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vendredi 30 juin 2017

Matisse en ses murs

Pour les cent ans de l’arrivée de Matisse à Nice, le musée présente un nouvel accrochage qui rend hommage au lien entre la ville et l’artiste. Ce nouveau parcours éclaire la richesse d’une collection, fruit des donations successives de l’artiste et de ses héritiers à la Ville de Nice, qui offre un accès privilégié et unique à l’intimité de sa création.
Henri Matisse peignant, atelier du cours Saleya, vers 1927
Archives Henri Matisse (DR)
Le musée renoue cette année avec l’entrée conçue par Jean-François Bodin en 1993, qui permet d’accueillir le public dans l’espace magistral déployé autour de la grande gouache découpée Fleurs et fruits et de la céramique de La Piscine, don de Claude et Barbara Duthuit à la Ville de Nice en 2013.

La salle Matisse et Nice racontera l’ancrage de l’artiste dans sa ville d’élection, ses ateliers et lieux de vie successifs, de la Promenade des Anglais jusqu’au Régina, à Cimiez.
Le nouvel accrochage s’attachera à révéler une œuvre constamment portée par le dialogue.

La salle invité, renouvelée tous les trois mois, s’ouvrira avec Georges Rouault, alors que la salle dédiée au fauvisme soulignera l’échange avec Henri Manguin. Dialogue avec les cultures aussi, puisque tout au long du cheminement le visiteur pourra découvrir les sources extra-occidentales d’une création profondément humaniste.
Un parcours modernisé des collections Dans la villa, l’espace d’exposition permanente se modernise.
Au-delà des œuvres présentées, la ligne directrice consiste à donner une forte présence à l’artiste lui-même et à son cadre de création.

La scénographie, imaginée par Jean-Paul Camargo, ponctue le parcours d’un important contenu informatif sur la vie et l’œuvre d’Henri Matisse.

Du 8 juillet au 13 octobre 2017
Vernissage : le 7 juillet à 18 heures.
Musée Matisse -  164 avenue des Arènes de Cimiez - Nice

mardi 20 juin 2017

Matisse en deux volets

Un double hommage au créateur majeur du 20ème siècle, dont le chef-d’œuvre, la Chapelle du Rosaire constitue un haut lieu du patrimoine mondial.
Henri Matisse, Grand masque, 1944 © Succession H. Matisse - © Adagp, Paris, 2017 Photo François Fernandez
"MATISSE ET VENCE, L’EMOTION PURE", œuvres de la collection de la Ville de Vence.
Du 24 juin au 31 décembre, au Musée de Vence (2 place du Frêne).



"A LA LUMIERE DE MATISSE", œuvres de vingt-trois artistes contemporains.
PATRICK CHAMBON Drapé 2017, PHILIPPE COMAR La mesure de l’herbe 1991,CLAUDE VIALLAT Sans titre 2015 (052), OLIVIER DEBRÉ Rayée foncée d’Automne circa 1990
Vernissage : Samedi 24 Juin 2017 à 11h au Musée de Vence 2, place du Frêne

dimanche 12 juin 2016

Menton : les migrants sont rejetés à la mer.


Dans la nuit une barque a été rejetée à la mer. Cette barque qui s’intitulait « 6-ct-toi » avait été créée par le collectif d’artistes niçois KKF. Il s’agissait en fait d’une œuvre d’art exposée à Menton dans le cadre des expositions des soixante-dix ans de la fondation de l’Union Méditerranéenne pour l’Art Moderne, parrainée en son temps par Matisse et Bonnard. Elle était, avec d’autres sculptures, posée sur les pelouses des jardins Palmero, devant le musée Cocteau et face à la mer.

Les migrants à la frontière

Du fait de son emplacement elle exprimait le problème des migrants ; tout un symbole dans cette ville frontière. Lorsque les migrants s’étaient installés sur les rochers du poste-frontière Saint Ludovic, les médias en avaient fait tout un symbole et l’Etat avait alors envoyé des forces armées pour protéger ce passage et assurer l’apparence de l’autorité de l’Etat. Les politiques continuent à ressasser ce problème des migrants pour s’assurer d’un électorat peureux, mais bien utile en campagne électorale. En réalité la France est le pays qui va absorber le moins de migrants ; il en est prévu 30.000 au maximum.

On a fait alors de Menton, dans la presse, une ville envahie par les migrants, ce qui n’a jamais été le cas. En effet les migrants qui pouvaient monter dans le train en Italie, à Vintimille, ne descendaient pas à Menton, mais à Nice et même au-delà.

La barque de KKF

L’ONU vient d’annoncer que plus de 10.000 migrants sont morts en Méditerranée depuis 2014. Notre Mare Nostrum est devenue un cimetière. La semaine dernière 320 ont encore disparu lors d’un naufrage. KKF a créé une barque dont l’objectif était de faire prendre conscience de la situation sans pour autant être misérabiliste. Le navire, d’une finition parfaite, contenait les jambes des migrants en résine colorée et brillante. Si on se penchait sur la barque on voyait notre visage, au fond, se reflétant dans une glace : effectivement et si c’était nous dans cette barque ? C’était une véritable expression de l’errance humaine.

La bêtise humaine

La barque de KKF, comme le rapporte le procès-verbal de la police, faisait 3,20 mètres de long, pesait plus de 300 kilos et était vissée au sol. Des ilotes ont alors décidé, en pleine nuit, de la jeter à la mer après l’avoir en grande partie détruite sur les rochers ou sur la pelouse. Les courants vont la pousser vers Monaco, puis la ramènent en France, au large du port de Cap d’Ail où elle sera découverte.


Les imbéciles ont donc volé une œuvre d’art, puis l’ont détruite, puis l’ont jeté en mer. Xénophobes, raciste, fascistes, et bien sûr trouillards, poltrons et lâches pour avoir effectué cela en pleine nuit, ils ont commis là un acte qui ne se contente pas d’être répréhensible, mais un témoignage de la bêtise humaine.



Mais dans l’art, braver les conforts et les conformismes, les règles et les habitudes, la bienséance et la bien-pensance, c’est de l’audace et ce n’est pas sans conséquences. Faut-il fermer les yeux ou laisser aux artistes les moyens de s’exprimer ? KKF a pris le risque, mais les imbéciles qui ont détruit leur œuvre font d’eux des héros, et de leurs idées un symbole d’humanité.

Christian Gallo - © Le Ficanas ® - Photos Christian Gallo et KKF.

dimanche 13 mars 2016

L’Union Méditerranéenne pour l’Art Moderne retrouve Menton avec succès.

A l’occasion de la commémoration des soixante-dix ans de sa fondation par Jean Cassarini, le docteur Thomas, Matisse et Bonnard, l’UMAM qui a exposé plus de 1.500 artistes à ce jour, organisait sa huitième exposition de l’année qui avait commencé à Beyrouth. Mais la première qui est en place actuellement à Menton, au palais de l’Europe, a un aspect particulier. En effet comme l’a souligné au travers de son historique la maire-adjointe à la culture, Madame Martine Casério, c’est à Menton qu’ont eu lieu le plus grand nombre d’expositions avec Picasso, Bonnard, Dufy, Dali, Braque, Chagall, Delvaux… La présidente de l’UMAM, Simone Dibo-Cohen a insisté sur le fait, que conformément aux souhaits de Matisse et Bonnard, il ne s’agissait pas là d’une rétrospective, mais d’une exposition réunissant des artistes vivants, en activité, et un mélange de célébrités internationales et des créateurs en devenir de moins de 40 ans. Dans son discours, le député-maire Jean-Claude Guibal a déjà annoncé l’exposition qui aura lieu au mois de juin dans les jardins de sa commune où seront réunies des sculptures de haut niveau. Le point d’orgue sera alors les jardins et le Palais Carnolès, musée des beaux-arts de la ville, et surtout une œuvre monumentale de Stefano Bombardieri sur le parvis du Musée Cocteau. Tous ont félicité la présidente de l’UMAM également commissaire de l’exposition et la collaboration de Josiane Tricotti et Christelle Esperto.
Miograd Tasic
Jean-Claude Guibal, ne s’est pas contenté d’un simple discours et a tenu à se faire présenter toutes les œuvres exposées, une par une, par Simone Dibo-Cohen et a rencontré et questionné avec intérêt, tous les artistes présents. Cette visite va durer près de trois heures. Le public nombreux est resté également très longtemps au cœur de cette mise en scène exceptionnelle dans la salle d’art contemporain de ce magnifique Palais de l’Europe.



Concurrence à Venise ?

De même que le festival du film de Cannes avait eu pour but de concurrencer la Mostra de Venise, la commune de Menton avait eu le même objectif face aux biennales d’art contemporain de Venise. Hélas cela fut abandonné dans les années quatre-vingt, mais la presse italienne vient de signaler cette information et se réjouit de ce renouveau pour l’art d’aujourd’hui.

Fernando Martinez Garcia
Jusqu’au 28 mai prochain, vous allez découvrir, au palais de l’Europe, les œuvres de Marcel Alloco, Bertrand Beaussillon, Nasr-eddine Bennacer, Raymond Berbiguier, Stefano Bombardieri, Jean-Claude Borowiak, Katia Bourdarel, Miguel Buades, Damien Cadio, Denis Castellas, Roland Devolder, Marc Gaillet, Evelyne Galinski, Gérard Garouste, Damien Hirst, KKF, Youcef Korichi, Alain Lestié, Fernando Martinez Garcia, Audrey Nervi, Axel Palhavi, Miograd Tasic, Djamel Tatah, Jérôme Zonder.

Evelyne Galinski
Et après ?

Le 29 avril et pour tout le mois de mai deux artistes d’exception à Pézenas, dans l’Hérault dans l’hôtel Flottes de Sébazan : Nurcan Giz et Martin Hollebecq,

Le 2 juin, Musée des Arts asiatiques à Nice : hommage à Seund Ja Rhee, dans le cadre de l’année de la Corée en France,

Le 4 juin Menton avec des sculptures dans les jardins de la ville, et le palais Carnolès,

En Août, l’église d’Aspremont,

En Septembre Cécile Andrieu à la galerie Depardieu à Nice

Le 22 octobre, retour au Palais de l’Europe de Menton,

Le 15 novembre, Bernard Langenstein à Villefranche-sur-Mer,

En novembre, Paris dans la mairie du 7eme arrondissement,

Et probablement Téhéran en fin d’année.

Roland Devolder

Jean Cassarini (fondateur de l'UMAM en 1946)

Damien Hirst

Nasr-eddine Bennacer
Evelyne Galinski

 
Marc Gaillet
Katia Bourdarel

Gérard Garouste
Jean-Claude Borowiak

Djamel Tatah

mardi 24 novembre 2015

La biographie de Matisse de Gaston Diehl et l'UMAM

Tandis que l'UMAM fondé par Matisse et Bonnard fête ses soixante-dix ans d'existence au travers de nombreuses expositions,  le musée Matisse de Nice présente un panorama d'œuvres concernant l'historique de la publication de la biographie de Gaston Diehl.

Gaston Diehl, historien d’art, journaliste et cinéaste, a choisi d’écrire une biographie sur Henri Matisse à partir de 1947, qui sera publiée en 1954 par les éditions Tisné à Paris.

Ainsi Gaston Diehl est un des auteurs français qui a participé à la diffusion de la connaissance de l’œuvre de Matisse et cela dans une vision globale et contemporaine puisque son ouvrage est publié quelques semaines avant la disparition du peintre.

Le musée Matisse a choisi de présenter, autour de la biographie de Gaston Diehl, intitulée Henri Matisse, un panorama restituant le contexte et l’historique de cette publication.

Dessin de Matisse pour un catalogue de l'UMAM

Cette présentation permet d’exposer les échanges entre Matisse et son biographe, ainsi que les liens, à la fois historiques et artistiques, de Gaston Diehl avec Nice au travers de l’Union méditerranéenne pour l’art moderne (UMAM) et de son amitié avec Jean Cassarini qui en est le secrétaire.

Gaston Diehl est né à Paris en 1912. Licencié ès lettres, diplômé de l’Institut d’art et d’archéologie ainsi que de l’École du Louvre, il débute dans la critique d’art par la création, en octobre 1935, du groupe artistique et poétique nommé Regain.
En 1942, il rencontre Matisse au Régina à Nice.
En 1945, Gaston Diehl participe à la création du Comité consultatif des arts plastiques de la ville de Nice, puis se rapproche l’année suivante de l’Union méditerranéenne pour l’art moderne (UMAM), fondée par Matisse et Bonnard, et visant à promouvoir la création méditerranéenne contemporaine.
Dès 1947, il débute ses recherches et la rédaction d’une biographie consacrée à Matisse, qui sera publiée aux éditions Tisné en 1954.

À la fin de 1942, Gaston Diehl rencontre Henri Matisse, au Régina, sur la colline de Cimiez, dans le cadre d’une interview pour la revue culturelle Comoedia.

Matisse draws a head for the Chapelle du Rosaire in his studio Hotel Regina, Cimiez, 1950
À cette occasion, il réalise, dans le grand appartement-atelier de l’artiste, des photographies présentées dans l’exposition.
À partir de cette époque débutent de nombreux échanges épistolaires permettant à l’auteur de mieux connaître l’œuvre du peintre et à Matisse d’intervenir dans l’orientation de l’ouvrage que lui consacre Gaston Diehl.

Désireux de participer au rayonnement de l’art de Matisse, Gaston Diehl évoque pour la première fois en 1947, dans une lettre adressée au peintre, son ambition d’écrire sa biographie. Leur correspondance permet à Matisse d’apporter son concours ainsi que des indications correctives.

En 1950 débute la rédaction de cette biographie qui sera publiée en 1954 aux éditions Tisné à Paris. Mêlant anecdotes de vie et considérations esthétiques, cet ouvrage met en parallèle le récit de la carrière du peintre et ses œuvres les plus emblématiques.

Les œuvres et objets de Matisse vus par Gaston Diehl

En 1942, lors de sa rencontre avec Matisse au Régina, Gaston Diehl réalise des photographies du peintre et de la pièce de l’appartement–atelier où il est reçu.

Celles-ci sont un témoignage intéressant pour le musée Matisse de Nice. Parmi les treize œuvres disposées sur les murs, se trouvent la peinture Nu dans un fauteuil, plante verte, réalisée en 1937, appartenant à la collection du musée depuis sa création en 1963, de même qu’un certain nombre de meubles et objets : le guéridon « mauresque » octogonal en bois peint, le grand vase en terre cuite vernissé, nommé « vase étrusque », le fauteuil-chaise longue Louis XV rayé, le pot octogonal en grés vernissé vert.

Vernissage : Vendredi 27 NOVEMBRE  à 11 h

Musée Matisse : 164 Avenue des Arènes de Cimiez, 06000 Nice
Ouvert tous les jours de 10h à 18 h sauf le mardi et certains jours fériés.
Renseignements :04 93 81 08 08

vendredi 4 juillet 2014

Les belles endormies

Cet été, le musée Bonnard propose une exposition sur le rêve, le sommeil et les belles endormies à travers des œuvres d'artistes modernes tels que Bonnard, Vuillard, Vallotton, Matisse, Picasso, Brancusi, Manguin, Van Dongen et tant d'autres.

Félix Valloton

Le rêve est un sujet de réflexion pour les artistes depuis l'antiquité. Cette « magique suspension du temps » telle que la décrite l'historienne de l'art Isabelle Monod-Fontaine est devenue au fil des siècles un sujet pictural et littéraire qui a tant fasciné qu'il a donné naissance à d'innombrables variations du modèle endormi, allégorie de l'abandon.

Van Dongen

Il s'agit de montrer à travers une cinquantaine d'œuvres majeures le parcours de ce sujet de la fin du XIXe siècle en passant par les symbolistes et les nabis jusqu'aux années 1950. De l'aspect poétique et secret du rêve à sa dimension érotique, les artistes ont su livrer leur part intérieure de ce sujet devenu un standard de la peinture comme de la sculpture.

Musée Bonnard - 16 boulevard Sadi Carnot - 06110 LE CANNET - http://www.museebonnard.fr/

mercredi 11 juin 2014

Henri Matisse : Nice, le rêve des odalisques


A la suite de la célébration de ses cinquante ans en 2013 avec l’exposition Matisse, la musique à l’œuvre, le musée Matisse apporte un nouvel éclairage sur le lien de Matisse avec Nice, à travers le thème des odalisques, ensemble d’œuvres connues sous le terme générique de « période niçoise » (1917 - 1929), dont des échos ponctuels se retrouvent tout au long de son œuvre, et cela par une nouvelle exposition intitulée Henri Matisse : Nice, le rêve des odalisques.

En 1921, quand Matisse s’installe à Nice au 1 place Charles Félix sur le cours Saleya, son interprétation du thème des odalisques évolue depuis une série surprenante de lithographies pour rejoindre ses préoccupations profondes, liées à la forme et à la ligne. Au-delà de leur production abondante, les odalisques permettent de s’interroger sur le retour surprenant du peintre à la figuration, après les avancées du fauvisme de 1905. 

Henri Matisse et son modèle - Place Charles-Félix, Nice, 1928
© Succession H. Matisse - Photo : Archives Henri Matisse / D.R.
De la représentation traditionnelle d’un modèle alangui, émanant des atmosphères rencontrées par Matisse en Algérie et au Maroc, émerge un personnage féminin, dont la plasticité du corps et la pose transforment la composition. Le tableau prend une nouvelle unité : la structure du personnage rejoint la sculpture.

L’exposition décline cette évolution picturale en accompagnant peintures, dessins, lithographies et sculptures, d’objets personnels, de mobiliers et de tissus, dont la plupart appartiennent aux collections du musée, et que le peintre utilisait pour créer le décor qui entourait les modèles devenus odalisques.

Cette exposition rassemble des œuvres provenant de musées et d’institutions, tels le Museum Of Modern Art (MoMA) de New York, le Kunstmuseum de Solothurn (Suisse), le musée national d’art moderne, Centre CCI/Georges Pompidou, le musée d’art moderne de la Ville de Paris, le musée de l’Orangerie, de Paris, le musée départemental Matisse du Cateau-Cambrésis, les Ballets de Monte Carlo, ainsi que de collections particulières, notamment celle de la famille du peintre.

Musée Matisse - 164, avenue des Arènes de Cimiez - Nice - 33 (0)4 93 81 08 08  - www.musee-matisse-nice.org

jeudi 29 août 2013

Matisse, le chemin, aux sources de la lumière.

À l'écoute de Matisse...

À partir des écrits et propos du peintre Henri Matisse, la Cie Voix Public vous propose la lecture "Matisse, le chemin, aux sources de la lumière". De ses premières émotions de jeune peintre, il vous sera donné à entendre les mots de l'artiste au gré de sa vie, de ses rencontres et de son évolution artistique.

C'est tout le cheminement créateur de l'artiste que nous suivrons depuis ses premières œuvres (1890) jusqu'aux dernières compositions en papiers gouachés (1953).

Comédien : Philippe Lecomte - Conception et réalisation : Stéphan Ramirez - Documentation : Marie-Pierre Nicola, assistant qualifié de conservation du patrimoine, Musée Matisse, Nice

Patio Matisse - Photo Ville de Nice
Samedi 14 septembre à 16h30
Médiathèque Valléenne de St Martin Vésubie
 :52, Bd. Lazare Raiberti
06450 SAINT MARTIN VESUBIE

- Renseignements : 04 93 05 62 62 - Entrée libre


Samedi 21 septembre à 15h30
Médiathèque de Roquebillière
Avenue Jean Laurenti
06450 ROQUEBILLIERE

 - Renseignements : 04 93 03 53 42 - Entrée libre


mercredi 21 août 2013

Au revoir Monsieur Matisse !

Matisse, d’abord post-impressionniste, puis leader du fauvisme est le plus grand coloriste du XXe siècle. Tous ses successeurs, et même ses contemporains, ont dans leurs œuvres quelque-chose de Matisse. Ses couleurs pures, dès sa période fauviste, mais encore plus dans ses collages, créent une ambiance reposante ; ne disait-il pas qu’il créait un art qui serait « un calmant, effet calmant sur l’esprit, un peu comme un bon fauteuil » !

Alors qu’allions nous découvrir au MAMAC de Nice pour cette exposition intitulée « Bonjour Monsieur Matisse ! » consacrée à des artistes contemporains et, pensions nous, tous vivants. Qu’est-ce que la jeune création avait à nous offrir, inspirée par le maître ?

Thierry Lagalla

Dans son poème « La Noria » d’Antonio Machado la mule, qui tourne les yeux bandés et meurt de mélancolie, nous fait penser à cet accrochage au premier étage du musée : on s’ennuie. Le calme voulu par Matisse est remplacé par l’ennui. Cela est dû probablement à un accrochage très discutable, mais à la mode cet été, comme chez Maeght.

Pourtant les œuvres respectent souvent cet hommage : elles représentent parfois le maître lui-même, comme dans le tableau en relief de Larry Rivers, ou souvent ses couleurs, en particulier avec Alain Jacquet, ou son graphisme avec le drôle de jeu de boules de Laurence Aëgerter. Parfois l’œuvre surprend, comme celle d’Erro, avec son moteur Matisse qui mélange la photo d’un avion à réaction avec des nus de Matisse et un moteur digne de Fernand Léger. 

Paola Risoli

Pourquoi donc cette impression d’ennui ? Tout simplement parce qu’une grande partie des œuvres est réalisée par des artistes disparus ou datent d’il y a fort longtemps ; certaines même semblent incongrues comme les fameuses éponges (pardon haricots) de Viallat que l’on avait déjà vues lors d’une précédente exposition. Pire encore, des faux Matisse ne témoignent guère d’une forme de création. Les contemporains qui ont exécuté des œuvres spécialement pour ce « Bonjour Monsieur Matisse » ne sont pas majoritaires, et si on excepte l’installation de Paola Risoli avec ses bidons creusés où sont projetés des films qui se reproduisent sur le mur attenant, celle de Cynthia Lemesle et Jean-Philippe Roubaud, et l’humour de Thierry Lagalla, on navigue à travers les âges, ce qui donne cette impression de brocante de l’art, probablement non désirée, mais réelle.

Eh bien Monsieur Matisse, ceux que vous avez inspirés ne sont pas tous venus, loin de là, et après tout mieux vaut monter à Cimiez pour vous dire bonjour.

Christian Gallo - © Le Ficanas ®

Cynthia Lemesle & Jean-Philippe Roubaud
Jusqu’au 24 novembre avec les œuvres de : Tom Wesselmann, Roy Lichtenstein, Larry Rivers, Andy Warhol, Valerio Adami, Erró, Alain Jacquet, Claude Viallat, Louis Cane, Christian Bonnefoi, Claude Rutault, Vik Muniz, Sherrie Levine, Gilles Mahé, Patrice Carré, John Baldessari, Sophie Matisse, Christophe Cuzin, Laurence Aëgerter, Martin Kippenberger, Loïc Le Pivert, Gérald Panighi, Thierry Lagalla, Cynthia Lemesle & Jean-Philippe Roubaud, Paola Risoli, Erik Dietman, Wang Qingsong.

Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain - Promenade des Arts - Nice 06000 France - Tél. 04 97 13 42 01

Etaient présents : Simone Dibo-Cohen, Françoise Castellani, Celia Mores, Christian Gallo

dimanche 30 juin 2013

La Côte d’Azur célèbre l’art des morts.

Les expositions institutionnelles de la Côte d’Azur, pas celles des galeries, aiment les morts. Pour être sûr d’attirer le touriste de passage, elles s’attachent à présenter des noms célèbres, se disant qu’après tout cela est une bonne opération de communication.

Picasso :
Ainsi, pour cet été 2013, nous avons droit à Picasso (mort en 1973 à Mougins) : Monaco fête Picasso pour les 40 ans de sa mort (exposition entachée de scandale à cause de la famille Nahmad) ; Cannes, à la Malmaison avec la collection de Marina « Le nu en liberté » ; Antibes au musée Picasso qui présente une « relecture » de sa collection.

Attention la Côte d’Azur n’est pas seule dans ce cas. Ayant produit plus de 50.000 œuvres, il est facile de monter des expositions pour célébrer le quarantième anniversaire de sa mort. Cet été on trouve également Aubagne, Aix-en-Provence, Silkeborg au Danemark, Barcelone, Bâle, Zagreb, Cleveland, Chicago, Houston…

On est même surpris de voir que Citroën ne sorte pas une C4 commémorative, toute noire et pouvant servir de corbillard. Heureusement le musée national Picasso de Vallauris affiche Jean-Baptiste Ganne qui lui est vivant !

Chagall :
Marc Chagall est mort en 1985 à Saint Paul de Vence et il est né en 1887. Aucune date commémorative avec un chiffre rond. Mais heureusement le musée national Marc Chagall de Nice a 40 ans (créé en 1973) et propose « Chagall devant le miroir ». De peur de louper la commémoration, Vence les travaux préparatoires du Message biblique, et Saint Paul de Vence une exposition de photos grands formats sur les remparts, histoire de faire promener les touristes.

Matisse :
Matisse est né en 1869 et mort, à Nice, en 1954. Là aussi rien de commémoratif sur ces dates. Mais, coup de bol, le musée Matisse de Nice a 50 ans ! Alors la ville de Nice offre huit expositions consacrées au maître, mais toutes n’exposent pas ses œuvres. A signaler que sa ville de naissance, le Cateau-Cambrésis, présente des collages inédits. Marseille dans son rôle de capitale européenne de la culture a joint un autre mort à Matisse en proposant « De Cézanne à Matisse » au grand atelier du midi. Marseille présente également « De Van Gogh à Bonnard » au musée des beaux-arts (ils sont morts eux aussi ?).

On savait que les politiques étaient férus de commémoration : drapeaux, Marseillaise, sonnerie aux morts, minute de silence. Cela leur permet de paraître dans la presse locale et de rassurer leur électorat. Mais étant souvent les commanditaires des institutions qui s’occupent de l’art sur leurs territoires ils ont déteint. Faut faire hommage ! Ces noms célèbres vont attirer le touriste de passage, montrer qu’il y a un développement économique en vendant des objets commémoratifs et des cartes postales.

Mais rassurez-vous, il reste encore quelques galeristes qui osent exposer des artistes vivants ! Mais non, l’art n’est pas mort !

Christian Gallo - © Le Ficanas ®

vendredi 21 juin 2013

Succès de l’hommage à Matisse.

A l’occasion du vernissage de l’hommage à Matisse organisé par l’UMAM et la Barclays, ce fut véritablement la foule des grands jours : plus de 300 invités se pressaient dans la banque et même sur le trottoir de la rue Alphonse Karr. Cet hommage consistait en deux créations de Gérard Taride totalement atypiques par rapport au reste de ses œuvres exposées dans les bureaux et halls de la banque, et représentant deux personnages sur lesquels étaient apposées des étoiles de plexiglass symbolisant les collages du maître. Parallèlement, Carole Nakari et sa voix chaude accompagnée par Djamel Ghezali évoquaient la période Jazz de Matisse en créant une ambiance enthousiaste.

L'hommage à Matisse par Gérard Taride


Toute la nouvelle équipe de l’UMAM (mis à part ceux qui habitent à l’autre bout du pays) était réunie pour accueillir le public en compagnie du personnel de la Barclays dirigé par Claudine Iotti dont tous ont remarqué leur volonté de satisfaire les visiteurs.

Gérard Taride et Claudine Iotti directrice de la Barclays
Personnalités, artistes, galeristes, hommes et femmes politiques, chefs d’entreprises et surtout amoureux de la création artistique, avaient donc fait halte en cette journée consacrée aux cinquante années de la création du musée Matisse de Nice. L’Union Méditerranéenne pour l’Art Moderne et sa présidente Simone Dibo-Cohen restent donc fidèles à l’objectif des statuts de 1946 en favorisant l’expression contemporaine. Ces statuts, voulus par Matisse et Bonnard, précisent : « L’association a pour objet de faire connaître et aimer l’art contemporain sur le plan régional et, par la situation privilégiée de son centre d’activité, sur le plan international. » Donc toute l’équipe renouvelée de l’UMAM continue.

Christian Gallo - © Le Ficanas ®

L’exposition reste en place jusqu’à l’automne à la Barclays, 2 rue Alphonse Karr à Nice.


mercredi 12 juin 2013

N’oubliez pas de vous inscrire pour l’hommage à Matisse !

L’UMAM organise l’hommage à l’un de ses fondateur, Matisse, le jeudi 20 juin prochain à 19 heures avec les œuvres de Gérard Taride et l’ambiance musicale de Carol Nakari et Djamel Ghezali.

Pour y participer, n’oubliez pas de vous inscrire auprès de notre partenaire avant le 15 juin, la Barclays, soit par mail : barclays.agence.nice@barclays.fr, ou par téléphone au 04 93 82 68 00.

La manifestation se déroule à la Barclays, 2, rue Alphonse-Karr - 06000 Nice.

Merci.


jeudi 6 juin 2013

Hommage à Matisse le jeudi 20 juin



Claudine Iotti, Directrice de l'agence de Nice, et toute son équipe, en collaboration avec Simone Dibo-Cohen, Présidente de l'UMAM, Union Méditerranéenne pour l'Art Moderne, est heureuse de vous convier à l'Exposition "Hommage à Matisse" par Gérard Taride.

En effet l'UMAM (Union Méditerranéenne pour l'Art Moderne) a été fondée par Henri Matisse et Pierre Bonnard en 1946.
Une ambiance musicale sera assurée par Carol Nakari et Djamel Ghezali.

Jeudi 20 juin à partir de 19 heures
Agence Barclays Nice
2, rue Alphonse Karr
06000 Nice





N'hésitez pas à venir accompagné(e). Nous vous remercions de bien vouloir confirmer votre présence avant le 15 juin 2013 auprès de l'agence par mail à barclays.agence.nice@barclays.fr ou par téléphone au 04 93 82 68 00






lundi 27 mai 2013

Un été pour Matisse et une exposition en avant-propos de l’UMAM

C’est pour la fête de la musique, le 21 juin, que la ville de Nice organise un hommage à Matisse dans huit musées à l’occasion du cinquantenaire de l’ouverture du musée Matisse de Cimiez. On va découvrir :

-       Au musée Matisse : « Matisse. La musique à l’œuvre », un hommage à la famille de l’artiste qui a permis par ses donations la création du musée en 1963.

-       Au musée Matisse : « La Piscine », une réalisation voulue par la fille de Matisse, en céramique d’après la composition conservée au MoMA de New York.

-       Au musée archéologique attenant « A propos de piscine » une exposition d’artistes contemporains qui ont exploré les phénomènes de la perception des corps, de leur déformation et de leur mouvements dans l’eau.

-       Au MAMAC : « Bonjour Monsieur Matisse ! Rencontre(s) ». Une interrogation sur la survivance de l’iconographie matissienne.

-       Au Théâtre de la photographie et de l’image : « Femmes, muses et modèles ». Il s’agit de rencontres entre la collection Amadeo M. Turello et l’œuvre de Matisse. 140 tirages originaux.

-       Au Palais Lascaris : « Matisse, les années jazz ». Une exposition qui tourne autour du livre Jazz et des papiers découpés du maître.

-       Aux Ponchettes : « Matisse à l’affiche ». Matisse en a créé très peu en fait, mais l’exposition montre celles qui lui ont été consacrées.

-       Au musée Masséna : « Palmiers, palmes et palmettes ». une exposition centrée sur thème puissant de l’œuvre de l’artiste.

-       Au musée des beaux-arts : « Gustave Moreau, maître de Matisse ». Matisse a été son élève en 1893. Gustave Moreau est le père du symbolisme pictural.

Gérard Taride - Anouchka 2

Mais le 20 juin débute une exposition en hommage à Matisse à la Barclays au 2 rue Alphonse Karr à Nice organisée par l’UMAM. En effet Matisse est l’un des deux fondateurs de l’association (avec Bonnard) et depuis l’objectif de l’Union Méditerranéenne pour l’Art Moderne respecte leur choix de valoriser des artistes contemporains.

L’UMAM a donc demandé à un photographe niçois, qui a l’âge du musée Matisse, de créer une série d’œuvres sous le titre « Hommage à Matisse ». Gerard Taride, publicitaire à l’origine avec son agence Pure Design, est devenu un créatif incontournable de l’art contemporain azuréen.


Christian Gallo - © Le Ficanas ®