nature et c’est là le secret que j’ai cherché à transmettre. » L’exposition actuelle, de la Chapelle au Musée, nous délivre beaucoup d’étapes et de détails sur la création de l’œuvre et ses difficultés d’accueil.

Le musée a ouvert ses portes, le jour anniversaire des 86 ans de Marc Chagall, le 7 juillet 1973 après bien des changements et modifications. L’artiste très inquiet a particulièrement travaillé à la réalisation des vitraux de la salle de concert, à la mosaïque et à la tapisserie originale. L’architecture contemporaine finale, de pierre et aluminium, crée un espace esthétique hors du temps, propre à l’accueil de ces magnifiques tableaux, incitant une réflexion spirituelle et méditative, particulièrement propice à notre époque.


Brigitte Chéry le 7 mai 2018
Photo BEATRICE HEYLIGERS 

jeudi 3 mai 2018

Musée national Marc Chagall - Inauguration de l'exposition "De la chapelle au musée"

Vernissage : samedi 5 mai à 11h
Exposition  : 5 mai au 15 octobre 2018

Catherine Seher à la galerie GNG, Paris

Vernissage : jeudi 24 mai à partir de 17h
Exposition  : 22 mai au 30 juin 2018

Des personnages s’inscrivant de façon évanescente dans un paysage où disparaissent le bornes et le repères. Un univers de pensées suggérées...

"Je suis caractérielle et en colère quand je peins. Je travaille plus la matière que le contenu ; de la première surgit d’ailleurs le second. Après cinq ou six couches, il faut que les choses sortent de ce magma."

"Je me promène dans ma peinture, je ne sais jamais où je vais et ce que je vais rencontrer. C’est hyper captivant. Mes attaques sont plus franches quand je dessine. Je rentre tout de suite dans le vif du sujet. Mes dessins sont moins narratifs d’ailleurs. J’emprunte un chemin plus brut, plus abstrait."

“Gauloise blonde”pierre noire et collage sur carton 80x60cm

“Eclats blancs” T M sur toile 100x81cm

“Les yeux noirs” T M sur papier 45x58cm

“Le bal masqué” TM sur toile 100x81cm


Catherine Seher

Galerie GNG,
3 rue Visconti,
75006 Paris

samedi 28 avril 2018

Animal Party - Contemporary Art from Iran


Étonnante exposition  d'art contemporain iranien à la galerie Kamil à Monaco. L'art contemporain iranien est rarement vu en dehors du pays. Les artistes iranien surprennent par leur force d'expression - il y a de la critique et de l'ironie dans l'air! 

L'exposition démarre dans le cadre de Monaco Art Week, mais se poursuit jusqu’au 25 mai.
Pour plus d'informations : Kamil Gallery




Karim Art Gallery,
3 ave Princess Grace,
98000 Monaco

Monaco Art Week

 

Derniers jours de Monaco Art Week...

Quatorze galeries de Monaco se réunissent pour vous accueillir du 26 au 29 avril, de 10h à 19h.
Plus d'informations sur http://www.monacoartweek.com.

et au Forum Grimaldi :

artmonte-carlo  

La troisième édition d’artmonte-carlo accueille au Grimaldi Forum, près de 40 galeries internationales rigoureusement choisies ainsi qu’une dizaine d’expositions de collections institutionnelles et privées de première importance. Les 28 et 29 avril, ce rendez-vous culturel se distingue dans le monde des foires d’art par son concept singulier de « salon d’art » : taille restreinte, qualité d’exposition qui en résulte et riche proposition d’expositions invitées, lui donnant l’allure d’une mini-biennale.



Pour plus d'infos:



L’arc de lumière de Lee Bae à la Fondation Maeght

Le cheminement d’un des plus grands artistes coréens


Si un visiteur s’aventure dans l’exposition actuelle de La Fondation Maeght, sans regarder la magnifique vidéo Combustion de la maison de la lune, il risque de passer à côté d’une belle rencontre avec l’artiste coréen Lee Bae et de n’y voir que du bois brûlé, il appréciera le côté esthétique du travail, les variations de couleurs, mais passera peut- être à côté de sa charge spirituelle.

Lee Bae est né en 1956, en Corée du sud, d’une famille de paysans, il fait ses études à l’université des Beaux-Arts de Séoul et en 1990 s’installe à Paris où il vit. C’est là, en prenant du recul qu’il trouvera son identité. Tout en travaillant dans l’atelier de Lee Ufan, Il cherche alors une matière peu onéreuse pour travailler et essaie par hasard le charbon de bois, le charbon composant de l’encre de Chine, qui lui rappelle ses origines, le charbon source de découvertes, le charbon et sa valeur symbolique « le charbon n’est pas que noir, il est profondeur, il a des centaines de couleurs, il y a les noirs froids, les noirs chauds, des noirs comme la cendre, des noirs brillants, des noirs mats, il y a beaucoup de nuances ». Lee Bae est devenu l’un des plus grands artistes coréens.



Avant le charbon, il y a le feu et La Combustion de la Maison de la Lune placée à l’ouverture de l’exposition nous en dévoile la magie. Ce rituel fascinant filmé, dédié à la première pleine lune de Janvier, est placé là en guise de protection et purification, il y a toujours une protection à l’entrée des temples coréens. Ressentir et écouter le crépitement de ce grand brasier de branches et troncs de pins accumulés au cours de l’année dont les magnifiques flammes transportent à travers les nuées célestes, les souhaits des habitants. Ces images brûlantes viennent de Cheongdo, la ville natale de Lee Bae, où la tradition se poursuit, tradition qui rappelle nos feux de la St Jean.

A côté une installation de dessins, une série d’une trentaine de kakis, en cours de dessèchement et une grande œuvre Issu du feu, aux multiples variations de noirs, aux délicates moirures. Nous sommes au cœur de la réflexion spirituelle et philosophique de l’artiste, avec cet aller et retour à la nature. Ensuite même un visiteur pressé pourra remarquer la fluidité du parcours, en découvrant les œuvres datées de 1990 jusqu’à nos jours, subtilement choisies ou créées pour le lieu, en fonction de la lumière, des ouvertures et de la végétation environnante.



Pour cette exposition Plus de lumière, Lee Bae est entré en religion avec l’architecture de la Fondation Maeght, ses toits semblables à ceux des temples de son enfance en Corée, avec les forêts et les pins courbés, l’air et la lumière de St Paul. C’est un lieu de prière, un monastère, où les œuvres prennent profondeur d’âme. Il aime parler de l’homme qui marche de Giacometti, cette sculpture présentée dans l’agitation newyorkaise donne l’impression de quelqu’un qui marche très vite, de quelqu’un de très stressé. Cette même sculpture ici, est une créature spirituelle qui vit dans un monastère, marche lentement dans un lieu chargé d’une dimension et profondeur spirituelles.

C’est pourquoi Lee Bae ouvre l’exposition avec le rite propitiatoire qui célèbre le nouvel an, qui purifie et symbolise la renaissance à travers le feu, le pin étant le symbole de l’âme en Corée, Le pin omniprésent autour de la Fondation. Lee Bae ne s’approprie pas le lieu, mais révèle la lumière de cet espace, la fait circuler avec les vibrations de ses œuvres et redonne à la Fondation Maeght sa vocation première de recueillement. Il relie cette lumière au souvenir mental de son pays, créant un arc de lumière, entre le lieu et l’artiste, entre une culture et une autre, le temps et l’espace. Dans cet espace règne le noir et le blanc, la lumière et l’ombre, un paysage intérieur en relation au monde. Les peintures, sculptures, dessins et installations sont spécialement choisies ou construites pour la proximité de la nature, liés à la boucle du temps, l’effacement, la disparition, le renouveau, la place de l’être humain, de l’artiste du Coréen qu’il est. Sculptures et toiles se répondent.



Au fil de la visite plusieurs séries sont décelables. Pour les sculptures de bois brûlé, l’artiste a utilisé du pin de Corée passé à 11OO degrés dans un four de céramiste, ensuite le charbon très fragile et léger est entouré d’élastique noir. Plusieurs de ces sculptures sont placées à l’extérieur adossées à des pins qui se dressent vers le ciel et visibles par les ouvertures, la série Issu du feu comporte peintures, sculptures et installations de même que la série Paysage, les dernières œuvres sans titre, sont des œuvres résultant d’un élan inconscient et spontané, des fragments de mémoire du corps révélés par la répétition du geste.



A la question s’il pense abandonner le charbon pour d’autres matériaux, Lee Bae insiste sur la nécessité pour lui d’aller plus loin avec ce matériau, à partir de sa sensibilité, de la signification du charbon et l’importance de la répétition du geste dans la culture coréenne. On entre en contemplation en répétant explique- t- il, tout comme les moines, les musiciens et chaque répétition est différente. C’est la répétition qui permet à l’artiste d’amener son univers créatif à maturité. Par la répétition on s’oublie soit même, on perd son identité et il n’y a plus que la répétition qui reste. On dirait que l’on fait naître, mourir, et renaître le geste créatif.




 
Lee Bae dans cette exposition instaure un nouveau dialogue entre ici et là. Il établit une rencontre avec les pins de St Paul et les pins coréens et trace un arc de lumière sur le lieu, lui apportant une dimension spirituelle propre à la culture asiatique qui rejoint la nature première de la Fondation Maeght. Le transfert des arbres et leurs combustions correspond parfaitement au mode de vie de Lee Bae, à ses allers et venues de la France à son pays d’origine.

BRIGITTE CHERY Nice 20 avril 2018

Photo BEATRICE HEYLIGERS



Exposition : LEE BEA Plus de lumière à La Fondation Maeght
06570 Saint Paul de Vence du 24 mars au 10 juin 2018
Ouverture tous les jours 10h-18h
Tel : 33 04 93 32 81 63