Dany Barraud est décédée dimanche soir après avoir célébré son quarantième anniversaire de mariage avec Jean-Marie Gueit.
Notre ami Jean-Marie est un membre de l'UMAM.
Une cérémonie aura lieu samedi 2 juillet à 10 heures à l'église Saint-Michel au cœur de la vielle ville de Villefranche-sur-Mer.
Vous pouvez contacter Jean-Marie : gueit.jean-marie@orange.fr.
Article publié dans Nice-Matin
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mercredi 29 juin 2016
dimanche 12 juillet 2015
Un opéra érotique à Aix-en-Provence.
Alcina est la reine d’une île, elle est dotée de pouvoirs magiques.
Elle attire les hommes puis, après avoir abusé d’eux, les transforme en
animaux, en végétaux ou en pierres. Mais Alcina va rencontrer le beau
Ruggiero et perdre ses pouvoirs et son amant. Cet opéra d’Haendel a été
composé en 1735 et a obtenu un grand succès dès sa création.
A Aix-en-Provence, la britannique Katie Mitchell installe la scène dans un salon bourgeois encadré par deux pièces sombres. Au-dessus, une salle ou siège la machine à transformation. Très rapidement la scène va être empreinte d’un érotisme chaud et même sadomasochiste, sans jamais plonger dans la vulgarité ou la pornographie.
Alcina c’est Patricia Petibon : elle se déplace dans sa robe de soirée comme une liane et son rôle de maîtresse va fondre dans l’émotion, en particulier à la fin du premier acte. Elle passe sans cesse de la fureur aux larmes avec un talent éblouissant. Jarroussky a dit «Ce que je trouve très intéressant dans le travail de Patricia, c’est qu’elle arrive à faire son orgasme avec la voix».
Ruggiero c’est le contre-ténor Philippe Jaroussky (le rôle a été écrit à l’origine pour un castrat), il a une voix et une diction parfaite. Il semble emprunté mais en fait il est traité comme un jouet entre ces deux femmes fatales qui le déshabillent comme une poupée.
Chaque fois que les chanteuses passent dans les pièces adjacentes,
elles se retrouvent vieilles et laides, superbe trouvaille de Katie
Mitchell. Il ne restera à Alcina que des larmes et Ruggiero retournera
dans les bras de sa fidèle Bradamante.
Ce fut, ce soir là, le véritable triomphe de Patricia Petitbon et de Philippe Jarroussky. Cet opéra restera marqué dans la mémoire de ceux qui l’ont vu. La direction musicale d’André Marcon est enlevée, euphorique (sauf au premier acte), mais on peut regretter le nombre de protagonistes sur scène jouant les utilités, et parfois des déplacements qui donnent le tournis.
Aix-en-Provence conserve indéniablement les palmes de la qualité, de l’originalité et du talent.
Christian Gallo - © Le Ficanas ®
Au Grand Théâtre de Provence jusqu’au 20 juillet. http://www.festival-aix.com/
A Aix-en-Provence, la britannique Katie Mitchell installe la scène dans un salon bourgeois encadré par deux pièces sombres. Au-dessus, une salle ou siège la machine à transformation. Très rapidement la scène va être empreinte d’un érotisme chaud et même sadomasochiste, sans jamais plonger dans la vulgarité ou la pornographie.
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| Photo : Alcina © Patrick Berger / ArtcomArt |
Alcina c’est Patricia Petibon : elle se déplace dans sa robe de soirée comme une liane et son rôle de maîtresse va fondre dans l’émotion, en particulier à la fin du premier acte. Elle passe sans cesse de la fureur aux larmes avec un talent éblouissant. Jarroussky a dit «Ce que je trouve très intéressant dans le travail de Patricia, c’est qu’elle arrive à faire son orgasme avec la voix».
Ruggiero c’est le contre-ténor Philippe Jaroussky (le rôle a été écrit à l’origine pour un castrat), il a une voix et une diction parfaite. Il semble emprunté mais en fait il est traité comme un jouet entre ces deux femmes fatales qui le déshabillent comme une poupée.
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| Photo : Boris Horvat / AFP |
Ce fut, ce soir là, le véritable triomphe de Patricia Petitbon et de Philippe Jarroussky. Cet opéra restera marqué dans la mémoire de ceux qui l’ont vu. La direction musicale d’André Marcon est enlevée, euphorique (sauf au premier acte), mais on peut regretter le nombre de protagonistes sur scène jouant les utilités, et parfois des déplacements qui donnent le tournis.
Aix-en-Provence conserve indéniablement les palmes de la qualité, de l’originalité et du talent.
Christian Gallo - © Le Ficanas ®
Au Grand Théâtre de Provence jusqu’au 20 juillet. http://www.festival-aix.com/
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Philippe Jaroussky
Pays/territoire :
Aix-en-Provence, France
lundi 7 juillet 2014
Nice : la saison à l’Opéra
Marc Adam, le nouveau directeur artistique de l’Opéra de Nice dont le siège était vacant depuis deux ans (Alain Lanceron avait été vidé en son temps, puis Jacques Hédouin) a présenté le programme pour la saison 2014-15.
Dès novembre Marc Adam annonce une nouvelle production de « Turandot » le chef-d’œuvre de Puccini dirigé par Roland Böer. Il est prévu en « version longue » ! La version courte serait-elle celle composée par Puccini, qui s’arrête à la mort de Liu, comme le dirigeait Toscanini ? Si c’est le cas quittez la salle à la mort de Liu, l’émotion est à son comble et l’orchestration de la fin n’est pas digne du génie du maître décédé avant de pouvoir la terminer.
« Les Vêpres siciliennes » de Verdi en version concert, et en français, fut écrit en 1855 pour l’opéra de Paris où résidait Verdi à cette date-là. Les cinq actes sont bien longs et Verdi délaie. Déjà interminable en version scénique, on peut redouter un certain ennui en version concert. Même le livret français d’Eugène Scribe et de Charles Duveyrier déplait au maître. Par contre l’ouverture est une des plus belles de Verdi et ne loupons pas, parmi les premières répliques, le fameux « Sois maudite, ô France ! »…
L’opéra dit « moderne » de la saison c’est « Peter Grimes » de Benjamin Britten, créé à Londres en 1945. C’est probablement l’opéra le plus populaire de la deuxième moitié du XXème siècle ; il est même traduit en vingt langues. Ce drame qui est interprété pour la première fois à la fin de la deuxième guerre mondiale va créer un véritable choc. Certains le compareront à Don Juan, Otello ou Wozzeck. A signaler que c’est le directeur artistique de l’opéra de Nice qui assurera la mise en scène.
Le Mozart de l’année, c’est en février « Cosi fan tute » qui nous vient du théâtre Magdeburg et dirigé par un jeune chef d’orchestre, Roland Kluttig.
« Semiramide » de Rossini, inspiré de Voltaire, consacre la disparition de l’opera seria, pour aborder un style plus sérieux. Il comporte, outre l’ouverture, les deux plus beaux airs créés par le compositeur : celui de Arsace « Ecconomi alfine in Babilonia » et celui de Semiramide : « Bel raggio lusinghier ». Ces airs très difficiles à chanter firent en leur temps la gloire de Marylin Horne, de Jon Sutherland et de Montserrat Caballé. A ne pas louper !
« La Juive » d’Halévy fut représenté plus de 600 fois à l’opéra de Paris entre la date de sa création (1835) et 1930. Pas la suite on va l’oublier. Pourtant c’est un opéra admiré par Wagner et que Proust citera même dans un de ses ouvrages. Un grand orchestre, des chœurs impressionnants, cinq rôles de qualité, un spectacle à découvrir qui est le symbole du grand opéra à la française.
Christian Gallo - © Le Ficanas ®
Dès novembre Marc Adam annonce une nouvelle production de « Turandot » le chef-d’œuvre de Puccini dirigé par Roland Böer. Il est prévu en « version longue » ! La version courte serait-elle celle composée par Puccini, qui s’arrête à la mort de Liu, comme le dirigeait Toscanini ? Si c’est le cas quittez la salle à la mort de Liu, l’émotion est à son comble et l’orchestration de la fin n’est pas digne du génie du maître décédé avant de pouvoir la terminer.
« Les Vêpres siciliennes » de Verdi en version concert, et en français, fut écrit en 1855 pour l’opéra de Paris où résidait Verdi à cette date-là. Les cinq actes sont bien longs et Verdi délaie. Déjà interminable en version scénique, on peut redouter un certain ennui en version concert. Même le livret français d’Eugène Scribe et de Charles Duveyrier déplait au maître. Par contre l’ouverture est une des plus belles de Verdi et ne loupons pas, parmi les premières répliques, le fameux « Sois maudite, ô France ! »…
L’opéra dit « moderne » de la saison c’est « Peter Grimes » de Benjamin Britten, créé à Londres en 1945. C’est probablement l’opéra le plus populaire de la deuxième moitié du XXème siècle ; il est même traduit en vingt langues. Ce drame qui est interprété pour la première fois à la fin de la deuxième guerre mondiale va créer un véritable choc. Certains le compareront à Don Juan, Otello ou Wozzeck. A signaler que c’est le directeur artistique de l’opéra de Nice qui assurera la mise en scène.
Le Mozart de l’année, c’est en février « Cosi fan tute » qui nous vient du théâtre Magdeburg et dirigé par un jeune chef d’orchestre, Roland Kluttig.
« Semiramide » de Rossini, inspiré de Voltaire, consacre la disparition de l’opera seria, pour aborder un style plus sérieux. Il comporte, outre l’ouverture, les deux plus beaux airs créés par le compositeur : celui de Arsace « Ecconomi alfine in Babilonia » et celui de Semiramide : « Bel raggio lusinghier ». Ces airs très difficiles à chanter firent en leur temps la gloire de Marylin Horne, de Jon Sutherland et de Montserrat Caballé. A ne pas louper !
« La Juive » d’Halévy fut représenté plus de 600 fois à l’opéra de Paris entre la date de sa création (1835) et 1930. Pas la suite on va l’oublier. Pourtant c’est un opéra admiré par Wagner et que Proust citera même dans un de ses ouvrages. Un grand orchestre, des chœurs impressionnants, cinq rôles de qualité, un spectacle à découvrir qui est le symbole du grand opéra à la française.
Christian Gallo - © Le Ficanas ®
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Nice, France
mardi 15 octobre 2013
« Les Français devant Nice » vu par Wagner !
Richard Wagner écrira un premier livret intitulé « La noble fiancée » pour un opéra en cinq actes en 1836 et envoyé à Scribe, lors de son séjour à Paris, qui va le traduire en français. La composition musicale ne fut jamais écrite. Il reviendra sur ce texte, le remaniera et le donnera à son ami Johann Friedrich Kittl pour son opéra « Les Français devant Nice » qui fut joué à Prague en 1848. Wagner avouera ne jamais l’avoir entendu. En fait l’œuvre était déjà connue sous le nom de « Bianca und Giuseppe ». Wagner s’est inspiré d’un romancier allemand à succès, probablement Henri Kœnig.
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| Wagner en 1840 |
En 1854 le Figaro évoque même cet opéra dans un article sur la musique en Bohème :« Il y a même dans la musique tchèque un opéra qui met en scène des Français Bianca et Giuseppe ou les Français devant Nice; le compositeur Kittl en est inconnu chez nous; on connaît mieux l'auteur du poème. Richard Wagner! »
C’est donc ce samedi 19 novembre qu’une conférence, organisée par le Cercle Richard Wagner, expliquera la genèse de ce texte de jeunesse de Wagner. Elle sera présentée par André Peyrègne, le directeur du conservatoire. Rendez-vous à l’opéra de Nice à 16 heures. Pour en savoir plus : 06 09 88 85 05
Christian Gallo - © Le Ficanas ®
C’est donc ce samedi 19 novembre qu’une conférence, organisée par le Cercle Richard Wagner, expliquera la genèse de ce texte de jeunesse de Wagner. Elle sera présentée par André Peyrègne, le directeur du conservatoire. Rendez-vous à l’opéra de Nice à 16 heures. Pour en savoir plus : 06 09 88 85 05
Christian Gallo - © Le Ficanas ®
dimanche 14 juillet 2013
Le programme de l’opéra de Nice pour 2013-2014.
Intéressons-nous à la future saison de l’opéra de Nice sous la direction du nouveau directeur Marc Adam qui a succédé à deux années sans direction, suite à l’affaire Alain Lanceron relaxé d’ailleurs en début d’année. Ancien directeur de l’opéra de Rouen, puis du théâtre de Lübeck et enfin directeur du théâtre de Berne, sa prestation est attendue avec impatience. Voici donc sa programmation :
Le Freischütz. C’est un opéra allemand de Carl Maria von Weber créé en 1820 et qui fit un triomphe dès la première représentation. Weber fut impressionné par la représentation du seul opéra de Beethoven, Fidelio, et confiera le livret au poète Johan Friedrich Kind. Cet opéra influencera Richard Wagner.
L’histoire se passe en Bohême, en 1648, après la guerre de Trente Ans. Un garde forestier veut gagner un concours de tir et obtenir la main d’Agathe. Une situation que l’on retrouve chez Ulysse, et un enjeu comparable à celui de Turandot. La version que présente l’opéra de Nice devrait être celle d’Hector Berlioz, la plus fidèle à l’original. (En novembre 2013)
Sémélé. L’opéra de Haendel fut présenté à l’origine en 1743 en version concert. Son adaptation , en oratorio puis en opéra, choquera car, interprétée en plein carême, elle traite d’une histoire d’amour inspirée de la mythologique grecque. Dans l’immense production de Haendel, Sémélé va disparaître jusqu’au XXe siècle et renaîtra en Angleterre, puis aux Etats-Unis, et enfin en France.
Opéra ou oratorio, il est considéré aujourd’hui comme l’un des plus grands chefs-d’œuvre du maître. (En février 2013)
Adrienne Lecouvreur. De cette période vériste coincée entre Verdi et Puccini, apparaît Francesco Silea, et Adrienne Lecouvreur est son seul opéra encore interprété aujourd’hui. Il eut du succès dès sa création à Milan en 1902.
Adrienne Lecouvreur a existé : née en 1692 près d’Epernay, elle fut la plus grande comédienne de son temps à la Comédie Française. Elle est restée célèbre pour avoir abandonné la diction chantante sur scène et pour avoir aimé Maurice de Saxe. C’est d’ailleurs là le sujet de l’opéra qui raconte sa rivalité à la princesse de Bouillon. C’est un rôle qui a toujours séduit les grandes tragédiennes. (En mars 2014)
Dreyfus. Une création mondiale de cet opéra qui en a déjà connu trois (La prise de Troie de Berlioz, Marie-Madeleine de Massenet et Elephant Man de Laurent Petitgirard). La musique de Dreyfus est de Michel Legrand et le livret de Didier van Cauwelart. L’opéra retracera l’affaire du capitaine Dreyfus, cette oeuvre étant déjà qualifiée d’ambitieuse par le librettiste. (En mai et juin 2014)
Le Freischütz. C’est un opéra allemand de Carl Maria von Weber créé en 1820 et qui fit un triomphe dès la première représentation. Weber fut impressionné par la représentation du seul opéra de Beethoven, Fidelio, et confiera le livret au poète Johan Friedrich Kind. Cet opéra influencera Richard Wagner.
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| Le Freischütz en 1866 |
Sémélé. L’opéra de Haendel fut présenté à l’origine en 1743 en version concert. Son adaptation , en oratorio puis en opéra, choquera car, interprétée en plein carême, elle traite d’une histoire d’amour inspirée de la mythologique grecque. Dans l’immense production de Haendel, Sémélé va disparaître jusqu’au XXe siècle et renaîtra en Angleterre, puis aux Etats-Unis, et enfin en France.
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| Sémélé |
Adrienne Lecouvreur. De cette période vériste coincée entre Verdi et Puccini, apparaît Francesco Silea, et Adrienne Lecouvreur est son seul opéra encore interprété aujourd’hui. Il eut du succès dès sa création à Milan en 1902.
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| Adrienne Lecouvreur |
Adrienne Lecouvreur a existé : née en 1692 près d’Epernay, elle fut la plus grande comédienne de son temps à la Comédie Française. Elle est restée célèbre pour avoir abandonné la diction chantante sur scène et pour avoir aimé Maurice de Saxe. C’est d’ailleurs là le sujet de l’opéra qui raconte sa rivalité à la princesse de Bouillon. C’est un rôle qui a toujours séduit les grandes tragédiennes. (En mars 2014)
Dreyfus. Une création mondiale de cet opéra qui en a déjà connu trois (La prise de Troie de Berlioz, Marie-Madeleine de Massenet et Elephant Man de Laurent Petitgirard). La musique de Dreyfus est de Michel Legrand et le livret de Didier van Cauwelart. L’opéra retracera l’affaire du capitaine Dreyfus, cette oeuvre étant déjà qualifiée d’ambitieuse par le librettiste. (En mai et juin 2014)
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