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lundi 30 octobre 2017

L'UMAM présente : "Desseins : Dessins"


Vous allez découvrir :


Romain Bagriot

Né en 1991, Romain découvre le graffiti au collège. D’un passe temps d’adolescent, cette pratique deviendra vite une passion dévorante et obsessionnelle.
 Attiré par l’univers ferroviaire, ses supports préférés sont les trains de marchandises, ces grosses carcasses métalliques qui voyagent dans toute l’Europe et ne sont effacées que par le temps et les intempéries.


En parallèle, Romain commence en 2010 à peindre sur toile et à réaliser des peintures sur commande chez des particuliers et professionnels.
 Il pratique un graffiti spontané, authentique, basé sur des lettrages dansants et agrémentés de personnages souvent rigolos.


Philippe Croq

L’œuvre de Philippe Croq débute à l’époque où il était presque mort. Cela est important car si l’on veut ramener ce travail au mouvement qui en rend saisissable toutes les ambiguïtés, c’est au cœur de cette situation qu’il se situe. La peinture commence avec la fin qu’elle permet de comprendre. À commencer par l’évidence du corps – omniprésent dans les toiles de l’artiste – mais aussi son effacement et sa quasi disparition. L’une et l’autre demeurent néanmoins insistantes et signifiantes. Il y a là toute une manière de souffler le froid pour faire sentir le chaud, de donner le moindre pour faire éprouver un « supremus » d’émotions: entre autres la douleur, la souffrance mais qui elles aussi semblent diffuses, impalpables, sans assignations précises.


L’univers pictural de l’artiste se fraye un passage dans l’entre-deux du figural et de l’abstrait, de la vie et de la mort, dans cette vérité qui rappelle que l’être n’existe que par l’existence du néant. D’une certaine manière pour Croq la mort est la possibilité de l’être, elle est sa « chance » dans la mesure où, à travers elle, reste l’avenir d’un monde achevé et l’espoir d’être homme. C’est pourquoi sans doute l’œuvre de l’artiste est marquée par l’angoisse. Non parce que la mort existe mais parce qu’elle est toujours là, encore là, présence au fond de l’absence, jour inexorable sur lequel se lèvent et se couchent les lumières des toiles de l’artiste. (Jean-Paul Gavard-Perret)

Gérald Foltête

Son travail oscille entre les deux infinis. Il s’intéresse principalement aux pôles (géant, minuscule ; noir, blanc ; froid, chaud) mais aussi et surtout aux humeurs et aux relations humaines extrêmes.
Dans le premier volet de son travail, il s'est rapproché de certains grands auteurs (Victor Hugo, Gogol, Dostoïevski, Van Gogh etc.). En retranscrivant certains de leurs écrits il arrive à mieux pénétrer leurs textes, éprouver leur solitude et leurs tourments.
A travers ces exemples, ce sont les recherches sur la nature humaine dans son ensemble qui motive son travail. Cet exercice patient et solitaire induit une sorte d’extase, une mélancolie dans le sens défini par Victor Hugo (la mélancolie, c’est le bonheur d’être triste).


Il explore la liberté, la solitude, le temps et la mélancolie qui résulte de cette expérience.
Le deuxième volet de son travail, met en scène sous forme d’installations, des univers auxquels il est sensible. Ce sont des scénettes, qui par la stricte délimitation de leur espace, forcent la focalisation de l’attention et encouragent le regardeur à la réflexion.
Il s’attache, même lorsque il traite de sujets graves, de problématiques humaines ou de phénomènes sociétaux, à produire une émotion poétique. Il lui semble que l’art contemporain s’épuise parfois dans l’explication de son geste et du signifié qu’il poursuit. Il cherche de son côté, à ne jamais sacrifier la dimension purement « esthétique » de l’œuvre.
Friedensreich Hundertwasser disait: « rêver seul, ce n’est qu’un rêve. Rêver ensemble, c’est le début d’une réalité ! ». Mon ambition est de donner réalité à un rêve commun, rassembler autour de l’expression plastique que je propose de ce rêve.

François Nasica

Né le 26 décembre 1964 à Nice, François Nasica découvre très tôt la musique et notamment le jazz, puis la peinture, grâce à une mère chanteuse qui l’amène souvent dans les ateliers de ses amis peintres ou galeristes. Il se passionne pour l’art pariétal, l’art primitif et surtout les dessins d’enfant qui représentent, selon lui, le langage universel de l’art.


Depuis 2005, Il se consacre entièrement à la peinture. Une longue exploration de l’art pictural, avec un grand détour par la musique, pour aboutir au travail d’aujourd’hui : un univers construit, très coloré et très chargé, très gai et, au final, très « sud », où l’on retrouve un personnage récurrent de chien rose, avec des cœurs, des fleurs, des palmiers et des soleils, des phrases en anglais … Une peinture qui swingue !

François Paris

Écartelé entre des pulsions contraires, mais qu'il ne recherche pas à unifier, François Paris déploie un univers singulier et décalé.
L'artiste joue sur les interstices du temps, le hors champ, les désillusions sentimentales et les malentendus, entre les images et les mots, la mise en abîme poétique, sombre et sans réponse, mais ou prédomine l'absurdité de l'existence. Mélange d'espoir et de dérision, il nous amène à nous interroger sur la futilité réelle de nos vies moderne, course effrénée au chaos, sombre farce que nous ne voulons pas voir pour une jouissance immédiate, instantanée et sans réel lendemain. Un élan vers le pire dans une mélancolie heureuse.


Scène de vie, parfois absurde, photos de famille, de propagande, personnages inquiets, visages effacés, lieu incertain empreint d'austérité, objets incongrus, les interprétations étranges nous font basculer dans l'ineffable désastre, à travers le prisme de vieilles diapositives trouvées, d'images éventées disponibles sur internet, des vieilles cartes mémoires oubliées, l'artiste s'en empare pour nous confronter à une sorte de précis de décomposition de l'âme ou de ce qu'il en reste ... M. F, 2013

L'UMAM chez VISION FUTURE

Vernissage : Jeudi 16 novembre à partir de 19 heures

5, rue du Congrès - Nice - Parking : Palais de la Méditerranée.





mercredi 7 septembre 2016

Cécile Andrieu chez Depardieu

Née en 1956 à Charleville-Mézières (Ardennes). Vis à Kanazawa (Japon).

La rencontre fortuite avec l’oeuvre de l’artiste japonais Arakawa Shusaku dont je fais l’objet de ma maîtrise d’arts plastiques (université d'Aix-Marseille I / 1980) me fait découvrir la culture japonaise. En 1982, boursière du gouvernement japonais puis de la Fondation du Japon, j'entreprends des études linguistiques et esthétiques à l'université de Tokyo qui aboutiront à un Doctorat de 3e cycle d’arts plastiques (université Paris I - Panthéon Sorbonne, 1986). C’est là l’amorce d’une réflexion sur la relation homme - espace - langage ciblée ensuite de plus en plus sur le mot, qui donnera lieu à une nouvelle production artistique.

Y a-t-il moyen de voir le monde sans être influencé par les mots? Comment percer "l'épaisse croûte de discours” (Italo Calvino) qui pèse de plus en plus sur le monde et nous aveugle, et pénétrer plus profondément la réalité? Tel est mon questionnement depuis le début des années 90. Je ne prétends nullement nier le caractère vital du mot pour l'homme. Au contraire, en faisant qu'il devienne le moyen même de son propre dépassement j'en souligne la valeur.

Dans mes œuvres le mot est tantôt présent en tant que tel tantôt juste suggéré mais toujours investi d'une présence silencieuse ou mieux d'une présence qui s'efforce d'éveiller le silence plutôt que de le combler. Je considère cette présence comme essentielle pour repenser notre relation avec le mot et approfondir notre expérience de la réalité.

Je travaille sur de petits objets comme sur de grandes installations étudiés généralement en relation étroite avec le lieu et son public. Beaucoup de mes travaux récents sont réalisés à partir de dictionnaires ou d’alphabets. Ceux-ci m’intéressent non seulement parce qu’ils représentent l’essence d’une langue mais aussi parce que, hors contexte, ils recèlent à la fois une forte ambiguïté et un riche potentiel que je m’efforce d’exploiter visuellement pour stimuler l’œil comme l’esprit, et éveiller chez le spectateur des résonances ou un questionnement nouveaux.
(Note de l'artiste)


Cécile Andrieu  - Soufflare

Vernissage Jeudi 8 septembre 2016 de 16 à 21h
 Exposition jusqu’au 8 octobre 2016

Galerie Depardieu - 6, rue du docteur Jacques Guidoni (ex passage Gioffredo)
06000 Nice
tél 09 66 89 02 74 - galerie.depardieu@orange.fr www.galerie-depardieu.com

dimanche 8 novembre 2015

Les 70 ans de l’UMAM ? C’est parti !

Bien que fondé à Nice le 1er juin 1946 par Jean Casarinni et le docteur Thomas, sous le parrainage d’Henri Matisse et de Pierre Bonnard, l’anniversaire des soixante-dix ans de l’UMAM a commencé à Beyrouth et à Paris !

Plutôt qu’organiser une biennale en un site unique, l’Union Méditerranéenne pour l’Art Moderne a décidé de mettre en œuvre une série d’expositions en divers lieux, dès ce mois de novembre et jusqu’à la fin de l’année 2016. En effet les statuts de 1946 ont pour objet, entre autres : «d’organiser des expositions». Beyrouth étant une ville méditerranéenne et Paris la capitale d’un pays méditerranéen, ce sont dans ces deux villes que viennent d’avoir lieu les premières manifestations. Elles ont réuni de très nombreux visiteurs.

#1 Beyrouth 


Le 3 novembre, ce sont les artistes exposés lors de la biennale de 2014 au château-musée de Cagnes-sur-Mer qui ont traversé la Méditerranée avec des œuvres nouvelles. Un plateau étonnant et de qualité : MUSTAFA ALI, MARIA AMOS, CHARBEL SAMUEL AOUN, STEFANO BOMBARDIERI, MATTEO CARASSALE, MAURO CORDA, FERIAL, MARC GAILLET, DOMINIQUE JAUSSEIN, MIRYAN KLEIN, ANTHONY MIRIAL, NACER, PIERRE RIBA, RAOUF RIFAI. Ils ont attiré un public très nombreux à la galerie Mark Hachem qui abritait les nouvelles créations.


#2 Paris



Le 4 novembre, c’est un artiste niçois, PATRICK WACK, qui était présenté dans les locaux de la Métropole Nice Côte d’Azur à Paris. Plus d’une centaine de visiteurs se sont retrouvés pour découvrir les dernières créations de cet artiste de talent.

LA SUITE :
Deux rendez-vous exceptionnels d’ici la fin de l’année :

#3 Marseille
C’est dans la galerie 146 à la rue Paradis que l’on pourra découvrir les œuvres de PIERRE RIBA, MARC GAILLET et CLAUDE ROTINI. Rendez-vous le 5 décembre.

#4 Nice
C’est dans la ville où fut fondée l’UMAM que se terminera cette première partie d’anniversaire. Dans la galerie Vision Future vous découvrirez ANTHONY MIRIAL, GERARD HATON-GAUTHIER, GERARD TARIDE. Rendez-vous le 10 décembre.
Quand à 2015, que de surprises !

vendredi 23 octobre 2015

70 ans d’art contemporain, ça se fête !



Pour célébrer les soixante-dix ans de sa fondation en 1946 par Henri Matisse, Pierre Bonnard, Jean Cassarini et le docteur Thomas, l’Union Méditerranéenne pour l’Art Moderne va mettre en place de nombreuses expositions tout au long de l’année 2016.
Mais l’UMAM a décidé de commencer dès cette fin d’année et les expositions et les vernissages vont se succéder.

# 1 – BEYROUTH

Mardi 3 Novembre à partir de 18h00 (jusqu’au 17 Novembre) 

Marc Gaillet

MUSTAFA ALI, MARIA AMOS, CHARBEL SAMUEL AOUN, STEFANO BOMBARDIERI, MATTEO CARASSALE, MAURO CORDA, FERIAL, MARC GAILLET, DOMINIQUE JAUSSEIN, MIRYAN KLEIN, ANTHONY MIRIAL, NACER, PIERRE RIBA, RAOUF RIFAI

(les artistes de l’UMAM à Beyrouth)


Mark Hachem Gallery - Capital Gardens, Salloum St. Mine el Hosn - Beyrouth

# 2 – PARIS

Mercredi 4 Novembre à partir de 18h30

Patrick Wack

PATRICK WACK

Maison de la Métropole Nice-Côte d’Azur à Paris (41-43 rue Saint Dominique 75007 Paris)

# 3 – MARSEILLE

Vendredi 20 Novembre à partir de 18H30



Pierre Ribà

PIERRE RIBA

MARC GAILLET

CLAUDE ROTINI

(Signature de l’ouvrage « Mon frère » d’Alain Depardieu, pendant le vernissage)

Galerie 146 – 146 rue Paradis – 130006 Marseille

# 4 – NICE

Jeudi 10 Décembre à partir de 19h00


Gérard Haton-Gauthier

ANTHONY MIRIAL

GERARD HATON-GAUTHIER

GERARD TARIDE


Vision Future - 5, rue du Congrès - 06000 Nice

lundi 13 avril 2015

Photographie : Robert Matthey et les Pénitents

A l'occasion de la maintenance nationale des pénitents du dimanche 19 avril à Nice...



Vernissage de l'exposition "Les confréries de Pénitents, un chemin de vie". Photographies de Robert Matthey.

Samedi 18 avril à 17 heures.
Chapelle du saint Sépulcre - 7 place Garibaldi à Nice

(Voir l'article sur les pénitents de 2014)

mercredi 19 novembre 2014

Histoire de l’architecture à Nice.

Dans le cadre de ses diners-débats, le Cercle de Nice a invité Roberte Dallo, la présidente de l’association Gloria Mansion qui a pour objectif : « la préservation et la valorisation des constructions Art Décoratif et Mouvement Moderne, et plus généralement la protection du patrimoine architectural par l’inventaire des matériaux et la transmission des savoir-faire qui s’inscrivent dans une démarche de développement durable. »

Le Consiglio d’Ornato

Après un historique du président du Cercle, Richard Pogliano, Roberte Dallo va détailler l’architecture niçoise de la période qui s’étend du XVIIème siècle à l’année 1850. Elle fera apparaitre le rôle important des directives royales de Turin, au travers du Consiglio d’Ornato, et celui de la qualité esthétique des bâtiments que cela entrainera. Enduits à la chaux, fresques, badigeons colorés, trompe-l’œil en particulier qui sont moins onéreux que les véritables reliefs. Les couleurs sont primordiales, pigments bleus, jaunes, verts (de Lucéram) égaient les façades.



La Belle Epoque

Après l’annexion par la France, le Consiglio d’Ornato laisse la place à la Belle Epoque que l’on peut étendre architecturalement jusqu’en 1925. C’est une architecture de villégiature avec beaucoup d’ornementation qui regroupe les styles de toutes les nations. Cet éclectisme est aussi présent dans les villas et « les folies ».

Un certain rationalisme apparaît également : fer, céramique, verre, ciment deviennent des éléments de la construction.

Par contre l’Art Nouveau (le style nouille) est peu présent ; il ne subsiste aujourd’hui que quelques portails de villas.



L’Art Déco

Une école nationale des arts décoratifs ouvre à Nice, qui sera la deuxième de France. On verra apparaître le béton teinté et coloré dans la masse, et même incrusté de nacre. Nombreux sont les bâtiments que l’on a aujourd’hui tendance à repeindre.



1940- 1965

Tout se simplifie, tout redevient blanc. On conserve cette architecture du béton mais elle est dépouillée de toute ornementation. L’arrivée des rapatriés d’Algérie accentuera encore cette blancheur. Petit à petite cet aspect se transforme par des placages de matériaux sur les façades.
 


« Il n’y a pas de style niçois. »

Cette petite phrase va faire bondir certains assistants au diner-débat. En effet les architectes locaux se sont nourris en permanence d’importation. Le style niçois est en fait une représentation internationale de l’architecture, même si des dynasties d’architectes se créeront. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à aller sur le site de l’association que préside Roberte Dallo : http://gloriamansion.fr/

Christian Gallo - © Le Ficanas ®

mercredi 15 octobre 2014

ARSON : SÉBASTIEN RÉMY & CYRIL VERDE


Compagnie fictionnelle créée par la Warner Bros, ACME Corporation est surtout connue pour ses apparitions dans la série de dessins animés Road Runner and Wile E. Coyote [Bip Bip et Coyote]. Elle livre au personnage Wile E. Coyote dans des délais remarquablement prompts n'importe quels engins : balles de tennis explosives, pilules pour générer des tremblements de terre, semoir à nuages de neige... Son catalogue de formes manifestement inépuisable est à la source de nombreuses séquences, au point de penser que la dimension fantasque de ce cartoon n'est qu'une conséquence des inventions proposées par l'entreprise.

Fidèle à son acronyme, ACME est bien A Company that Makes Everything, une entreprise qui peut tout faire, tout fabriquer. 

 Sébastien Rémy et Cyril Verde. 2014. ACME : Atlas. Craie sur tableau noir, 2000 x 360 cm.
 Avec la participation des étudiants de la Villa Arson. Photo Jean Brasille
Débuté en 2011, ACME est un projet développé par Sébastien Rémy & Cyril Verde et présenté sous différents formats : installations, conférences, projections cinématographiques, scénarios de médiation... Toutes ces occurrences s'articulent autour des notions de mobilités (tant physiques que mentales), de cinéma et de transmission de savoir.

Pour l’exposition les artistes ont produit un ensemble d’œuvres complémentaires.
La première est un atlas qui couvre la totalité des murs de l’espace d'exposition. D'aspect fragmentaire, il est constitué d'images et de textes issus d'un corpus de documents que les artistes alimentent depuis plusieurs années. Chacun des éléments est dessiné à la craie à même le mur, peint en noir pour l'occasion.
La seconde œuvre est un écran de forme concave de 275 cm de hauteur sur 570 cm de longueur dont la « toile » en laine a été réalisée à la main par une communauté de ladies vivant sur Tristan da Cunha, l’une des îles habitées les plus isolées au monde.
Dans un va-et-vient poreux entre espace d'exposition et lieu de simulacres, est projeté le portrait filmé d'un personnage que l'on retrouve en chair et en os dans la galerie carrée.
Sur le sol, au-dessus d'une moquette retraçant la genèse du projet ACME, les caisses de transport des œuvres exposées servent autant de décor que de mobiliers pour les visiteurs et médiateurs.

La médiation de l’exposition se construit jour après jour sur la base de récits à durées variables, portés par les artistes eux-mêmes ou par les étudiants de la Villa Arson. La durée de chaque récit est définie par le temps de préparation de différents types de café proposés par les médiateurs. Ces dégustations permettent de revenir sur les éléments composant l'exposition et d'intégrer les visiteurs dans une fiction partagée.

9 novembre 2014 - 19 janvier 2015 - Vernissage le samedi 8 novembre 2014 à 18h

mardi 16 septembre 2014

Le Sept Off de la photographie

Photographes 2014 : Expositions du 27 septembre au 18 octobre 2014




Jean-Pierre AMET - Paroles d’islandaises - Conseil régional – Nice - Vernissage : 1er oct – 19h

APA – tURNdOWNsIDEuP - Chap Ste Bernadette – Vence - Vernissage : 28 sept – 14h30

Julien CAMY & Benjamin MEYER - Des traces et des rêves - L’avant-Scène – Nice - Vernissage : 26 sept – 19h

Eric CLEMENT-DEMANGE - Souffles(s) - L’orange Bleue – Nice - Vernissage : 3 oct – 18h

Antoine de GIVENGY - Photo Graphe – Médiathèque - Saint-Jean-Cap-Ferrat - Vernissage : 4 oct – 11h
Expo du 20 sept au 18 oct

Fiona FILIPIDIS – Grandad - Vence Cultures – Vence - Vernissage 28 sept – 12h30

Marine FOISSEY – Deadline - Uni-Vers Photo – Nice - Vernissage : 27 sept – 17h

Jean-Paul FOUQUES - Emotion dans la ville - Galerie B.ART – Cagnes/mer - Vernissage : 9 oct – 18h

Cédric FRIGGERI - I’m going somewhere - L’avant-Scène - Vernissage : 26 sept – 19h

André FUSTIÉ - Terra Incognita - Domaine de Fogolar – Nice - Vernissage : 12 oct – 12h

François GIAMMARI - Les coulisses de la mode - Chap Ste Bernadette – Vence - Vernissage : 28 sept – 14h30

Jean-Pierre JOLY & Denis GIBELIN - Les normes libres - Court-Circuit – Nice - Vernissage : 17 oct – 19h

Sylvain HERAUD - Les demeures invisibles - L’Avant-Scène - Vernissage : 26 sept -19h

Laurent LAFOLIE – Missingu - Vence Cultures - Vernissage 28 sept

Alain LEGENDRE – Fragments - Domaine de Fogolar – Nice - Vernissage : 12 oct – 12h*

Loli MAEGHT – Nature - Chap Ste Bernadette – Vence - Vernissage : 28 sept – 14h30

Hélène MARIS - La petite rubrique nécrologique - Atelier 81 – Nice - Vernissage : 11 oct – 19h30

Michele MATTIELLO - Balkan Express - Médiathèque de Vence - Vernissage : 27 sept – 14h

Christophe NIEL - Depuis, je retiens mon souffle - L’Avant-Scène - Vernissage : 26 sept -19h

Frédéric PASQUINI - Triste Tropisme - L’Avant-Scène - Vernissage : 26 sept -19h

Roxane PETITIER - Ready mades for guides - Chap Ste Bernadette – Vence - Vernissage : 28 sept – 14h30

Jean-Marc PHARISIEN - Nice is nice - Caisse d’Epargne Côte d’Azur

Nicolas POIZOT - Horizon(s) - La Basse-Fontaine – Vence - Vernissage 28 sept – 17h

Jonathan RIBEIRO - Bile Noire - Chap Ste Bernadette – Vence - Vernissage : 28 sept – 14h30

Alain SABATIER - Visa pour Cythère - Caisse d’Epargne Côte d’Azur

Jacques SAQUET – Miniatures - L’Avant-Scène - Vernissage : 26 sept -19h

Eleonora STRANO - Une histoire turkmène - L’Avant-Scène - Vernissage : 26 sept -19h

Dominique ZOLADZ - L’art est partout - Espace Magnan - Vernissage : 8 oct – 19h - Expo du 27 sept au 10 oct



Pour en savoir plus : http://multimediastudio.fr/7OFF/site/



dimanche 14 septembre 2014

Nice : surprenante représentation du requiem de Verdi au théâtre de verdure.

La première surprise pour cette interprétation du requiem que Verdi composa en l’honneur du plus grand poète italien du risorgimento, Allessandro Manzoni, vient du son. En effet le théâtre de verdure de Nice, habitué aux sonorités de la variété et du rock, nous a permis d’entendre cette œuvre déjà violente avec une puissance inégalée : chœurs, orchestre et solistes étaient entourés par une forêt de microphones. Inquiétude dès le départ lors de l’introït où les chœurs couvrent même l’orchestre. Mais très rapidement le kyrie va nous démontrer la maitrise parfaite du chef d’orchestre niçois Philippe Auguin.

Requiem au théâtre de verdure de Nice

Ce requiem d’une puissance inouïe qui témoigne de la fin du monde, en particulier au travers du dies irae, est un véritable spectacle d’opéra qui alterne les instants les plus brillants avec les moments pianissimo comme le libera me. On n’est pas dans une messe de deuil larmoyante, mais face à un dieu violent et sans concession : en outre Manzoni et Verdi étaient farouchement anticléricaux. Philippe Auguin va s’appuyer sur cette composition théâtralisée pour mettre en valeur les qualités indubitables de l’orchestre de l’opéra de Nice et surtout des chœurs qui vont véritablement soulever l’enthousiasme du public. Cet équilibre parfait sera renforcé par l’équilibre des quatuors comme dans le kyrie, dans les fugues, comme le sanctus.

C’est peut être là que le bas blesse également : les quatre solistes (soprano, mezzo, ténor et basse) arrivent difficilement au niveau de l’orchestre et des chœurs. Techniquement parfaits, ils semblent manquer de volonté d’expression et éprouvent, en particulier pour la soprano et la mezzo, à articuler le latin. En réalité le son retransmis par des haut-parleurs, l’ambiance en plein air, qui ne couvre pas les bruits d’un feu d’artifice voisin, le son des sirènes de la police ou des pompiers, n’autorisent pas l’écoute la plénitude de l’œuvre. Mademoiselle Oksana Volkova, la soprano, un peu courte sur ses fins de phrase, va s’effondrer complètement sur le libera me final : il n’est pas susurré, mais cela était-il possible dans ces conditions techniques ?

Bravo à la ville de Nice pour offrir gratuitement ce spectacle au public (le théâtre était comble contrairement au meeting politique de dimanche dernier...), bravo à Philippe Auguin pour sa direction magistrale, bravo à l’orchestre et aux chœurs de l’opéra. Que nous aimerions entendre tout cela à nouveau dans la salle de la rue Saint-François-de-Paule.

Christian Gallo - © Le Ficanas ®

Etaient présents : Simone Dibo-Cohen & Christian Gallo

mardi 9 septembre 2014

Nouveau parachutage culturel à la tête des musées de Nice

Marie Lavandier nommée à la tête des musées de Nice

La conservatrice dirigeait depuis 2010 le Centre de recherche et de restauration des musées de France. Marie Lavandier part diriger, à 45 ans, les musées de la ville de Nice. La municipalité, qui a une politique culturelle ambitieuse, compte dix musées, dont celui dédié à Matisse, celui d’art moderne et contemporain, riche notamment d’une collection des nouveaux réalistes et de Klein, le musée des Beaux-arts Jules Chéret, le musée d’Art naïf ayant bénéficié de la donation Jakovsky, un muséum d’histoire naturelle…


Conservatrice territoriale, Marie Lavandier avait quitté en 2010 le musée Chirac en Corrèze pour le Quai Branly, avant de prendre la tête du Centre de recherche et de restauration des musées de France, installé dans la cour du Louvre. Elle est arrivée dans une période troublée par le projet d’un déménagement en couronne parisienne. Elle a contribué à pacifier le laboratoire qui se sort à peine de cette crise ayant endommagé ses liens avec ses partenaires dans la recherche française. Dirigé par Michel Menu, il a reçu le label «laboratoire d’excellence» lui donnant accès aux investissements publics d’avenir. Il s’est aussi inséré dans les projets européens, où les Italiens apparaissent comme chefs de file.

Avec le Louvre, Marie Lavandier a contribué à une politique de transparence dans les restaurations des chefs-d’œuvre de Vinci ou de Rembrandt. Elle s'est aussi opposée à la restauration périlleuse du retable d’Issenheim de Mathias Grunewald, entamée par le musée Unterlinden à Colmar. A sa demande, Frédéric Mitterrand, alors ministre, avait exigé l’interruption de l’opération et des garanties pour sécuriser l’œuvre. En revanche, la réunion du laboratoire de recherche et des ateliers de restauration, mise en œuvre en 1998 sous l’acronyme de C2RMF, n’a jamais véritablement donné naissance à une maison commune.

Vincent Noce (Libération) - Photo : Connaissance des Arts

L’anniversaire de la place Garibaldi fêté pour la première fois !

On fête régulièrement l’anniversaire de la naissance de Garibaldi sur cette place, mais on oublie de fêter le baptême de cette dernière. C’est à l’initiative du Cercle de Nice, qui organise régulièrement des diner-débats sur l’identité niçoise, que l’on va célébrer cet anniversaire.

Le programme du samedi 13 septembre

17 heures, devant le bassin : visite commentée de la place
-Accès libre et gratuit-

18 heures, à la Villa Garibaldi, 64 boulevard Risso : conférence cocktail
–Participation aux frais 10 €-



La plus belle des grandes places de Nice a été construite au XVIIIème siècle pour aménager un espace encombré des déchets provenant de la démolition des remparts du château de Nice. En rendant carrossable la route royale de Turin à Nice, Victor-Amédée III souhaitait un accueil digne de sa route. Ce sera la place due à l’architecte Antoine Spinelli.

A l’origine la place porte le nom de Pairoliera, puis devient la place Victor-Emmanuel, dite piazza Vittorio. Sous la révolution française elle sera appelée place de la République, puis place Napoléon sous le premier empire. Au retour du royaume de Sardaigne, elle est baptisée place d’Armes, puis place Saint-Augustin. Après l’annexion par la France de 1860 elle reprend le nom de place Napoléon.

Le 13 septembre 1870 elle prend définitivement le nom de place Garibaldi en hommage au héros des deux-mondes né à Nice. Un square est aménagé en son centre, planté de chênes et d’eucalyptus. Un grand bassin rond est installé en son milieu.

Ce sera en 1891 qu’une souscription populaire permettra d’ériger la statue de Joseph Garibaldi. Bassin et statue seront déplacés pour laisser passer la ligne du tramway. En 2012, suivant des photos du XIXème siècle, vingt fresquistes vont remettre les décors en trompe-l’œil, ce qui fait de la place une exception en Europe.

Christian Gallo - © le Ficanas ®

lundi 7 juillet 2014

Nice : la saison à l’Opéra

Marc Adam, le nouveau directeur artistique de l’Opéra de Nice dont le siège était vacant depuis deux ans (Alain Lanceron avait été vidé en son temps, puis Jacques Hédouin) a présenté le programme pour la saison 2014-15.

Dès novembre Marc Adam annonce une nouvelle production de « Turandot » le chef-d’œuvre de Puccini dirigé par Roland Böer. Il est prévu en « version longue » ! La version courte serait-elle celle composée par Puccini, qui s’arrête à la mort de Liu, comme le dirigeait Toscanini ? Si c’est le cas quittez la salle à la mort de Liu, l’émotion est à son comble et l’orchestration de la fin n’est pas digne du génie du maître décédé avant de pouvoir la terminer.


« Les Vêpres siciliennes » de Verdi en version concert, et en français, fut écrit en 1855 pour l’opéra de Paris où résidait Verdi à cette date-là. Les cinq actes sont bien longs et Verdi délaie. Déjà interminable en version scénique, on peut redouter un certain ennui en version concert. Même le livret français d’Eugène Scribe et de Charles Duveyrier déplait au maître. Par contre l’ouverture est une des plus belles de Verdi et ne loupons pas, parmi les premières répliques, le fameux « Sois maudite, ô France ! »…


L’opéra dit « moderne » de la saison c’est « Peter Grimes » de Benjamin Britten, créé à Londres en 1945. C’est probablement l’opéra le plus populaire de la deuxième moitié du XXème siècle ; il est même traduit en vingt langues. Ce drame qui est interprété pour la première fois à la fin de la deuxième guerre mondiale va créer un véritable choc. Certains le compareront à Don Juan, Otello ou Wozzeck. A signaler que c’est le directeur artistique de l’opéra de Nice qui assurera la mise en scène.

Le Mozart de l’année, c’est en février « Cosi fan tute » qui nous vient du théâtre Magdeburg et dirigé par un jeune chef d’orchestre, Roland Kluttig.

 


« Semiramide » de Rossini, inspiré de Voltaire, consacre la disparition de l’opera seria, pour aborder un style plus sérieux. Il comporte, outre l’ouverture, les deux plus beaux airs créés par le compositeur : celui de Arsace « Ecconomi alfine in Babilonia » et celui de Semiramide : « Bel raggio lusinghier ». Ces airs très difficiles à chanter firent en leur temps la gloire de Marylin Horne, de Jon Sutherland et de Montserrat Caballé. A ne pas louper !

« La Juive » d’Halévy fut représenté plus de 600 fois à l’opéra de Paris entre la date de sa création (1835) et 1930. Pas la suite on va l’oublier. Pourtant c’est un opéra admiré par Wagner et que Proust citera même dans un de ses ouvrages. Un grand orchestre, des chœurs impressionnants, cinq rôles de qualité, un spectacle à découvrir qui est le symbole du grand opéra à la française.

Christian Gallo - © Le Ficanas ®

lundi 16 juin 2014

Ultra-Violet vient de décéder à New-York

Ultra Violet, la superstar de Warhol est morte à l'âge de 78 ans. Isabelle Collin Dufresne de son vrai nom, était une artiste française de naissance et une icône du Pop'art. Elle partageait sa vie entre New York et Nice.

Elle est morte le samedi 14 juin au matin dans un hôpital de Manhattan. Le décès a été confirmé par William Butler, un ami de la famille. La cause de ce décès est un cancer selon sa cousine Carole Thouvard Revol.

Ultra et Dali
L'histoire commence en 1951, quand l'artiste arrive à New York. Après sa rencontre avec Dali en 1955, elle devient son élève et sa muse. Celle que l'on n'appelait pas encore Ultra Violet participe activement à la révolution culturelle des années 60 à New York, et se transforme en icône du Pop'art. Ce pseudonyme d'Ultra Violet lui vient d'une rencontre avec Andy Warhol en 1964, lors du tournage de « I, a man ». L'artiste travaille avec le roi du pop art et participe à la création de la Factory (l’atelier d'artistes New-yorkais, ouvert par Andy Warhol).

Ultra Violet et Warhol

En 1973, Ultra Violet a eu une expérience de mort imminente. L'occasion pour elle, à l'époque, de se prononcer contre ses excès passés et de se consacrer à sauver l'art contemporain de sa misère et de sa désacralisation.

Dans les années 1980, elle a condamné l'usage de la drogue, le sexe dépravé et l'égoïsme à la Factory. Puis, une fois repentie, Ultra Violet a rejoint l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. (Mormons). Elle étudie les textes sacrés et base son travail sur le Livre de l'Apocalypse. L'artiste a d'ailleurs raconté sa vie dans une autobiographie intitulée "Famous for 15 minutes".

Isabelle Collin Dufresne a travaillé comme artiste jusqu’à ses derniers jours. Il y a moins de deux semaines, Ultra Violet clôturait une exposition regroupant une sélection de ses peintures, ses sculptures, ses films et travaux sur néon.

En résumant ses capacités artistiques, elle a dit: «J'ai une imagination infinie. Peut-être que je n'ai pas trop de technique.» Une grande partie de ses travaux récents traite du 11 septembre, à l'aide des chiffres romains IX et XI comme un palindrome graphique, et l'iconographie de Mickey Mouse, qu’elle a souvent représenté portant des ailes d'ange.

Isabelle Collin Dufresne a vingt ans quand elle rencontre Warhol, en prenant le thé à l'Hôtel St. Regis avec l'artiste Salvador Dalí (son amant, ou plus tôt son mentor). On était en 1964, et Warhol a immédiatement exprimé son intérêt pour la faire tourner dans ses films. Elle a fait ses débuts à l'écran l'année suivante sous son vrai nom dans le film « La vie de Juanita Castro », une comédie politique noir-et-blanc improvisée.

Elle apparaît dans un deuxième film de Warhol, « Moi, un homme » (1967), avec Nico et Valerie Solanas, et prend alors le nom d’Ultra Violet. On la voit avec des cheveux violet, un rouge à lèvres pourpre, une ombre à paupières à la truelle lourde, et du jus de betterave comme fard à joue ; elle ressemblait à la plus jolie fille du bal - une brune soignée avec un bouffant aux épaules, des traits délicats et des faux cils immenses. Et elle avait un accent français.

Isabelle Collin Dufresne est née le 6 septembre 1935, à La Tronche près de Grenoble, dans une famille de la classe moyenne aisée. Elle a souvent dit que lorsqu’elle avait affirmé ses tendances rebelles, comme un adolescent, ses parents avaient demandé à un prêtre catholique d’effectuer un exorcisme. Apparemment, les effets ont été retardés.

Elle a également été envoyée dans une école de redressement à un moment donné, et a étudié l'art à Grenoble avant d'être « expédiée » à New York, où elle espérait un nouvel environnement.

Comme Ultra Violet, Madame Collin Dufresne est apparue dans quelques 17 films, sans compter de nombreux documentaires réalisés plus tard sur la période et les habitués de la Factory. Même les films qui ne sont pas dirigés par Warhol ou son acolyte Paul Morrissey avaient tendance à être warholiens. On la retrouve en 1970 dans «Cléopâtre», par exemple, dans lequel Viva a joué le rôle-titre.

Mais Ultra Violet est également apparue dans "Midnight Cowboy" (1969), dans une scène de fête avec son habituel compagnon de la Factory, Viva de l’International Velvet et de M. Morrissey; elle a un petit rôle dans le « Taking Off » (1971) de Milos Forman; elle interprète une invitée de soirée, crépue, dans « Une femme célibataire » (1978) de Paul Mazursky, avec Jill Clayburgh. Son dernier rôle fut dans « Blackout » (1994), réalisé par Paulita Sedgwick, une cousine de Edie Sedgwick, l'héritière et starlette de la Factory qui est morte en 1971 à vingt ans.

Dans son livre « 15 minutes de gloire: Mes années avec Andy Warhol » (1988) Ultra Violet raconte son retour à la religion après une dépression nerveuse et physique. A l’occasion elle nomma ses anciens amants : Rudolf Noureev, l'artiste Ed Ruscha et Milos Forman. Et elle a reconnu la personne qu'elle était devenue au cours des années Warhol : une « exhibitionniste déchaînée à courir des titres. »


« J'ai survécu par la grâce seule » dit-elle à un journaliste de PBS en 2005.

Collin Dufresne, qui ne s'est jamais mariée, a subi le deuil deux sœurs, Catherine Cara et Edwige Merceron-Vicat.

Les journalistes évoquent souvent la décennie dont elle fut au centre de culture et de la célébrité. Dans une interview 2011 avec USA Today, elle dit: « C'était une époque passionnante parce qu’il y avait une révolution culturelle en cours. » Elle a reconnu qu'il n'y avait pas bouleversement comparable des années 2000 à ce jour, mais elle a ajouté «Je pense que nous sommes constamment dans une sorte de flux. » En 2011 dans le documentaire de David Henry Gerson, « Ultra Violet pour seize minutes » elle déclare « Quand vous vous rapprochez de votre véritable nature, vous êtes plus épanoui. »



À un festival des arts à Bridgehampton à New York, en 2010, elle et son ami de longue date de la Factory, Taylor Mead, ont été interviewé par un jeune journaliste qui semblait n’avoir aucune idée de qui ils étaient et leur posa des questions banales telles que « Quel travail aimez-vous? » et « Pourquoi êtes-vous ici? » Ultra Violet répondit, « J'aime mon travail. » Et puis, comme si elle était à nouveau en 1965, elle ajouta, « Nous sommes ici parce que nous sommes de renommée mondiale. »

Christian Gallo © le Ficanas ® - D’après l’article publié dans The New-York Times et le Huffington Post.


Une des dernières œuvres d’Ultra Violet sera présentée, comme prévue, à La Suite de la Biennale de l’UMAM 2014, à Vision Future, le 26 juin à 18 heures. (by courtesy Galerie Depardieu).

mercredi 14 mai 2014

La Nuit européenne des Musées à Nice, samedi 17 mai



MUSÉE D’ART MODERNE ET D’ART CONTEMPORAIN (MAMAC)
De 18h30 à 23h par intermittences : Rentrez dans le mythe d’une nuit au musée !
Découvrez de manière insolite les œuvres de l’Ecole de Nice à la seule lueur d’une lampe frontale.
Troisième étage, première salle. Les lampes seront distribuées à l’entrée de la salle et reprises à la sortie. Nombre limité de visiteurs.

21h & 22h : Quand la danse contemporaine dialogue avec les collections…
Partagez l’échange surprenant érigé entre les danseurs de la classe de danse contemporaine du CNRR (Conservatoire Régional à Rayonnement Régional) et les œuvres de la figuration américaine. Troisième étage, dernière salle.
Deux pièces : « Présentation » (compositeur : Jean-Philippe Goude) et « Fantômes » (compositeur : Anton Webern) sur une chorégraphie de Bertrand Papillon du CNRR.

De 18h30 à 20h30 : Partez à la découverte des collections grâce aux élèves de « La Classe, l’œuvre ! »
Dans le cadre du dispositif national « La classe, l’œuvre ! », les élèves de trois établissements scolaires seront « passeurs » de culture afin de vous dévoiler certaines œuvres phares du MAMAC. Deuxième étage.
Le Ministère de la Culture et de la Communication a proposé qu’à l’occasion de « La Nuit européenne des musées », des élèves soient invités à étudier une œuvre de musée, afin d’en concevoir la médiation et de présenter cette œuvre aux visiteurs, dans le cadre de l’opération « La classe, l’œuvre ! »



MUSEE MATISSE. 18h30 : Visite de l’exposition temporaire « Un photographe de Matisse : Lucien Hervé ».

. 19h15 – 20h45 : « Composons avec nos ciseaux ! Dans la couleur, le noir et le blanc. »  Médiation-atelier à propos des œuvres de Matisse Fleurs et Fruits et La Piscine et des recompositions photographiques de Lucien Hervé.

. 21h : Visite de la collection permanente

PALAIS LASCARIS .19h30 et 20h30 : Chant choral avec l’ensemble vocal La Sestina
Des petits groupes de chanteurs répartis dans l'espace interviendront à tour de rôle pour présenter leur répertoire, essentiellement baroque et classique, Monteverdi, Croce, Rameau,… ainsi que quelques pièces contemporaines, Gjeilo, Whitacre. Guidés par les chants, entonnés depuis une cour, une fenêtre ou l’escalier d’honneur, les visiteurs seront ainsi entraînés à découvrir le charme baroque des différents espaces du Palais Lascaris.


MUSEE MASSENA .19h Conférence de Bruno Martin « Le destin du Maréchal Masséna ». Dans les salons du rez-de-chaussée. Evocation de la vie du Maréchal né à Nice en 1758 et mort à Paris en 1817. Son enfance, sa famille à Nice, son départ, puis sa prodigieuse carrière aux côtés de Bonaparte rencontré dans notre cité.


MUSEE DES BEAUX-ARTS.19 h Concert promenade : un flûtiste proposera devant les œuvres de son choix, un intermède poétique et musical.
. 20 h Visite musicale sous les étoiles des Maîtres Primitifs Niçois. A l’occasion de la Nuit des Musées, Le musée des Beaux-arts réservera une présentation toute particulière aux Primitifs Niçois

MUSEE D’ART NAÏF.à partir de 19 h Rencontre avec le sculpteur Paul Bégué. Le sculpteur se prêtera au dialogue avec les visiteurs pour exprimer ses attaches avec l’Art Naïf et ses filiations avec l’Art Moderne.


MUSEE D’ARCHEOLOGIE DE NICE
Le musée d’Archéologie de Nice propose de découvrir les collections des sites de Terra Amata et de Cimiez sous l’angle original du cinéma et de l’humour !

Site de Terra Amata : "RRRrrrr à Terra Amata".
.à 18h et 21h Médiation autour du film RRRrrrr. Le film décalé d’Alain Chabat, pour découvrir la Préhistoire autrement. Il y a 37 000 ans, deux tribus voisines vivaient en paix... à un cheveu près. Pendant que la tribu des Cheveux Propres coulait des jours paisibles en gardant pour elle seule le secret de la formule du shampooing, la tribu des Cheveux Sales se lamentait. Le film humoristique RRRrrrr d’Alain Chabat peut-il nous proposer une nouvelle vision de la Préhistoire ? Venez le découvrir lors de deux visites spéciales où humour rime avec science. En continu durant toute la soirée, diffusion du film en boucle au sein des collections du musée.

Site de Cimiez : "Kaamelott débarque à Cimiez !"
.à 18h et 21h Médiations de la série Kaamelott. La célèbre série Kaamelott, d’Alexandre Astier, pour redécouvrir l’Antiquité tardive. Au Ve siècle, alors que l’Empire romain s’effondre et que le christianisme s’impose peu à peu, les habitants de Cimiez construisent leur cathédrale et leur baptistère. A la même époque, dans l’île de Bretagne, le royaume de Kaamelott s’organise autour de son souverain, le roi Arthur. Comment la série humoristique Kaamelott d’Alexandre Astier peut-elle éclairer les collections du musée ? Venez le découvrir lors de deux visites spéciales.
En continu durant toute la soirée, diffusion d’épisodes de la série en boucle au sein des Collections du musée.

THEATRE DE LA PHOTOGRAPHIE ET DE L’IMAGE
.18h et 20h : Médiation culturelle autour de l’exposition « Jean-Paul Goude, une introspection » : présentation de sa vie, son parcours et son œuvre à travers les grandes périodes et les diverses thématiques traitées par l’auteur.
.19h et 21h : Projection dans la Salle de l’Artistique, du film réalisé par Jean-Paul Goude dans le cadre de l’exposition « Jean-Paul Goude : une introspection » (durée 50mn)


MUSEUM D’HISTOIRE NATURELLE
.18h30 – 20h30 - 22 heures Visites découvertes guidées. « Insecte et métamorphose ». Les mouches, les papillons, les phryganes, les abeilles, les fourmis, les coléoptères, la grande majorité des insectes subissent une métamorphose complète (plus de 85 % des espèces). Les différences entre les larves et les adultes sont quelquefois si prononcées qu'il devient difficile pour quelqu'un qui ne connaît pas bien les insectes de savoir ce que deviendra une larve une fois parvenue à l'âge adulte (imago). Cette visite s’appuiera sur l’exposition permanente et sur une sélection de spécimens spectaculaires sortis des réserves pour évoquer le phénomène de la métamorphose et avec, entre autres, des exemples pris dans l’actualité comme notamment celui du Charançon rouge montrant tous les stades depuis les œufs, les larves dans leur cocon (qui minent le palmier) jusqu’au magnifique insecte adulte d’un rouge corail.


GALERIE DE LA MARINE
. 20h Concert exceptionnel de musique répétitive et minimale par Nicolas Horvath et l’ensemble SAI (Ensemble of Saturated and Amplifed Instruments ), organisé avec le soutien de la galerie l’Entrepôt, Monaco.
Le jeune pianiste monégasque à la carrière internationale, considéré comme un artiste hors normes (il a interprété en décembre 2012 dans un récital marathon au Palais de Tokyo l’intégralité de l’œuvre d’Erik Satie, Vexations inclues pendant 37 heures) est très actif en musique électroacoustique. Pour le public de la galerie de la marine, l’ensemble SAI jouera la première œuvre du courant de la musique minimaliste/ répétitive américaine In C de Terry Riley, concept inédit où tous les interprètes jouent la même partition de 53 motifs à répéter, chaque interprète ayant la liberté de choisir le nombre de répétitions avant de passer au motif suivant. Deux autres pièces fondatrices de la musique minimaliste How Now pour ensemble et Two Pages (répétition d’une cellule musicale de 5 notes) de Philipp Glass, crées en 1969 seront jouées. Ces trois pièces des deux compositeurs américains contemporains répondront au thème de l’ultra lenteur de l’exposition d’Elias Crespin, Temps Suspendu qui a cours jusqu’au 1er juin 2014.

dimanche 6 avril 2014

Nice : Estrosi adjoint à la culture ?

La nouvelle répartition des postes dans le nouveau conseil municipal niçois présente pas de surprise. Tous les élus de la majorité obtiennent un poste. Mais, et pour la première fois depuis des lustres, il n'y a pas de maire adjoint à la culture.

Le poste qu'occupait Muriel Marland-Militello, lors de la précédente mandature n'a pas été remplacé. Il y a bien deux conseillers municipaux, l’avocat Gérard Baudoux qui est nommé dix-neuvième adjoint, délégué aux musées et à l’art moderne et contemporain et qui sera aidé par Robert Roux, conseiller municipal, délégué à l’art dans la rue et subdélégué aux musées. On retrouve aussi le conseiller municipal André Chauvet, délégué à l’opéra et à la musique.

Pourtant la culture représente un vecteur économique de premier plan à Nice, car elle attire de part ses musées un nombre important de touristes porteurs de capitaux. Dans son programme, le maire signale en parlant de Nice « … ma volonté est de porter toujours plus haut et plus fort sa culture, son patrimoine, ses racines mais aussi sa créativité, son inventivité, son rayonnement mondial… »

En février dernier il avait exposé 15 idées culturelles qui allaient de la création d’un portail internet, à un festival de théâtre, la couverture du théâtre de verdure et surtout l’organisation de trois grandes expositions sur trois ans (voir ci-après). Ce programme ambitieux ne nécessite-t-il pas la présence d’un adjoint à la culture ?

Certains se souviennent, il y a quelques mois de cela, d’une petite phrase de Christian Estrosi exprimant son souhait de devenir ministre de la culture. Occuperait-il alors ce poste d'adjoint dans sa ville, galop d'essai pour un futur avenir ?

Christian Gallo - © Le Ficanas ®

Estrosi - Baudoux - Roux - Chauvet


Les 15 propositions :

1re proposition : Créer un portail unique, en ligne, sur la Culture à Nice

2e proposition : Poursuivre la rénovation de notre patrimoine architectural et notamment de nos édifices baroques avec une attention particulière pour l’église du Jésus et l’église Saint-Pons

3e proposition : Dédier Palais Communal à la culture historique de notre cité en y aménageant une exposition permanente et un ensemble de salles dynamiques ouvertes à toutes les expositions historiques sur Nice, dans toute leur diversité, tout en rendant accessible à la visite la tour Saint-François qui offre un panorama exceptionnel sur notre ville

4e proposition : Installer le Muséum au Parc Phoenix pour créer une synergie avec ce lieu d’ores et déjà consacré à la nature

5e proposition : Lancer un vaste et ambitieux programme de numérisation des collections d’art, de science et d’histoire de la ville afin de les mettre à disposition de tous via internet

6e proposition : Mettre en place une politique d’édition municipale, au profit de nos grands textes historiques, ainsi qu’un dispositif de soutien à la librairie

7e proposition : Offrir à chaque écolier, dont le niveau est à définir avec les autorités académiques, un coffret d’apprentissage et de découverte de la langue, de la culture, et de l’histoire niçoises. Chaque dimanche de mai, en plus des mais de Cimiez, il y ait au moins trois mais de quartier

8e proposition : « La culture dans la ville » : - Faire découvrir à tous, dans les rues, sur les places, dans des lieux insolites ou inattendus, et gratuitement, le plaisir de la musique, notamment celle de l’orchestre philarmonique de Nice, et du spectacle vivant. - Ouvrir les portes de nos grands établissements culturels à la diversité de la création : l’Opéra, Acropolis, la verrière de la Gare du Sud…

9e proposition : Repenser la configuration de la salle 700 de Nikaïa et développer une structure amovible pour l’hiver au-dessus du Théâtre de Verdure pour répondre aux besoins des musiques actuelles de disposer d’une salle

10e proposition : « Les Cabanes Bleues » : installer pour la durée de la saison balnéaire, des petites-maisons de prêts de livres le long de la Promenade des Anglais

11e proposition : Organiser chaque année, autour des arts plastiques et graphiques, et dans l’espace urbain, un événement propre à accueillir les créateurs qui voudront se confronter à ce défi, dans tous les domaines de l’art urbain

12e proposition : Un festival annuel des troupes et des théâtres de Nice

13e proposition : Créer un Conseil de la création culturelle qui fonctionnerait à la fois comme 1 observatoire participatif et 1 assemblée représentative

Il se donnerait pour rôle : - De dresser le bilan des initiatives passées - De prendre part à la construction des projets - De veiller à leur exacte mise en œuvre

14e proposition : Assurer le financement des Opérations culturelles : - Sanctuariser le budget de la Culture - Créer une cellule « Recherche de mécénat, action culturelle commerciale et de coproduction » pour compléter le financement public par des concours privés. - Créer une fondation destinée à accueillir les mécènes et les grands amateurs de culture.

15e proposition : La Terna de Nice, établir un cycle de trois ans qui verrait se succéder chaque année : - Une grande exposition à caractère historique, - Une grande exposition de peinture, - Un grand événement de création contemporaine.

dimanche 30 mars 2014

Elias Crespin

La galerie de la Marine continue son programme d'expositions d'art contemporain en accueillant de jeunes artistes émergents.

C'est dans ce brassage qu'elle expose actuellement l'oeuvre "Temps Suspendu" de l'artiste Elias Crespin.

Né en 1965 à Caracas, Elias Crespin vit et travaille à Paris depuis 2008. C'est la première fois que son travail est montré à Nice.



Elias Crespin s'inscrit dans le champ de la sculpture et des nouvelles technologies. Ses mobiles forment un ensemble de formes épurées et géométriques dessinant des chorégraphies en mouvement d'une extrême lenteur, aériennes. Le tout est réglé sur un programme informatique.

Pour cette exposition il a créé au centre de la galerie de la marine une pièce monumentale, "Piano Flexionante 4". Une immense vague ondulant dans l'espace, imposante et légère à la fois. Elle incite le spectateur à porter un regard sur les mystères et les mouvements de la planète. C'est le résultat de ses recherches sur les nombres premiers, les algorithmes et la géométrie évolutive.

Trois autres mobiles tout aussi fascinants, "Circuconcéntricos Blanco" et circuconcéntricos Fluo Bleu ( sur une musique qui se dévoile en temps réel, composée par Jacopo Baboni-Schilingi) et "Malla Electrocinética.

Les sculptures d'Elias Crespin, orchestrées par une programmation complexe dansent dans l'espace, sensuelles.

A voir et à revoir...
Simone Dibo-Cohen

vendredi 10 janvier 2014

Nice : le casino de la jetée ressuscité !

A ne pas louper ! L’architecte cagnois Mario Basso a réalisé en 3D une reconstitution du casino jetée de la promenade des Anglais à partir d’anciennes cartes postales. Il a inséré le tout dans des photos actuelles. La « méduse » disparue en janvier 1944, les allemands voulant en récupérer le métal, apparaît à nouveau dans le paysage niçois.

C’est un travail remarquable à ne pas louper !