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lundi 12 janvier 2015

Peter Grimes de Benjamin Britten

L’Opéra Nice Côte d’Azur a programmé dès ce mois de Janvier 2015 un des opéras anglais les plus populaires de l’après-guerre, Peter Grimes de Benjamin Britten. La direction musicale de cette nouvelle production sera assurée par Bruno Ferrandis. La mise en scène est de Marc Adam par ailleurs directeur artistique de l’opéra de Nice. Les quatre représentations auront lieu : dimanche 18 à 15h, mardi 20 à 20h, jeudi 22 à 20h et samedi 24 à 20h.

Le 7 juin 1945, la création de Peter Grimes au Sadler’s Wells Opera de Londres enregistre un succès retentissant.



L’ouvrage tire sa force de l’opposition entre le principal protagoniste, Peter Grimes, un pêcheur pauvre dont les apprentis successifs passent de vie à trépas dans des conditions obscures, et les habitants du « Borough » (le Bourg), qui à force de calomnies, soupçons, et mesquineries contraindront Peter Grimes au suicide. Le livret inspiré d’un poème de Georges Crabbe, The Borough fut adapté par Montagu Slater, mais la pièce dans son ensemble est le fruit d’une intense collaboration entre Benjamin Britten, Peter Pears qui partageait la vie de Britten et le librettiste.

Opéra en 3 actes avec prologue, opus 33. Livret de Montagu Slater d’après George. Livret de Giuseppe Adami et Renato Simoni d’après Carlo Gozzi. Création Teatro alla Scala de Milan, le 25 avril 1926

Direction musicale Bruno Ferrandis. Mise en scène Marc Adam

dimanche 14 juillet 2013

Le programme de l’opéra de Nice pour 2013-2014.

Intéressons-nous à la future saison de l’opéra de Nice sous la direction du nouveau directeur Marc Adam qui a succédé à deux années sans direction, suite à l’affaire Alain Lanceron relaxé d’ailleurs en début d’année. Ancien directeur de l’opéra de Rouen, puis du théâtre de Lübeck et enfin directeur du théâtre de Berne, sa prestation est attendue avec impatience. Voici donc sa programmation :

Le Freischütz. C’est un opéra allemand de Carl Maria von Weber créé en 1820 et qui fit un triomphe dès la première représentation. Weber fut impressionné par la représentation du seul opéra de Beethoven, Fidelio, et confiera le livret au poète Johan Friedrich Kind. Cet opéra influencera Richard Wagner.
Le Freischütz en 1866
L’histoire se passe en Bohême, en 1648, après la guerre de Trente Ans. Un garde forestier veut gagner un concours de tir et obtenir la main d’Agathe. Une situation que l’on retrouve chez Ulysse, et un enjeu comparable à celui de Turandot. La version que présente l’opéra de Nice devrait être celle d’Hector Berlioz, la plus fidèle à l’original. (En novembre 2013)

Sémélé. L’opéra de Haendel fut présenté à l’origine en 1743 en version concert. Son adaptation , en oratorio puis en opéra, choquera car, interprétée en plein carême, elle traite d’une histoire d’amour inspirée de la mythologique grecque. Dans l’immense production de Haendel, Sémélé va disparaître jusqu’au XXe siècle et renaîtra en Angleterre, puis aux Etats-Unis, et enfin en France.

 
Sémélé
Opéra ou oratorio, il est considéré aujourd’hui comme l’un des plus grands chefs-d’œuvre du maître. (En février 2013)

Adrienne Lecouvreur. De cette période vériste coincée entre Verdi et Puccini, apparaît Francesco Silea, et Adrienne Lecouvreur est son seul opéra encore interprété aujourd’hui. Il eut du succès dès sa création à Milan en 1902.

Adrienne Lecouvreur

Adrienne Lecouvreur a existé : née en 1692 près d’Epernay, elle fut la plus grande comédienne de son temps à la Comédie Française. Elle est restée célèbre pour avoir abandonné la diction chantante sur scène et pour avoir aimé Maurice de Saxe. C’est d’ailleurs là le sujet de l’opéra qui raconte sa rivalité à la princesse de Bouillon. C’est un rôle qui a toujours séduit les grandes tragédiennes. (En mars 2014)

Dreyfus. Une création mondiale de cet opéra qui en a déjà connu trois (La prise de Troie de Berlioz, Marie-Madeleine de Massenet et Elephant Man de Laurent Petitgirard). La musique de Dreyfus est de Michel Legrand et le livret de Didier van Cauwelart. L’opéra retracera l’affaire du capitaine Dreyfus, cette oeuvre étant déjà qualifiée d’ambitieuse par le librettiste. (En mai et juin 2014)

Alfred Dreyfus
Il faut ajouter deux opérettes : La Chauve-Souris de Johann Strauss en janvier, et La Vie Parisienne d’Offenbach en septembre.

Christian Gallo - © Le Ficanas ®

lundi 3 juin 2013

Ulysse vu par Monteverdi à l’opéra de Nice.

« Le retour d’Ulysse dans sa patrie » est attribué à Claudio Monteverdi comme son chef-d’œuvre « Le couronnement de Poppée ». En effet il reste peu de partitions de ce créateur de l’opéra au point que Lucien Rebatet n’évoque même pas cet opéra dans sa fameuse histoire de la musique. Mais peu importe car il fut créé à Venise en 1640 avec un succès considérable au point d’être interprété dix fois. On ne le reverra pourtant qu’en 1925 à Paris.

C’est à ce moment là que la musique passe de la renaissance au baroque, que se crée le « dramma per musica », et en cette année où l’on fête le bicentenaire de la naissance de Wagner et de Verdi, ce petit orchestre de douze musiciens va enthousiasmer cette grande salle de l’opéra de Nice plus habituée à l’opera-seria. Le balcon applaudira debout l’orchestre dirigé par Jérôme Correas en fin de spectacle.



C’est une très belle production qui nous vient de la banlieue parisienne pour la réouverture du centre dramatique national de Saint-Denis. « Le retour d’Ulysse dans sa patrie » débute effectivement le matin où, après vingt années de pérégrinations, il retrouve une plage d’Ithaque. Minerve va l’aider alors et nous connaissons tous l’histoire d’Homère. Le destin l’errance, la fidélité, la solitude, la tentation, la liberté vont être très brillamment mis en scène par Christophe Rauck dans des décors sobres ou baroques au travers des cintres qui s’élèvent ou s’effondrent tout au long de la représentation. On peut juste regretter le manque d’un chorégraphe lors d’une musique de ballet enjouée où les chanteurs se contentent d’un pas en avant et d’un pas en arrière.



Ulysse c’est Jérôme Billy, superbe ténor français qui n’hésite jamais à aborder des rôles inattendus. Mais c’est avec Pénélope, Blandine Folio Pérès, connue dans l’opéra du XIXeme qui visiblement s’intéresse également à l’opéra baroque qu’ira notre préférence. Elle va rouler les « r » comme on les prononçait en ces temps là et sa diction parfaite est un régal.

Cette superbe production française a réellement enthousiasmé les spectateurs qui ne manquaient pas d’éloges flatteurs dans la rue Saint François de Paule.


Christian Gallo - © Le Ficanas ®

En présence de Françoise Castellani et Christian Gallo