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lundi 30 octobre 2017

L'UMAM présente : "Desseins : Dessins"


Vous allez découvrir :


Romain Bagriot

Né en 1991, Romain découvre le graffiti au collège. D’un passe temps d’adolescent, cette pratique deviendra vite une passion dévorante et obsessionnelle.
 Attiré par l’univers ferroviaire, ses supports préférés sont les trains de marchandises, ces grosses carcasses métalliques qui voyagent dans toute l’Europe et ne sont effacées que par le temps et les intempéries.


En parallèle, Romain commence en 2010 à peindre sur toile et à réaliser des peintures sur commande chez des particuliers et professionnels.
 Il pratique un graffiti spontané, authentique, basé sur des lettrages dansants et agrémentés de personnages souvent rigolos.


Philippe Croq

L’œuvre de Philippe Croq débute à l’époque où il était presque mort. Cela est important car si l’on veut ramener ce travail au mouvement qui en rend saisissable toutes les ambiguïtés, c’est au cœur de cette situation qu’il se situe. La peinture commence avec la fin qu’elle permet de comprendre. À commencer par l’évidence du corps – omniprésent dans les toiles de l’artiste – mais aussi son effacement et sa quasi disparition. L’une et l’autre demeurent néanmoins insistantes et signifiantes. Il y a là toute une manière de souffler le froid pour faire sentir le chaud, de donner le moindre pour faire éprouver un « supremus » d’émotions: entre autres la douleur, la souffrance mais qui elles aussi semblent diffuses, impalpables, sans assignations précises.


L’univers pictural de l’artiste se fraye un passage dans l’entre-deux du figural et de l’abstrait, de la vie et de la mort, dans cette vérité qui rappelle que l’être n’existe que par l’existence du néant. D’une certaine manière pour Croq la mort est la possibilité de l’être, elle est sa « chance » dans la mesure où, à travers elle, reste l’avenir d’un monde achevé et l’espoir d’être homme. C’est pourquoi sans doute l’œuvre de l’artiste est marquée par l’angoisse. Non parce que la mort existe mais parce qu’elle est toujours là, encore là, présence au fond de l’absence, jour inexorable sur lequel se lèvent et se couchent les lumières des toiles de l’artiste. (Jean-Paul Gavard-Perret)

Gérald Foltête

Son travail oscille entre les deux infinis. Il s’intéresse principalement aux pôles (géant, minuscule ; noir, blanc ; froid, chaud) mais aussi et surtout aux humeurs et aux relations humaines extrêmes.
Dans le premier volet de son travail, il s'est rapproché de certains grands auteurs (Victor Hugo, Gogol, Dostoïevski, Van Gogh etc.). En retranscrivant certains de leurs écrits il arrive à mieux pénétrer leurs textes, éprouver leur solitude et leurs tourments.
A travers ces exemples, ce sont les recherches sur la nature humaine dans son ensemble qui motive son travail. Cet exercice patient et solitaire induit une sorte d’extase, une mélancolie dans le sens défini par Victor Hugo (la mélancolie, c’est le bonheur d’être triste).


Il explore la liberté, la solitude, le temps et la mélancolie qui résulte de cette expérience.
Le deuxième volet de son travail, met en scène sous forme d’installations, des univers auxquels il est sensible. Ce sont des scénettes, qui par la stricte délimitation de leur espace, forcent la focalisation de l’attention et encouragent le regardeur à la réflexion.
Il s’attache, même lorsque il traite de sujets graves, de problématiques humaines ou de phénomènes sociétaux, à produire une émotion poétique. Il lui semble que l’art contemporain s’épuise parfois dans l’explication de son geste et du signifié qu’il poursuit. Il cherche de son côté, à ne jamais sacrifier la dimension purement « esthétique » de l’œuvre.
Friedensreich Hundertwasser disait: « rêver seul, ce n’est qu’un rêve. Rêver ensemble, c’est le début d’une réalité ! ». Mon ambition est de donner réalité à un rêve commun, rassembler autour de l’expression plastique que je propose de ce rêve.

François Nasica

Né le 26 décembre 1964 à Nice, François Nasica découvre très tôt la musique et notamment le jazz, puis la peinture, grâce à une mère chanteuse qui l’amène souvent dans les ateliers de ses amis peintres ou galeristes. Il se passionne pour l’art pariétal, l’art primitif et surtout les dessins d’enfant qui représentent, selon lui, le langage universel de l’art.


Depuis 2005, Il se consacre entièrement à la peinture. Une longue exploration de l’art pictural, avec un grand détour par la musique, pour aboutir au travail d’aujourd’hui : un univers construit, très coloré et très chargé, très gai et, au final, très « sud », où l’on retrouve un personnage récurrent de chien rose, avec des cœurs, des fleurs, des palmiers et des soleils, des phrases en anglais … Une peinture qui swingue !

François Paris

Écartelé entre des pulsions contraires, mais qu'il ne recherche pas à unifier, François Paris déploie un univers singulier et décalé.
L'artiste joue sur les interstices du temps, le hors champ, les désillusions sentimentales et les malentendus, entre les images et les mots, la mise en abîme poétique, sombre et sans réponse, mais ou prédomine l'absurdité de l'existence. Mélange d'espoir et de dérision, il nous amène à nous interroger sur la futilité réelle de nos vies moderne, course effrénée au chaos, sombre farce que nous ne voulons pas voir pour une jouissance immédiate, instantanée et sans réel lendemain. Un élan vers le pire dans une mélancolie heureuse.


Scène de vie, parfois absurde, photos de famille, de propagande, personnages inquiets, visages effacés, lieu incertain empreint d'austérité, objets incongrus, les interprétations étranges nous font basculer dans l'ineffable désastre, à travers le prisme de vieilles diapositives trouvées, d'images éventées disponibles sur internet, des vieilles cartes mémoires oubliées, l'artiste s'en empare pour nous confronter à une sorte de précis de décomposition de l'âme ou de ce qu'il en reste ... M. F, 2013

L'UMAM chez VISION FUTURE

Vernissage : Jeudi 16 novembre à partir de 19 heures

5, rue du Congrès - Nice - Parking : Palais de la Méditerranée.





vendredi 16 juin 2017

Assemblée générale annuelle & Conseil d'administration


ASSEMBLEE GENERALE ANNUELLE


Elle clôt l’exercice qui s’étend du 1er mai 2016 au 31 avril 2017.
Ordre du jour :
- Bilan moral de la présidente Simone Dibo-Cohen.
- Bilan du trésorier Jonathan Olive.
- Proposition de transférer les actifs à l’année statutaire suivante.
- Questions diverses.  
Cette assemblée aura lieu le Samedi 1er Juillet à 18 heures précises

A : Terrasse de l’hôtel HOLIDAY INN
20, boulevard Victor-Hugo
06000 Nice
Parking Louvre – 3, rue Rossini (sous l’hôtel)


L’Assemblée Générale n’est pas élective.
Vous pouvez retourner votre pouvoir rempli et signé, à l’adresse suivante :

Simone Dibo-Cohen
14, rue Paul-Déroulède
06000 Nice

Par mail mais avec signature :simone.dibocohen@gmail.com 

 

POUVOIR :
En cas d’absence vous pouvez adresser un pouvoir à un membre de votre choix :

Je soussigné, ___________________________________, membre de l’Union Méditerranéenne pour l’Art Moderne confie mon pouvoir pour l’assemblée générale annuelle  2016-17 à :

M.________________________________________

Fait à _______________________, le ______________________________


Signature :

 

CONSEIL D'ADMINISTRATION

Le Conseil se réunira après l’Assemblée générale. 
Ordre du Jour : 
- Nomination d’un Secrétaire au sein du Conseil.

mardi 28 mars 2017

Au revoir l’UMAM, bonjour l’UMAM…

La dernière exposition pour fêter l’anniversaire de la création de l’UMAM a pris fin à la galerie d’Art Contemporain du Palais de l’Europe de Menton le 31 janvier 2017. Soixante-dix ans à présent révolus !
Quel parcours que celui de l’Union Méditerranéenne pour l’Art Moderne créée par le docteur Raymond Thomas et Jean Cassarini en 1946 au siècle dernier ! Cette association parrainée par Pierre Bonnard et Henri Matisse fit évoluer l’Art moderne et apporta une aide tellement importante aux artistes ! Rappelons qu’on lui doit la création en 1950 d’un musée d’art moderne à Nice avec une exposition de Matisse, puis en 1953 la constitution au Château Grimaldi d’un musée d’art méditerranéen moderne, à la demande du maire de Cagnes -sur-mer, Louis Négro, et vaste programme, l’organisation de 13 biennales parrainées par des artistes à Menton, puis aussi des expositions à Paris, Strasbourg…


C’est en 2007, que la présidente Simone Dibo-Cohen a repris le flambeau de cette prestigieuse association sur le point de s’éteindre. Pour l’inscrire dans notre temps et la marquer de son empreinte, Simone Dibo-Cohen commissaire des expositions a aussitôt élargi l’entrée de cette association aux artistes du pourtour de la Méditerranée et ajouté à la peinture seule annoncée dans les statuts, l’accès à tous les aspects de la création contemporaine : sculptures, les vidéos, installations.


Cette large participation a occasionné ensuite des expositions très fortes à Nice puis au Château Grimaldi du Haut- de-Cagnes avec des œuvres d’artistes livrant des messages nourris du contexte de l’actualité et des crises de la création méditerranéenne.


@Sans tambour ni trompette, les 70 ans de la création de l’Umam a mis plus de 150 artistes à l’honneur cette année, au cours d’une quinzaine d’expositions de Menton à Beyrouth, Marseille, Paris, Nice, Villefranche-sur-Mer, Pézenas et Aspremont.


Menton tout au long de l’année 2016 fit la fête à la création contemporaine et organisa des manifestations artistiques de haut niveau, les jardins de la ville, le bord de mer, furent parés de sculptures d’artistes reconnus et célèbres ainsi se renouèrent les liens établis par Matisse et Bonnard.



L’été dernier au Musée des Beaux-Arts de Menton d’autres aspects de la création contemporaine se sont révélés : des sculptures dans ses jardins mais aussi à l’intérieur du Palais Carnolès des peintures, dessins, installations in situ en correspondance avec des œuvres de la collection du musée. Plusieurs artistes restent gravés dans notre souvenir, les sculptures d’Herman Muys fragiles et mystérieuses, des personnages qui nous observent, nous épient. Evelyne Galinsky, sculpteur inspiré par la méditation et le silence nous entraina dans une veillée funèbre, tandis qu’Héléna Krajewicz et Rob Rowlands, avec des projections d’images d’actualité sur des voiles suspendus et transparents nous firent ressentir les souffrances de populations bombardées, exterminées et réfléchir à la puissance du pétrodollar et à la force de l’art… d’autres œuvres s’imposèrent aussi, celles de Martin Hollebecq, Mauro Corda, Stephano Bombardieri, Emmanuel Régent, Nasr-Eddine Bennacer, Elsa Ghossoud… plus d’une centaine de jeunes artistes et créateurs contemporains, certains mondialement reconnus furent exposés à Menton dans les jardins et les palais.


La dernière exposition mise en scène au Palais de l’Europe par Simone Dibo-Cohen permis d’exposer une soixante d’artistes dans un espace généralement consacré à un seul artiste. Au hasard de ce circuit semblable à ceux d’une petite foire d’art contemporain, de grands artistes comme Cécile Andrieux venue du Japon étaient à découvrir. Cet artiste, présentait une sorte de tour de Babel, un monde en couveuse nourri de recherches linguistiques et esthétiques suscitant une réflexion sur la relation mot-homme, graines-mots, résonnance-questionnement.



Plus loin les voyages d’Ivona Boris, sa conception de l’espace permettent d’envisager un espace photographique, poétique et onirique, un monde imaginaire qui remonte aux mémoires antérieures de l’histoire de l’humanité. Voici aussi Thomas Bossard et ses dessins, Matteo Carassale photographe aux images capteurs d’instants, plus loin Anna Chromy et sa sculpture en bronze à la beauté classique dont l’esthétisme en creux recherche peut être une présence humaine, ici Antony Mirial au travail d’une beauté époustouflante, Jonathan Ribeiro et ses installations empreintes de détresse, photographiées et sublimées de beauté. Une peinture de Franta s’impose, en soutien aux jeunes créateurs émergeants, un dessin de Gérard Eppelé, puis Corinne de Battista, Philippe Beaufils, Ge Feng, Marc Gaillet, Gérard Haton- Gauthier, Olivier Schmitt, Victor Soren, KKF, Jacqueline Matteoda, Claudie Poinsard, Myrian Klein… certains sont déjà des références mondiales !



Si l’UMAM a permis à quelques artistes de vendre à des collectionneurs, de trouver des galeries et d’accéder à d’autres lieux d’exposition, elle a aussi favorisé des rencontres entre jeunes artistes et artistes reconnus, permis l’émergence de jeunes créateurs !

La fête est-elle terminée ? Peut- être pas …

Brigitte Chéry
(Photos : Christian Gallo)

samedi 21 mai 2016

L’UMAM à la Galerie d’Art contemporain du Palais de l’Europe par Brigitte Chéry

Pour ouvrir la grande fête de sa fondation, l’UMAM présente une première exposition d’œuvres d’artistes connus ou émergents au Palais de l’Europe. Lorsque l’on entre dans la salle du rez-de-chaussée du palais de l’Europe, on est époustouflé ! une colonne de sculptures nous accueille, nous arrête : une procession de têtes d’hommes ou femmes, sur socle, puis des masques, aux yeux clos, en méditation ou figés dans le temps comme les guerriers chinois.
En perspective œuvres d’Evelyne Galinski et de Djamel Tatah
 D’où viennent-ils, ces personnages paisibles tirés de l’imaginaire de l’artiste-créateur Evelyne Galinski ? Ils intriguent, interrogent, mettent une distance avec le visiteur, l’invitent au respect Au-dessus d’eux, une série de petits masques soigneusement alignés imprègnent notre esprit, puis on découvre des sculptures sur pied dans la même attitude de recueillement, de détachement. Cette installation, dans sa parfaite mise en scène, invite le visiteur à la réflexion, elle diffuse une sorte de sacralisation de l’être, elle centre l’exposition et en donne le ton.
KKF : Damien and Hirst de KKF et deux œuvres de part et d’autre de Youcef Korichi
Les autres œuvres des artistes de l’exposition fonctionnent en écho, leurs auteurs invitent à une réflexion philosophique, parfois avec humour.C’est sans doute le fil conducteur de cette exposition à laquelle participent Marcel Alocco, Bertrand Beaussillon, Nasr-eddine Bennacer , Raymond Berbiguier, Stefano Bombardieri, Jean- Claude Borowiak, Katia Bourdarel, Miguel Buades, Damien Cadio, Denis Castellas, Roland Devolder, Marc Gaillet, Evelyne Galinski, Gérard Garouste, Damien Hirst, KKF, Youcef Korichi, Alain Lestié, Fernando Martinez Garcia, Audrey Nervi, Axel Palhavi, Miodrag Tasic, Djamel Tatah, Jérôme Zonder…

Miograd Tasic Encastré


Des œuvres d’époques différentes présentées avec bonheur dans une mise en scène soignée et sensible, une exposition accessible à tous.
L’exposition de l’UMAM sera ouverte pour la nuit des Musées samedi 21 mai de 19 h à 23 heures avec des performances d’artistes de Christelle Esperto, Gérald Haton-Gauthier, Laurent Papillon

Brigitte Chéry pour PERFORMARTS
Photos Béatrice Heyligers.

Galerie d’Art Contemporain Palais de L’Europe : 8 avenue Boyer Menton
Ouvert du mardi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h
www.menton.fr et umam@orange.fr

vendredi 8 avril 2016

Un très beau reportage de France 3 sur l'UMAM

Un parallèle intéressant avec des images de l'INA en 1964 et aujourd'hui tournées au Palais de l'Europe de Menton.
Avec la participation de Simone Dibo-Cohen,  Marc Gaillet, KKF et Alain Lastié

jeudi 10 mars 2016

Exceptionnelle exposition de printemps de la Côte d’Azur


Gérard Garouste, Damien Hirst, Mauro Corda, Marcel Alocco, Stefano Bombardieri, Axel Palhavi, Martin Hollebecq, Miguel Buades, Youcef Korichi, Djamel Tatah,
Alain Lestié, Evelyne Galinski, Miodrag Tasic, Denis Castellas, Bertrand Beaussillon, Nasr-eddine Bennacer, Jean-Claude Borowiak, Jérôme Zonder, Raymond Berbiguier, Katia Bourdarel, Damien Cadio, Audrey Nervi, Marc Gaillet
& la musique de Guy Reibel.

Ils comptent parmi les célébrités internationales de l’art contemporain ou parmi la jeune création.

Vernissage Samedi 12 Mars à 11 heures

Exposition jusqu’au 28 mai.
Palais de l’Europe – Menton


mardi 24 novembre 2015

La biographie de Matisse de Gaston Diehl et l'UMAM

Tandis que l'UMAM fondé par Matisse et Bonnard fête ses soixante-dix ans d'existence au travers de nombreuses expositions,  le musée Matisse de Nice présente un panorama d'œuvres concernant l'historique de la publication de la biographie de Gaston Diehl.

Gaston Diehl, historien d’art, journaliste et cinéaste, a choisi d’écrire une biographie sur Henri Matisse à partir de 1947, qui sera publiée en 1954 par les éditions Tisné à Paris.

Ainsi Gaston Diehl est un des auteurs français qui a participé à la diffusion de la connaissance de l’œuvre de Matisse et cela dans une vision globale et contemporaine puisque son ouvrage est publié quelques semaines avant la disparition du peintre.

Le musée Matisse a choisi de présenter, autour de la biographie de Gaston Diehl, intitulée Henri Matisse, un panorama restituant le contexte et l’historique de cette publication.

Dessin de Matisse pour un catalogue de l'UMAM

Cette présentation permet d’exposer les échanges entre Matisse et son biographe, ainsi que les liens, à la fois historiques et artistiques, de Gaston Diehl avec Nice au travers de l’Union méditerranéenne pour l’art moderne (UMAM) et de son amitié avec Jean Cassarini qui en est le secrétaire.

Gaston Diehl est né à Paris en 1912. Licencié ès lettres, diplômé de l’Institut d’art et d’archéologie ainsi que de l’École du Louvre, il débute dans la critique d’art par la création, en octobre 1935, du groupe artistique et poétique nommé Regain.
En 1942, il rencontre Matisse au Régina à Nice.
En 1945, Gaston Diehl participe à la création du Comité consultatif des arts plastiques de la ville de Nice, puis se rapproche l’année suivante de l’Union méditerranéenne pour l’art moderne (UMAM), fondée par Matisse et Bonnard, et visant à promouvoir la création méditerranéenne contemporaine.
Dès 1947, il débute ses recherches et la rédaction d’une biographie consacrée à Matisse, qui sera publiée aux éditions Tisné en 1954.

À la fin de 1942, Gaston Diehl rencontre Henri Matisse, au Régina, sur la colline de Cimiez, dans le cadre d’une interview pour la revue culturelle Comoedia.

Matisse draws a head for the Chapelle du Rosaire in his studio Hotel Regina, Cimiez, 1950
À cette occasion, il réalise, dans le grand appartement-atelier de l’artiste, des photographies présentées dans l’exposition.
À partir de cette époque débutent de nombreux échanges épistolaires permettant à l’auteur de mieux connaître l’œuvre du peintre et à Matisse d’intervenir dans l’orientation de l’ouvrage que lui consacre Gaston Diehl.

Désireux de participer au rayonnement de l’art de Matisse, Gaston Diehl évoque pour la première fois en 1947, dans une lettre adressée au peintre, son ambition d’écrire sa biographie. Leur correspondance permet à Matisse d’apporter son concours ainsi que des indications correctives.

En 1950 débute la rédaction de cette biographie qui sera publiée en 1954 aux éditions Tisné à Paris. Mêlant anecdotes de vie et considérations esthétiques, cet ouvrage met en parallèle le récit de la carrière du peintre et ses œuvres les plus emblématiques.

Les œuvres et objets de Matisse vus par Gaston Diehl

En 1942, lors de sa rencontre avec Matisse au Régina, Gaston Diehl réalise des photographies du peintre et de la pièce de l’appartement–atelier où il est reçu.

Celles-ci sont un témoignage intéressant pour le musée Matisse de Nice. Parmi les treize œuvres disposées sur les murs, se trouvent la peinture Nu dans un fauteuil, plante verte, réalisée en 1937, appartenant à la collection du musée depuis sa création en 1963, de même qu’un certain nombre de meubles et objets : le guéridon « mauresque » octogonal en bois peint, le grand vase en terre cuite vernissé, nommé « vase étrusque », le fauteuil-chaise longue Louis XV rayé, le pot octogonal en grés vernissé vert.

Vernissage : Vendredi 27 NOVEMBRE  à 11 h

Musée Matisse : 164 Avenue des Arènes de Cimiez, 06000 Nice
Ouvert tous les jours de 10h à 18 h sauf le mardi et certains jours fériés.
Renseignements :04 93 81 08 08

vendredi 23 octobre 2015

70 ans d’art contemporain, ça se fête !



Pour célébrer les soixante-dix ans de sa fondation en 1946 par Henri Matisse, Pierre Bonnard, Jean Cassarini et le docteur Thomas, l’Union Méditerranéenne pour l’Art Moderne va mettre en place de nombreuses expositions tout au long de l’année 2016.
Mais l’UMAM a décidé de commencer dès cette fin d’année et les expositions et les vernissages vont se succéder.

# 1 – BEYROUTH

Mardi 3 Novembre à partir de 18h00 (jusqu’au 17 Novembre) 

Marc Gaillet

MUSTAFA ALI, MARIA AMOS, CHARBEL SAMUEL AOUN, STEFANO BOMBARDIERI, MATTEO CARASSALE, MAURO CORDA, FERIAL, MARC GAILLET, DOMINIQUE JAUSSEIN, MIRYAN KLEIN, ANTHONY MIRIAL, NACER, PIERRE RIBA, RAOUF RIFAI

(les artistes de l’UMAM à Beyrouth)


Mark Hachem Gallery - Capital Gardens, Salloum St. Mine el Hosn - Beyrouth

# 2 – PARIS

Mercredi 4 Novembre à partir de 18h30

Patrick Wack

PATRICK WACK

Maison de la Métropole Nice-Côte d’Azur à Paris (41-43 rue Saint Dominique 75007 Paris)

# 3 – MARSEILLE

Vendredi 20 Novembre à partir de 18H30



Pierre Ribà

PIERRE RIBA

MARC GAILLET

CLAUDE ROTINI

(Signature de l’ouvrage « Mon frère » d’Alain Depardieu, pendant le vernissage)

Galerie 146 – 146 rue Paradis – 130006 Marseille

# 4 – NICE

Jeudi 10 Décembre à partir de 19h00


Gérard Haton-Gauthier

ANTHONY MIRIAL

GERARD HATON-GAUTHIER

GERARD TARIDE


Vision Future - 5, rue du Congrès - 06000 Nice

mardi 5 mai 2015

De l’art accessible en très (très) grand.

L’art contemporain est souvent lié à la monumentalité. Mais qui peut s’offrir de telles œuvres ? Pourtant, pour ceux qui n’apprécient plus les chromos de soleil couchant des iles du Pacifique sur les murs de leur séjour, il y a une solution nouvelle qu’ils peuvent partager avec les palaces, les palais des congrès et les lieux d’exception. Imaginez sur votre mur une œuvre contemporaine inédite qui peut même être lumineuse.

Le groupe Atlantis, installé à Carros, est connu pour l’impression sur tout support quelque soit la dimension (jusqu’à 80 mètres !). Ce sont ces palissades de chantier, ces affichages temporaires à la devanture des lieux d’exposition ou tout simplement les camouflages d’échafaudages. En collaboration avec l’UMAM (Union Méditerranéenne pour l’Art Moderne), qui va fêter ses 70 ans l’année prochaine, une sélection de grands artistes contemporains vous permet aujourd’hui d’acquérir des reproductions de certaines œuvres sélectionnées et conçues à la dimension du lieu que vous souhaitez aménager. Les artistes sont d’ailleurs rémunérés pour chaque édition. Chaque tirage est numéroté et signé par l’artiste.

Vincent Descotils, Claude Gilli, Bernard Langestien sur un mur en faux béton.
De la dernière biennale de l’UMAM, ont été sélectionnés Tom Herck avec un impressionnant vitrail monté sur un caisson lumineux, Miryan Klein, Catherine Duchêne et Johan Fournier, Yions Schwenke, Vincent Descotils, Daniel You, Bernard Langestein. Ont été rajoutés le célèbre Claude Gilli, Sylvie T., Natalia Nnatkin et Alain Hanel.

Un décor total :

Mais ce n’est pas tout, car ces œuvres et d’autres décors peuvent être imprimés également sur des cloisons vitrées, sur le sol, sur les plafonds. Des adhésifs peuvent être posés sur des murs, de même que l’impression sur tissu, en masquant toutes les aspérités. La salle de présentation des œuvres au groupe Atlantis de Carros est même recouverte de murs en béton, qui sont en fait du tissu…

Tom Herck (caisson lumineux)
A cela s’ajoutent des œuvres en plexiglass, en verre, des intégrations murales de dispositifs sonores. De quoi ravir tous les architectes et les décorateurs d’intérieur.

L’UMAM a souhaité participer à cette conception de l’art populaire. Car il ne doit pas seulement s’exprimer dans les rues pour le plaisir des passants, mais également être acquis par les amateurs et les professionnels. Les choix effectués de ces grands artistes et les qualités d’impression vont permettre un véritable renouveau de l’habitat.

Contacts : http://www.groupe-atlantis.com/fr/ Tél. : 04 92 27 00 44

Christian Gallo - © Le Ficanas ®
Etaient présents à l’inauguration pour l’UMAM : Simone Dibo-Cohen, Christian Gallo, Guy Maurin, Dominique Tardler.

samedi 28 février 2015

Les Chairs Dévotes de Francesca Di Bonito


La série Chairs Dévotes de l’artiste Francesca Di Bonito est l’exemple même d’une œuvre qui s’est construite sur un parcours d’expériences et de recherches plastiques au service d’une réflexion profonde sur les liens entre le sacré et l’humain dans sa réalité organique et métaphysique.
Les œuvres que nous présente Francesca Di Bonito sont monumentales comme le sont les sculptures qu’elle a observées et photographiées avec une précision quasi chirurgicale. Son regard et sa pensée aiguisés nous poussent à interroger nos existences et celle de l’humain dans toute sa complexité.

Détail_MADRE, sculpture photographique, technique mixte, 260 x 160 x 16 cm, 2014

Au départ est donc la photo. Moins vivante que la sculpture puisque perdant dans sa représentation le volume initial de la matière et sa sensorialité. Et cela n’aurait que peu d’intérêt si Francesca Di Bonito en restait là. Mais ce n’est justement qu’une fois la photo faite que le véritable travail de cette artiste commence ! Dans un lent processus créatif, avec une extraordinaire minutie et une dextérité d’artisan ou de médecin, à petits points de couture, avec des matériaux aussi divers que des perles, des bas de nylon, des dessins d’organes insérés dans leur réalité la plus crue, l’artiste détourne et modifie l’identité religieuse du sujet photographié pour mettre à jour un long cheminement
intellectuel aboutissant à une vision du monde exceptionnellement humaine. Réfléchie et décortiquée, comme pourrait le faire un légiste du corps et de l’âme. Et ce qui n’était qu’une photo d’une œuvre sculptée devient alors une photo sculptée d’une manière totalement contemporaine où les liens dévoilés entre le sacré et le réel nous interpellent et nous bousculent. Les figures religieuses de cette série ont des organes qui gargouillent, des désirs de chair, des muscles qui s’affichent comme des nouvelles peaux, des membres décortiqués dont la taille parfois exagérée signifie nos principales angoisses et inquiétudes. Et les titres polysémiques qu’elle choisit pour chacune de ces pièces monumentales, La Vanité du foie, L’Apnée du jugement, Réflexion marine ou Promenade fertile, au risque de paraître provocateurs, ne peuvent que nous inviter à réfléchir à notre statut d’être humain empreint de la culture judéo-chrétienne.

La Castration de l’amour, technique mixte, 130 x 100 x 12 cm, 2014
Mais le message délivré est aussi politique à plus d’un titre. D’abord parce qu’à l’œuvre originelle, tel ce Saint François d’Assise entouré de ses disciples, l’insertion minutieuse de plus de 400 pierres et bijoux, comme un envahissement de la richesse grignotant progressivement le symbole premier de la pauvreté, nous ramène à l’actualité d’un monde mercantile où l’argent-roi assassine une partie de l’humanité.

Promenade fertile, sculpture photographique, technique mixte, 200 x 100 x 12 cm, 2014

Mais aussi parce que dans l’époque si troublée que nous vivons une certaine forme de désacralisation du sujet tel que l’opère l’artiste des Chairs Dévotes est l’expression même du droit à la liberté de critiquer et de réfléchir pour ne pas que la pensée se fossilise et pour que l’homme renouvelle des valeurs qui autorisent une évolution et un devenir meilleur.

La Vanité du foie, sculpture photographique, technique mixte, 130 x 100 x 12 cm, 2014

Dans la tradition de l’artiste portant un message fort, qui nous questionne sur notre pensée individuelle et collective, Francesca Di Bonito nous offre une œuvre contemporaine, excessivement subtile dans sa formulation plastique et d’une puissance rare par les interrogations philosophiques qu’elle véhicule.
Simone Dibo-Cohen - Présidente de l’UMAM

Lab 44, 44 rue des Tournelles Paris. Du 19 mars au 22 avril.
Vernissage : samedi 21 mars à 17 heures.

lundi 26 janvier 2015

Lab 44, la galerie qui réveille l’art

Un mois et demi, déjà… C’était à l’approche des fêtes de fin d’année 2014, dans l’ambiance prometteuse d’un mois de décembre festif et lumineux, pour la mini-rétrospective.

Chic, une nouvelle galerie d’art venait de naître dans un berceau prédestiné à l’expression artistique : le Marais.


Chic, comme on les aime ici, chez stylish-arty : décor revu de fond en comble, murs blancs, plafond et poutres dans la même tonalité immaculée, escalier aux marches annonciatrices de nouvelles rencontres au niveau supérieur…

Chic, la toute première exposition du 44, rue des Tournelles : pour le grand soir, celui du premier venissage, l’art du maître du tirage en noir et blanc, Richard Aujard, avait convié le fin du fin de la planète people en grand format. Pour son exposition “Famous”, le public allait pouvoir remonter dans le temps et redécouvrir Béatrice Dalle du haut de ses début, ou encore Eric Cantona au sommet de son art de prendre la pose, à la limite du méconnaissable, visage tatoué…



Choc, ce premier rendez-vous avec l’art de la photo, le fut, à l’initiative d’une commissaire d’exposition hors du commun, fuyant les sentiers battus, les faux-semblants, les discours convenus: Simone Dibo-Cohen, créative et charismatique galeriste au long cours, présidente de l’UMAM (union méditerranéenne pour l’art moderne, fondée en 1946 par Henri Matisse). Femme de conviction, à la forte personnalité, elle sait dénicher les noms qui feront sensation, parmi les artistes confirmés comme dans la jungle des talents émergents.

Après avoir convoqué le talent et la force de l’image choc façon Richard Aujard, à partir du 29 janvier, Simone Dibo-Cohen accueillera aux cimaises du Lab 44, un autre créateur qui lui est cher et en lequel elle croit beaucoup : Nasr-Eddine Bennacer, dit Nacer, qu’elle aime à décrire comme “un artiste engagé”, à l’expression multiforme, utilisant aussi bien la peinture que la sculpture, la photo, ou la vidéo pour dire, dénoncer, crier, s’indigner, lutter pour la paix, livrer à sa manière, un hymne à l’amour.

Né en 1967 en Algérie, de ses débuts à aujourd’hui, il n’aura de cesse de s’interroger sur les relations entre civilisations, d’explorer, mettre en exergue l’ambiguïté des hommes dans leurs relations, comme à travers son exposition “War games”, d’interpeller sur le statut de la femme dans les religions. Lorsque Simone Dibo-Cohen choisit cet artiste pour sa deuxième exposition, rue des Tournelles, deux mois avant les événements qui ont endeuillé la France, elle ne se doute evidemment pas, qu’il y aura un avant, un après “Charlie”, ni ce 11 janvier, qui rassemblerait une France debout, dans la rue et même au-delà de ses frontières…

Choc, le choix de Nacer, s’avèrerait encore plus symbolique qu’il n’y paraissait initialement.

Aussi, on ne saurait que trop conseiller d’aller à la rencontre des oeuvres de ce messager du coeur, à condition d’y prêter un oeil attentif. Un esprit grand ouvert.

LC - STYLISH-ARTY.COM
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"War games", Nacer. Lab44, du 29/01/15 au 15/03/15. 44,rue des Tournelles 75004 Paris

samedi 13 décembre 2014

Le prix Matisse de l’UMAM, Bahram Hajou à la galerie GNG

Prix Matisse à l’occasion de la biennale 2014 de l’UMAM, Bahram Hajou est exposé du 13 janvier au 21 février à Paris.

L’espace de l’intimité du couple est la chambre, signifiée par les fenêtres, le lit, le guéridon. Très vite, le peintre n’en a plus besoin, il tire le rideau. Le drap du lit semble lui servir de surface picturale.
Cette peinture s’inscrit dans la tradition de l’expressionnisme allemand. Mais la douceur de la touche lui est unique, rap- pelant la sensualité de l’Orient.
Ileana Cornea (extrait) Artension 



Ce n’est pas seulement par sa manière propre, par l’expression d’une technique, par l’application de tons pastels que Bahram Hajou parvient à coucher sur la toile cette atmosphère étrange, comme émanant des limbes d’une conscience pétrie de fraternité. Derrière la fine couche de peinture, existe la farouche volonté de ne pas voir la peinture comme un art réaliste, mais bien comme un art du rêve et de la liberté... 


Les personnages qui traversent ses tableaux, vous apercevant, semblent se méfier, restent sur leurs gardes, comme ces animaux qui ne s’approchent jamais trop près des humains, sachant sans doute trop bien ce qu’il en coûte de se frotter de près à cette espèce incontrôlable, et potentiellement dangereuse.
Il n’y a pas de peur dans ces visages allongés, juste une interrogation : qui êtes-vous ? Etes-vous ami ou ennemi ? C’est un univers idéal peut-être que celui que nous décrit ici l’artiste. Une sorte de paradis perdu où l’on ne connait pas la du- plicité, ni le cynisme, ni toutes ces choses qui vous gâchent la vie et que vous portez en vous, malgré vous. C’est un peu la vision utopique d’un monde meilleur, une vue de l’esprit...

Par le truchement de tableaux en apparence légers, Bahram Hajou nous convie à plus d’humanité. Les regards désar- mants de ses personnages... désarment, et vous immergent dans une peinture sans agressivité, dont le discours premier est un message de paix et de fraternité.
Ludovic Duhamel (extrait) Miroir de l’Art 



There is something unalterable in his pictures – as if the image of mankind seems to be a verdict. However, apart from this urgency liberty has also its effect being present as space and color. The image of mankind changes to a memorial of its vulnerability.

Luminosity and gloom, water, soil, gale are already present before the individuals. It appears as if they grow out of a primordial chaos, as if they were released from the force of the elements. BAHRAM is the creator of a dramatic world of painting.

Prof. Dr. Christoph Miething (extrait).

GNG art contemporain – 3, rue Visconti – 75006 Paris
www.galeriegng.com

lundi 24 novembre 2014

Ouverture du Lab 44

Une nouvelle galerie d’art contemporain à Paris, et surtout dans le Marais, est forcément un événement. Il l’est d’autant plus qu’elle a été confiée à Simone Dibo-Cohen. En effet c’est la présidente de l’Union Méditerranéenne pour l’Art Moderne, fondée par Matisse et Bonnard en 1946, qui prend en main les destinées de la galerie.

Lab 44, se veut être un laboratoire de l’art contemporain en présentant des œuvres qui créent un véritable échange entre le public et l’art, et bien sûr les artistes. Photographies, vidéos, installations vont offrir un aspect totalement contemporain de l’art d’aujourd’hui. 
Pour son inauguration, le 11 décembre prochain à 18h30, Lab 44 a invité Richard Aujard.

On ne parle que de lui en ce moment à cause de ses ouvrages réunissant les photos du reportage qu’il a réalisé pour la dernière tournée de NTM, d’une part, et celui fait à 4 mains avec Eric Cantona d’autre part. Vous pouvez découvrir les photos qui seront exposées sur son site : http://www.richardaujard.com/

Photographe renommé, portraits de célébrités et une commissaire d’exposition d’expérience, tout est réuni pour faire de l’inauguration du Lab 44, l’événement de cette fin d’année… 

Cantona - Tatoo
Mickey Rourke 
Béatrice Dalle



mardi 30 septembre 2014

Pierre Ribà à la galerie Bartoli

Tant de simplicité et tant de complexité mêlées. Des formes énigmatiques, des figures étranges, qui intriguent, interrogent, séduisent aussi. Souvenirs peut être, d’objets ancestraux. Un totem ici, la un masque. Et toujours, cette retenue, cette fluidité. Et ce silence quasi religieux qui émane de l’univers monochrome. « Ses sculptures nous sont si proches que lorsqu’on les a vues une fois, on a l’impression de les avoir toujours connues, comme des amies revenues de loin, comme des souvenirs ou des colombes, des chants mélodieux familiers, tant l’harmonie les dressent face à nous, humbles et humaines », note Georges Chich. Et c’est indéniable, ces œuvres ont l’étrange pouvoir de s’imposer d’emblée au regard, comme une évidence plastique, une espèce de loi physique, un refrain obsédant qui vous trotte dans la tête toute la journée.
Les passeurs de rêves

Y a pas d'printemps
Hors série

Ces sculptures sans fioritures, sans effets de manche, sont un hommage à l’objet immémorial, à cet art primitif auquel nous devons tant et que Pierre Ribà se réapproprie et réinvente au gré de sa fantaisie. « Il donne par le filtre de la création un nouveau pouvoir à un objet jugé initialement quelconque. Assure une fonction sacrée qui se loge, en un nouveau temple, dans un rituel voulu par les anciens, que certains nomment aujourd’hui design » note Grégory Tuban. Incroyable pouvoir de séduction de cette sculpture tout à la fois de notre temps et d’un temps que les moins de mille ans ne peuvent pas connaître… Pierre Ribà est un magicien qui cherche l’essentiel en utilisant le superflu, qui transforme du carton en or. Signe des temps, sa sculpture sobre, presque surnaturelle, aux noms enchanteurs (Cabeza, Black idol, Feuille de nuit, ou Origami) invente des mondes parallèles qui ouvrent à l’imagination des perspectives illimitées.

Du carton surgit la ligne pure de sculptures libérées de toute anecdote, érigées comme des signes cabalistiques, des totems modernes, qui affirment, entre imaginaire et réalité, une esthétique teintée de primitivisme qui oscille entre sérénité absolue – harmonie des figures, monochromes – et trouble inquiétude – déchirures, aspérité, cassures – entre-deux silencieux et ô combien fascinant.


Ludovic DUHAMEL - Miroir de l’Art, Janvier 2014

La durée de l’exposition est du 9 Octobre au 8 Novembre 2014. GALERIE BARTOLI - 81, rue Sainte - 13007 Marseille - www.patrickbartoli.fr

Des oeuvres de Pierre Ribà sont visibles également à la Biennale de l'UMAM au château-musée de Cagnes-sur-Mer