Affichage des articles dont le libellé est Picasso. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Picasso. Afficher tous les articles

vendredi 5 juin 2015

"Avec Picasso à Vallauris"



 
Pablo Picasso, La Femme enceinte, 1950-1959, bronze, Musée national Picasso-Paris
Le musée national Pablo Picasso, La Guerre et la Paix présente, à l’occasion de l’été, un ensemble exceptionnel d’œuvres prêtées par le Musée national Picasso-Paris. Cinq œuvres en trois dimensions – céramiques et bronzes – dialoguent ainsi avec les panneaux peints par Picasso pour la chapelle.

La chapelle de Vallauris est l’un des premiers musées consacrés à Picasso de son vivant. L’artiste a fait don à l’État en 1959 de son œuvre magistrale, La Guerre et la Paix. Le Musée national Picasso-Paris, qui a réouvert à l’automne 2014 après plusieurs années de rénovation, célèbre cette année ses trente ans. En cette date anniversaire, il était essentiel d’opérer un rapprochement entre les deux institutions dédiées à l’œuvre de Picasso. Il apparaissait particulièrement pertinent de mettre à l’honneur l’œuvre de l’artiste à Vallauris, où il a vécu de 1948 à 1954 et où il a créé l’un de ses chefs-d’œuvre pour la chapelle du château, La Guerre et la Paix.

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, Picasso se tourne vers les rivages méditerranéens. Il investit les salles du château d’Antibes qui deviennent, pendant quelques mois en 1946, son atelier. Dans les peintures et dessins produits à cette occasion, aujourd’hui joyaux de la collection du musée Picasso d’Antibes, transparaît une nouvelle sérénité, déclinée dans des thèmes méditerranéens et mythologiques. Au printemps 1948, Picasso s’installe dans la ville des potiers, à Vallauris. Il loge à la villa "La Galloise" puis prend l’année suivante un atelier dans une ancienne fabrique de parfum, au Fournas.

La période de Vallauris (1948-1954) a donné lieu à une intense production picturale, dessinée ou gravée, mais elle voit surtout l’épanouissement du travail de la céramique et de la sculpture. En 1946, Picasso se rend pour la première fois à l’atelier Madoura à Vallauris où il rencontre Suzanne et Georges Ramié. Il se jette alors à corps perdu dans la création de céramiques. À partir du vocabulaire des formes les plus traditionnelles de la poterie utilitaire, il crée d’étonnants jeux de couleurs et de matière en surface, lorsqu’il ne transforme ou ne métamorphose pas les récipients et autres objets pour donner naissance à des animaux, des oiseaux, des figures humaines. Picasso est profondément attaché à la ville et à la population de Vallauris. Il y célèbre, dans une grande liesse populaire, ses 70 ans dans la chapelle du château. Il offre également à la ville un tirage en bronze de L' Homme au mouton, d’abord installé dans la chapelle, puis sur la place du marché. Vallauris lui permet en outre de réaliser l’une de ses plus grandes aspirations : décorer une chapelle, en offrant au public un message pacifiste et humaniste au sortir de la guerre. C’est cette œuvre à laquelle il travaille de 1952 à 1954, La Guerre et la Paix, qu’abrite le musée national à Vallauris, situé dans la chapelle désaffectée du château.

L’exposition Avec Picasso à Vallauris invite à découvrir et à redécouvrir la production de Picasso à Vallauris. Cinq œuvres de cette période, prêtées par le Musée national Picasso-Paris, sont exposées à quelques pas de La Guerre et de la Paix dont elles constituent en volume l’écho. Les pièces présentées appartiennent à l’univers de la joie de vivre retrouvée. Picasso, père de deux jeunes enfants qu’il a eus avec sa nouvelle compagne, Françoise Gilot, exalte le thème de la maternité. D’abord très abstraite, comme le révèle le bronze de la Petite femme enceinte (1948), la figure de la maternité, dans un rendu plus naturaliste, devient une sculpture assemblage. Picasso combine trois vases de terre cuite pour former les seins et le ventre l’ossature d’une figure. Retravaillée ensuite, elle donne naissance à La Femme enceinte, modelée durant l’hiver 1950 et coulée en bronze en 1959. Ces deux sculptures font écho aux figures peintes par l’artiste dans La Paix, en particulier celle de la femme allaitant son enfant. Présentées dans l’exposition, deux colombes en céramique de 1953 ainsi qu’un pigeon en bronze prolongent ce dialogue avec l’œuvre peinte. La colombe, oiseau symbole que Picasso dessine pour le Congrès des intellectuels pour la Paix, apparaît sur le bouclier du combattant nu de La Guerre. L’exposition offre ainsi, dans l’atmosphère intime et recueillie du lieu qui avait séduit Picasso, un dialogue fécond entre peinture et sculpture dans l’œuvre de Picasso.

Cette exposition, présentée du 6 juin au 7 septembre 2015, est organisée par les musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes, avec le soutien du musée national Picasso-Paris. - See more at: http://musees-nationaux-alpesmaritimes.fr/picasso/evenement/p-avec-picasso-vallauris#sthash.oMOUJYOV.dpuf
Cette exposition, présentée du 6 juin au 7 septembre 2015, est organisée par les musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes, avec le soutien du musée national Picasso-Paris.

Vernissage de l'exposition le samedi 6 juin 2015 à 11h

vendredi 4 juillet 2014

Les belles endormies

Cet été, le musée Bonnard propose une exposition sur le rêve, le sommeil et les belles endormies à travers des œuvres d'artistes modernes tels que Bonnard, Vuillard, Vallotton, Matisse, Picasso, Brancusi, Manguin, Van Dongen et tant d'autres.

Félix Valloton

Le rêve est un sujet de réflexion pour les artistes depuis l'antiquité. Cette « magique suspension du temps » telle que la décrite l'historienne de l'art Isabelle Monod-Fontaine est devenue au fil des siècles un sujet pictural et littéraire qui a tant fasciné qu'il a donné naissance à d'innombrables variations du modèle endormi, allégorie de l'abandon.

Van Dongen

Il s'agit de montrer à travers une cinquantaine d'œuvres majeures le parcours de ce sujet de la fin du XIXe siècle en passant par les symbolistes et les nabis jusqu'aux années 1950. De l'aspect poétique et secret du rêve à sa dimension érotique, les artistes ont su livrer leur part intérieure de ce sujet devenu un standard de la peinture comme de la sculpture.

Musée Bonnard - 16 boulevard Sadi Carnot - 06110 LE CANNET - http://www.museebonnard.fr/

samedi 13 juillet 2013

Picasso à Monaco

Pablo Picasso, ou comment porter un regard inattendu sur les œuvres de l'un des artistes parmi les plus connus du XXème siècle!


Le Grimaldi Forum offre une lecture éclairée d'une production intimiste en articulant l'exposition autour de deux grands ensembles thématiques se faisant écho:

- Le volet "Picasso Côte d'Azur" met en avant l'évolution artistique du peintre à travers dessins et gouaches, conçus pour la plupart sur la côte d'azur. Il emmène le visiteur dans cette région où Picasso a passé tous ses étés entre 1920 et 1946. On y retrouve cette lumière méditerranéenne, source d'inspiration de bien des artistes.

- Le volet "Picasso dans la Collection Nahmad" a valeur de rétrospective inédite. Une collection constituée par Ezra et David Nahmad durant ces 50 dernières années occupe une place essentielle tant par son importance que par sa qualité. Jean-Louis Andral, Commissaire de l'exposition explique :"Ces ensembles thématiques remarquables, sont construits comme une composition musicale avec ses variations et son prélude. Ils illustrent la manière dont l'artiste a fait évoluer au fil du temps son approche et le traitement de ces thématiques."


Félicitations à Cécile Degos, la scénographe de l'exposition. Ici tout est en correspondance, les deux expositions ont un parcours autonome, fluide, avec des perspectives qui permettent d'avoir des points de vue sur l'autre exposition. Le travail du vide et du plein donne le rythme et la respiration au parcours.

Le Grimaldi Forum bâtit une fois de plus, avec Monaco fête Picasso, une exposition ambitieuse dans le but de satisfaire les véritables amateurs d'art mais capable de fédérer un public plus large…
A ne pas manquer !

Simone Dibo-Cohen
Présents : Simone Dibo-Cohen, Roula Helou

dimanche 30 juin 2013

La Côte d’Azur célèbre l’art des morts.

Les expositions institutionnelles de la Côte d’Azur, pas celles des galeries, aiment les morts. Pour être sûr d’attirer le touriste de passage, elles s’attachent à présenter des noms célèbres, se disant qu’après tout cela est une bonne opération de communication.

Picasso :
Ainsi, pour cet été 2013, nous avons droit à Picasso (mort en 1973 à Mougins) : Monaco fête Picasso pour les 40 ans de sa mort (exposition entachée de scandale à cause de la famille Nahmad) ; Cannes, à la Malmaison avec la collection de Marina « Le nu en liberté » ; Antibes au musée Picasso qui présente une « relecture » de sa collection.

Attention la Côte d’Azur n’est pas seule dans ce cas. Ayant produit plus de 50.000 œuvres, il est facile de monter des expositions pour célébrer le quarantième anniversaire de sa mort. Cet été on trouve également Aubagne, Aix-en-Provence, Silkeborg au Danemark, Barcelone, Bâle, Zagreb, Cleveland, Chicago, Houston…

On est même surpris de voir que Citroën ne sorte pas une C4 commémorative, toute noire et pouvant servir de corbillard. Heureusement le musée national Picasso de Vallauris affiche Jean-Baptiste Ganne qui lui est vivant !

Chagall :
Marc Chagall est mort en 1985 à Saint Paul de Vence et il est né en 1887. Aucune date commémorative avec un chiffre rond. Mais heureusement le musée national Marc Chagall de Nice a 40 ans (créé en 1973) et propose « Chagall devant le miroir ». De peur de louper la commémoration, Vence les travaux préparatoires du Message biblique, et Saint Paul de Vence une exposition de photos grands formats sur les remparts, histoire de faire promener les touristes.

Matisse :
Matisse est né en 1869 et mort, à Nice, en 1954. Là aussi rien de commémoratif sur ces dates. Mais, coup de bol, le musée Matisse de Nice a 50 ans ! Alors la ville de Nice offre huit expositions consacrées au maître, mais toutes n’exposent pas ses œuvres. A signaler que sa ville de naissance, le Cateau-Cambrésis, présente des collages inédits. Marseille dans son rôle de capitale européenne de la culture a joint un autre mort à Matisse en proposant « De Cézanne à Matisse » au grand atelier du midi. Marseille présente également « De Van Gogh à Bonnard » au musée des beaux-arts (ils sont morts eux aussi ?).

On savait que les politiques étaient férus de commémoration : drapeaux, Marseillaise, sonnerie aux morts, minute de silence. Cela leur permet de paraître dans la presse locale et de rassurer leur électorat. Mais étant souvent les commanditaires des institutions qui s’occupent de l’art sur leurs territoires ils ont déteint. Faut faire hommage ! Ces noms célèbres vont attirer le touriste de passage, montrer qu’il y a un développement économique en vendant des objets commémoratifs et des cartes postales.

Mais rassurez-vous, il reste encore quelques galeristes qui osent exposer des artistes vivants ! Mais non, l’art n’est pas mort !

Christian Gallo - © Le Ficanas ®

mercredi 12 juin 2013

Cannes : le nu en liberté de Picasso

L’exposition Picasso, le nu en liberté, s’inscrit dans le cadre des manifestations organisées autour de la commémoration des quarante ans de la disparition de l’artiste. Plus d’une centaine d’œuvres (céramiques, peintures, gravures, dessins) provenant de la collection Marina Picasso, petite-fille de l’artiste et d’Olga Kokhlova, témoignent de la présence récurrente du nu que l’artiste a interrogé avec une sensibilité extrême.


Picasso, les chemins du Sud :
Cette année, la Ville de Cannes s’est associée avec les villes de Mougins et Vallauris pour proposer un cheminement autour de Picasso. Des photographies reproduites sur des supports grands formats, reflétant la vie de l’artiste dans ces trois villes, se déploieront sur les façades, créant un véritable parcours. Cet événement s’inscrit dans le contexte de la commémoration des quarante ans de la mort de Picasso.

Du samedi 22 juin au dimanche 27 octobre.

Centre d’art La Malmaison – 47, boulevard de la Croisette - 06400 Cannes



Monaco fête Picasso



Cet été, le Grimaldi Forum crée l’événement en produisant l’exposition "Monaco fête Picasso", un hommage rendu à l'occasion du 40ème anniversaire de la disparition de cet artiste mondialement reconnu.

La volonté du Grimaldi Forum Monaco est d’offrir un regard inédit sur sa production artistique, révélant non seulement les liens privilégiés qu’il a entretenus avec la Côte d’Azur, mais également une sélection exceptionnelle d’œuvres majeures issues d’une collection privée remarquable. 



Deux ensembles thématiques illustrent cette exposition à travers plus de 150 œuvres :

« Picasso et la Côte d'Azur » emmènera les visiteurs autour d’Antibes-Juan-les-Pins, Golfe-Juan, Mougins, Cannes, dans cette région qui a tant attiré Pablo Picasso l’été, entre 1920 et 1946, et où la lumière méditerranéenne, la mer et le littoral furent pour lui des sources directes d’inspiration.

"Picasso dans la Collection Nahmad" mettra en lumière les chefs-d’œuvre de l’artiste qui occupent une place essentielle dans cette collection unique au monde, de par son importance et sa qualité, constituée par Ezra et David Nahmad durant ces cinquante dernières années.

Le commissariat de l’exposition est conjointement assuré par Jean-Louis ANDRAL, Directeur du Musée Picasso d’Antibes, Marilyn McCULLY, spécialiste reconnue de Picasso, et Michael RAEBURN, écrivain qui a collaboré avec elle sur de nombreux ouvrages consacrés à Pablo Picasso.

Du 12 juillet au 15 septembre

Espace Ravel

dimanche 2 juin 2013

Cet été dans nos musées nationaux.

Chagall devant le miroir autoportraits, couples et apparitions.

Tandis que le musée Matisse fête ses cinquante ans, le musée national Marc Chagall de Nice fête son quarantième anniversaire.  A cette occasion une centaine d’œuvres, peintures et dessins, dont de nombreux inédits sont présentés du 16 juin au 7 octobre.



Métropolis, Fernand Léger et la ville : volet 2 : le spectacle de la vie moderne.

Le volet 1 intitulé « une peinture habitable » qui traite de l’intégration de la peinture dans l’architecture, s’achève le 10 juin. Mais la deuxième partie « le spectacle de la vie moderne » commence le 7 juillet jusqu’au 7 octobre à Biot.



Chez Picasso : Jean-Baptiste Ganne

Du 8 juin au 7 octobre le musée national Picasso de Vallauris présente Jean-Baptiste Ganne que nous connaissons bien sur la Côte pour l’avoir eu en résidence à la villa Arson et exposé à la Station. Probablement une nouvelle installation à découvrir.


Christian Gallo © Le Ficanas ®

mercredi 29 mai 2013

« Le Patriote » va-t-il disparaître ?

Journal clandestin pendant la seconde guerre mondiale, sous le nom du Patriote Niçois (nom d’un journal du XIXe siècle), il devient officiel après la libération. Il est alors dirigé par le député communiste Virgile Barel. C'est à ce jour le seul communiste qui a dirigé Nice. Ta,dis qu'ilest un officier de grande valeur lors de la première guerre mondiale, il en sortira pacifiste. Incarcéré pendant la deuxième guerre (son fils Max sera assassiné par Klaus Barbie), il revient à Nice auréolé de gloire. Pivot incortournable du Parti communiste français, il terminera sa carrière comme doyen de l'Assemblée nationale.


Le Patriote de Nice et du Sud-Est sera quotidien jusqu’en 1967. Pendant la guerre d’Algérie ses locaux seront incendiés probablement parce que le journal soutenait alors l’indépendance de l’Algérie. Il est également connu pour ses unes réalisées par Picasso.



L’hebdomadaire semble vivre ses derniers instants. En effet son directeur, Jean-Paul Duparc, a déclaré la cessation de paiement du Patriote le 22 mai dernier. Le support reste la propriété de la fédération départementale du Parti Communiste, mais la perspective d’une liquidation du journal semble très probable. Son rédacteur en chef, Julien Camy, s’étonne de la rapidité de cette action judiciaire. Le Patriote rassemble six salariés et ce sont les baisses de la vente de la publicité qui entraineraient cette liquidation accélérée.

Il faut souhaiter qu’une version web survive au support. Nice-Matin resterait alors le seul journal d’opinion en version papier de Nice et accentuerait encore sa situation de monopole.


Christian Gallo - © Le Ficanas ®