Quatre expositions pour l'été dans quatre lieux emblématiques de l’art à Nice.
« NICE À L’ÉCOLE DE L’HISTOIRE »
L'exposition propose d’explorer les moments de son histoire où Nice a été au rendez-vous de l’histoire du monde. C’est ainsi, qu’au départ d’une vaste chronologie allant de « l’invention du feu » sur le site de Terra Amata, il y a 400 000 ans, à « l’invention du tourisme », au milieu du XVIIIe siècle, en passant par la conquête romaine, les « invasions barbares » ou encore le « Congrès de Nice » de 1538, une galerie du temps propose aux visiteurs un parcours surprenant dans l’histoire de Nice et de son territoire.
Villa Masséna - 65 rue de France - 35 Promenade des Anglais - Jusqu'au 15 octobre.
Vernissage jeudi 22 juin à 18h30
« À PROPOS DE NICE : 1947-1977 »
Le MAMAC propose une traversée spéculative du phénomène d’émulation qui s’est manifesté à Nice sur près de trois décennies, à partir de 1947 - date de naissance symbolique de « l’École de Nice ». Au-delà des récits chronologiques, l’exposition déploie une constellation de gestes et pratiques apparus sur ce territoire et met en lumière des lieux ou événements phares qui ont jalonné cette aventure artistique. L’exposition s’accompagne de projets pédagogiques.
MAMAC - Place Yves Klein - Jusqu'au 15 octobre.
Vernissage jeudi 22 juin à 11h00
« NOËL DOLLA. RESTRUCTURATIONS SPATIALES »
Noël Dolla formule à partir de l’automne 1969 une série de propositions à l’échelle du paysage dans l’arrière-pays niçois. L’exposition revient sur ces interventions à travers documents et photographies et présente également une intervention in situ. Commissaire : Hélène Guenin et Elodie Antoine Nombre d’œuvres : une trentaine d’œuvres et documents.
Galerie des Ponchettes - 77 quai des Etats-Unis - Jusqu'au 15 octobre.
Vernissage jeudi 22 juin à 17h00
« THE SURFACE OF THE EAST COAST FROM NICE TO NEW YORK »
Supports/Surfaces versus la jeune scène new-yorkaise. Le 109, nouveau lieu culturel à Nice, présente cette exposition, dialogue entre les acteurs historiques de Supports/Surfaces et la jeune scène new-yorkaise, à nouveau à ces questions de construction et reconstruction que posait le mouvement à la fin des années 60.
Le 109 - 50 bd Jean-Baptiste Vérany - Jusqu'au 15 octobre.
Vernissage jeudi 22 juin à 15h30
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samedi 17 juin 2017
Ecole(s) de Nice
Libellés :
A propos de Nice,
Galerie des Ponchettes,
le 109,
MAMAC,
Villa Masséna
Pays/territoire :
Nice, France
lundi 20 juin 2016
Nice : Ernest Pignon-Ernest
Du plateau d'Albion à Certaldo, de Charleville à Paris, de Naples à Alger, de Nice à Soweto, du Chili à la Palestine, depuis 1966, Ernest Pignon-Ernest change les rues du monde en œuvre d'art éphémère. Il a ainsi préfiguré nombre d'expériences artistiques qui sollicitent l'espace public. Considéré comme le précurseur de l'art urbain, il est aujourd'hui une figure incontournable et populaire de la scène artistique. Unique par sa tenue éthique et esthétique, son parcours quelque soit les thèmes abordés, a réussi le rare prodige de concilier un engagement sans concessions ni reniements avec une expression artistique d'une extrême exigence. Au point que certaines de ses images, notamment les fusillés de la Commune et son Rimbaud vagabond reproduit à des milliers d'exemplaires sont devenues de véritables icônes des temps modernes.
Ses interventions métamorphosent, perturbent, révèlent les lieux et les évènements qu'il a précédemment choisis. Inscrits de nuit dans les contextes pour lesquels ils ont été conçus, ses dessins - essentiellement représentation humaine grandeur nature - s'apparentent à des fictions surgissant par effraction dans le champ du réel et en bouleversent autant la symbolique que les perspectives.
« ... au début il y a un lieu, un lieu de vie sur lequel je souhaite travailler. J’essaie d'en comprendre, d'en saisir à la fois tout ce qui se voit : l'espace, la lumière, les couleurs et dans le même mouvement tout ce qui ne se voit pas, ne se voit plus : l'histoire, les souvenirs enfouis, la charge symbolique... Dans ce lieu réel saisi ainsi dans sa complexité, je viens inscrire un élément de fiction, une image (le plus souvent un corps à échelle 1. Cette insertion vise à la fois à faire du lieu un espace plastique et à en travailler la mémoire, en révéler, perturber, exacerber la symbolique... » E.P-E, entretien avec André Velter, 2014.
Au MAMAC
Inscrites ainsi dans les lieux, les évènements qui leur donnent tout leur sens, ces images sont livrées au caprice du temps jusqu'à disparaître. Ne restent que les croquis, les esquisses préparatoires, les dessins matrices des sérigraphies et les photographies in situ que réalise l'artiste. Pensée par Ernest Pignon-Ernest, l'exposition du MAMAC, bâtie sur ces centaines de documents et d'œuvres propose la découverte d'un processus de travail, l'exposé d'une démarche novatrice, retrace l'ensemble d'un parcours d'exception, sensible, sensuel, alerté, d'une création qui exalte la mémoire, les mythes, la poésie, les révoltes, les personnalités hors norme, toujours en prise, sur le qui-vive.
A l’Église abbatiale de Saint-Pons
Ernest Pignon-Ernest investit, pour le plus grand plaisir des visiteurs, l'architecture baroque de l'église abbatiale de Saint-Pons surplombant le Centre Hospitalier Universitaire Pasteur avec la présentation de la série "EXTASES".
Les feuilles de papier grand format aux courbes et contre-courbes reçoivent les portraits de grandes mystiques chrétiennes et semblent léviter au-dessus d'un miroir d'eau aux reflets vertigineux. L'artiste fait apparaître au cœur de l'église des femmes jugées folles ou hystériques habitées par un amour de Dieu éminemment charnel troublé par un ardent désir de transcendance et de désincarnation. Ces dessins, portraits imaginés, ont été élaborés à partir des écrits de ces mystiques, on peut repérer des références au Bernin, Caravage, Sodoma, Gérard de Nerval, Pierre-Jean Jouve, Jean-Noël Vuarnet, Claude Louis-Combet, André Velter. L'ensemble est le fruit de centaines de dessins préparatoires réalisés sur plusieurs années avec pour modèle Bernice Coppieters danseuse-étoile des Ballets de Monte-Carlo. Ces mystiques aux passions et tensions contraires, dramatiques et exubérantes, trouvent leur paroxysme dans cette architecture baroque.
A la bibliothèque Louis Nucéra
Au moment où l’exposition de l’église abbatiale de Saint-Pons s’achèvera, la bibliothèque Louis Nucéra prendra le relais en célébrant tout un pan de l’œuvre d’Ernest Pignon-Ernest selon le souhait de l’artiste maintes fois exprimé : sa collaboration avec les hommes et femmes de lettres. C’est ce long et intense compagnonnage que la bibliothèque se propose de révéler au public, par une exposition rassemblant la série des 19 portraits de poètes dont les reproductions orneront le livre d’André Velter, Ceux de la poésie vécue, des ouvrages de bibliophilie ainsi que les livres de et sur l’artiste, en particulier ceux illustrant tous ses combats depuis les années 70 dont Ernest Pignon-Ernest a composé la couverture. L’inauguration de cette exposition est fixée au samedi 1er octobre à 17 heures. Ce premier jour d’octobre sera une journée particulière jalonnée d’évènements tels que le lancement du livre d’André Velter et d’E. Pignon-Ernest Ceux de la poésie vécue aux éditions Actes Sud avec vente-dédicace en début d’après-midi. Des rencontres littéraires avec des auteurs ayant collaboré avec l’artiste et des conférences sur le travail d’Ernest PIGNON-ERNEST seront également programmées aux mois d’octobre et novembre 2016.
Pour en savoir plus : http://pignon-ernest.com/
Ses interventions métamorphosent, perturbent, révèlent les lieux et les évènements qu'il a précédemment choisis. Inscrits de nuit dans les contextes pour lesquels ils ont été conçus, ses dessins - essentiellement représentation humaine grandeur nature - s'apparentent à des fictions surgissant par effraction dans le champ du réel et en bouleversent autant la symbolique que les perspectives.
« ... au début il y a un lieu, un lieu de vie sur lequel je souhaite travailler. J’essaie d'en comprendre, d'en saisir à la fois tout ce qui se voit : l'espace, la lumière, les couleurs et dans le même mouvement tout ce qui ne se voit pas, ne se voit plus : l'histoire, les souvenirs enfouis, la charge symbolique... Dans ce lieu réel saisi ainsi dans sa complexité, je viens inscrire un élément de fiction, une image (le plus souvent un corps à échelle 1. Cette insertion vise à la fois à faire du lieu un espace plastique et à en travailler la mémoire, en révéler, perturber, exacerber la symbolique... » E.P-E, entretien avec André Velter, 2014.
Au MAMAC
Inscrites ainsi dans les lieux, les évènements qui leur donnent tout leur sens, ces images sont livrées au caprice du temps jusqu'à disparaître. Ne restent que les croquis, les esquisses préparatoires, les dessins matrices des sérigraphies et les photographies in situ que réalise l'artiste. Pensée par Ernest Pignon-Ernest, l'exposition du MAMAC, bâtie sur ces centaines de documents et d'œuvres propose la découverte d'un processus de travail, l'exposé d'une démarche novatrice, retrace l'ensemble d'un parcours d'exception, sensible, sensuel, alerté, d'une création qui exalte la mémoire, les mythes, la poésie, les révoltes, les personnalités hors norme, toujours en prise, sur le qui-vive.
A l’Église abbatiale de Saint-Pons
Ernest Pignon-Ernest investit, pour le plus grand plaisir des visiteurs, l'architecture baroque de l'église abbatiale de Saint-Pons surplombant le Centre Hospitalier Universitaire Pasteur avec la présentation de la série "EXTASES".
Les feuilles de papier grand format aux courbes et contre-courbes reçoivent les portraits de grandes mystiques chrétiennes et semblent léviter au-dessus d'un miroir d'eau aux reflets vertigineux. L'artiste fait apparaître au cœur de l'église des femmes jugées folles ou hystériques habitées par un amour de Dieu éminemment charnel troublé par un ardent désir de transcendance et de désincarnation. Ces dessins, portraits imaginés, ont été élaborés à partir des écrits de ces mystiques, on peut repérer des références au Bernin, Caravage, Sodoma, Gérard de Nerval, Pierre-Jean Jouve, Jean-Noël Vuarnet, Claude Louis-Combet, André Velter. L'ensemble est le fruit de centaines de dessins préparatoires réalisés sur plusieurs années avec pour modèle Bernice Coppieters danseuse-étoile des Ballets de Monte-Carlo. Ces mystiques aux passions et tensions contraires, dramatiques et exubérantes, trouvent leur paroxysme dans cette architecture baroque.
A la bibliothèque Louis Nucéra
Au moment où l’exposition de l’église abbatiale de Saint-Pons s’achèvera, la bibliothèque Louis Nucéra prendra le relais en célébrant tout un pan de l’œuvre d’Ernest Pignon-Ernest selon le souhait de l’artiste maintes fois exprimé : sa collaboration avec les hommes et femmes de lettres. C’est ce long et intense compagnonnage que la bibliothèque se propose de révéler au public, par une exposition rassemblant la série des 19 portraits de poètes dont les reproductions orneront le livre d’André Velter, Ceux de la poésie vécue, des ouvrages de bibliophilie ainsi que les livres de et sur l’artiste, en particulier ceux illustrant tous ses combats depuis les années 70 dont Ernest Pignon-Ernest a composé la couverture. L’inauguration de cette exposition est fixée au samedi 1er octobre à 17 heures. Ce premier jour d’octobre sera une journée particulière jalonnée d’évènements tels que le lancement du livre d’André Velter et d’E. Pignon-Ernest Ceux de la poésie vécue aux éditions Actes Sud avec vente-dédicace en début d’après-midi. Des rencontres littéraires avec des auteurs ayant collaboré avec l’artiste et des conférences sur le travail d’Ernest PIGNON-ERNEST seront également programmées aux mois d’octobre et novembre 2016.
MAMAC - Place Yves Klein - Nice - 25 juin 2016 – 8 janvier 2017 - Vernissage le vendredi 24 juin à 19h
Église abbatiale de Saint-Pons - 27 juin – 2 octobre 2016 - Vernissage le lundi 27 juin à 17h
Bibliothèque Louis Nucéra - Du 1er octobre au 8 janvier 2017
lundi 15 février 2016
Peter Kim : Afloat
Alors que 2016 est l’année France-Corée qui célèbre les 130 ans de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays, la Ville de Nice accueille à la Galerie contemporaine du Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain une exposition de l’artiste coréen Peter Kim.
Né en 1967 à Gwangju en Corée du Sud, Peter Kim est diplômé, à la fin des années 1990 de l’École supérieure d’art et de design de Marseille - Méditerranée. Depuis, il poursuit sa carrière à New York. Il travaille essentiellement le trait et le point de manière répétitive, sans viser l’efficacité de la première perception. Bien au contraire, il tend à révéler ce que le temps, les souvenirs, la mémoire et la contemplation peuvent offrir. Dans les peintures présentées dans l’exposition, les lignes s’enchevêtrent pour ne former qu’une masse dense ayant pour résultat une forme de récipient semblant flotter au milieu de nulle part.
Pour cette exposition intitulée Afloat, Peter Kim nous transporte dans son univers. Une trentaine de peintures et de dessins, dont un réalisé in situ pour l’occasion, rendent compte de son énergie foisonnante.
27 février - 24 avril 2016
Vernissage > Vendredi 26 février 2016 à 18 heures 30
Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain
Place Yves Klein - Nice
04.97.13.42.01
10h-18h
Fermé le lundi
www.mamac-nice.org
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| Sans titre, 2009 - Huile sur toile - 81 x 100 cm - © Peter Kim - Crédit photo : Brian Buckley |
Né en 1967 à Gwangju en Corée du Sud, Peter Kim est diplômé, à la fin des années 1990 de l’École supérieure d’art et de design de Marseille - Méditerranée. Depuis, il poursuit sa carrière à New York. Il travaille essentiellement le trait et le point de manière répétitive, sans viser l’efficacité de la première perception. Bien au contraire, il tend à révéler ce que le temps, les souvenirs, la mémoire et la contemplation peuvent offrir. Dans les peintures présentées dans l’exposition, les lignes s’enchevêtrent pour ne former qu’une masse dense ayant pour résultat une forme de récipient semblant flotter au milieu de nulle part.
Pour cette exposition intitulée Afloat, Peter Kim nous transporte dans son univers. Une trentaine de peintures et de dessins, dont un réalisé in situ pour l’occasion, rendent compte de son énergie foisonnante.
27 février - 24 avril 2016
Vernissage > Vendredi 26 février 2016 à 18 heures 30
Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain
Place Yves Klein - Nice
04.97.13.42.01
10h-18h
Fermé le lundi
www.mamac-nice.org
Pays/territoire :
Nice, France
mercredi 20 janvier 2016
MAMAC : Le précieux pouvoir des pierres
Dans le cadre du vernissage de l'exposition, Paul Armand Gette procédera à une célébration à Aphrodite : L'Apothéose des fraises ou Les Menstrues de la déesse.
Marina Abramović, Michel Blazy, George Brecht, James Lee Byars, Pierre-Laurent Cassière, Marion Catusse, Marine Class, Hubert Duprat, Jean Dupuy, Paul Armand Gette, Isabelle Giovacchini, Guillaume Gouerou, Laurent Grasso, Alicja Kwade, Didier Mahieu, Aurélien Mauplot, Éric Michel, Damián Ortega, Ève Pietruschi, Emmanuel Régent, Evariste Richer, Jean-Philippe Roubaud, Bettina Samson, Valentin Souquet.
Les minéraux suscitent la curiosité et l'émerveillement collectifs. Qui, petit ou grand, n'est pas parti à la chasse aux cailloux, collecter les spécimens les plus curieux pour les arranger en une constellation de petits trésors ? Cet attrait oscille entre la simple curiosité d'amateur et la contemplation esthétique, entre la croyance spirituelle ou magique et l'expérimentation scientifique. Si cette fascination en art s'inscrit dans une histoire qui reste encore à écrire, aujourd'hui force est de constater l'engouement des artistes actuels pour la minéralogie et plus spécifiquement pour le précieux pouvoir des pierres. Certains artistes les utilisent brutes tels des ready-mades re-sensibilisés, les collectent, les mettent en scène ou les représentent, quand d'autres les soumettent à des expérimentations, les transforment et produisent des simulacres.
Conçue comme une véritable immersion, l'exposition « Le précieux pouvoir des pierres » imbrique plusieurs temps restituant les différentes résonances et vibrations singulières que les artistes confèrent aux minéraux. Une première traversée invite à un voyage spirituel dans la relativité spatio-temporelle ouvrant sur l'imaginaire et la symbolique engendrés par les phénomènes occultes et les grands mystères de la nature. Puis, vient le temps de la collecte et de la représentation dans lequel le visiteur est transporté dans une sorte de cabinet minéralogique parsemé de simulacres et de vanités. L'exposition a été réalisée avec le concours du Muséum d'histoire naturelle de Nice.
30 janvier - 15 mai 2015
Vernissage : vendredi 29 janvier à 18h30
MAMAC - Place Yves Klein - Nice
Marina Abramović, Michel Blazy, George Brecht, James Lee Byars, Pierre-Laurent Cassière, Marion Catusse, Marine Class, Hubert Duprat, Jean Dupuy, Paul Armand Gette, Isabelle Giovacchini, Guillaume Gouerou, Laurent Grasso, Alicja Kwade, Didier Mahieu, Aurélien Mauplot, Éric Michel, Damián Ortega, Ève Pietruschi, Emmanuel Régent, Evariste Richer, Jean-Philippe Roubaud, Bettina Samson, Valentin Souquet.
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| Alicja Kwade, Lucy, 2004-2006, Charbon noir compressé et agent adhésif, 14 x 14 x 18 cm Collection de l'artiste - Courtesy König Galerie, Berlin, © Alicja Kwade - Photo Matthias Kolb |
Conçue comme une véritable immersion, l'exposition « Le précieux pouvoir des pierres » imbrique plusieurs temps restituant les différentes résonances et vibrations singulières que les artistes confèrent aux minéraux. Une première traversée invite à un voyage spirituel dans la relativité spatio-temporelle ouvrant sur l'imaginaire et la symbolique engendrés par les phénomènes occultes et les grands mystères de la nature. Puis, vient le temps de la collecte et de la représentation dans lequel le visiteur est transporté dans une sorte de cabinet minéralogique parsemé de simulacres et de vanités. L'exposition a été réalisée avec le concours du Muséum d'histoire naturelle de Nice.
30 janvier - 15 mai 2015
Vernissage : vendredi 29 janvier à 18h30
MAMAC - Place Yves Klein - Nice
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Le précieux pouvoir des pierres,
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Pays/territoire :
Nice, France
samedi 17 octobre 2015
Arman au MAMAC
La Ville de Nice rend hommage à l’une des figures emblématiques du Nouveau Réalisme, Armand Pierre Fernandez, dit Arman, né le 17 novembre 1928 à Nice. L’artiste a toujours maintenu des liens étroits avec la région. Il se lie d’amitié avec Yves Klein dès leur rencontre en 1947 à l’école de Police de Nice lors de cours de judo. C’est dans la boutique de meubles de son père, rue Paul Déroulède, qu’il découvre le potentiel esthétique du tamponnage sur papier. C’est à l’Abbaye de Roseland au festival du Nouveau Réalisme en 1961, qu’il brise des meubles réalisant une « Colère ». Il installe, pendant plusieurs années, son atelier avenue de la Lanterne. Enfin, c’est à Vence qu’il fait construire une maison-atelier conçue par l’architecte et ami Guy Rottier, où il réside fréquemment.
Dix ans après la disparition de cet archéologue de la société industrielle (le 22 octobre 2005 à New York), la ville de Nice lui consacre aujourd’hui une exposition permettant de mettre en lumière et de comprendre sa démarche artistique. Son œuvre allie remise en cause permanente du tableau par l’appropriation et le détournement d’objets du quotidien, et attachement profond à la tradition picturale, des premiers « Cachets » et « Allures » d’objets en passant par les « Accumulations », les « Poubelles » et les « Coupes », jusqu’aux « Colères » et « Combustions ». Arman est un amateur d’opéra, d’arts martiaux, mais aussi un grand collectionneur d’art africain (collection qui fera l’objet d’expositions) et de voitures de sport. Ses œuvres sont très présentes dans le paysage urbain de grandes villes d’Europe et des États-Unis comme Long Term Parking à Jouy-en-Josas (1982, 18 m de haut, composée de 2000 tonnes de béton et 60 voitures) ou Le Jardin des Délices pour la parfumerie Fragonard de Grasse (sculpture de 6 m de haut faite d’imposants alambics).
Après les expositions « Passage à l’acte » (2001) et « Subida al cielo » (2006), le Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain (MAMAC) offre un aperçu de la production artistique de l’artiste à travers une vingtaine d’œuvres issues des collections de la ville de Nice : d’une part, des collections permanentes du musée et, d’autre part, de la Donation Ferrero consentie en 2013 à la Ville et regroupant des œuvres d’artistes de l’École de Nice. Arman occupe une place essentielle les collections du musée qui comptent pas moins de huit acquisitions, des premières du début des années 1980 aux plus récentes datant de 2005, complétées par des donations dont deux faites par l’artiste et plusieurs dépôts, notamment privés. Au-delà des œuvres conservées, cet accrochage est aussi l’occasion de rappeler les actions où l’artiste accumule, détruit, brûle des objets neufs et usagés. Un espace documentaire présente catalogues, cartons d’invitation et documents d’archives. Enfin, le parcours est complété par la projection de vidéos afin de mieux appréhender sa démarche et ses actions.
Parallèlement, la Donation Ferrero, place Pierre Gautier, propose une quarantaine de photographies d’Arman réalisées par Jean Ferrero. Célèbre galeriste niçois, photographe et collectionneur, ce dernier a participé à l’émulation de la scène artistique locale à partir des années 1970. Cet accrochage révèlera une histoire plus personnelle, celle d’une amitié entre un marchand-photographe et un artiste.
7 novembre 2015 - 6 mars 2016
Donation Ferrero - Place Pierre Gautier - Nice
MAMAC - Place Yves Klein - Nice
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| Jean Ferrero, Arman, Vence, 1967 © Adagp, Paris, 2015 |
Après les expositions « Passage à l’acte » (2001) et « Subida al cielo » (2006), le Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain (MAMAC) offre un aperçu de la production artistique de l’artiste à travers une vingtaine d’œuvres issues des collections de la ville de Nice : d’une part, des collections permanentes du musée et, d’autre part, de la Donation Ferrero consentie en 2013 à la Ville et regroupant des œuvres d’artistes de l’École de Nice. Arman occupe une place essentielle les collections du musée qui comptent pas moins de huit acquisitions, des premières du début des années 1980 aux plus récentes datant de 2005, complétées par des donations dont deux faites par l’artiste et plusieurs dépôts, notamment privés. Au-delà des œuvres conservées, cet accrochage est aussi l’occasion de rappeler les actions où l’artiste accumule, détruit, brûle des objets neufs et usagés. Un espace documentaire présente catalogues, cartons d’invitation et documents d’archives. Enfin, le parcours est complété par la projection de vidéos afin de mieux appréhender sa démarche et ses actions.
Parallèlement, la Donation Ferrero, place Pierre Gautier, propose une quarantaine de photographies d’Arman réalisées par Jean Ferrero. Célèbre galeriste niçois, photographe et collectionneur, ce dernier a participé à l’émulation de la scène artistique locale à partir des années 1970. Cet accrochage révèlera une histoire plus personnelle, celle d’une amitié entre un marchand-photographe et un artiste.
7 novembre 2015 - 6 mars 2016
Donation Ferrero - Place Pierre Gautier - Nice
MAMAC - Place Yves Klein - Nice
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Nice, France
dimanche 12 juillet 2015
Nice : l’art quitte les musées pour les palissades de chantier.
Ce ne sont pas les palissades de chantier qui manquent à Nice en ce moment avec la construction de la nouvelle ligne du tram. Dans certaines villes, elles sont agrémentées de paysages aux décors idylliques. A Nice, Robert Roux, conseiller municipal délégué à l’art dans l’espace public, avait eu l’idée de les donner à des graffeurs qui trouvaient là un lieu adapté à défaut des murs des immeubles. C’est ainsi que l’on va découvrir Retro et Stew au square Durandy.
Mais la surprise vint quand au lieu de graffeurs, on va voir apparaître des artistes qui auraient mérité les cimaises d’une galerie ou d’un musée plutôt que les palissades d’un chantier. En effet les artistes niçois sont mal aimés dans leur propre ville ; on a pu constater que le MAMAC fut vide cet hiver et que cet été il offre une exposition intitulée « La Prom’ pour atelier » réunissant des souvenirs d’artistes dans le cadre de la promotion de Jean-Jacques Aillagon. Aux dires de certains employés il n’y aurait plus d’argent. On se demande également à quoi peuvent bien servir les abattoirs si ce n’est à abriter les ateliers de Spada que l’on va fermer.
Du coup, à défaut d’organiser des expositions dans des musées (qui sont devenus payants), on se contente de mettre en place des reproductions sur les palissades. Alors que certains artistes peuvent traiter une palissade sur sa longueur car ils ne manquent pas d’imagination, d’autres se contentent de juxtaposer des tirages des œuvres côte à côte, comme s’ils étaient dans une galerie.
Ce n’est plus de l’art urbain, mais de l’art mis à la rue pour ne pas l’exposer dans les lieux prévus à cet effet. Bref, il reste néanmoins éphémère, car il se renouvelle sans cesse, mais surtout ne valorise en rien la réputation des artistes : exposer à Nice, soit, mais sur une palissade de chantier, voilà qui va surprendre dans certains curriculum vitæ.
Christian Gallo - © Le Ficanas ®
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| Stew - photo : F. Binacchi / ANP / 20 Minutes |
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| "Lignes de vie" de Myrian Klein |
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| "Boites noires " de Yves Hayat |
Christian Gallo - © Le Ficanas ®
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Nice, France
mercredi 10 juin 2015
Nice : Keith Sonnier au MAMAC
Le MAMAC avait oublié de monter de grandes expositions depuis un certain temps (faute de conservateur, probablement) et nous offre cet été une exposition consacrée à l’artiste américain Keith Sonnier. Sur quatre salles on découvre en réalité une rétrospective puisque certaines œuvres datent de ses débuts dans les années soixante. Toutes s’inspirent du minimalisme et utilisent le néon. Ce sont d’ailleurs ces néons qui l’ont fait connaître du grand public. Ces néons créent des formes courbes et tandis que l’on pourrait croire que cette avalanche de lumière aurait pu être inspirée par Times Square ou Piccadilly, elle serait dit-on inspirée par sa terre natale, la Louisiane.
En réalité si Sonnier s’inspire réellement du minimalisme de son époque, il s’en défend, estimant qu’il s’érige contre la froideur des sculptures minimales et que ses œuvres sont narratives.
En réalité « Light Works » se présente plus comme une avalanche de lumières, bien orchestrées, bien présentées, qui nous font pénétrer dans un univers coloré et en fait, bien sympathique. Il n’a pas de véritable message, pas de grande émotion, mais plutôt un parcours ludique, presque enfantin. A signaler un plafond réalisé spécialement pour l’exposition et intitulé « Passage Azur » sensé être « métaphorique, mais aussi littéral ».
Christian Gallo - © Le Ficanas ® - Photos : Christian Gallo
Exposition du 12 juin au 29 novembre 2015.
MAMAC - Place Yves Klein – Nice - http://www.mamac-nice.org/
En réalité si Sonnier s’inspire réellement du minimalisme de son époque, il s’en défend, estimant qu’il s’érige contre la froideur des sculptures minimales et que ses œuvres sont narratives.
En réalité « Light Works » se présente plus comme une avalanche de lumières, bien orchestrées, bien présentées, qui nous font pénétrer dans un univers coloré et en fait, bien sympathique. Il n’a pas de véritable message, pas de grande émotion, mais plutôt un parcours ludique, presque enfantin. A signaler un plafond réalisé spécialement pour l’exposition et intitulé « Passage Azur » sensé être « métaphorique, mais aussi littéral ».
Christian Gallo - © Le Ficanas ® - Photos : Christian Gallo
Exposition du 12 juin au 29 novembre 2015.
MAMAC - Place Yves Klein – Nice - http://www.mamac-nice.org/
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MAMAC
Pays/territoire :
Nice, France
vendredi 5 septembre 2014
Nice : la forêt magique de Karen au MAMAC
Elle fait un peu penser à Miss Marple (interprétée par feu Joan Hickson), mais blonde et vêtue comme Barbara Cartland, rose de la tête aux pieds, avec en bandoulière un drôle de petit sac en forme de flamand, rose bien sûr ! Karen, de son vrai nom Karen Joubert-Cordier, a été découverte par Daniel Cordier, l’ancien secrétaire de Jean Moulin. Il l’exposera à la galerie Beaubourg à Paris, et deux de ses œuvres intègreront sa donation faite au Centre-Pompidou en 1989 (elles sont aujourd’hui au musée des Abattoirs à Toulouse).
Karen va voyager : son père, commissaire à bord de paquebots transatlantiques, dont le France, lui offrira une vie extravagante allant des transports maritimes de luxe aux palaces, et cela autour du monde.
La fréquentation du jardin de César, son mariage avec un jeune artiste thaïlandais, son amour des paysages tropicaux vont lui inspirer des toiles de grand format avec une végétation luxuriante d’où sont bannis l’homme les animaux, le ciel, l’eau…
Rien ne la raccroche à un style pictural bien défini. Certains parlent de pointillisme, de surréalisme, voire d’expressionisme. D’autres y voient une réapparition du Douanier Rousseau. En réalité cette végétation très colorée, parfois agressive dans les sujets avec ses plantes carnivores, est somptueuse et d’une grande finesse.
Karen expose dans le monde entier et on a déjà vu ses œuvres dans tous les palaces de la Côte d’Azur. Les dix œuvres qu’elle vient d’offrir au MAMAC ont incontestablement un aspect très décoratif. Et c’est peut-être cet aspect ornemental qui nous laisse un peu sur notre faim. Cette immersion qui nous est proposée dans cet univers végétal manque peut-être d’un sujet qui pourrait nous laisser entrevoir une histoire. On a l’impression que Karen se contente de la sienne, comme une thérapie pour oublier un passé.
Christian Gallo - © le Ficanas ® - Photos : C. Gallo
MAMAC (3e étage du musée) - Place Yves Klein – Nice – Jusqu’au 12 octobre 2014
Karen va voyager : son père, commissaire à bord de paquebots transatlantiques, dont le France, lui offrira une vie extravagante allant des transports maritimes de luxe aux palaces, et cela autour du monde.
La fréquentation du jardin de César, son mariage avec un jeune artiste thaïlandais, son amour des paysages tropicaux vont lui inspirer des toiles de grand format avec une végétation luxuriante d’où sont bannis l’homme les animaux, le ciel, l’eau…
Rien ne la raccroche à un style pictural bien défini. Certains parlent de pointillisme, de surréalisme, voire d’expressionisme. D’autres y voient une réapparition du Douanier Rousseau. En réalité cette végétation très colorée, parfois agressive dans les sujets avec ses plantes carnivores, est somptueuse et d’une grande finesse.
Karen expose dans le monde entier et on a déjà vu ses œuvres dans tous les palaces de la Côte d’Azur. Les dix œuvres qu’elle vient d’offrir au MAMAC ont incontestablement un aspect très décoratif. Et c’est peut-être cet aspect ornemental qui nous laisse un peu sur notre faim. Cette immersion qui nous est proposée dans cet univers végétal manque peut-être d’un sujet qui pourrait nous laisser entrevoir une histoire. On a l’impression que Karen se contente de la sienne, comme une thérapie pour oublier un passé.
Christian Gallo - © le Ficanas ® - Photos : C. Gallo
MAMAC (3e étage du musée) - Place Yves Klein – Nice – Jusqu’au 12 octobre 2014
Etaient présents : Simone Dibo-Cohen - Christian Gallo
Libellés :
Actualité,
Alpes-Maritimes,
Arts,
Centre Pompidou,
Côte d'Azur,
Daniel Cordier,
Karen Joubert-Cordier,
MAMAC,
Nice.
Pays/territoire :
Nice, France
mercredi 3 septembre 2014
Soirée autour d'Armand Scholtès et de ses œuvres.
Mercredi 17 septembre 2014 à 18h à l'Auditorium du MAMAC (Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain de Nice) - place Yves Klein
Au programme : Projection de trois films documentaires et débats en présence de l'artiste avec la participation de : Maurice Elie, philosophe, Charlie Galibert, écrivain, philosophe, anthropologue, Raphaël Monticelli, poète, critique d'art, Jean-Baptiste Pisano, historien d'art et des réalisateurs des films : Muriel Anssens, Raoul Robecchi et Michel Martino
Promenades avec Armand Scholtès
Armand Scholtès développe son œuvre depuis cinq décennies, d’abord en Lorraine où il est né, puis à partir de 1986 sur la Côte d’Azur. Le peintre, d’habitude peu enclin aux médias, a accepté durant quelques mois, à l’automne 2013, que la caméra suive quelques-unes de ses promenades nourricières dans la nature.
Promenades avec Armand Scholtès nous offre un regard incisif et une plongée rare dans le processus de création de ces peintures et dessins et dans le travail de l’artiste.
Nous voyons Armand Scholtès peindre et dessiner, mais surtout nous le voyons observer, contempler et dialoguer avec les éléments naturels : paysages grandioses des bords de Méditerranée et des Préalpes, roches, détails minéralogiques et végétaux.
Aux côtés d’Armand Scholtès, ses amis, Charlie Galibert et Maurice Elie (philosophes) s’entretiennent avec l’artiste, découvrent ses dernières créations et donnent quelques clés de compréhension de l’œuvre.
Promenades avec Armand Scholtès est le portrait pénétrant d’un artiste au travail et un film fascinant sur l’art de voir.
Au programme : Projection de trois films documentaires et débats en présence de l'artiste avec la participation de : Maurice Elie, philosophe, Charlie Galibert, écrivain, philosophe, anthropologue, Raphaël Monticelli, poète, critique d'art, Jean-Baptiste Pisano, historien d'art et des réalisateurs des films : Muriel Anssens, Raoul Robecchi et Michel Martino
Les films projetés :
- "Promenades avec Armand Scholtès", 2014, réalisation Michel Martino, 24 mn.
- "Les couleurs de la mémoire", 1994, réalisation Muriel Anssens - MAMAC, 10 mn.
- "Promenades avec Armand Scholtès", 2014, réalisation Michel Martino, 24 mn.
- "Les couleurs de la mémoire", 1994, réalisation Muriel Anssens - MAMAC, 10 mn.
- "Variations", 2006, réalisation Raoul Robecchi, 12mn.
Vous pourrez ensuite poursuivre la soirée en compagnie des intervenants au restaurant C'Factory, sur le parvis du MAMAC (réservation conseillée au 04.93.80.58.58).
Nous vous remercions d'avoir l'amabilité de confirmer votre participation à cette soirée en adressant un mail à info@armandscholtes.com.
Nous vous remercions d'avoir l'amabilité de confirmer votre participation à cette soirée en adressant un mail à info@armandscholtes.com.
Armand Scholtès développe son œuvre depuis cinq décennies, d’abord en Lorraine où il est né, puis à partir de 1986 sur la Côte d’Azur. Le peintre, d’habitude peu enclin aux médias, a accepté durant quelques mois, à l’automne 2013, que la caméra suive quelques-unes de ses promenades nourricières dans la nature.
Promenades avec Armand Scholtès nous offre un regard incisif et une plongée rare dans le processus de création de ces peintures et dessins et dans le travail de l’artiste.
Nous voyons Armand Scholtès peindre et dessiner, mais surtout nous le voyons observer, contempler et dialoguer avec les éléments naturels : paysages grandioses des bords de Méditerranée et des Préalpes, roches, détails minéralogiques et végétaux.
Aux côtés d’Armand Scholtès, ses amis, Charlie Galibert et Maurice Elie (philosophes) s’entretiennent avec l’artiste, découvrent ses dernières créations et donnent quelques clés de compréhension de l’œuvre.
Promenades avec Armand Scholtès est le portrait pénétrant d’un artiste au travail et un film fascinant sur l’art de voir.
Libellés :
Armand Scholtès,
MAMAC
Pays/territoire :
Nice, France
samedi 21 juin 2014
Julião Sarmento
Au plus près de la création, le MAMAC met en dialogue la scène artistique locale, nationale et internationale en portant un regard tout particulier sur les relations France-États-Unis et Nice-Italie du Nord. Plus largement, le musée est attentif à l’actualité artistique européenne : Barry Flanagan en 2002, Jan Fabre en 2003, Jean-Pierre Raynaud en 2006, Michelangelo Pistoletto en 2007, Jaume Plensa et Richard Long en 2008, Wim Delvoye en 2010 sont quelques-uns des artistes qui ont réalisé une exposition personnelle au musée. La monographie de Julião Sarmento s’inscrit dans cette démarche.
Né en 1948 à Lisbonne, où il vit et travaille, Julião Sarmento est l’un des principaux représentants du renouveau artistique portugais ayant suivi la chute de l’Estado Novo. Formé aux Beaux-Arts de Lisbonne, il amorce au milieu des années 1970 une carrière internationale. Il participe à plusieurs reprises à la Documenta de Kassel (en 1982 et 1987), représente le Portugal à la 46e Biennale de Venise en 1997 et prend part à la Biennale de São Paulo en 2002. Si les plus grandes galeries (Daniel Templon à Paris, Giorgio Persano à Turin, Sean Kelly à New York) lui ont consacré une importante exposition et qu’il est présent dans les plus belles collections (Tate Modern-Londres, Centre Pompidou-Paris, Musée Reina Sofía-Madrid).
Cet événement rappelle le rôle de précurseur du MAMAC, de mettre en place les premières expositions en France d’artistes internationaux comme Robert Indiana en 1998 et Robert Longo en 2009. L’exposition Julião Sarmento revient sur l’ensemble de la démarche de l’artiste du début des années 1970 à aujourd’hui, une belle manière d’appréhender son évolution plastique et iconographique en favorisant une réelle immersion dans cet univers à la fois éminemment poétique, conceptuel et actuel. Près d’une centaine d’œuvres provenant de l’atelier et de prêteurs privés ou institutionnels sont réunies dans cette exposition.
Julião Sarmento développe une œuvre protéiforme (peinture, sculpture, dessin, vidéo, performance) qui trouve son articulation essentielle dans la réitération des mécanismes du désir. Associant l’image au texte, il développe une iconographie personnelle dont l’égérie est une jeune femme sans visage, totalement déréalisée et vêtue d’une robe noire. Jouant sur l’érotisme, l’excitation, les non-dits, les frustrations et les fantasmes, l’artiste bouscule le spectateur-voyeur dans ses rapports aux corps et aux images. En construisant une œuvre fragmentaire qui fonctionne par l’entrecroisement d’images violentes ou latentes et d’impressions de déjà-vus, l’œuvre de Julião Sarmento actualise dans un même temps des symboles ancrés dans notre inconscient collectif et participe d’un art de la mémoire.
28 juin – 30 novembre 2014 - Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain (MAMAC) - Nice
Né en 1948 à Lisbonne, où il vit et travaille, Julião Sarmento est l’un des principaux représentants du renouveau artistique portugais ayant suivi la chute de l’Estado Novo. Formé aux Beaux-Arts de Lisbonne, il amorce au milieu des années 1970 une carrière internationale. Il participe à plusieurs reprises à la Documenta de Kassel (en 1982 et 1987), représente le Portugal à la 46e Biennale de Venise en 1997 et prend part à la Biennale de São Paulo en 2002. Si les plus grandes galeries (Daniel Templon à Paris, Giorgio Persano à Turin, Sean Kelly à New York) lui ont consacré une importante exposition et qu’il est présent dans les plus belles collections (Tate Modern-Londres, Centre Pompidou-Paris, Musée Reina Sofía-Madrid).
Cet événement rappelle le rôle de précurseur du MAMAC, de mettre en place les premières expositions en France d’artistes internationaux comme Robert Indiana en 1998 et Robert Longo en 2009. L’exposition Julião Sarmento revient sur l’ensemble de la démarche de l’artiste du début des années 1970 à aujourd’hui, une belle manière d’appréhender son évolution plastique et iconographique en favorisant une réelle immersion dans cet univers à la fois éminemment poétique, conceptuel et actuel. Près d’une centaine d’œuvres provenant de l’atelier et de prêteurs privés ou institutionnels sont réunies dans cette exposition.
Julião Sarmento développe une œuvre protéiforme (peinture, sculpture, dessin, vidéo, performance) qui trouve son articulation essentielle dans la réitération des mécanismes du désir. Associant l’image au texte, il développe une iconographie personnelle dont l’égérie est une jeune femme sans visage, totalement déréalisée et vêtue d’une robe noire. Jouant sur l’érotisme, l’excitation, les non-dits, les frustrations et les fantasmes, l’artiste bouscule le spectateur-voyeur dans ses rapports aux corps et aux images. En construisant une œuvre fragmentaire qui fonctionne par l’entrecroisement d’images violentes ou latentes et d’impressions de déjà-vus, l’œuvre de Julião Sarmento actualise dans un même temps des symboles ancrés dans notre inconscient collectif et participe d’un art de la mémoire.
Libellés :
Julião Sarmento,
MAMAC
Pays/territoire :
Nice, France
jeudi 3 avril 2014
Stéphane Pencréac’h : Peinture d’Histoire
Du 12 avril au 31 août 2014, le Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain de Nice (MAMAC) présente l’exposition Peinture d’Histoire de Stéphane Pencréac’h qui, dans ses œuvres les plus récentes, prend un nouveau chemin, celui des conflits au Moyen-Orient. Un « sujet improbable pour un peintre occidental qui scénographie la révolution du peuple dans quatre villes » 1 : Tombouctou (Mali), Tunis (Tunisie), Tripoli (Lybie) et Le Caire (Égypte). Il choisit un épisode caractéristique pour chacun des conflits. Pencréac’h propose ainsi quatre triptyques de grand format.
Stéphane Pencréac’h ou l’inventeur d’une nouvelle peinture d’Histoire ?
Le peintre s’inspire d’évènements récents dont il fait l’analyse « à chaud ». Ce genre s’inscrit dans la lignée de ses premières séries dans lesquelles la mort et la vie s’entremêlent, où les monstruosités de la guerre et l’espoir découlent de l’adversité et se chevauchent. Loin de la censure, la facticité et la distanciation des images, Pencréac’h choisit la peinture afin d’illustrer l’Histoire, et ce pour sa fonction critique, émotionnelle et subjective, même si le rapport à la photographie est latent. Dans cet objectif, il confère au médium une profondeur et une ampleur singulière, afin de décrire l’Histoire du Printemps arabe. Si Pencréac’h déploie ses peintures de manière apparemment assez classique, il vise cependant à fonder une expérience esthétique nouvelle et déploie un traitement moderne, construits en référence au monde actuel.
Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain (MAMAC)
12 avril – 31 août 2014
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Portrait de Stéphane Pencréac’h © ADAGP, Paris, 2014
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Stéphane Pencréac’h ou l’inventeur d’une nouvelle peinture d’Histoire ?
Le peintre s’inspire d’évènements récents dont il fait l’analyse « à chaud ». Ce genre s’inscrit dans la lignée de ses premières séries dans lesquelles la mort et la vie s’entremêlent, où les monstruosités de la guerre et l’espoir découlent de l’adversité et se chevauchent. Loin de la censure, la facticité et la distanciation des images, Pencréac’h choisit la peinture afin d’illustrer l’Histoire, et ce pour sa fonction critique, émotionnelle et subjective, même si le rapport à la photographie est latent. Dans cet objectif, il confère au médium une profondeur et une ampleur singulière, afin de décrire l’Histoire du Printemps arabe. Si Pencréac’h déploie ses peintures de manière apparemment assez classique, il vise cependant à fonder une expérience esthétique nouvelle et déploie un traitement moderne, construits en référence au monde actuel.
Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain (MAMAC)
12 avril – 31 août 2014
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MAMAC,
Stéphane Pencréac’h
Pays/territoire :
Nice, France
dimanche 9 février 2014
« Non peut-être » de Xavier Theunis au Mamac.
La galerie contemporaine du Mamac expose Xavier Theunis. Ce belge, qui travaille à quelques pas du Mamac, est un poulain de Catherine Issert depuis 2005, après ses études à Arson. C’est visiblement un spécialiste de l’adhésif comme en témoigne un grand mur coloré où des tableaux s’encastrent pour nous donner une nouvelle vision de l’œuvre. C’est aussi un artiste plein d’humour comme on peut le constater dans sa table à dessin totalement inutilisable mais qui prouve le rôle de l’architecture dans son travail. Le porte-à-faux témoigne de sa préoccupation d’occuper l’espace et fait contraste avec les tableaux constitués de chutes d’adhésif.
L’exposition est très bien présentée et en particulier on y trouve un aménagement judicieux pour masquer le fameux escalator inutilisé par une boite centrale où l’on découvre des œuvres réalisées par d’autres artistes à la demande d’Xavier Theunis. Pourtant un mystère subsiste, c’est le titre de l’exposition « Non, peut-être ! », mais on ne peut que se féliciter que le Mamac expose un artiste en devenir.
Christian Gallo - © Le Ficanas ®
Jusqu’au 20 avril au Mamac - www.mamac-nice.org
Christian Gallo - © Le Ficanas ®
Jusqu’au 20 avril au Mamac - www.mamac-nice.org
Libellés :
Catherine Issert,
MAMAC,
Xavier Theunis
Pays/territoire :
Nice, France
vendredi 6 décembre 2013
CHUBAC aux Ponchettes
Du 3 décembre 2013 au 9 février 2014, la Galerie municipale des Ponchettes à Nice propose une exposition d’œuvres d’Albert Chubac appartenant à la collection du Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain de la Ville de Nice.
L’occasion de (re)découvrir une sélection de 60 peintures, sculptures, bas reliefs et collages faisant partie de la donation que l’artiste consentit à la Ville de Nice pour son musée d’Art moderne et d’Art contemporain en 2004.
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Sans titre - Bois peint 98 x 45 x 7 cm
Donation de l'artiste en 2004 - Collection Mamac, Nice, inv. : 2004.1.24
Photo : Muriel Anssens/Ville de Nice - © Adagp, Paris, 2013
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Le Mamac ayant présenté cette donation d’une centaine d'œuvres du 29 janvier au 16 mai 2004, devint ainsi le pôle de référence pour l’œuvre de l’artiste en France.
Albert Chubac est né en 1925 à Genève. A seize ans, il entre à l'Ecole des Arts Décoratifs de Nice puis en 1945 à l'Ecole des Beaux-Arts. A la fin de ses études, grâce à l'obtention d'une bourse, il séjourne un an en Algérie et voyage en Italie, Espagne, Grèce, Egypte et finit par s'installer à Nice. Sa première exposition à lieu à Athènes en 1949. Durant ces années, son œuvre subit successivement les influences de Bonnard, Dufy et Matisse. En 1950, il rencontre Nicolas de Staël qui aura une grande influence sur son travail. En Egypte, un riche prince l'accueille dans sa maison, il visite les pyramides à dos d'âne, découvre les fresques de la Vallée des Rois... Les grands aplats de couleur vont le marquer.
Dès les premières peintures, proches de l’abstraction, il utilise un registre de couleurs primaires qu’il applique ensuite aux sculptures de bois, « modifiables », dont le principe permet aux spectateurs d’intervertir les éléments ; il explore dans une nouvelle période les ressources lumineuses du plexiglas coloré.
En 1952, il achète une maison à Aspremont dans les Alpes-Maritimes un cabanon sans eau ni électricité où il vit et travaille. D'une rencontre avec un collectionneur américain qui lui achète de nombreuses œuvres, naît une exposition aux Etats-Unis. Il est alors le premier artiste de l'Ecole de Nice à y exposer. De retour à Nice, il rencontre : Martial Raysse, Claude Gilli, Ben, Marcel Alocco, Serge III, Bernar Venet.
A partir de 1958, il délaisse les influences classiques pour se préoccuper de l'objet et réalise des sculptures en fil de fer et boîtes de conserves. Découvrant chez les boutiquiers du Vieux-Nice, des bâtonnets de bois et pigments de couleur, son œuvre trouve alors son expression définitive dans un esprit à mi-chemin entre le constructivisme et l'abstraction géométrique emprunt d'un esprit ludique et poétique. Albert Chubac décède à Tourrette-Levens en 2008.
Galerie des Ponchettes - 77 quai des Etats-Unis - Nice - 04 93 62 31 24
Dès les premières peintures, proches de l’abstraction, il utilise un registre de couleurs primaires qu’il applique ensuite aux sculptures de bois, « modifiables », dont le principe permet aux spectateurs d’intervertir les éléments ; il explore dans une nouvelle période les ressources lumineuses du plexiglas coloré.
En 1952, il achète une maison à Aspremont dans les Alpes-Maritimes un cabanon sans eau ni électricité où il vit et travaille. D'une rencontre avec un collectionneur américain qui lui achète de nombreuses œuvres, naît une exposition aux Etats-Unis. Il est alors le premier artiste de l'Ecole de Nice à y exposer. De retour à Nice, il rencontre : Martial Raysse, Claude Gilli, Ben, Marcel Alocco, Serge III, Bernar Venet.
A partir de 1958, il délaisse les influences classiques pour se préoccuper de l'objet et réalise des sculptures en fil de fer et boîtes de conserves. Découvrant chez les boutiquiers du Vieux-Nice, des bâtonnets de bois et pigments de couleur, son œuvre trouve alors son expression définitive dans un esprit à mi-chemin entre le constructivisme et l'abstraction géométrique emprunt d'un esprit ludique et poétique. Albert Chubac décède à Tourrette-Levens en 2008.
Galerie des Ponchettes - 77 quai des Etats-Unis - Nice - 04 93 62 31 24
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Chubac,
MAMAC,
Nice,
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Nice, France
samedi 21 septembre 2013
Nice : fort belle exposition privée au MAMAC.
Quand on n’a plus de sous pour organiser des expositions (faut bien payer le stade…) on fait appel à des collectionneurs privés pour présenter des œuvres dans la galerie contemporaine du MAMAC. Sous le vocable peu explicite de collection LCR, en fait les initiales des prénoms des collectionneurs, Gaëtane et Roland Botrel et leur amie Laurence Climbeau ont réuni des œuvres d’art d’artistes contemporains de qualité et cette exposition au MAMAC a pour but de les offrir à un regard extérieur à celui de leurs appartements où elles sont confinées.
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| Yan Pei-Ming - Autoportrait |
On est impressionné, dès l’entrée, par un immense portrait rouge de Mao par Yan Pei-Ming. Mais tout près de là un autoportrait du même artiste en noir et gris est encore plus impressionnant, malgré sa petite taille. On n’imagine pas que l’artiste dijonnais, mais né à Shanghai, puisse avoir un tel visage.
Les collectionneurs ne manquent pas d’humour et nombreuses sont les œuvres du genre d’Erik Dietman. Le suédois n’en manquait pas. Il était d’ailleurs proche de Fluxus et des Nouveaux Réalistes. Une série de petits bronzes, tous identiques, mais portant des outils différents, deux cranes entourant un œuf d’autruche gravé comme un pac-man, et surtout la superbe Scie coréenne, un animal, chat ou louve, dont la queue est une scie. La « Tasse du soir » en forme de crane ne manque pas d’humour également.
Les collectionneurs ne manquent pas d’humour et nombreuses sont les œuvres du genre d’Erik Dietman. Le suédois n’en manquait pas. Il était d’ailleurs proche de Fluxus et des Nouveaux Réalistes. Une série de petits bronzes, tous identiques, mais portant des outils différents, deux cranes entourant un œuf d’autruche gravé comme un pac-man, et surtout la superbe Scie coréenne, un animal, chat ou louve, dont la queue est une scie. La « Tasse du soir » en forme de crane ne manque pas d’humour également.
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| Erik Dietman |
Paul Rebeyrolle est bien présent avec sa volonté de défendre l’homme face à la société avec une violence impressionnante. L’ « Amalthée rouge » en est la preuve : la chèvre, selon le panthéon avait nourri Jupiter ; ici elle le dévore et le dieu essaye désespérément de s’en débarrasser.
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| Erro - Poupée Woody Allen |
Humour encore avec l’islandais Erro et sa poupée Woody Allen, un collage pervers. Et plus encore avec Eduardo Arroyo et son supporter madrilène formé de découpage de papier de verre.
On trouve sur les cimaises Jacques Monory et son aspect cinématographique, Bernard Rancillac, Hervé Télémaque, Pierre Buraglio et Valerio Adami. Tout est de qualité et une promenade à la galerie du MAMAC ne peut être qu’un instant de réel plaisir et il ne faut pas hésiter à féliciter les collectionneurs d’avoir assemblé de telles œuvres. Jusqu’au 5 janvier de 10h à 18h – Entrée libre
Christian Gallo - © Le Ficanas ® - Photos Christian Gallo
Etaient présents : Simone Dibo-Cohen – Christian Gallo
On trouve sur les cimaises Jacques Monory et son aspect cinématographique, Bernard Rancillac, Hervé Télémaque, Pierre Buraglio et Valerio Adami. Tout est de qualité et une promenade à la galerie du MAMAC ne peut être qu’un instant de réel plaisir et il ne faut pas hésiter à féliciter les collectionneurs d’avoir assemblé de telles œuvres. Jusqu’au 5 janvier de 10h à 18h – Entrée libre
Christian Gallo - © Le Ficanas ® - Photos Christian Gallo
Etaient présents : Simone Dibo-Cohen – Christian Gallo
Libellés :
Bernard Rancillac,
Collection LCR,
Erik Dietman,
Erro,
Hervé Télémaque,
Jacques Monory,
MAMAC,
Paul Rebeyrolle,
Pierre Buraglio,
Valerio Adami,
Yan Pei-Ming
Pays/territoire :
Nice, France
mercredi 21 août 2013
Au revoir Monsieur Matisse !
Matisse, d’abord post-impressionniste, puis leader du fauvisme est le plus grand coloriste du XXe siècle. Tous ses successeurs, et même ses contemporains, ont dans leurs œuvres quelque-chose de Matisse. Ses couleurs pures, dès sa période fauviste, mais encore plus dans ses collages, créent une ambiance reposante ; ne disait-il pas qu’il créait un art qui serait « un calmant, effet calmant sur l’esprit, un peu comme un bon fauteuil » !
Alors qu’allions nous découvrir au MAMAC de Nice pour cette exposition intitulée « Bonjour Monsieur Matisse ! » consacrée à des artistes contemporains et, pensions nous, tous vivants. Qu’est-ce que la jeune création avait à nous offrir, inspirée par le maître ?
Dans son poème « La Noria » d’Antonio Machado la mule, qui tourne les yeux bandés et meurt de mélancolie, nous fait penser à cet accrochage au premier étage du musée : on s’ennuie. Le calme voulu par Matisse est remplacé par l’ennui. Cela est dû probablement à un accrochage très discutable, mais à la mode cet été, comme chez Maeght.
Pourtant les œuvres respectent souvent cet hommage : elles représentent parfois le maître lui-même, comme dans le tableau en relief de Larry Rivers, ou souvent ses couleurs, en particulier avec Alain Jacquet, ou son graphisme avec le drôle de jeu de boules de Laurence Aëgerter. Parfois l’œuvre surprend, comme celle d’Erro, avec son moteur Matisse qui mélange la photo d’un avion à réaction avec des nus de Matisse et un moteur digne de Fernand Léger.
Pourquoi donc cette impression d’ennui ? Tout simplement parce qu’une grande partie des œuvres est réalisée par des artistes disparus ou datent d’il y a fort longtemps ; certaines même semblent incongrues comme les fameuses éponges (pardon haricots) de Viallat que l’on avait déjà vues lors d’une précédente exposition. Pire encore, des faux Matisse ne témoignent guère d’une forme de création. Les contemporains qui ont exécuté des œuvres spécialement pour ce « Bonjour Monsieur Matisse » ne sont pas majoritaires, et si on excepte l’installation de Paola Risoli avec ses bidons creusés où sont projetés des films qui se reproduisent sur le mur attenant, celle de Cynthia Lemesle et Jean-Philippe Roubaud, et l’humour de Thierry Lagalla, on navigue à travers les âges, ce qui donne cette impression de brocante de l’art, probablement non désirée, mais réelle.
Eh bien Monsieur Matisse, ceux que vous avez inspirés ne sont pas tous venus, loin de là, et après tout mieux vaut monter à Cimiez pour vous dire bonjour.
Christian Gallo - © Le Ficanas ®
Alors qu’allions nous découvrir au MAMAC de Nice pour cette exposition intitulée « Bonjour Monsieur Matisse ! » consacrée à des artistes contemporains et, pensions nous, tous vivants. Qu’est-ce que la jeune création avait à nous offrir, inspirée par le maître ?
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| Thierry Lagalla |
Dans son poème « La Noria » d’Antonio Machado la mule, qui tourne les yeux bandés et meurt de mélancolie, nous fait penser à cet accrochage au premier étage du musée : on s’ennuie. Le calme voulu par Matisse est remplacé par l’ennui. Cela est dû probablement à un accrochage très discutable, mais à la mode cet été, comme chez Maeght.
Pourtant les œuvres respectent souvent cet hommage : elles représentent parfois le maître lui-même, comme dans le tableau en relief de Larry Rivers, ou souvent ses couleurs, en particulier avec Alain Jacquet, ou son graphisme avec le drôle de jeu de boules de Laurence Aëgerter. Parfois l’œuvre surprend, comme celle d’Erro, avec son moteur Matisse qui mélange la photo d’un avion à réaction avec des nus de Matisse et un moteur digne de Fernand Léger.
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| Paola Risoli |
Pourquoi donc cette impression d’ennui ? Tout simplement parce qu’une grande partie des œuvres est réalisée par des artistes disparus ou datent d’il y a fort longtemps ; certaines même semblent incongrues comme les fameuses éponges (pardon haricots) de Viallat que l’on avait déjà vues lors d’une précédente exposition. Pire encore, des faux Matisse ne témoignent guère d’une forme de création. Les contemporains qui ont exécuté des œuvres spécialement pour ce « Bonjour Monsieur Matisse » ne sont pas majoritaires, et si on excepte l’installation de Paola Risoli avec ses bidons creusés où sont projetés des films qui se reproduisent sur le mur attenant, celle de Cynthia Lemesle et Jean-Philippe Roubaud, et l’humour de Thierry Lagalla, on navigue à travers les âges, ce qui donne cette impression de brocante de l’art, probablement non désirée, mais réelle.
Eh bien Monsieur Matisse, ceux que vous avez inspirés ne sont pas tous venus, loin de là, et après tout mieux vaut monter à Cimiez pour vous dire bonjour.
Christian Gallo - © Le Ficanas ®
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| Cynthia Lemesle & Jean-Philippe Roubaud |
Jusqu’au 24 novembre avec les œuvres de : Tom Wesselmann, Roy Lichtenstein, Larry Rivers, Andy Warhol, Valerio Adami, Erró, Alain Jacquet, Claude Viallat, Louis Cane, Christian Bonnefoi, Claude Rutault, Vik Muniz, Sherrie Levine, Gilles Mahé, Patrice Carré, John Baldessari, Sophie Matisse, Christophe Cuzin, Laurence Aëgerter, Martin Kippenberger, Loïc Le Pivert, Gérald Panighi, Thierry Lagalla, Cynthia Lemesle & Jean-Philippe Roubaud, Paola Risoli, Erik Dietman, Wang Qingsong.
Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain - Promenade des Arts - Nice 06000 France - Tél. 04 97 13 42 01
Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain - Promenade des Arts - Nice 06000 France - Tél. 04 97 13 42 01
Etaient présents : Simone Dibo-Cohen, Françoise Castellani, Celia Mores, Christian Gallo
Libellés :
Alain Jacquet,
Bonjour Monsieur Matisse,
Cynthia Lemesle,
Erro,
Jean-Philippe Roubaud,
Larry Rivers,
Laurence Aëgerter,
MAMAC,
Matisse,
Paola Risoli,
Thierry Lagalla,
Viallat
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