mercredi 5 juillet 2017

Mitch Epstein - New York Arbor - Au Musée de la Photographie André Villers à Mougins










New York Arbor est une série de photographies d'arbres emblématiques qui habitent New York City; ces images soulignent la relation complexe entre les arbres et leurs homologues humains. Enracinés dans les parcs, les jardins, les trottoirs et les cimetières de New York, certains arbres deviennent sauvages, certains sont des contorsionnistes s'adaptant à leur environnement restreint, et d'autres sont taillés pour devenir spécimens précieux. Beaucoup de ces arbres sont vieux de centaines d'années et ont été plantés comme souvenirs ou en tant que cadeaux diplomatiques de l'étranger. À mesure que le développement urbain les contraint, les arbres de New York continuent de prospérer de façon surprenante. L'effet cumulatif de ces photographies est d'inverser la vue habituelle de la ville: les arbres ne fonctionnent plus comme arrière-plan, mais dominent la vie humaine et l'architecture autour d'eux.

Vernissage: Mercredi 12 juillet à partir de 19h
Exposition: du 03 juin au 17 Septembre 2017



Photo: American Elm, New York. 2011 © Black River Productions, Ltd / Mitch Epstein
 

META CLASSIC de Patrick Montalto vues par France 3



vendredi 30 juin 2017

L'ironie macabre d'Eduardo Arroyo à la fondation Maeght

Pour sa grande exposition estivale, la fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence (Alpes-Maritimes) ouvre ses portes samedi et jusqu'au 19 novembre au peintre espagnol Eduardo Arroyo, toujours actif et sans complaisance à 80 ans.


L'exposition présente un grand ensemble de peintures, dessins, collages, et sculptures, sous le titre "Eduardo Arroyo. Dans le respect des traditions", très ironique pour un artiste connu pour son humour macabre, son irrévérence et ses double-sens.

"Il y a des tableaux qui appartiennent à son histoire de créateur, d'autres faits cette année", indique Olivier Kaeppelin, directeur de la fondation. "Il pense sur des questions qui nous occupe tous: la mort, les rapports de force mais il traverse tout ça avec une incroyable légèreté et ironie", ajoute-t-il.

On découvrira un saisissant "Van Gogh sur le billard d'Auvers-sur-Oise" peint dans l'année écoulée et caractéristique de son art de jongler avec des raccourcis visuels qui transforme ses tableaux en rébus.

On ne voit pas Van Gogh, mais un chapeau et des chaussures, pas de boules sur le billard mais des numéros évoquant une scène de crime, la découpe d'une pièce de viande ou les reliques d'un saint.

"C'est une sorte de question sur ce qu'est Van Gogh pour nous: un suicidé de la société, une pièce de boucherie, un saint?" interroge M. Kaeppelin.

Chaque tableau contient son détail grinçant, qui rappelle qu'Arroyo a aussi été scénographe de théâtre, en plus de pratiquer la littérature.

Allégorie de la vieillesse, il a peint cette année un Don Quichotte au vêtement rapiécé, traversant à dos d'âne une multitude de paysages espagnols. "Si vous regardez en bas, il n'est pas du tout dans un vrai paysage. Il y a une plinthe dessinée, avec une prise", pointe M. Kaeppelin.

Provocateur, engagé, Eduardo Arroyo vécut l'exil sous le franquisme à partir de 1958. L'un de ses grands tableaux rend hommage à une figure du mouvement des mineurs des Asturies réprimé sous la dictature.

Rattaché au mouvement de la Figuration narrative lancé dans les années 1960 en réaction à l'art abstrait et à la profusion d'images qui commence à déferler à l'époque, son travail est hanté par le sentiment d'amour-haine qu'il voue à son pays natal.

"J'aime l'Espagne, pour le Prado", a-t-il confié, sarcastique, lors du vernissage. S'il avait à choisir aujourd'hui, a-t-il ajouté, il serait "bibliothécaire, pas peintre": "Je pense le plus grand mal du monde des arts. Il y a une quantité inimaginables d'artistes qui ne servent à rien et qui devraient être ramoneurs."

© AFP pour TV5 Monde
1er juillet - 19 novembre 2017

Matisse en ses murs

Pour les cent ans de l’arrivée de Matisse à Nice, le musée présente un nouvel accrochage qui rend hommage au lien entre la ville et l’artiste. Ce nouveau parcours éclaire la richesse d’une collection, fruit des donations successives de l’artiste et de ses héritiers à la Ville de Nice, qui offre un accès privilégié et unique à l’intimité de sa création.
Henri Matisse peignant, atelier du cours Saleya, vers 1927
Archives Henri Matisse (DR)
Le musée renoue cette année avec l’entrée conçue par Jean-François Bodin en 1993, qui permet d’accueillir le public dans l’espace magistral déployé autour de la grande gouache découpée Fleurs et fruits et de la céramique de La Piscine, don de Claude et Barbara Duthuit à la Ville de Nice en 2013.

La salle Matisse et Nice racontera l’ancrage de l’artiste dans sa ville d’élection, ses ateliers et lieux de vie successifs, de la Promenade des Anglais jusqu’au Régina, à Cimiez.
Le nouvel accrochage s’attachera à révéler une œuvre constamment portée par le dialogue.

La salle invité, renouvelée tous les trois mois, s’ouvrira avec Georges Rouault, alors que la salle dédiée au fauvisme soulignera l’échange avec Henri Manguin. Dialogue avec les cultures aussi, puisque tout au long du cheminement le visiteur pourra découvrir les sources extra-occidentales d’une création profondément humaniste.
Un parcours modernisé des collections Dans la villa, l’espace d’exposition permanente se modernise.
Au-delà des œuvres présentées, la ligne directrice consiste à donner une forte présence à l’artiste lui-même et à son cadre de création.

La scénographie, imaginée par Jean-Paul Camargo, ponctue le parcours d’un important contenu informatif sur la vie et l’œuvre d’Henri Matisse.

Du 8 juillet au 13 octobre 2017
Vernissage : le 7 juillet à 18 heures.
Musée Matisse -  164 avenue des Arènes de Cimiez - Nice

mercredi 28 juin 2017

Joana Hadjithomas et Khalil Joreige : Se Souvenir de la lumière

L’exposition présentée à Vallauris s’inscrit dans la série des invitations faites par les musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes à des artistes contemporains d’exposer dans la chapelle du musée national Pablo Picasso de Vallauris. Pensées en résonance avec le chef-d’œuvre de Picasso,"La Guerre et la Paix”, ces expositions explorent des propositions contemporaines autour du thème de l’engagement.

Artistes et cinéastes, Joana Hadjithomas et Khalil Joreige travaillent de multiples médiums, tels que l’installation vidéo, la photographie, le film de fiction, les essais documentaires ou la performance. Réalisées à partir d'archives, d'objets familiaux, de récits personnels ou d’expériences quotidiennes, leurs œuvres déroulent des narrations qui interrogent les imaginaires dominants et l'écriture de l'histoire contemporaine. Avec une dimension expérimentale affirmée, les artistes détournent et réinventent les images récurrentes de notre époque marquée par les guerres, la perte des idéaux et les bouleversements des sociétés qui en découlent.

©
Se souvenir de la lumière (2016) Joana Hadjithomas & Khalil Joreige, 2 vidéos HD, couleur, son, durée : 8 min. Coproduction Sharjah Art Foundation, Sharjah. © Joana Hadjithomas & Khalil Joreige. Galerie In Situ — fabienne leclerc

Le diptyque vidéo présenté ici, intitulé Se souvenir de la lumière, a été créé en 2016. Avec une dramaturgie contenue, les images développent un double récit. Cinq personnages plongent et se laissent couler, évoquant le destin incertain de ceux qui traversent les mers. Dans ces profondeurs apparaissent une cité engloutie, des témoignages de la guerre, tels des véhicules militaires ou d’autres étranges ruines. Sur l’écran parallèle, une écharpe multicolore, s’enfonce lentement dans l’eau.

Ces images en dialogue invitent à explorer un champ de perception singulier: dans les profondeurs marines, le spectre des couleurs se rétrécit jusqu’à l’obscurité totale. Les couleurs se transforment et disparaissent les unes après les autres : d’abord le rouge, puis l’orange, le jaune, le vert et enfin le bleu, avant l’obscurité totale, le noir. Les vêtements colorés des plongeurs, l’écharpe arc-en-ciel tombée à l’eau perdent ainsi la vivacité de leur teinte à mesure qu’ils s’enfoncent dans l’abîme. Mais si les fonds sous-marins sont illuminés, le plancton se souvient de la lumière et révèle sa luminescence. Tournant le dos à la littéralité de l’interprétation, la poésie des images questionne ainsi nos habitudes perceptives. Pour autant, la tragédie latente est interrompue par une remontée vers la lumière, un élan salvateur vers la surface.

Joana Hadjithomas et Khalil Joreige sont nominés pour le prestigieux prix d’art contemporain Marcel Duchamp qui sera attribué à l’automne 2017.

MUSÉE NATIONAL PABLO PICASSO, LA GUERRE ET LA PAIX
Place de la Libération - 06220 Vallauris
Tél . 04 93 64 71 83 - www.musee-picasso-vallauris.fr

Vernissage : Samedi 1er juillet à 11h.
Exposition jusqu'au 6 novembre 2017.

VOYAGE IMMOBILE

Voyager sans bouger d’un pouce. S’évader par le pouvoir de l’imagination et de l’observation prolongée. Écouter. Voir se dessiner dans l’espace un disque de plumes d’oie, de goéland et de faisan et découvrir les guillemets de balsa et de cordes à piano suspendant l’instant. S’émerveiller devant la trace d’une rose rouge déposée sur la toile donnant naissance à un puissant violet évoluant dans le temps jusqu’au brun et au noir cosmique. Vagabonder à la vue d’un bouquet de roses brulées. S’amuser des mots, jouer des palindromes, des anagrammes et écouter le temps. Privilégier l’instant, l’anecdote et rire. Flâner devant le dessin d’un herbier évanescent comme devant une fenêtre ouverte sur le monde en mouvement. Admirer les feuilles, virevolter. Se laisser transporter par le coin des récoltes et de la rêverie où se fixent pierres curieuses et dessins de végétaux sur cuivre. Imaginer. Divaguer en s’asseyant sur un banc. S’envoler dans des études de tapis réalisées à la mine noire et aux crayons de couleur sur calque. Contempler et rêver au creux d’un transat sérigraphié tel un dessin flottant dans l’espace. Observer le paysage. Arpenter les routes imaginaires. Voir naître du blanc du papier des paysages invisibles : un réseau de routes non construit et pourtant visible depuis le ciel via la navigation internet. Explorer un observatoire du ciel. Partir à la conquête d’une utopie. Analyser un territoire et ses arpenteurs. Errer sur les feuilles de papier épinglées au mur et maculées de taches comme autant de traces de la fragilité précaire de la vie. Se délecter de bribes de phrases et d’images vues, lues ou entendues jusqu’à se perdre dans ce nuage de mondes immobiles. Voyager dans les vertiges de listes d’objets délaissés VOYAGE IMMOBILE capture l’instant d’attente. Il propose un interstice en suspens, une balade entre deux mondes.

Anne Favret et patrick Manez - Les arpenteurs, 2012
L’entreprise apparait désormais comme un espace propice à la diffusion de la culture. Ainsi, l’art s’invite dans le monde du travail favorisant pour les équipes à la fois des rencontres, des possibilités d’émancipation et de cohésion de travail, d’expériences, d’innovation, d’audaces et de partage. Pour l’entreprise c’est une véritable source de rayonnement et d’ancrage. Depuis sa création, la Caisse d’Épargne (groupe BPCE) est un acteur engagé et s’investit dans l’acquisition d’œuvres d’art constituant une collection. Les Caisses d’Épargne du Var et des Alpes-Maritimes fusionnent en 1991 et donnent naissance à la Caisse d’Épargne Côte d’Azur. Cette fusion insuffle une volonté de soutien à l’art moderne et contemporain qui passe par un plan d’acquisition important : plus de 200 œuvres et 90 artistes mais également par un programme d’expositions, d’éditions de catalogues, de plans de restauration et de conservation, mais aussi de soutien à des manifestations culturelles comme le concours Jeunes Talents, ou le Sept Off. C’est ainsi que l’agence de Masséna à Nice devient un lieu d’exposition, invitant les collaborateurs et clients de l’agence, ainsi que les artistes et visiteurs à appréhender autrement le monde. Aujourd’hui, la Caisse d’Épargne Côte d’Azur s’est rapproché d’ENTRE I DEUX pour mener à bien une véritable politique en matière d’art contemporain.

Isa BARBIER - Suspens (détail) - 2017
Avec les œuvres de :

Isa BARBIER  / Quentin DEROUET  / Jean DUPUY / Anne FAVRET/ Patrick MANEZ  / Lina JABBOUR / Ahram LEE / Marine PAGES  / Gérald PANIGHI  / Ève PIETRUSCHI

Agence Caisse d‘Épargne Masséna - 6, Place Masséna, 06000 Nice
Exposition du 8 juillet au 22 septembre 2017 
Vernissage vendredi 7 juillet à 18h30 en présence des artistes


mardi 27 juin 2017

Montalto : sculptures monumentales à Menton

Le META CLASSIC CONCEPT rend la vie à ces fondements de notre Etre en les métabolisant véritablement pour les réinterpréter, pourvus de tous nos acquis successifs. Le META CLASSIC CONCEPT ressoude le chaînon manquant de notre société en manque d’Etre, redonne une valeur actuelle au passé comme au présent, et nous permet de relier en nous la puissance spirituelle d’hier avec l’énergie créatrice d’aujourd’hui.
La Métamorphose s’accomplit.
Œuvres d’art classiques célèbres, ou facilement identifiables par leur style, leur thème, revisitées et ou transformées par des créateurs contemporains.
Toutes influences classiques admises, européennes, africaines, asiatiques, américaines, etc… y compris d’inspiration mythologique ou religieuse. Création d’établissements de restauration, bars etc… dans la déco et philosophie META CLASSIC CONCEPT.



En vous promenant chez Patrick Montalto, vous vous aventurez dans un univers peuplé de mythes et de symboles, animés de la puissance d’une énergie primordiale.

Conteur né, il a passé la première partie de sa vie à arpenter les continents, à la recherche des personnages qu’il griffonnait enfant sur les marges de ses cahiers d’école. Il n’était pas encore sculpteur et pourtant la terre rouge de Madagascar qui l’a vu grandir restera collée à ses semelles. Il l’a transportée et disséminée au gré de ses voyages à travers l’Afrique, l’Amérique latine, l’Asie, l’Europe… Ses premières rêveries s’ancrent alors dans la réalité.

Il sera tantôt trafiquant trans-Saharien de voitures d’occasion, tantôt importateur de tissus au Togo, ou guide de brousse ou bien encore instructeur d’ULM en Guyane…


Il a navigué entre terres et ciels, balloté de haut en bas dans une spirale créatrice qui le destinait déjà à façonner l’argile de ses mains.

C’est peu après ses 40 printemps qu’il re-injecte les histoires qui l’habitent dans la matière qui l’entoure. Avec lui, tout matériau pourra prendre vie, qu’il s’agisse de Bronze, de Fer, de Bois ou de Résine, mais toujours originé de la terre mère.

C’est ainsi que (re)naquit, entre autres, PROMETHEE, « avec cette sorte de colère prise dans la masse, qui fait chair avec la matière. C’est une vieille colère que rien ne semble pouvoir apaiser. Tout nous entraine vers le bas, tout nous tient prisonnier de la matière, et il en faut de la force pour s’arracher à boue, à la facilité ».

Plus loin, vous faites la connaissance du DON, « un Christ échappé de sa croix » Il est l’extrême agilité de l’homme dans sa tentation à s’affranchir de la pesanteur.

Il vous introduira à TRANSE, où l’abandon de la chair ouvre la voie des cieux, pour opérer la mue, de la densité au souffle.

Vous trouverez tout cela… et un peu partout « l’opposition, la contradiction, la dualité qu’il nous faudrait dépasser, ou comprendre, ou à laquelle nous devrions seulement consentir… »

Il s’élance aujourd’hui dans une nouvelle Aventure et expose sur la magnifique esplanade Francis Palmero une impressionnante série de sculptures monumentales, interprétation contemporaine des œuvres et des grands thèmes classiques qui ont fécondé notre culture et qui ont modelé notre histoire.

Ce voyage par-delà l’antique et le moderne, il l’appelle le META CLASSIC.  Et il nous invite à nous y laisser emporter.

Du 1er juillet au 15 novembre2017
Esplanade Francis Palmero (au bord de mer, face au musée Cocteau)
Menton

Vernissage :  samedi 8 juillet à 11 heures.