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samedi 13 mai 2017

Anouk Grinberg : de la comédie à l'art plastique.

"Il y a des gueules froissées, cachées, fichues, des bouches cousues, qu’on s’est cousues, par courtoisie et puis c’est pas la peine. Il y a des yeux clos, pour se calmer. Il y a de l’effroi, on croit parfois qu’on va en mourir, mais non, tout bouge et se métamorphose, c’est miraculeux ce qu’on est vivant (…)


Mais quand je dessine, il n’y a plus de différence entre la tristesse et le bonheur, entre le fragile et le fort. Il y a juste des présences (…) Au début, c’est souvent rapide, comme une cascade ou un tonnerre. Des sensations, des souvenirs qui me descendent dans les doigts, me sortent par les yeux, choisissent les craies, les gestes, les feuilles. C’est plutôt les bonhommes qui se font, et moi qui accompagne. J’ai intérêt à aller très vite, parce qu’ils sont souvent pressés de sortir, d’en finir avec ce qui les occupe. Ces gens noirs – famille nombreuse – ont une sacrée musique à l’intérieur…"

Anouk Grinberg


 Faire face à la peinture d’Anouk Grinberg c’est prendre deux risques : celui de ne pas chercher d’où elle vient et celui d’être trop convaincu d’avoir compris d’où « cela » venait. Les sentiments forts et vrais, tout le monde en a. Tous les artistes usent de ce qu’ils ont, portent, souffrent en eux pour nourrir leur travail. Et ce qu’ils verraient du monde deviendrait aussi ce qu’ils portent en eux. Si le monde souffre, cette souffrance devient alors la leur. Aussi ne peut-on pas éluder la recherche du « d’où ». Mais, il serait douteux de le vouloir en unique expression d’une fêlure personnelle. Ce qui émerge de la création artistique à partir des morceaux d’eux-mêmes qu’y ont concassés les artistes a trait à tous ceux qui veulent bien s’arrêter et regarder. Les dessins appelleront ces fêlures, ces interstices entre raison et déraison, vouloir et souffrir, aimer et comprendre, qui animent les êtres. Dessins, gravures, traits couleurs, intercesseurs et opérateurs de l’âme et de la vérité.

Pascal Ordonneau


L’interview d'Anouk Grinberg : 






Galerie Gilles Naudin - 16 mai – 17 juin 2017
3, rue Visconti - 75006 Paris - 01 43 26 64 71

galeriegng@wanadoo.fr - http://www.galeriegng.com

vendredi 17 juin 2016

Paris : Dominique Coffignier : La terre toujours recommencée

Le travail vibratoire de Dominique Cof gnier propose aussi bien des délimitations de plans que des pulsations, des batte- ments, des tremblements et le terme d’abstraction trop souvent synonyme de froideur ne suf t pas à en rendre compte. Sa peinture n’est pas seulement abstraite, elle dégage une chaleur humaine, elle rayonne d’un lyrisme d’autant plus frappant que sa palette est réduite. Les masses anthracite, écrues, brunes, pourpres, outremer dessinent le panorama d’une grande fresque terrestre fragmentée de lèvres de volcans, de rivages, de béances, de gouffres, de trous noirs qui s’inscrivent souvent au milieu des tableaux et offrent un bel écrin pour faire jaillir signes, tracés et lumière.

Ses ouvrages plans comme le compte rendu d’un vulcanologue concernant les champs magnétiques nous plongent au cœur d’une musique imaginaire de la terre. Cette peinture tellurique et cosmique fait vibrer un nouveau « Chant des pistes »
pour reprendre le titre du fameux roman de Bruce Chatwin quand l’écrivain voyageur prend la route des « songlines ». Ces itinéraires chantés d’après la tradition des aborigènes d’Australie sont des airs sacrés qui présentent à la fois une description géographique et un récit mythique de la création du monde. Dans le même registre Cof gnier nous invite à suivre les « pistes de rêves » que ses grandes toiles laissent dans leurs sillages uniformes. Chez lui aussi « des amas rocheux sont les œufs du Serpent Arc-en-Ciel, un gros bloc de grès rougeâtre est le foie d’un kangourou transpercé d’une èche... Une bande de gra- vier est l’équivalent musical de l’Opus 111 de Beethoven... »



Sa peinture est une recherche de la troisième dimension, une nouvelle dé nition de la matière, une aventure qui permet de sortir du chaos. Cela se traduit par un dynamisme interne, dans un va-et-vient qui s’effectue à l’intérieur de la toile dans un but proprement poétique. Avec sa gestualité rapide, brutale, intense l’artiste semble lutter contre lui-même. La forme varie avec ses états d’âme, ses déplacements comme le son qui se module selon l’éloignement où l’on est de la source sonore. Ses toiles marquées de lignes d’horizons, de frontières, de démarcations suggèrent une échappée, un passage du dedans au dehors. Elles donnent à voir le monde dans son ensemble sans limite entre le jour et la nuit. Les larges formes planes, monochromes qui enchâssent le tableau comme un étau semblent pourtant en mouvement comme si l’artiste cherchait un centre, un besoin de symétrie qui lui permette de cerner sa vision. Il retourne alors le paysage authentique comme un gant, nous propose un autre territoire et nous emmène dans des contrées lointaines et imaginaires, dans ses baroques nouvelles vallées africaines ou ses chimériques bushes australiens. Quand les masses bondissent dans le soleil il arrive à une réalité en la découvrant à travers une prolifération d’éléments, comme une plage découverte par le re ux. L’artiste éprouve comme le besoin de nouer des indi- ces et de les maintenir dans des accolades de forces. La lumière devient forme, elle se plie et se déplie, se renouvelle en écho a n d’entretenir sa propre illumination. La forme n’est plus pour lui, plaqué sur, mais tirée vers.

Tous les moyens picturaux sont utilisés pour traduire une émotion éperdue et proposer une immersion dans la nature brute
et sauvage dans le but d’en restituer les forces propres qui l’anime. Dans sa soif de création inextinguible, dans sa soif d’intensité, Cof gnier semble reproduire les effusions de la terre, le mariage explosif de la lave et de l’océan dont il rend compte par un bombardement visuel et sensuel où les gestes de la main dénotent une violente tendresse. Aveuglés par des taches d’astéroïdes nous sommes plongés dans les étranges ténèbres qui ont façonné la surface de la terre des hommes, aux sources de la genèse originelle de la création. Avec des bâtons d’huile l’artiste grave ses signes premiers hérissés de bar-
belés rayonnants, ses graf tis amboyants porteurs de meurtrissures, de souillures, d’éclaboussures, de traces et de chaleur humaines. Comme tout ce qui tremble et se ssure dans l’écorce terrestre, la peau de ses toiles, entre ses fêlures multipliées
et miniaturisées, exhume les vestiges où s’enchevêtrent lieux géographiques et territoire fondamental de l’artiste. Par ces marques étincelantes de sa fureur et de son élan vital il nous propose de redevenir l’enfant sauvage qui courrait dans l’herbe et tutoyait le soleil.

Renaud Faroux, historien d’art.

Du 21 juin au 30 juillet 2016
Vernissage jeudi 23 juin à partir de 17 heures

Galerie GNG
3, rue Visconti - 75006 Paris
01 43 26 64 71
galeriegng@wanadoo.fr  - http://www.galeriegng.com

jeudi 26 mai 2016

Paris : Catherine Seher dans le cadre de Art Saint-Germain-des-Prés


Si vous souhaitez visionner la vidéo de l’exposition Catherine Seher, cliquez sur ce lien :  http://newsarttoday.tv/expo/catherine-seher-galerie-gng/

Vernissage jeudi 2 juin - 18 heures
Ouverture dimanche 5 juin - 11h/18h30

GNG art contemporain
3, rue Visconti - 75006 Paris
01 43 26 64 71

galeriegng@wanadoo.fr  - http://www.galeriegng.com

vendredi 8 avril 2016

Paris : Catherine Seher chez Gilles Naudin

Née à Paris - Diplôme des Beaux Arts de Paris

Les peintures de Catherine Seher mobilisent chez le spectateur des émotions fortes, singulières ou chao- tiques, avec des personnages s’inscrivant de façon évanescente dans un paysage où disparaissent les bornes et les repères. Les silhouettes anonymes, nous livrent la vision d’un monde démantelé mais pourvoyeur de sens. Nous sommes introduits dans un univers de pensées suggérées. Le spectateur est ainsi interrogé puis concerné par ces images évoquant des expressions spontanées, presque magiques. On y retrouve la force des premiers gestes, les formes les plus intimes.



Le regard de Catherine Seher est audacieux, il ne concède rien – c’est-à-dire qu’il ne nous laisse pas tranquille, pas endormi dans une fausse douceur – l’artiste transfère une histoire dont l’intensité ne nous autorise pas à nous dérober.
Nous sommes dans un face à face troublant. D’étranges personnages nous hèlent, alors que leurs yeux, déjà, nous guident vers ce qui doit advenir.

Chaque fois, un l est à saisir, mince rai fluorisé de lumière qui serpente, s’enroule, surligne. Fil d’Ariane, ténu, volontaire.
Ne comptons pas le temps pris à parcourir les tableaux de Catherine Seher, car les êtres qu’elle saisit dans leurs élancements, leurs inquiétudes, leurs désirs signalent une totale responsabilité de ce qu’ils affichent. Ils nous rendent ainsi complices d’émotions toujours intenses parfois méconnues ou nimbées de cet insaisissable mystère de l’autre. Une in nie délicatesse de création ainsi révélée nous capte, à notre corps défendant.

Huguette Hérin-Travers

Galerie GNG du 10 mai au 18 juin. 3, rue Visconti - 75006 Paris
01 43 26 64 71- galeriegng@wanadoo.fr  - http://www.galeriegng.com 

jeudi 10 mars 2016

Marie Javouhey à Paris

Les formes et les couleurs se concentrent souvent au milieu des tableaux, sans jamais envahir l’espace disponible. Bulles, losanges, laments, s’agglutinent en essaims, en grappes en nuages se retirant des bords, abandonnés au calme recueille- ment d’une couleur lisse et dégradée. A cet égard les tableaux de Marie Javouhey sont des promesses de monde qu’on pr- essent, sans jamais les arraisonner: véritables espaces transitionnels, ils conduisent toujours plus loin dans des labyrinthes dont on ne touche jamais la fin.
Mondes fragiles

"Le pays d'ou je viens" huile sur toile 100x100cm
Un travail sur la fragilité, ainsi Marie Javouhey dénit-elle ses collages. La manipulation des matériaux utilisés, encre et papier, peut produire des effets imprévus. Elle exige un travail délicat et subtil dont naissent des constructions précaires aux contours indécis.
La fragilité n’est pas seulement une propriété des matériaux. Elle est l’essence même de l’œuvre. L’objet contemplé est, tout entier, présence d’un monde fragile.
Le papier, n et souple, absorbe particulièrement bien les encres. Par cette pénétration dans la texture du papier, la couleur n’apparaît plus comme un rayonnement de surface, mais comme la manifestation d’une force colorante cachée dans les profondeurs de la matière dont l’art de la composition révèle et exalte les pouvoirs.

"Composition III" 40x40ck
 Par des pliages et des déchirures, l’artiste obtient des plages colorées qui, superposées en strates, permettent la création d’effets de profondeur et de reliefs. De cette organisation émergent des structures pouvant évoquer des constructions inachevées ou en voie d’effondrement, parfois des lambeaux de tissus ou encore des silhouettes de collines arides. Pliage et séchage font surgir des lignes, des traces, des nuances, plus ou moins aléatoires. Les stries propres au papier lais- sent parfois apparaître d’étranges graphismes, comme si certains fragments portaient des sortes de palimpsestes.
Chaque collage est un monde. Il possède presque toujours une couleur dominante déclinée en tonalités et nuances multiples. Au cœur de la construction, très souvent, une petite plage, de forme géométrique indécise, de couleurs différentes et plus intenses, concentre et diffuse de la clarté. Une coulée d’or remplit parfois cette fonction de porte-lumière. Ainsi composée, chaque oeuvre possède sa dynamique où domine la verticalité. Placés entre deux rectangles de verre, certains collages ont l’apparence de petits objets aériens, libérés de la pesanteur.
"C'est la vie" huile sur toile 180x120cm
Dominer des matériaux rebelles dans un jeu maîtrisé avec le hasard, imprégner de couleur la matière dans son in- nie profondeur, ce sont là des rêveries où s’exprime une audacieuse et courageuse volonté. Le travail de Marie Javouhey met en scène un dialogue toujours recommencé entre fragilité et volonté de résistance. Chaque œuvre réalise un point d’équilibre, instable et lumineux. La verticalité des plans, l’intense profondeur de la couleur, la présence des ors, donnent à ces collages une résonance spirituelle particulière et font de chacun un inducteur de rêves et un support de méditation.
Michèle Pichon

 Du 5 avril au 7 mai 2016 - Vernissage jeudi 7 avril
Galerie GNG - 3, rue Visconti - 75006 Paris - 01 43 26 64 71
galeriegng@wanadoo.fr  - http://www.galeriegng.com

mardi 17 novembre 2015

Paris : Yvon Taillandier

Yvon Taillandier, peintre, sculpteur, écrivain Français, né en 1926 à Paris.
1942 Première exposition personnelle à la galerie L’art Français à Lyon.
Dans les années 1950, Yvon Taillandier abandonne la peinture au pro t de la Littérature (critique d’art, histoire de l’art). Collaboration pendant quatorze ans à la Revue Connaissance des Arts et à la Revue XXe siècle.
Il fut secrétaire du Comité du Salon de Mai pendant 44 ans.
La peinture d’Yvon Taillandier est figurative, constamment narrative et crée un monde imaginaire avec ses personnages, ses événements.Inventeur du “Taillandierland”, le peintre décrit ce monde inventé avec ses habitants, son univers. Mélangeant mage et langage, Yvon Taillandier se réclame d’une peinture littéraire.



Comme Boltansky ou Annette Messagier, Taillandier se complait dans un narcissisme à la mode qui lui permet de se ra- conter : petites photos, cahiers de brouillon, pages d’ écriture, pensées réunies en «éloge de l’imbécillité», variations sur des figures géométriques, empreintes digitales.
Mais il dépasse cette intimité de grenier et de tiroirs, « tarte à la crème » des musées et des biennales d’aujourd’hui, pour faire ce qu’il appelle de la spychovision. C’est, selon sa propre définition «une manière de peindre la réalité telle qu’elle apparaît dans la vie mentale».

Cet écrivain d’art, qui a publié des livres sur Rodin, Monet, Corot, n’a pas perdu l’élan inventif de l’enfant qui prend au sérieux ses merveilleuses chimères.

Jeanine Warnod

Vernissage Jeudi 3 Décembre
Galerie Gilles Naudin  - 3 rue Visconti - Paris
01 43 26 64 71 ou infos@galeriegng.com

samedi 17 octobre 2015

Bahram Hajou, grand prix Matisse de l'UMAM, exposé au Petit Palais

Le Prix Matisse 2014 de l'UMAM a été attribué à un syrien, quel symbole en ce moment ! Bahram Hajou nous offre des personnages aux yeux fixés vers le spectateur dans un univers d’une grande légèreté, presque transparent. Un monde parallèle « comme émanent des limbes d’une conscience pétrie de fraternité » (Ludovic Duhamel).
Ce monde humain, sans agressivité, ce monde plein d’espoir est un véritable message de paix d’un artiste vivant dans un pays en guerre.



Du 22 au 26 octobre 2015
Petit Palais - Paris - Stand 104 A
Contacts : Galerie GNG - 06 15 09 58 90
www.galeriegng.com - infos@galeriegng.com

mardi 1 septembre 2015

Nurcan Giz à Paris


On ne peut qu’être frappé par le parcours singulier de Nurcan Giz. Elle a commencé à peindre très tôt, mais avant de se consacrer pleinement à son art, elle a d’abord suivi des études de psychologie à l’Université d’Istanbul, sa ville natale. Mais ce qui pourrait sembler une double vie ne l’est qu’en apparence, car elle considère elle-même que ces deux activités, on pourrait dire ces deux faces de sa personnalité, sont intimement liées.
Sa peinture est résolument non figurative, dans le sens où elle ne cherche pas à représenter le réel. Mais on sait bien, pour para- phraser Paul Klee, que l’art n’a pas pour fonction d’imiter le visible, mais de révéler derrière les apparences une réalité autre que celle qui est tangible. Nurcan Giz explore la profondeur de la mémoire, comme pour faire remonter à la surface des souve- nirs et sentiments. Dans une démarche qui relève de l’introspection, elle nous révèle un monde intérieur profondément enfoui.

Avant tout libre, la peinture de Nurcan Giz échappe à tout classement. Elle superpose des grands aplats de couleur sombre obtenus par de larges touches et des gestes rapides, et des fonds plus paisibles et brumeux aux couleurs nuancées, où viennent s’inscrire des traces presque imperceptibles, des coulures, des griffures, des marbrures, cherchant à dévoiler quelque secret.
Ni tumulte ni violence, dans cette peinture, mais du calme et du silence, un climat de méditation poétique. Pourtant, derrière cette apparente immobilité, on sent une énergie intérieure bouillonnante, un mouvement très lent comme un courant de lave qui s’écoule inexorablement.

Nurcan Giz utilise une palette chromatique volontairement restreinte à des tonalités terreuses, des bruns, ocres, bistres, beiges, des gris bleutés parfois teintés de roux. Et la présence du noir fait d’une matière dense et moirée, riche de multiples nuances, non pas symbole d’obscurité mais qui renforce encore l’impression de mystère.

L’agencement des matières et des couleurs crée un sentiment de profondeur. En arrière-plan, des surfaces semblent lointaines, dans des nuances fondues, vaporeuses et transparentes, semblables à des nuages blancs et gris aux formes changeantes. Elles portent parfois des traces, comme des murs qui auraient conservé de lointains souvenirs de la vie qui les a animés. L’artiste évoque elle-même sa fascination ancienne pour les murs, « surfaces qui ont vécu » et qui témoignent de l’écoulement du temps.

Au premier plan, comme autant de signes, les grandes masses noires imposent leur présence frontale et puissante. Dans ces ciels d’orage bas et lourds se livre une lutte silencieuse où des souvenirs lointains et presque effacés cherchent à échapper à l’oubli. De cette confrontation des contraires, de l’opposition du noir et du blanc, émerge une lumière qui éclaire les toiles de l’intérieur et pénètre tout l’espace du tableau.

La peinture de Nurcan Giz, pleine de rêve et de mystère, appelle une exploration attentive, tels les murs du poète Edouard Glissant :
C’est dans les murs
Que sont les portes
Par où l’on peut entrer.

François Arné

Conservateur en chef du patrimoine -  Directeur des Musées du Mans

Nurcan Giz a été sélectionnée par l'UMAM pour la biennale 2014 à Cagnes-sur-Mer

Du 15 septembre au 24 octobre 2015
Vernissage jeudi 17 octobre
Galerie GNG -  3, rue Visconti - 75006 Paris
Tél. : 01 43 26 64 71
galeriegng@wanadoo.fr  - http://www.galeriegng.com

mercredi 24 juin 2015

Pierre Ribà au chateau de Vogüé

Dominant un village classé parmi les plus beaux de France, au bord de l'Ardèche, le château de Vogüé, monument historique privé, est un fort médiéval réaménagé au XVIIème siècle. Tout en étant un lieu chargé d'histoire, il accueille également dans ses murs des expositions temporaires d'arts plastiques.


Du 27 juin au 1er novembre on y retrouve Pierre Ribà, qui est né en Ardèche, après son grand succès parisien de début d'été. (Voir ce très beau film : http://umamfrance.blogspot.fr/2015/05/tres-beau-reportage-sur-pierre-riba.html).

Le château est ouvert tous les jours de 10h à 19 h.
Château de Vogüé - 07200 Vogüé - Tel : 04 75 37 01 95



dimanche 14 juin 2015

Yves Bage chez GNG

Des dessins d’une brûlante densité, ramassés sur eux-mêmes comme autant d’images incidentes, frappantes, de nos vies alambiquées. Des grandes huiles aussi à l’intrigue, rarement anonyme, qu’elles développent bien au-delà des deux dimensions attribuées au tableau. On y pressent, quel qu’en soit le sujet - rue animée de boxons, parachutiste revenu sur terre, homme et enfant en partance, départ du travailleur au petit matin, la conscience perpétuellement éveillée d’instants incertains, d’inquiétudes sans réponse, de désirs assujettis, de tensions larvées.



dimanche 17 mai 2015

Très beau reportage sur Pierre Ribà

Réalisé par New Art TV. Suivez ce lien :
http://newsarttoday.tv/expo/pierre-riba-galerie-gng/
Pierre Riba Photo Stéphane Grangier pour "Vernissages"
Galerie GNG Art Contemporain - 3 rue Visconti - 75006 Paris

Du 12 mai au 20 juin

mardi 14 avril 2015

Pierre Ribà et le chemin d’éternité

Tant de simplicité́ et tant de complexité́ mêlées. Des signes, des formes, des découpes que l’œil reconnaît mais qui intriguent. Vagues souvenirs d’objets ancestraux, un totem ici peut-être, là un masque. Et toujours, une retenue, un silence quasi religieux émane de l’univers monochrome de Pierre Ribà. Les œuvres énigmatiques
de l’artiste fascinent et jettent le doute. « Ses sculptures nous sont si proches que lorsqu’on les a vues une fois, on a l’impression de les avoir toujours connues, comme des amies revenues de loin, comme des souvenirs ou des colombes, des chants mélodieux familiers, tant l’harmonie les dressent face à nous, humbles et humaines » insiste Georges Chich. C’est vrai, ces œuvres de morceaux de cartons soigneusement agglomérés ont l’étrange pouvoir de s’imposer d’emblée au regard, comme une évidence plastique, une espèce de loi physique, un refrain obsédant qui vous trotte dans la tête toute la journée.
"Castel Blanc" 130x53x16cm Carton cannelé, titanium
Cette sculpture sans fioritures est aussi un hommage à l’objet immémorial, à cet art primitif auquel nous devons tant et que Pierre Ribà se réapproprie et réinvente au gré́ de sa fantaisie. «Il donne par le filtre de la création un nouveau pouvoir à un objet jugé initialement quelconque. Assure une fonction sacrée qui se loge, en un nouveau temple, dans un rituel voulu par les anciens, que certains nomment aujourd’hui design» note Grégory Tuban. Incroyable pouvoir de séduction de cette sculpture tout à la fois de notre temps et d’un temps que les moins de mille ans ne peuvent pas connaître... Pierre Ribà est un magicien qui cherche l’essentiel en utilisant le superflu, qui transforme du carton en or. Sa sculpture sobre est efficace et presque surnaturelle (« Cabeza », « Black Idol », « Feuille de Nuit » ou « Origami ») invente des mondes parallèles qui ouvrent à l’imagination des perspectives illimitées. Un magicien, je vous dis. Ludovic Duhamel

"Daphné"" carton cannelé, résine, poudre de graphite, 65X22X10cm
Mon identité́ est celle des paysans de l’Ardèche hommes lents qui ont besoin de beaucoup de temps pour dire les choses avec le peu avec le simple.
J’oscille entre sérénité́ des origines et déchirures de la vie.
Dans mon travail le matériau n’est pas seulement un moyen au service d’une pensée, il participe aussi à la formation de l’idée ce travail a parfois un aspect brut presque primitif, parfois plus sophistiqué.


"Naissance du soleil" carton cannelé, résine, cire d'abeille 105x100 x15 cm
J’affectionne les formes simples, épurées. Je tends à libérer mon travail de l’anecdote, à décanter la réalité́ de ses scories, de ses pesanteurs.
Je veux aller vers l’essentiel, m’épanouir dans la sobriété, la simplification des formes. Je tends à me débarrasser de tout effet accessoire, pierres, traces, fossiles, dolmens grottes œuvres primitives plutôt que classiques, tout cela me fascine.
Mon travail est parcouru d’images qui viennent de loin vestiges d’un ailleurs et sont pourtant de notre temps. Mes œuvres ne perdent pas leurs repères identifiables entre imaginaire et réalité entre sérénité espérée et déchirures
Le vif de la vie, L’idylle et la rupture.

Mégalithe foudroyée carton cannelé poudre de graphite cire d'abeille 145x40x25cm
« Je veux aller vers l’essentiel, m’épanouir dans la sobriété́, la simplification des formes. Je cherche à travailler vers l’universel. »

Les sculptures sont des objets porte-parole. Elles racontent les chemins suivis, les chemins dérobés il n’y a rien à ajouter RIEN. Pierre Ribà
 

Vernissage mardi 12 mai.