Dernière des 15 expositions à l'occasion de la commémoration de la fondation de l'Union Méditerranéenne pour l'Art Moderne en 1946 par le docteur Raymond Thomas sous le parrainage d'Henri Matisse et Pierre Bonnard. C'est au palais de l'Europe de Menton, où se sont déroulées de nombreuses expositions de l'UMAM que Simone Dibo-Cohen a sélectionné les œuvres de 42 artistes. l'exposition est visible jusqu'au 31 janvier 2017.
Philippe Beaufils
Anthony Mirial
Luca Bray
Nicolas Rubinstein
Claudie Poinsard
Ge Feng
Gilbert Pedinielli
Laurence Aëgerther
Franta
Gérard Haton-Gauthier
Anna Chromi
Marc Gaillet
KKF
Val Giovanni
Helidou Shiyha
Corinne de Battista
Marc Alberghina
Stéphane Steiner
Jeanne de Petriconi
Gianfranco Meggiato
Jacques Godard
Cécile Andrieu
Cécile Andrieu
Patrick Frega
Jacqueline Matteoda
Myrian Klein
LES PROCHAINS RENDEZ-VOUS DE L'UMAM :
Projection du film d'Eric Le Hung, "LA POSSEDEE" avec Ludmilla Tchérina 28 octobre à 15h au Palais de l'Europe de Menton : 1er étage et accès gratuit.
Conférence sur l'art contemporain par Michel Sicard, professeur agrégé à la Sorbonne. 14 novembre au Palais de l'Europe de Menton - Accès gratuit
Les élèves photo de Menton
Vernissage le 3 décembre à 11h à l'espace Vision Future - Nice
Concert avec le compositeur Guy Reibel 17 décembre - Musée Cocteau - Menton
Du 13 octobre au 12 novembre : Galerie Depardieu - 6 rue docteur Guidoni – Nice
VENDREDI 14 OCTOBRE à 18h
HOMMAGE EXCEPTIONNEL DES ARTISTES AU DRAME DU 14 JUILLET DE NICE
Fran Sieffert
Michel Sicard
Mojgan Moslehi
Du 15 octobre au 13 novembre : Chapelle Sainte Elisabeth – Rue de l’Eglise Villefranche-sur-Mer
SAMEDI 22 OCTOBRE à 11h
MENTON – ACTE III
Laurence Aëgerther - Marc Alberghina - Cécile Andrieu - Corinne de Battista - Philippe Beaufils - Bernard Bezzina - Ivana Boris - Thomas Bossard – Luca Bray - Matteo Carassale - Anna Chromy - Davide Disca - Gérard Eppelé - Ge Feng – Franta - Val Giovanni - Patrick Frega - Marc Gaillet - Jacques Godard - Gérard Haton-Gauthier - Nicolas Hermann & Gabrielle Laurin – KKF - Miryan Klein - Roland Kraus - Fred Laverne - Carlo Maglitto - Gianfranco Meggiato - Jacqueline Matteoda - Anthony Mirial - Gérald Panighi - Gilbert Pedinielli - Jeanne de Petriconi - Claudie Poinsard - Jonathan Ribeiro - Nicolas Rubinstein - Olivier Schmidt - Victor Soren – Stéphane Steiner - Gérard Taride - Sabry Tchalgadjieff - Helidou Xhiyha
Du 22 octobre 2016 au 31 janvier 2017 : Galerie d’art contemporain – Palais de l’Europe – 8, avenue Boyer – Menton
CARTE BLANCHE À BEATRICE HEYLIGERS
Du 22 octobre au 12 novembre : l’Odyssée – Bibliothèque municipale – 8, avenue Boyer - Menton
Menton, sa promenade en bord de mer, son soleil, ses jardins, ses musées, sa vieille ville et ses petites places et chapelles, et son incontournable et si célèbre fête du citron… Cà vous connaissiez déjà ! Mais si votre dernier passage date un peu, retournez-y ! Vite !
Vous allez être étonné, surpris pour le moins, séduit certainement, époustouflé peut-être… Car depuis le 4 juin l’UMAM (L’Union Méditerranéenne pour l’Art Moderne fondée en 1946 par Jean Cassarini et le Docteur Thomas, sous la présidence d’honneur d’Henri Matisse et de Pierre Bonnard) y célèbre, avec la complicité de son maire et de son équipe, les 70 ans de son existence en créant l’événement culturel 2016 de la Côte d’Azur en matière d’art contemporain.
Suivez le défilé de sculptures qui parcourt la ville au départ du parvis du musée Jean Cocteau et de l’esplanade Francis Palmero jusqu’aux jardins Biovès, avant d’arriver aux jardins du Palais Carnolès et du premier étage de son musée qui vous réserve en bouquet final un feu d’artifice de créations.
Plus d’une quarantaine d’artistes et leurs 150 œuvres ont accepté l’invitation de l’UMAM et de la ville heureuse de renouer avec sa vocation culturelle d’avant-garde.
Des plasticiens déjà connus et reconnus en côtoient d’autres qui sans nul doute le deviendront par leur immense talent.
Avec des œuvres monumentales (une baleine échouée, un gorille égrenant le nombre de ses congénères encore vivants, une toupie fatiguée, un nain géant marchant dans les fleurs, une envolée de carrés de tôle rouillée comme une nuée de papillons, une plume géante grattant le ciel au gré du vent…) et d’autres qui le sont un peu moins, plus intimistes, plus minimalistes, mais tout aussi puissantes. Mises en valeur par l’environnement où elles sont implantées provisoirement, de bord de mer en jardins, et le donnant à découvrir autrement.
Jusqu’au musée des Beaux Arts du Palais Carnolès et de ses salons du premier étage au décor XVIIIème, ornés de dorures, de tentures, de lustres et de meubles d’époque, de tableaux évidemment, et habités nouvellement, pour l’occasion, d’œuvres de notre temps, dessins, peintures, installations et vidéos, et sculptures encore. Dans une mise en scène originale, extraordinairement subtile et intelligente qui rend beaucoup moins infranchissable qu’on se plait à le dire souvent, le fossé entre l’art d’avant et celui d’aujourd’hui.
Les salons bruissent de murmures d’œuvres qui chuchotent entre elles, de dialogues improbables et qui s’élaborent néanmoins presque naturellement par le fait de cette proximité voulue dans l’idée que l’histoire de l’art est une véritable histoire qui se perpétue et continue de s‘écrire en racontant le monde, encore et toujours.
Car c’est bien avant tout cela cette exposition de l’UMAM. Des artistes contemporains qui observent avec lucidité leurs contemporains, leurs combats et leurs dérives, dressent des constats parfois inquiétants, et les écrivent chacun de leur langage plastique personnel pour marquer notre conscience. Avec le but de nous faire réagir dès lors que nous ne nous refusons pas à nous attarder un peu pour regarder et nous regarder, pour écouter et nous entendre.
Quelques-uns, enfermés dans leur petite routine ennuyeuse et leur quotidien sécurisé si confortable, ne verront là que pure provocation et art dégénéré. On connaît la chanson. Mais beaucoup, comme je le suis, seront marqués sensiblement, affectivement, intellectuellement par la beauté des œuvres, leur densité, leur message et la virtuosité de leur créateur.
Tout est esthétique. Rien n’est gratuit et tout est lisible.
Jusqu’au 28 septembre vous pouvez découvrir cette extraordinaire exposition et la manière magistrale dont Simone Dibo-Cohen, Présidente de l’UMAM a habillé, façon haute couture, avec goût et talent, la belle ville de Menton.
Je ne me permettrai pas de décerner quelque prix que ce soit… Comme moi vous le ferez certainement, secrètement. Chacun d’entre vous, avec sa sensibilité, son affectif et son histoire aura ses coups de cœur. Mais ce que je peux vous certifier, après avoir passé une demi journée, trop courte, à m’immerger dans la création contemporaine proposée par l’UMAM, c’est que le détour vous éblouira parfois et vous enrichira certainement.
La liste des artistes présentés est consultable sur le site de l’UMAM, tout comme les reportages photographiques, articles et vidéo consacrés à cet événement.
Ils avaient impressionné en 2014 la biennale de l’UMAM en
faisant crouler les colonnes de la cour centrale du Château-musée de
Cagnes-sur-Mer.Cette année ils
remportent un grand succès avec leur installation-sculpture
« Syrie… », terriblement d’actualité, installée dans le Palais-Musée
Carnolès à Menton. Mais laissons leur la parole avec les deux films qu’ils ont
réalisés et qui présentent leur œuvre :
S Y R I E…
Des milliers d’êtres
humains sont tués en Syrie ; des millions sont privés de tout, de leurs
lieux de vie et de leurs ressources, de leur destin. Pour eux, tout
s’écroule. C’est une dévastation. L’exode. Le Chaos. A la radio,
sur nos écrans de télé, des images insoutenables, des témoignages d’immense
détresse nous parviennent de ces zones à la fois proches et lointaines. Mais la
réalité telle qu’elle est vécue, inhumaine, brutale, nous échappe en grande partie.
Nous sommes
bouleversés, effarés, révoltés par ce qui se passe. Comment aider, comment
transmettre notre ressenti, notre perception sinon par l’art ?
Nous avons fait le
choix d’une double installation avec projection d’images sur des supports différents
et significatifs : une construction/sculpture en carton et des
voiles transparents suspendus.
- Une
« ville » en cartons déchirés construits/déconstruits pour dire
la fragilité de nos existences, face à la guerre. Le marché d’Alep, si
vivant autrefois, est en ruines. Pour dire aussi que ces villes autrefois
magnifiques, même bombardées, sont encore, en partie,
« debout ». (Alep, Homs, Ma’lûla, Palmyre etc...).
- Des voiles
transparents : quelques « images » sur la guerre
traversent l’espace, notre espace-temps, nous parviennent et s’effacent.
Le pétrole, nerf de la guerre, omniprésent dans la région, est pompé,
transporté, transformé en dollars et … de nouveau en armes de destruction
contre la population. Ce qu’on voit rarement sur nos écrans.
Les images sont là
pour nous « dire », comme le chanteur de Yarmouk sur son piano
désaccordé, le désarroi de ceux qui fuient et n’ont plus rien, de
ceux qui restent et tentent de survivre. Ayham Ahmed, cette voix de
l’espoir, a bravé la guerre et la mort tant qu’il a pu, chaque jour, jusqu’à la
destruction de son piano par Daesh.
Patrimoine du
futur
Brigitte Chéry a écrit également quelques lignes concernant
cette installation :
Les journées du Patrimoine, une occasion de découvrir les
trésors du Musée des Beaux–Arts de Menton présentés en harmonie avec l’actuelle
exposition d’art contemporain de l’UMAM pour fêter ses 70 ans : de jeunes
artistes et d’autres déjà célèbres, peut- être le patrimoine du futur !
Déjà dans le jardin du Palais Carnolès, parmi la collection
du musée, vous découvrez les sculptures choisies par l’UMAM, vous ne manquerez
pas la toupie de Stefano Bombardieri, mais aussi les œuvres de Valdelièvre,
KKF, Pierre Manzoni, Stephan Chavanis, Jacky Coville… et ferez d’autres
étapes-découvertes en vous promenant.
A l’entrée du musée, accueil avec une magnifique sculpture
de Tasic, puis une trentaine de beaux dessins de Jean-Marie Cartereau, un monde
animalier plumes, poils, pigments et crayon sur papier d’Arches accompagne la
montée d’escalier. Vidéo projection, photographie, dans chacune des salles, des
œuvres fortes. Stefano Bombardieri, Herman Muys, Evelyne Galinski et
Jean-Claude Borowiak, Elsa Ghossoub, Martin Hollebecq, Nasr-Eddine Bennacer,
Antony Mirial, KKF, Fran Sieffert, Victor Soren…
Une installation parmi la cinquantaine d’artistes occupe une
place toute particulière dans l’exposition sur un thème sous- jacent dans la
création de plusieurs artistes. Suite à leur exposition Chaos à la galerie
l’Entrepôt Daniel Boeri à l’été 2015, Héléna Krajewicz et Rob Rowlands
poursuivent leur travail éphémère sur la Syrie, sur les pays en guerre et
présentent une installation-vidéo très réussie sur le côté humain de la
souffrance, sans voyeurisme avec des images triées, projetées et adoucies par
des voiles.
Voiles blancs…Lorsque la guerre entre dans les ors du musée,
chaque jour des milliers de déplacés. Comment parler de leur
détresse ?
Propos : représenter à notre manière ce rapport que
nous avons avec les informations qui nous arrivent sans montrer l’abominable.
Ne pas faire un reportage sur la géopolitique et la guerre même. Faire
réfléchir au trop plein d’images qui ne touchent plus.
Pour le visiteur : prendre le temps de regarder, on est
dans le questionnement, l’argent, le pétrole, mais au-delà
Dans des pays sans issue, ce chanteur est le symbole de la
résistance si elle est possible
La marche des émigrés, les frontières, la survie,
distanciation avec les voiles,
Destruction des villes, des maisons, les briques de leur
terre s’effondrent
Le marché d’Alep, Homs, Maaloula… maisons et humains mêlés dans
la destruction, Helena et Rob parlent du côté humain sans montrer
l’insupportable comme font, disent-ils, les charognards, reporters de guerre
qui mettent en scène leurs photos.
Des émotions, des sensations, de l’esthétisme tout au long
de cette belle exposition de plus d’une cinquantaine d’artistes à suivre ou à
découvrir avec des propos différents mais compréhensibles, souvent teintés par
leur engagement personnel ou marqués par l’histoire de l’art et qui donnent
matière à réflexion.
Les expositions,
anniversaire des 70 ans de l’UMAM, Episode 2, Simone Dibo-Cohen commissaire de
ces expositions, se terminent le 28 septembre 2016 / Sculptures dans les
jardins de Menton et exposition Musée des Beaux- Arts, et jardin du Palais
Carnolès 3, avenue de la Madone Menton
Prochain rendez-vous
Episode 3, le 22 octobre 2016 au 31 janvier 2017 Au Palais de l’Europe Galerie
d’art Contemporain et Bibliothèque de la ville de Menton
Avant dernière exposition des 70 ans de la fondation de l'UMAM à Aspremont.
Vernissage vendredi 12 août à 19 heures
Chapelle des Pénitents Blancs d'Aspremont
Avec les œuvres de Marc Alberghina, Gérard Haton-Gauthier, Jacqueline Matteoda, Béatriz Moreno, Jonathan Ribeiro et Dan You
Via M14 : 27 minutes
Via M914 et M14 : 29 minutes
Via Avenue de Rimiez et M14 : 33 minutes
Par l'autoroute :
- sortie St Isidore, puis route de Grenoble (direction Digne), enfin tournez à droite direction Colomars.
- sortie Nice-Nord, puis direction Gairaud et M14.
Après Beyrouth, Paris, Marseille, Nice, Menton, Villefranche-sur-Mer l’Union Méditerranéenne pour l’Art Moderne présente sa douzième exposition à l’occasion de la célébration de sa fondation par Matisse et Bonnard en 1946.
Douze artistes contemporains vont être exposés du 1er au 17 juillet à la galerie Jardin Public à Saint-Tropez, 17 rue des Tisserands.
Le Vernissage va avoir lieu lundi 4 juillet à 19 heures en présence des artistes et animé par le Boatpeople Music Band.
Artistes : Alain BELLINO, Matteo CARRASSALE, Jean-Marie CARTEREAU, Gérard HATON-GAUTHIER, KKF, Marc GAILLET, Alain LESTIE, Miguel MARTIN, Anthony MIRIAL, Gilbert PEDINIELLI, Patrick SCHUMACHER, Patrick WACK.
Il est dans les jardins Biovès de Menton, devant le Palais
de l’Europe et attire de nombreux photographes. Il fait parti d’une série
d’œuvres de ce sculpteur de réputation internationale. Lors de la biennale de
l’UMAM de 2014 au château de Cagnes-sur-Mer, Corda avait remué les visiteurs
avec sa « Boucherie » où des corps de bronze déchiquetés suspendus à
des potences laissait, alors que l’on parlait tous jours des décapitations
violentes de Daech, une impression de mal à l’aise et une réflexion profonde
sur notre avenir.
Avec « Le Nain », l’effet est autre. C’est
actuellement avec la Baleine de Bombardieri, l’œuvre la plus photographiée de
cet Acte II de la commémoration des 70 ans de la fondation de l’UMAM à Menton.
Laissons la parole à Georges
Vigarello Membre de l’Institut universitaire de France : «Mauro Corda a choisi la logique
du gros plus que la logique du gras. Il lutte ainsi à contre courant,
privilégie ce que notre culture ne semble plus percevoir, elle qui stigmatise
systématiquement toute épaisseur physique. Il restitue bien au contraire une
logique du pesant, distingue ses lignes de force, souligne ses certitudes
possibles. Il l’étudie en profondeur, jusqu’à le traiter sur un mode totalement
générique : celui même où semble s’effacer la différence entre forme masculine
et forme féminine. Le gros comme lieu global de confiance et d’aplomb. /… Reste
le travail sur la franche disharmonie : l’effigie du nain en est l’exemple,
avec ses jambes trop courtes pour un tronc trop long, sa tête massive pour un
corps trop engoncé. C’est la contrainte des forces qui est ici étudiée, leur
contradiction, leur affrontement crispé. La nature aurait aussi ses échecs.
Elle aurait aussi ses tensions non résolues. Le nain y résiste sans doute. Sa tenue
volontaire le dit. Mais il ne peut tout surmonter. C’est dans ses yeux de
bronze, ses yeux étrangement soulignés, ses prunelles sourdement vivantes,
qu’il faut lire ici une tragédie à peine dominée.»
Sculpteur
contemporain à l’œuvre singulière, Mauro Corda nous ouvre les portes de son
univers artistique. Parfait technicien, héritier d’une tradition classique et
travaillant une large variété de matériaux, l’artiste se refuse à toute forme
d’emprisonnement par le style ou le genre artistique. Son œuvre plurielle
explore les grandes questions de notre temps.
L’Union Méditerranéenne pour l’Art Moderne se doit d’inviter des artistes issus de tous les rivages de la Méditerranée. C’est le cas de la libanaise Elsa Ghossoub qui s’est installée dans un élégant salon du musée des Beaux-arts de Menton, le palais Carnolès.
Deux installations qui interrogent les visiteurs. D’une part un trône en marbre blanc encerclé par une corde. Laissons la parole à l’artiste : «Un polyèdre posé sur un trône métamorphosé en une « chaise tombale » et encerclé par une corde et quatre poteaux pointus, s’éloigne des catégories rassurantes du beau.
Cette œuvre vise la nature humaine dans son essence, réinterroge les problèmes de l’existence humaine et soulève les sentiments de fragilité et de force, de tranquillité et d’inquiétude, de croyance et de doute, de paix et de peur. Elle questionne la vie et la mort, le devoir et le pouvoir, la responsabilité et la liberté, l’attachement matériel et la transcendance spirituelle.
Elle cherche le silence qui vibre et qui ouvre une communication qui perdure et à éveiller une indépendance morale et intellectuelle en chaque individu.»
Ce qui surprend encore plus c’est une installation qui nous fait naviguer dans l’histoire de l’art de Duchamp à Damien Hirst et à Van Eyck. Tous les éléments de Cosa Mentale sont là : l’urinoir, l’aquarium, le miroir convexe. « Des grillages, pointus et mi ouverts, enclavant un urinoir coupé en deux et immergé dans deux aquariums dans un espace désormais inhabité, créent un accès vers l’inconcevable et l’invraisemblable.
Cette œuvre trouve ses origines dans l’histoire de l’art ; elle revisite et réunit, notamment, les œuvres qui ont influencé le cycle de l’art ; d’ailleurs rien ne vient de nulle part tout se poursuit, se reformule et se réinvente. Elle est la représentation tangible et la réalisation spirituelle d’une idée mentale qui réunit plusieurs concepts de plusieurs périodes pour en former une nouvelle qui réunit le concret et le mental.
Cette œuvre invite l’observateur à y accéder, à devenir participant, à être témoin de l’étrange, de l’inadmissible, à dépasser les bornes de l’incompréhensible des transformations de l’art et à se libérer de ses pré-acquis et préjugés. »
L’œuvre est signée Caste lleg®, un jeu : caste leg® (caste legacy), castel leg® (castel leg), castel eg (château elsa ghossousb). Quel plaisir de pouvoir approcher des œuvres rares d’une telle qualité.