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samedi 17 octobre 2015

Arman au MAMAC

La Ville de Nice rend hommage à l’une des figures emblématiques du Nouveau Réalisme, Armand Pierre Fernandez, dit Arman, né le 17 novembre 1928 à Nice. L’artiste a toujours maintenu des liens étroits avec la région. Il se lie d’amitié avec Yves Klein dès leur rencontre en 1947 à l’école de Police de Nice lors de cours de judo. C’est dans la boutique de meubles de son père, rue Paul Déroulède, qu’il découvre le potentiel esthétique du tamponnage sur papier. C’est à l’Abbaye de Roseland au festival du Nouveau Réalisme en 1961, qu’il brise des meubles réalisant une « Colère ». Il installe, pendant plusieurs années, son atelier avenue de la Lanterne. Enfin, c’est à Vence qu’il fait construire une maison-atelier conçue par l’architecte et ami Guy Rottier, où il réside fréquemment.
Jean Ferrero, Arman, Vence, 1967 © Adagp, Paris, 2015
Dix ans après la disparition de cet archéologue de la société industrielle (le 22 octobre 2005 à New York), la ville de Nice lui consacre aujourd’hui une exposition permettant de mettre en lumière et de comprendre sa démarche artistique. Son œuvre allie remise en cause permanente du tableau par l’appropriation et le détournement d’objets du quotidien, et attachement profond à la tradition picturale, des premiers « Cachets » et « Allures » d’objets en passant par les « Accumulations », les « Poubelles » et les « Coupes », jusqu’aux « Colères » et « Combustions ». Arman est un amateur d’opéra, d’arts martiaux, mais aussi un grand collectionneur d’art africain (collection qui fera l’objet d’expositions) et de voitures de sport. Ses œuvres sont très présentes dans le paysage urbain de grandes villes d’Europe et des États-Unis comme Long Term Parking à Jouy-en-Josas (1982, 18 m de haut, composée de 2000 tonnes de béton et 60 voitures) ou Le Jardin des Délices pour la parfumerie Fragonard de Grasse (sculpture de 6 m de haut faite d’imposants alambics).

Après les expositions « Passage à l’acte » (2001) et « Subida al cielo » (2006), le Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain (MAMAC) offre un aperçu de la production artistique de l’artiste à travers une vingtaine d’œuvres issues des collections de la ville de Nice : d’une part, des collections permanentes du musée et, d’autre part, de la Donation Ferrero consentie en 2013 à la Ville et regroupant des œuvres d’artistes de l’École de Nice. Arman occupe une place essentielle les collections du musée qui comptent pas moins de huit acquisitions, des premières du début des années 1980 aux plus récentes datant de 2005, complétées par des donations dont deux faites par l’artiste et plusieurs dépôts, notamment privés. Au-delà des œuvres conservées, cet accrochage est aussi l’occasion de rappeler les actions où l’artiste accumule, détruit, brûle des objets neufs et usagés. Un espace documentaire présente catalogues, cartons d’invitation et documents d’archives. Enfin, le parcours est complété par la projection de vidéos afin de mieux appréhender sa démarche et ses actions.

Parallèlement, la Donation Ferrero, place Pierre Gautier, propose une quarantaine de photographies d’Arman réalisées par Jean Ferrero. Célèbre galeriste niçois, photographe et collectionneur, ce dernier a participé à l’émulation de la scène artistique locale à partir des années 1970. Cet accrochage révèlera une histoire plus personnelle, celle d’une amitié entre un marchand-photographe et un artiste.

7 novembre 2015 - 6 mars 2016

Donation Ferrero - Place Pierre Gautier - Nice
MAMAC - Place Yves Klein - Nice
                            

mercredi 1 juillet 2015

César : Les inédits de la collection Jean Ferrero

Les inédits - Collection Jean Ferrero La Villa Domergue accueille deux expositions :

- l’une, située à l’intérieur, est composée de plus de cent oeuvres inédites du sculpteur César (1921-1998) montrées pour la première fois en Europe (dessins, encres de chine, gouaches, collages, assemblages…)


- l’autre, se découvre dans les jardins, autour de sculptures contemporaines rendant hommage à César et aux artistes ayant exposé à la Villa Domergue depuis son ouverture au public en 2000 : Stephan Szczesny, Arman, Erick Ifergan, César, Peter Thumm, Marc Piano, Franta, Moya...

Exceptionnel !
Villa Domergue - Cannes - du jeudi 2 juillet au dimanche 27 septembre.
 
Jean Ferrero et César 1965-1996 © SBJ/ADAGP, 2015
 

mercredi 29 avril 2015

Mougins Monumental : promenade photographique

Sculptures en plein air dans le village jusqu'au 30 juin 2015

Sacha Sosno




Cesar

Steph Cop

Arman
Arman
Steph Cop
Cesar
Nicolas Lavarenne
Arman
Théo Tobiasse
Sacha Sosno
Nicolas Lavarenne
Steph Cop
Sacha Sosno
Sacha Sosno
Niki de Saint Phalle
Cesar
Cesar

Photos : © Christian Gallo

dimanche 29 mars 2015

Vente de la collection Ferrero

COLLECTION JEAN FERRERO : « SES AMIS ARTISTES DE L’ECOLE DE NICE »

Paris – C’est sous le marteau de Francis Briest qu’Artcurial dispersera, le 1er avril prochain, une partie de la collection de Jean Ferrero, l’un des grands témoins de la vie artistique de la Côte d’Azur de la 2nde moitié du XXe siècle. Cet ensemble de plus de 200 œuvres de l’Ecole de Nice a été rassemblé par un homme amoureux de l’art et des artistes avec qui il a tissé de profonds liens d’amitié. On retrouvera les incontournables de ce mouvement artistique, dont plusieurs œuvres de Ben, Arman, Bernar Venet, Claude Gilli et du voisin marseillais César.

BEN : "C’est Jean qui a attrapé l’art par la queue" - 2000 - acrylique et bois peint sur panneau,
Collection Jean Ferrero, 52,5 x 72,5 cm (estimation : 4 000 – 6 000 € / 4 500 – 6 500 $)
 L’École de Nice rassemble environ 30 artistes ayant vécu et créé dans la région niçoise, au cours de la seconde partie du XXe siècle. Certains appartiennent à des mouvements artistiques établis, comme Arman et Martial Raysse (Nouveau Réalisme) ou Ben (Fluxus), tandis que d’autres échappent aux classifications, comme Bernar Venet, Claude Gilli...

Jean Ferrero, installé à Nice, se lie d’amitié avec ces artistes locaux qui l’autorisent à les photographier lors de leurs créations. Il possède aujourd’hui des archives impressionnantes de portraits qui dépassent le cadre de l’Ecole de Nice. On y croise Man Ray, Lucio Fontana, Marc Chagall, Pierre Soulages, Jean Cocteau, Martial Raysse... Pas un artiste travaillant sur la Riviera, et même au-delà, n’a échappé à son objectif.

Jean Ferrero est un collectionneur passionné. Il se définit lui-même comme « un mauvais marchand rongé par le virus de la collectionnite ». Mais c’est son ami Ben qui en dresse le portrait le plus complet, dans une œuvre de 1971 : « Ici habite Ferrero / né le 1er Mars 1931 / cinéaste de vedettes, berger, photographe d’hommes nus – collectionneur avide d’art moderne – aime l’argent – la viande de cheval cru – les femmes des autres – parle trop. » Cette description synthétise à la fois la personnalité attachante et exubérante de Jean Ferrero, mais énumère aussi ses multiples vies.

Fils d’immigré italien, Jean Ferrero est un autodidacte. Après une enfance modeste, il multiplie les petits boulots avant de se tourner vers la photographie. D’abord comme photographe de rue, il tire le portrait des passants. Puis il commence à trouver ses propres sujets. Il capture des images posées de ses partenaires de boxe et d’haltérophilie, abordant le thème du nu masculin en extérieur. Rapidement, ces clichés connaissent une diffusion internationale. Les commandes de magazines internationaux se multiplient et constituent une source importante de revenus entre 1955 et 1975, lui permettant d’acquérir un grand nombre d’œuvres. Parallèlement, il travaillera comme photographe de presse pour Nice Matin, La Stampa et surtout la revue XXe siècle, pour laquelle il réalise de nombreux reportages sur des artistes célèbres, ce qui lui ouvre les portes du monde le l’Art.

Le sport constitue un socle fondateur dans la vie de Jean Ferrero. C’est grâce au sport qu’il trouvera ses premiers modèles, et c’est dans les clubs de la Côte d’Azur qu’il rencontrera les artistes et deviendra leurs amis. Cet homme généreux entretiendra des relations privilégiées avec la plupart des artistes de la région. On retrouve ainsi dans sa collection, à coté des œuvres caractéristiques, des travaux plus personnels, plus intimes, comme les œuvres de César réalisées dans l’appartement de Jean Ferrero, en compagnie de la fille du collectionneur. Ben fait également partie de sa garde rapprochée, dès leur rencontre en 1965. Il réalisera plusieurs fois son portrait, preuve de leur attachement mutuel.

C’est en 1970 que Jean Ferrero finit par ouvrir sa première galerie, sur le port de Nice. Il s’inspire de ce qu’il a pu découvrir à Soho lors de ses voyages à New York, et crée la première galerie en appartement de la région. Quelques années plus tard, il se relocalisera près de la Promenade des Anglais, dans un espace imposant de 300m2 qu’il dirigera jusqu’en 2003.

Sa devise, « l’art, quel qu’il soit » explique l’éclectisme de sa collection. A 84 ans, Jean Ferrero souhaite aujourd’hui se consacrer à son œuvre photographique. Le 26 février 2014, il fait don à la ville de Nice de 853 œuvres parmi lesquelles des pièces d’Arman, Ben, César ou Moya ainsi que des œuvres figuratives, et décide de vendre environ 200 œuvres chez Artcurial.

Exposition : 29 mars, de 14h à 18h, le 30-31 mars, de 11h à 19h
Vente : Mercredi 1er avril 2015 à 16h00
Artcurial - 7 rond-point des Champs-Élysées - 75008 Paris

ARMAN : "COLERE DE CONTREBASSE" - 1971
Combustion de contrebasse brisée dans résine polyester et plexiglas - 200 x 160 x 22 cm 
Collection Jean Ferrero - Estimation : 170 000 – 220 000 € / 190 000 – 250 000 $
Les « Colères froides » d’Arman – visant le plus souvent des instruments de musique – incarnent une tendance destructrice dans l’œuvre de l’artiste, qui apparait comme l’antithèse de sa tendance préservatrice incarnée par les « Accumulations ». Les « Colères froides » se situent dans la tendance des happenings dont s’emparent les Nouveaux Réalistes.

Chaque éclat de l’objet a été inclus dans une composition, de sorte à ce qu’il ne soit pas simplement le témoignage de la performance de l’artiste, mais également une œuvre à part entière résultant d’une action destructrice qui se révèle paradoxalement créatrice.


CESAR - "EXPANSION MOBILOIL" - 1968
Mousse polyuréthane et boîte de conserve sur panneau
Pièce unique 86,50 x 66 x 20,50 cm
Collection Jean Ferrero - Estimation : 10 000 – 15 000 € / 11 000 – 17 000 $
Durant la seconde moitié des années 60, César découvre les propriétés de la mousse polyuréthane qui gonfle de manière impressionnante au contact de l’air, avant de sécher. Ce déferlement de matière se trouve aux antipodes des « Compressions ».


Claude GILLI : "L'OFFRANDE" - 1964
Bois et métal peints - 191 x 79 x 8 cm - Collection Jean Ferrero
Estimations : 8 000 – 12 000 € / 9 000 – 13 500 $
Cette œuvre synthétise deux des voies artistiques principales explorées par Claude Gilli à partir des années 1960 : les découpages et les ex-voto.
Aux yeux du galeriste Jacques Matarasso, ce type d’œuvre allait sans doute faire un « malheur » sur la scène artistique new-yorkaise, que Claude Gilli s’apprêtait à aller conquérir aux côtés d’Arman. Mais une sclérose en plaque le contraint à rester à Nice d’où son œuvre rayonnera malgré tout, notamment grâce au soutien précieux de Jacques Matarasso et Jean Ferrero.

samedi 14 juin 2014

"Cascades" d'Arman


Exposition "Cascades" d'Arman présentée à la Galerie Guy Pieters du 15 juin au 20 juillet 2014.

La galerie Guy Pieters présente dans ses 600m² d’exposition des œuvres uniques et majeures de l’artiste Arman, figure emblématique du groupe des "Nouveaux réalistes". Cette série d’œuvres "Les Cascades" n’ont été présentées qu’une fois en 1997 à New York.


Pour en savoir plus : www.guypietersgallery.com

Galerie Guy Pieters Chemin des Trious 06570 Saint-Paul de Vence

mardi 24 décembre 2013

La Galerie Ferrero donne 853 oeuvres à la ville de Nice

Le conseil municipal de la ville de Nice a approuvé lundi à l'unanimité la donation d'une importante collection d'oeuvres d'art -estimée à 2,5 M EUR- appartenant au galeriste Jean Ferrero, comprenant notamment des dizaines d'oeuvres d'Arman, César et Ben, entre autres artistes de l'"Ecole de Nice".

"Cette collection représente un intérêt historique certain pour la connaissance de l'histoire de l'Ecole de Nice et ce seul motif justifie que la Ville l'accepte", a estimé le maire Christian Estrosi, rendant hommage à Jean Ferrero, "acteur important de la vie artistique niçoise des cinquante dernières années".


Le galeriste Jean Ferrero, aujourd'hui âgé de 83 ans, a fait don à la ville de 48 oeuvres d'Arman, 37 de César, 33 de Ben notamment. L'ensemble de ces oeuvres sera exposé dans l'ex-Forum de l'urbanisme de Nice, au coeur de la vieille ville.

Parmi les oeuvres données, dont la valeur a été estimée par un cabinet d'experts parisien, L'"Estafette" de Ben, véhicule-musée dans lequel l'artiste a longtemps sillonné les rues de la ville dans les années 1970-1980, ou encore "Le Concerto de Pékin", seule oeuvre réalisée en Chine et en direct par Arman.

Jean Ferrero avait notamment émis comme conditions pour cette donation que les oeuvres soient "exposées au public à Nice dans un lieu dédié" et qu'elles ne puissent être ni dissociées, ni commercialisées.

"Mon rêve était de faire ce musée, un lieu où l'on puisse faire beaucoup d'expos autour de '60 ans de salades niçoises'", a plaisanté l'ancien galeriste, interrogé au téléphone par l'AFP. Cette collection a cependant été mal évaluée par les experts et vaudrait "plutôt autour de 4 à 5 millions d'euros", a-t-il assuré.
Source : http://culturebox.francetvinfo.fr/