Les autres artistes de la biennale 2014 seront présentés à Nice à partir du 26 juin.
Autres artistes, autre surprises...
En attendant découvrez-les à partir du 6 juin à 18heures au château-musée de Cagnes-sur-Mer.
Parking en centre ville et navette pour aller au château.
Le catalogue virtuel de l'UMAM 2014 sur :
http://fr.calameo.com/read/003292440ff70bb9ee66d
Et votre invitation ;
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vendredi 23 mai 2014
Mais ce n'est pas tout...
Libellés :
UMAM 2014
Pays/territoire :
Cagnes-sur-Mer, France
Biennale 2014 de l'UMAM : Daniel You
Daniel You vient nous présenter ses “Natures Vivantes”.
Œuvres Numériques, peintures acryliques et fusains ou encore résines pour ses sculptures Extensions.
Plus que jamais, Daniel You affirme son style dans le métissage des techniques qu’il utilise afin de dessiner, peindre, modeler et sculpter les êtres et les choses tels qu’il les ressent.
Daniel You is displaying his Still Lives to us.
Digital works, acrylic paintings and charcoal or resins for his sculptures Extensions.
More than ever, Daniel You is affirming his style in the mixing of techniques he uses to draw, paint, sculpt and shape people and things the way he feels them.
Œuvres Numériques, peintures acryliques et fusains ou encore résines pour ses sculptures Extensions.
Plus que jamais, Daniel You affirme son style dans le métissage des techniques qu’il utilise afin de dessiner, peindre, modeler et sculpter les êtres et les choses tels qu’il les ressent.
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| “Le radeau de la Méduse” - Galerie Mark Hachem |
Digital works, acrylic paintings and charcoal or resins for his sculptures Extensions.
More than ever, Daniel You is affirming his style in the mixing of techniques he uses to draw, paint, sculpt and shape people and things the way he feels them.
A PARTIR DU 6 JUIN A 18 HEURES AU CHATEAU-MUSEE GRIMALDI DE CAGNES-SUR-MER
Le catalogue de l'UMAM sur : http://fr.calameo.com/read/003292440ff70bb9ee66d
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Daniel You,
UMAM 2014
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Biennale 2014 de l'UMAM : Gérard Taride
Gérard Taride a baigné toute son enfance, grâce à son père artiste, dans le milieu de l’École de Nice.
C’est sans doute une des raisons pour lesquelles il est devenu photographe, musicien, scénographe, plasticien, designer et qu’il explore depuis plus de 25 ans ces différents modes de création.
Gérard Taride est attiré véritablement par les nouvelles technologies, ce qui lui permet de proposer de nouveaux chemins pour une expression artistique nouvelle.
Gérard Taride spent his entire childhood within the environment of the « School of Nice », thanks to his father who was an artist.
This is probably one of the reasons why he became a photographer, a musician, a designer, a stage designer, and why he has been exploring these different modes of creation for the past 25 years.
Gérard Taride is truly attracted to new technologies, which enables him to offer new ways for a new artistic expression.
C’est sans doute une des raisons pour lesquelles il est devenu photographe, musicien, scénographe, plasticien, designer et qu’il explore depuis plus de 25 ans ces différents modes de création.
Gérard Taride est attiré véritablement par les nouvelles technologies, ce qui lui permet de proposer de nouveaux chemins pour une expression artistique nouvelle.
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| Sans Titre |
This is probably one of the reasons why he became a photographer, a musician, a designer, a stage designer, and why he has been exploring these different modes of creation for the past 25 years.
Gérard Taride is truly attracted to new technologies, which enables him to offer new ways for a new artistic expression.
A PARTIR DU 6 JUIN A 18 HEURES AU CHATEAU-MUSEE GRIMALDI DE CAGNES-SUR-MER
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Gérard Taride,
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Biennale 2014 de l'UMAM : Stephane Steiner
L'odeur des cyprès chargés de particules au soleil, le bruissement des pas dans la garrigue pour aller se mettre à l'abri d'un grand cyprès solitaire, glorieux survivant d'une ferme en ruine, le son des graviers craquant sous les pas dans l'allée du cimetière, le cyprès tourmenté de la nuit étoilée de Van Gogh, le son des voitures le long de la promenade des Anglais.
The smell of the cypresses charged with particles in the sun, the crush of the footsteps in the garrigue to take shelter from a tall, solitary, glorious cypress, the survivor of a farm in ruins, the sound of the gravels crunching under the steps in the cemetery's alley, the tormented cypress of Van Gogh's starry night, the sound of the cars along the Promenade des Anglais.
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| “Cyprès” - Photo de reportage : Nice, promenade des Anglais Photographie contrecollée sur Dibond |
A PARTIR DU 6 JUIN A 18 HEURES AU CHATEAU-MUSEE GRIMALDI DE CAGNES-SUR-MER
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Stephane Steiner,
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jeudi 22 mai 2014
Biennale 2014 de l'UMAM : Moon-Pil Shim
Les œuvres de Moon-Pil Shim se présentent, au premier abord, comme des boîtes [...]. Mais ce qui étonne le plus ce sont les couleurs – et la présence du blanc traité lui aussi comme une couleur.
Elles transparaissent au travers de plexiglas transparents ou translucides. Ces plages de couleurs répandues de manière uniforme et lisse sont le plus souvent traversées d’une ou plusieurs lignes colorées (soit extrêmement fines, soit en étroites bandes), tracées au cutter dans la couleur puis à nouveau colorées mais différemment au rotring.
Parfois, des accidents dans leur tracé sont volontairement conservés pour éviter une approche trop mécanique du dessin. Ces lignes, espacées ou rapprochées, découpent et modulent les aplats, introduisant un rythme dans les relations de couleurs et d’espaces. Á la stabilité des espaces colorés rectangulaires, elles ajoutent une perception dynamique, ouverte, suivant ces horizontales.
Pierre Manuel, « Reflets et transparences » (extrait), Les entretiens d’AL/MA, n°2, éditions Méridianes, 2012.
Les œuvres de Moon-Pil Shim se présentent, au premier abord, comme des boîtes [...]. Mais ce qui étonne le plus ce sont les couleurs – et la présence du blanc traité lui aussi comme une couleur.
Elles transparaissent au travers de plexiglas transparents ou translucides. Ces plages de couleurs répandues de manière uniforme et lisse sont le plus souvent traversées d’une ou plusieurs lignes colorées (soit extrêmement fines, soit en étroites bandes), tracées au cutter dans la couleur puis à nouveau colorées mais différemment au rotring.
Parfois, des accidents dans leur tracé sont volontairement conservés pour éviter une approche trop mécanique du dessin. Ces lignes, espacées ou rapprochées, découpent et modulent les aplats, introduisant un rythme dans les relations de couleurs et d’espaces. Á la stabilité des espaces colorés rectangulaires, elles ajoutent une perception dynamique, ouverte, suivant ces horizontales.
Pierre Manuel, « Reflets et transparences » (extrait), Les entretiens d’AL/MA, n°2, éditions Méridianes, 2012.
Elles transparaissent au travers de plexiglas transparents ou translucides. Ces plages de couleurs répandues de manière uniforme et lisse sont le plus souvent traversées d’une ou plusieurs lignes colorées (soit extrêmement fines, soit en étroites bandes), tracées au cutter dans la couleur puis à nouveau colorées mais différemment au rotring.
Parfois, des accidents dans leur tracé sont volontairement conservés pour éviter une approche trop mécanique du dessin. Ces lignes, espacées ou rapprochées, découpent et modulent les aplats, introduisant un rythme dans les relations de couleurs et d’espaces. Á la stabilité des espaces colorés rectangulaires, elles ajoutent une perception dynamique, ouverte, suivant ces horizontales.
Pierre Manuel, « Reflets et transparences » (extrait), Les entretiens d’AL/MA, n°2, éditions Méridianes, 2012.
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| Sans titre - Technique mixte sur toile (pigment, acrylique...), peinture sous Plexiglas |
Elles transparaissent au travers de plexiglas transparents ou translucides. Ces plages de couleurs répandues de manière uniforme et lisse sont le plus souvent traversées d’une ou plusieurs lignes colorées (soit extrêmement fines, soit en étroites bandes), tracées au cutter dans la couleur puis à nouveau colorées mais différemment au rotring.
Parfois, des accidents dans leur tracé sont volontairement conservés pour éviter une approche trop mécanique du dessin. Ces lignes, espacées ou rapprochées, découpent et modulent les aplats, introduisant un rythme dans les relations de couleurs et d’espaces. Á la stabilité des espaces colorés rectangulaires, elles ajoutent une perception dynamique, ouverte, suivant ces horizontales.
Pierre Manuel, « Reflets et transparences » (extrait), Les entretiens d’AL/MA, n°2, éditions Méridianes, 2012.
A PARTIR DU 6 JUIN A 18 HEURES AU CHATEAU-MUSEE GRIMALDI DE CAGNES-SUR-MER
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Biennale 2014 de l'UMAM : Avner Sher
En 2002, Avner Sher, l'un des architectes de lieux publics des plus célèbres d'Israël, a commencé une série d’œuvres provocatrices pour la galerie Mabat de Tel-Aviv. C'était une nouveauté pour un artiste qui passait des formes géométriques contraintes qui le caractérisaient, à l’art brut.
A un moment, les artistes arrivent à leur découverte de multiples façons. On trouve son inspiration dans un abattoir de Paris, dans les gestes intuitifs des enfants et des personnes ayant une déficience, dans les visages anonymes de l’Holocauste. Pour Sher, un graffiti rudimentaire, sinistre et indiscipliné le pousse à créer. Chaque message est une attaque sur la recevabilité de l'espace public; chaque griffonnage, un peu de regards concupiscents de rire rauque; puérilement, une offensive et une habitude de la condamnation. Mais le travail de Sher est sournois et sophistiqué; nous pouvons deviner l'art antique, des éléments architecturaux sans équivoque, et une conscience aiguë de la culture numérique qui domine la vie moderne.
In 2002, Avner Sher - one of Israel's most successful architects of public spaces - debuted a provocative series of works in Tel-Aviv's celebrated Mabat Gallery. It was a crowning moment of a man entering his prime and the constrained geometric shapes that marked the articulation of one career imploded, giving way to raw form.
Artists come to their moment of revelation in myriad ways. One finds his masterwork in a Paris abattoir, another within the intuitive gestures of children and the impaired and, yet another, in the anonymous faces of the Holocaust. For Sher, inchoate, lurid and unruly graffiti goads him to create. Each message seems an attack on the orderliness of public space; each scrawl a leering bit of raucous laughter; childishly offensive and inured to condemnation. But Sher's work is sly and sophisticated; we can divine ancient art, unmistakable architectural elements, and a keen awareness of the digital culture that dominates modern life.
A un moment, les artistes arrivent à leur découverte de multiples façons. On trouve son inspiration dans un abattoir de Paris, dans les gestes intuitifs des enfants et des personnes ayant une déficience, dans les visages anonymes de l’Holocauste. Pour Sher, un graffiti rudimentaire, sinistre et indiscipliné le pousse à créer. Chaque message est une attaque sur la recevabilité de l'espace public; chaque griffonnage, un peu de regards concupiscents de rire rauque; puérilement, une offensive et une habitude de la condamnation. Mais le travail de Sher est sournois et sophistiqué; nous pouvons deviner l'art antique, des éléments architecturaux sans équivoque, et une conscience aiguë de la culture numérique qui domine la vie moderne.
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| “Alone with a cat” - Galerie Koninklijke Villa |
Artists come to their moment of revelation in myriad ways. One finds his masterwork in a Paris abattoir, another within the intuitive gestures of children and the impaired and, yet another, in the anonymous faces of the Holocaust. For Sher, inchoate, lurid and unruly graffiti goads him to create. Each message seems an attack on the orderliness of public space; each scrawl a leering bit of raucous laughter; childishly offensive and inured to condemnation. But Sher's work is sly and sophisticated; we can divine ancient art, unmistakable architectural elements, and a keen awareness of the digital culture that dominates modern life.
A PARTIR DU 6 JUIN A 18 HEURES AU CHATEAU-MUSEE GRIMALDI DE CAGNES-SUR-MER
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Biennale 2014 de l'UMAM : Catherine Séher
Les peintures de Catherine Séher mobilisent chez le spectateur des émotions fortes, singulières ou chaotiques, avec des personnages s’inscrivant de façon évanescente dans un paysage où disparaissent les bornes et les repères.
Les silhouettes anonymes nous livrent la vision d’un monde démantelé mais pourvoyeur de sens. Nous sommes introduits dans un univers de pensées suggérées. Le spectateur est ainsi interrogé puis concerné par ces images évoquant des expressions spontanées, presque magiques. On y retrouve la force des premiers gestes, les formes les plus intimes.
Le regard de Catherine Séher est audacieux, il ne concède rien – c’est-à-dire qu’il ne nous laisse pas tranquilles, pas endormis dans une fausse douceur – l’artiste transfère une histoire dont l’intensité ne nous autorise pas à nous dérober.
Nous sommes dans un face à face troublant. D’étranges personnages nous hèlent, alors que leurs yeux, déjà, nous guident vers ce qui doit advenir.
Chaque fois, un fil est à saisir, mince rai fluorisé de lumière qui serpente, s’enroule, surligne. Fil d’Ariane, ténu, volontaire.
Ne comptons pas le temps pris à parcourir les tableaux de Catherine Séher, car les êtres qu’elle saisit dans leurs élancements, leurs inquiétudes, leurs désirs signalent une totale responsabilité de ce qu’ils affichent. Ils nous rendent ainsi complices d’émotions toujours intenses parfois méconnues ou nimbées de cet insaisissable mystère de l’autre.
Une infinie délicatesse de création ainsi révélée nous capte, à notre corps défendant.
Huguette Hérin – Travers
Catherine Séher’s paintings mobilize the spectator’s strong, singular or chaotic emotions, with characters evanescently finding themselves in a landscape where markers and landmarks disappear.
Anonymous outlines give us the vision of a dismantled though meaningful world. We are introduced into a universe of suggested thoughts. The spectator is thus questioned, and then affected by these images evoking spontaneous, almost magical expressions. We find in them the strength of the first gestures, the most intimate forms.
Catherine Séher’s look is bold, it does not concede anything – that is to say, it does not leave us alone, sleeping in a false sweetness – the artist is transferring a story with such an intensity that we cannot evade. This confrontation is disturbing. Strange characters hail us, as their eyes are already guiding us towards what is to happen.
There is always a thread to grasp, a thin brightened ray of light weaving, coiling up, highlighting. A fine and voluntary Ariadne’s thread.
Let us not measure the time spent scanning Catherine Séher’s paintings, because the human beings they capture in their yearnings, their concerns, their desires, inform of a total responsibility for what they show. They thus make us accomplices of always intense, and sometimes unknown emotions, enshrouded with that evasive mystery of the other.
A revealed infinite delicacy of creation captures us, our bodies trying to defend us.
Huguette Hérin - Travers
Les silhouettes anonymes nous livrent la vision d’un monde démantelé mais pourvoyeur de sens. Nous sommes introduits dans un univers de pensées suggérées. Le spectateur est ainsi interrogé puis concerné par ces images évoquant des expressions spontanées, presque magiques. On y retrouve la force des premiers gestes, les formes les plus intimes.
Le regard de Catherine Séher est audacieux, il ne concède rien – c’est-à-dire qu’il ne nous laisse pas tranquilles, pas endormis dans une fausse douceur – l’artiste transfère une histoire dont l’intensité ne nous autorise pas à nous dérober.
Nous sommes dans un face à face troublant. D’étranges personnages nous hèlent, alors que leurs yeux, déjà, nous guident vers ce qui doit advenir.
Chaque fois, un fil est à saisir, mince rai fluorisé de lumière qui serpente, s’enroule, surligne. Fil d’Ariane, ténu, volontaire.
Ne comptons pas le temps pris à parcourir les tableaux de Catherine Séher, car les êtres qu’elle saisit dans leurs élancements, leurs inquiétudes, leurs désirs signalent une totale responsabilité de ce qu’ils affichent. Ils nous rendent ainsi complices d’émotions toujours intenses parfois méconnues ou nimbées de cet insaisissable mystère de l’autre.
Une infinie délicatesse de création ainsi révélée nous capte, à notre corps défendant.
Huguette Hérin – Travers
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| Sans titre - Papier marouflé sur toile - Galerie Gilles Naudin |
Anonymous outlines give us the vision of a dismantled though meaningful world. We are introduced into a universe of suggested thoughts. The spectator is thus questioned, and then affected by these images evoking spontaneous, almost magical expressions. We find in them the strength of the first gestures, the most intimate forms.
Catherine Séher’s look is bold, it does not concede anything – that is to say, it does not leave us alone, sleeping in a false sweetness – the artist is transferring a story with such an intensity that we cannot evade. This confrontation is disturbing. Strange characters hail us, as their eyes are already guiding us towards what is to happen.
There is always a thread to grasp, a thin brightened ray of light weaving, coiling up, highlighting. A fine and voluntary Ariadne’s thread.
Let us not measure the time spent scanning Catherine Séher’s paintings, because the human beings they capture in their yearnings, their concerns, their desires, inform of a total responsibility for what they show. They thus make us accomplices of always intense, and sometimes unknown emotions, enshrouded with that evasive mystery of the other.
A revealed infinite delicacy of creation captures us, our bodies trying to defend us.
Huguette Hérin - Travers
A PARTIR DU 6 JUIN A 18 HEURES AU CHATEAU-MUSEE GRIMALDI DE CAGNES-SUR-MER
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Biennale 2014 de l'UMAM : Lionel Scoccimaro
Les œuvres récentes de Lionel Scoccimaro permettent naturellement que l’on retrouve les fantômes du minimalisme, de l’évocation du cube mythique jusqu’à la recherche de la perfection de la finition comme part intégrante de l’œuvre ; puis soudainement maltraité, clouté, ou raillé.
C’est précisément dans son ironie feinte qu’il rend le plus bel hommage possible à ce mouvement d’énergie pure à la férocité glaçante, et désormais embaumé, déterré, et dont le cadavre erre, vidé.
Sous des airs de matérialité brute (bois, bûche, acier) et d’abstraction radicale, de reprises de codes, les formes inquiétantes ouvrent sur un espace parallèle qui façonne une certaine polysémie...
Lionel Scoccimaro affirme son besoin de découverte perpétuelle, de quête constante vers des horizons inexplorés, partant de l’atelier pour y revenir, accompagné d’un vernis remarquable et d’un langage qu’il nous a appris à décrypter.
Pour maîtriser le hasard, il choisit l’équilibre. Ce subtil dosage, funambule, qui loin du repos, permet de mieux jouir du vertige des sensations. Des œuvres taillées comme des déclarations à l’élégance ravageuse, nous laissant, devant leurs insondables mystères, comme mal armés.
Benjamin Bianciotto (extrait), 2012.
Lionel Scoccimaro’s recent works naturally enable us to meet minimalist ghosts, from the evocation of the mythical cube to the pursuit of the perfection of the finish as a constituent part of the work; and then suddenly abused, studded, or mocked.
It is precisely in his feigned irony that he gives the finest tribute to this movement of pure energy, yet fiercely freezing, and now embalmed, unearthed, and whose emptied body wanders.
Disturbing forms open onto a parallel space creating a certain polysemy, though they look a little like raw materials (wood, log, steel), radical abstraction, or resumption of codes...
Lionel Scoccimaro affirms his need for perpetual discovery, and constant quest towards unexplored horizons, leaving the studio to eventually come back, accompanied by a remarkable polish and a language he taught us to decipher.
To control chance, he chose balance. This subtle and acrobatic combination gives us the chance to better enjoy the fever of sensations, keeping us far from rest. Works cut as statements with a devastating style, leaving us poorly armed in front of their unfathomable mysteries.
Extract text from Benjamin Bianciotto . September 2012.
C’est précisément dans son ironie feinte qu’il rend le plus bel hommage possible à ce mouvement d’énergie pure à la férocité glaçante, et désormais embaumé, déterré, et dont le cadavre erre, vidé.
Sous des airs de matérialité brute (bois, bûche, acier) et d’abstraction radicale, de reprises de codes, les formes inquiétantes ouvrent sur un espace parallèle qui façonne une certaine polysémie...
Lionel Scoccimaro affirme son besoin de découverte perpétuelle, de quête constante vers des horizons inexplorés, partant de l’atelier pour y revenir, accompagné d’un vernis remarquable et d’un langage qu’il nous a appris à décrypter.
Pour maîtriser le hasard, il choisit l’équilibre. Ce subtil dosage, funambule, qui loin du repos, permet de mieux jouir du vertige des sensations. Des œuvres taillées comme des déclarations à l’élégance ravageuse, nous laissant, devant leurs insondables mystères, comme mal armés.
Benjamin Bianciotto (extrait), 2012.
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| « Virus N°3 » - Bois et aluminium chromé |
It is precisely in his feigned irony that he gives the finest tribute to this movement of pure energy, yet fiercely freezing, and now embalmed, unearthed, and whose emptied body wanders.
Disturbing forms open onto a parallel space creating a certain polysemy, though they look a little like raw materials (wood, log, steel), radical abstraction, or resumption of codes...
Lionel Scoccimaro affirms his need for perpetual discovery, and constant quest towards unexplored horizons, leaving the studio to eventually come back, accompanied by a remarkable polish and a language he taught us to decipher.
To control chance, he chose balance. This subtle and acrobatic combination gives us the chance to better enjoy the fever of sensations, keeping us far from rest. Works cut as statements with a devastating style, leaving us poorly armed in front of their unfathomable mysteries.
Extract text from Benjamin Bianciotto . September 2012.
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Biennale 2014 de l'UMAM : Yions Schwenke
Après plusieurs années dans le domaine publicitaire (DA et Directeur de Creation dans des agences reconnues), Yions Schwenke s’oriente vers une carrière artistique plus axée dans l’image avec comme point d’orgue la création de sa propre agence de communication en 2007.
Ses références lui confèrent un professionnalisme et une notoriété dans des domaines aussi emblématiques que la mode, le sport automobile, le design, et l’art…
“La meilleure facon de prédire l'avenir, c'est de le créer”.
After several years in the advertising field (DA and Director of Creation in recognized agencies) Yions Schwenke is moving towards a more focused image in artistic career culminating in the creation of his own advertising agency in 2007.
His references confer professionalism and reputation in areas also emblematic fashion, motorsport, design, and art ...
“The best way to predict the future is to create it.”
Ses références lui confèrent un professionnalisme et une notoriété dans des domaines aussi emblématiques que la mode, le sport automobile, le design, et l’art…
“La meilleure facon de prédire l'avenir, c'est de le créer”.
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| “Einstein” - Galerie Mark Hachem |
His references confer professionalism and reputation in areas also emblematic fashion, motorsport, design, and art ...
“The best way to predict the future is to create it.”
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Biennale 2014 de l'UMAM : Nicolas Rubinstein
Cette « mise en scène » est une déclinaison réduite du Projet Télémachus, 2013*, une importante installation où l’artiste s’emparait de la fable de Télémaque pour inventer, à partir d’un mythe, une expérience intime. Il y explorait l’importance de la transmission familiale dans la construction de soi.
À Cagnes-sur-Mer, fidèle à son obsession de révéler les structures cachées des êtres et du monde, Nicolas Rubinstein reprend cette thématique : il présente un ensemble de cerveaux volants et chariots cerveaux qui symbolisent l’hérédité maternelle et paternelle. Ces cerveaux se déploient autour d’un piano à queue dont la table d’harmonie horizontale flotte au milieu de ce grouillement de chair vive.
Un piano qui évoque l’enfant, qui produira selon le jeu mélodie ou dissonance,
Un piano indice de l’importance de la musique dans l’histoire familiale,
Un piano presque comme une métaphore de l’artiste…
* Ce projet a été sélectionné par la commission mécénat de la Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques qui lui a apporté son soutien.
This "staging" is a smaller variation of the Telemachus Project, 2013*, a large installation in which the artist took hold of Telemachus’s story to invent, from a myth, an intimate experience. He explored the importance of familial transmission in the construction of oneself.
In Cagnes-sur-Mer, faithful to his obsession to reveal the hidden structures of people and of the world, Nicolas Rubinstein takes up this theme once again. He presents a set of flying brains and trolleys that symbolize the maternal and paternal inheritance. These brains are deployed around a grand piano whose horizontal soundboard is floating in the middle of this bustling of living flesh.
A piano that evokes childhood will produce melody or dissonance depending on the playing, A piano, sign of the importance of music in the family history,
A piano, almost like a metaphor for the artist...
* The sponsorship committee of the National Foundation of Graphic and Plastic Arts selected this project and brought it support.
À Cagnes-sur-Mer, fidèle à son obsession de révéler les structures cachées des êtres et du monde, Nicolas Rubinstein reprend cette thématique : il présente un ensemble de cerveaux volants et chariots cerveaux qui symbolisent l’hérédité maternelle et paternelle. Ces cerveaux se déploient autour d’un piano à queue dont la table d’harmonie horizontale flotte au milieu de ce grouillement de chair vive.
Un piano qui évoque l’enfant, qui produira selon le jeu mélodie ou dissonance,
Un piano indice de l’importance de la musique dans l’histoire familiale,
Un piano presque comme une métaphore de l’artiste…
* Ce projet a été sélectionné par la commission mécénat de la Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques qui lui a apporté son soutien.
| “Piano et cerveaux” - Résine polyuréthane, acier, tissu, garcette rouge |
In Cagnes-sur-Mer, faithful to his obsession to reveal the hidden structures of people and of the world, Nicolas Rubinstein takes up this theme once again. He presents a set of flying brains and trolleys that symbolize the maternal and paternal inheritance. These brains are deployed around a grand piano whose horizontal soundboard is floating in the middle of this bustling of living flesh.
A piano that evokes childhood will produce melody or dissonance depending on the playing, A piano, sign of the importance of music in the family history,
A piano, almost like a metaphor for the artist...
* The sponsorship committee of the National Foundation of Graphic and Plastic Arts selected this project and brought it support.
A PARTIR DU 6 JUIN A 18 HEURES AU CHATEAU-MUSEE GRIMALDI DE CAGNES-SUR-MER
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Biennale 2014 de l'UMAM : Denis Rouvre & David Nal-Vad
C’est une coïncidence qui mit Denis Rouvre sur le chemin de David Nal-Vad.
It was a coincidence that put Denis Rouvre on David Nal-Vad’s way.
It took seven years for David and Denis to decide to experiment a new form of artistic meeting, then two more years to produce together a series of works born from these co-incidences.
This time, three actors are simultaneously working: the model, the painter and the photographer. Denis installs a female model in the studio, makes her pose.
Between each shot, David intervenes. Brushstrokes extend the intentions of the photographer. The photographer’s indications alter the model's body. This living matter inspires once again the painter.
Il faut sept ans pour que David et Denis décident d’expérimenter une forme de rendez-vous artistique, puis encore deux ans pour qu’ils produisent ensemble une série d’œuvres nées de ces co-incidences.
Cette fois c’est un travail simultané, à trois : le modèle, le peintre et le photographe. Denis installe un modèle féminin en studio, le fait poser. Entre chaque prise de vue, David intervient. Les coups de pinceaux prolongent les intentions du photographe. Les indications du photographe modifient le corps du modèle. Cette matière vivante inspire de nouveau le peintre.
De ce dialogue charnel, silencieux, naissent autant d’œuvres. Ni image, ni sculpture, elles sont des histoires vivantes, construites sans autre préméditation que ce rendez-vous de deux hommes.
Elles portent en elles la volonté acharnée de prolonger le travail de l’autre, d’accepter d’avancer, chacun à son tour, vers l’inconnu, et d’en revendiquer la globalité. C’est la part de l’autre qui donne aux œuvres de David Nal-Vad et Denis Rouvre leur force sauvage.
Cécile Cazenave
Cette fois c’est un travail simultané, à trois : le modèle, le peintre et le photographe. Denis installe un modèle féminin en studio, le fait poser. Entre chaque prise de vue, David intervient. Les coups de pinceaux prolongent les intentions du photographe. Les indications du photographe modifient le corps du modèle. Cette matière vivante inspire de nouveau le peintre.
De ce dialogue charnel, silencieux, naissent autant d’œuvres. Ni image, ni sculpture, elles sont des histoires vivantes, construites sans autre préméditation que ce rendez-vous de deux hommes.
Elles portent en elles la volonté acharnée de prolonger le travail de l’autre, d’accepter d’avancer, chacun à son tour, vers l’inconnu, et d’en revendiquer la globalité. C’est la part de l’autre qui donne aux œuvres de David Nal-Vad et Denis Rouvre leur force sauvage.
Cécile Cazenave
It took seven years for David and Denis to decide to experiment a new form of artistic meeting, then two more years to produce together a series of works born from these co-incidences.
This time, three actors are simultaneously working: the model, the painter and the photographer. Denis installs a female model in the studio, makes her pose.
Between each shot, David intervenes. Brushstrokes extend the intentions of the photographer. The photographer’s indications alter the model's body. This living matter inspires once again the painter.
Many works were born from this sensual and silent dialogue. They are neither an image nor a sculpture; they are living stories, built without any premeditation other than the meeting of these two men.
They bear the fierce desire to extend the work of the other, to accept to move forward, in turns, into the unknown, and to claim the whole of it. It is the part given to the other that gives their savage force to the works of David Nal-Vad and Denis Rouvre.
Cécile Cazenave
They bear the fierce desire to extend the work of the other, to accept to move forward, in turns, into the unknown, and to claim the whole of it. It is the part given to the other that gives their savage force to the works of David Nal-Vad and Denis Rouvre.
Cécile Cazenave
A PARTIR DU 6 JUIN A 18 HEURES AU CHATEAU-MUSEE GRIMALDI DE CAGNES-SUR-MER
Le catalogue de l'UMAM sur : http://fr.calameo.com/read/003292440ff70bb9ee66d
Libellés :
David Nal-Vad,
Denis Rouvre,
UMAM 2014
Pays/territoire :
Cagnes-sur-Mer, France
Biennale 2014 de l'UMAM : Paolo Topy Rossetto
L’œuvre de Paolo Topy s’articule autour d’une certaine idée de la «banalité» qui est envisagée comme un élément essentiel dans l’élaboration de celle-ci.
Cette «banalité» est comprise par lui comme seule garante d’une certaine forme de véracité et comme une nécessité pour que le regardant appréhende de la manière la plus juste la réalité des phénomènes qu’il entend aborder.
Ce principe s’inscrit comme préambule dans tous les aspects de sa démarche et de son travail tant d’un point de vue esthétique que technique.
Pour y arriver, il met en place un processus d’émergence de l’œuvre où toute surenchère est bannie et où le sujet dans sa réalité crue est abordé de manière très frontale.
Paolo Topy's work revolves around a certain idea of "banality", which is seen as an essential element in its development.
He understands this "banality" as the only guarantee of some sort of truth and as a necessity so that the watcher can grasp the reality of the phenomena it intends to address, in the fairest manner.
This principle is inscribed as a preamble in all the aspects of his approach and of his work, from both an aesthetic and technical point of view.
To achieve this, it sets up a process of emergence of the work where all overbid is banned and where the subject is approached very frontally in its crude reality.
Cette «banalité» est comprise par lui comme seule garante d’une certaine forme de véracité et comme une nécessité pour que le regardant appréhende de la manière la plus juste la réalité des phénomènes qu’il entend aborder.
Ce principe s’inscrit comme préambule dans tous les aspects de sa démarche et de son travail tant d’un point de vue esthétique que technique.
Pour y arriver, il met en place un processus d’émergence de l’œuvre où toute surenchère est bannie et où le sujet dans sa réalité crue est abordé de manière très frontale.
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| « Fitness 1, 2, 3 » - Tirages photographiques |
He understands this "banality" as the only guarantee of some sort of truth and as a necessity so that the watcher can grasp the reality of the phenomena it intends to address, in the fairest manner.
This principle is inscribed as a preamble in all the aspects of his approach and of his work, from both an aesthetic and technical point of view.
To achieve this, it sets up a process of emergence of the work where all overbid is banned and where the subject is approached very frontally in its crude reality.
A PARTIR DU 6 JUIN A 18 HEURES AU CHATEAU-MUSEE GRIMALDI DE CAGNES-SUR-MER
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Libellés :
Paolo Topy Rossetto,
UMAM 2014
Pays/territoire :
Cagnes-sur-Mer, France
mercredi 21 mai 2014
Biennale 2014 de l'UMAM : Olivier Roche
Sa démarche est construite autour d’un langage universel, qui vise à interroger l'espace et à repousser ses limites en modifiant échelle et interprétation.
Par une approche minimale des matériaux et de la poétique, ses installations sont très architecturées et de facture simple. Il s’applique à leur conférer sens et forme pour les traduire dans le langage artistique.
"Faute de but, l’homme devient une cible." (Alphonse de Musset)
His approach is built around a universal language, which aims at questioning space and at pushing back his own limits by changing scale and interpretation.
Through a minimal approach of materials and poetics, his installations are very architectural and simple. He makes sure to give them meaning and shape to bring them into the artistic language.
“Without purpose, man becomes a target.” (Alphonse de Musset)
Par une approche minimale des matériaux et de la poétique, ses installations sont très architecturées et de facture simple. Il s’applique à leur conférer sens et forme pour les traduire dans le langage artistique.
"Faute de but, l’homme devient une cible." (Alphonse de Musset)
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| « L’homme devient une cible » |
Through a minimal approach of materials and poetics, his installations are very architectural and simple. He makes sure to give them meaning and shape to bring them into the artistic language.
“Without purpose, man becomes a target.” (Alphonse de Musset)
A PARTIR DU 6 JUIN A 18 HEURES AU CHATEAU-MUSEE GRIMALDI DE CAGNES-SUR-MER
Le catalogue de l'UMAM sur : http://fr.calameo.com/read/003292440ff70bb9ee66d
Libellés :
Olivier Roche,
UMAM 2014
Pays/territoire :
Cagnes-sur-Mer, France
Biennale 2014 de l'UMAM : Pierre Ribà
Tant de simplicité et tant de complexité mêlées. Des formes énigmatiques, des figures étranges, qui intriguent, interrogent, séduisent aussi. Souvenirs, peut-être, d’objets ancestraux. Un totem ici. Là un masque. Et toujours, cette retenue, cette fluidité. Et ce silence quasi religieux qui émane de l’univers monochrome. « Ses sculptures nous sont si proches que lorsqu’on les a vues une fois, on a l’impression de les avoir toujours connues, comme des amies revenues de loin, comme des souvenirs ou des colombes, des chants mélodieux familiers, tant l’harmonie les dressent face à nous, humbles et humaines » note Georges Chich. Et c’est indéniable, ces œuvres de morceaux de cartons soigneusement agglomérés ont l’étrange pouvoir de s’imposer d’emblée au regard, comme une évidence plastique, une espèce de loi physique, un refrain obsédant qui vous trotte dans la tête toute la journée.
Cette sculpture sans fioritures, sans effets de manche, est un hommage à l’objet immémorial, à cet art primitif auquel nous devons tant et que Pierre Ribà se réapproprie et réinvente au gré de sa fantaisie. «Il donne par le filtre de la création un nouveau pouvoir à un objet jugé initialement quelconque. Assure une fonction sacrée qui se loge, en un nouveau temple, dans un rituel voulu par les anciens, que certains nomment aujourd’hui design» note Grégory Tuban. Incroyable pouvoir de séduction de cette sculpture tout à la fois de notre temps et d’un temps que les moins de mille ans ne peuvent pas connaître… Pierre Ribà est un magicien qui cherche l’essentiel en utilisant le superflu, qui transforme du carton en or. Signe des temps, sa sculpture sobre, presque surnaturelle, aux noms enchanteurs («Cabeza», «Black Idol», «Feuille de Nuit» ou «Origami») invente des mondes parallèles qui ouvrent à l’imagination des perspectives illimitées.
Du carton surgit la ligne pure de sculptures libérées de toute anecdote, érigées comme des signes cabalistiques, des totems modernes, qui affirment, entre imaginaire et réalité, une esthétique teintée de primitivisme qui oscille entre sérénité absolue – harmonie des figures, monochromie - et trouble inquiétude – déchirures, aspérités, cassures – entre-deux silencieux et ô combien fascinant.
Ludovic Duhamel
So much simplicity and complexity intertwined. Enigmatic shapes, strange figures, that intrigue, question, and also charm. Perhaps memories of ancestral objects. A totem here. A mask there. And always, this restraint, this fluidity. And this almost religious silence that emanates from the monochromatic universe. "His sculptures are so close to us that once we have seen them, it seems like we have always known them, as if they were old friends coming back, memories or doves, familiar melodious songs, as harmony erects them in front of us, humble and human," Georges Chich notes. And it is undeniable, these works made up of carefully aggregated pieces of cardboard have the strange power to immediately impose, like a plastic evidence, some kind of physical law, a haunting chorus that is stuck in your head all day.
This sculpture without any flourish or extravagant effect is a tribute to the immemorial object, to this primitive art to which we owe so much, and that Pierre Ribà takes over and reinvents the way he wants it. "He gives through the filter of creation a new power to an object that was initially seen as ordinary. He provides a sacred function that fits into a new temple, in a ritual wanted by the ancient world, that some would now call design,” Gregory Tuban notes. Irresistible charm of this sculpture at once completely from our time and from a time that anyone under a thousand years old cannot know ... Pierre Ribà is a magician who seeks the essential using the superfluous, and who turns cardboard into gold. Sign of the different times, his simple, almost supernatural sculpture, with enchanting names (Cabeza, Black Idol, Night Leaf or Origami) invents parallel worlds that open the imagination to limitless opportunities.
Ludovic Duhamel
Cette sculpture sans fioritures, sans effets de manche, est un hommage à l’objet immémorial, à cet art primitif auquel nous devons tant et que Pierre Ribà se réapproprie et réinvente au gré de sa fantaisie. «Il donne par le filtre de la création un nouveau pouvoir à un objet jugé initialement quelconque. Assure une fonction sacrée qui se loge, en un nouveau temple, dans un rituel voulu par les anciens, que certains nomment aujourd’hui design» note Grégory Tuban. Incroyable pouvoir de séduction de cette sculpture tout à la fois de notre temps et d’un temps que les moins de mille ans ne peuvent pas connaître… Pierre Ribà est un magicien qui cherche l’essentiel en utilisant le superflu, qui transforme du carton en or. Signe des temps, sa sculpture sobre, presque surnaturelle, aux noms enchanteurs («Cabeza», «Black Idol», «Feuille de Nuit» ou «Origami») invente des mondes parallèles qui ouvrent à l’imagination des perspectives illimitées.
Du carton surgit la ligne pure de sculptures libérées de toute anecdote, érigées comme des signes cabalistiques, des totems modernes, qui affirment, entre imaginaire et réalité, une esthétique teintée de primitivisme qui oscille entre sérénité absolue – harmonie des figures, monochromie - et trouble inquiétude – déchirures, aspérités, cassures – entre-deux silencieux et ô combien fascinant.
Ludovic Duhamel
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| “Les Migrateurs”- Bois, acier, fil d'acier - Galerie Gilles Naudin |
This sculpture without any flourish or extravagant effect is a tribute to the immemorial object, to this primitive art to which we owe so much, and that Pierre Ribà takes over and reinvents the way he wants it. "He gives through the filter of creation a new power to an object that was initially seen as ordinary. He provides a sacred function that fits into a new temple, in a ritual wanted by the ancient world, that some would now call design,” Gregory Tuban notes. Irresistible charm of this sculpture at once completely from our time and from a time that anyone under a thousand years old cannot know ... Pierre Ribà is a magician who seeks the essential using the superfluous, and who turns cardboard into gold. Sign of the different times, his simple, almost supernatural sculpture, with enchanting names (Cabeza, Black Idol, Night Leaf or Origami) invents parallel worlds that open the imagination to limitless opportunities.
Ludovic Duhamel
A PARTIR DU 6 JUIN A 18 HEURES AU CHATEAU-MUSEE GRIMALDI DE CAGNES-SUR-MER
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Pierre Ribà,
UMAM 2014
Pays/territoire :
Cagnes-sur-Mer, France
Biennale 2014 de l'UMAM : Bernard Pourrière
Depuis le début de son travail il s’interroge sur l’évolution et la transformation du vivant par rapport aux nouvelles technologies.
Il s’intéresse aux notions d’espace-temps, aux déplacements, mouvements et gestes du corps dans l’espace en corrélation avec les multimédias. Il développe un travail sonore expérimental à la fin des années quatre vingt dix jusqu’à nos jours dans des performances, mais aussi dans des installations parfois interactives.
A maintes reprises il a collaboré avec des musiciens, danseurs et chorégraphes, et réalisé un grand nombre de bandes sonores pour des vidéos d’artistes.
Ever since he started his work, he has been wondering about the evolution and the transformation of living things in relation to new technologies.
He is interested in notions of space, time, transfers, movements and gestures of the body in space in conjunction with the multi-media. He has been developing an experimental sound work in the late nineties until today in performances, but also in some interactive installations.
He has repeatedly collaborated with musicians, dancers and choreographers, and performed many soundtracks for artists videos.
Il s’intéresse aux notions d’espace-temps, aux déplacements, mouvements et gestes du corps dans l’espace en corrélation avec les multimédias. Il développe un travail sonore expérimental à la fin des années quatre vingt dix jusqu’à nos jours dans des performances, mais aussi dans des installations parfois interactives.
A maintes reprises il a collaboré avec des musiciens, danseurs et chorégraphes, et réalisé un grand nombre de bandes sonores pour des vidéos d’artistes.
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| “Vidéo tonneau” - Vidéo |
He is interested in notions of space, time, transfers, movements and gestures of the body in space in conjunction with the multi-media. He has been developing an experimental sound work in the late nineties until today in performances, but also in some interactive installations.
He has repeatedly collaborated with musicians, dancers and choreographers, and performed many soundtracks for artists videos.
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Libellés :
Bernard Pourrière,
UMAM 2014
Pays/territoire :
Cagnes-sur-Mer, France
Biennale 2014 de l'UMAM : Alain Pontarelli
C’est une sculpture qui a pour forme une paire de jambes qui engendrent le mouvement. L’écart entre les jambes est celui d’un pas. Le volume est un fragment. C’est la partie d’un tout qui symbolise la détermination.
Une détermination au féminin à l’instar de la sculpture de Rodin. « L’homme qui marche » réalisé en 1907, sculpture monumentale qui n’a ni tête, ni bras, ou celle de Giacometti représentation sombre et existentielle du genre humain. « La femme qui marche » n’a ni tête, ni bras, ni torse mais en revanche une paire de talons aiguilles.
Cette pièces est composée de deux éléments d'une hauteur de 2,10 m et de 1,90 m. La structure est produite avec des bandelettes de tôles rivetées qui développent une résille, habillent et modèlent cette partie du corps. « La femme qui marche » serait le pendant de ces sculptures historiques et tutélaires.
L’anthropocentrisme à la renaissance plaçait l’humain au masculin au centre de l’univers, il doit à présent composer avec l’humain au féminin qui est au centre du système.
Une détermination au féminin à l’instar de la sculpture de Rodin. « L’homme qui marche » réalisé en 1907, sculpture monumentale qui n’a ni tête, ni bras, ou celle de Giacometti représentation sombre et existentielle du genre humain. « La femme qui marche » n’a ni tête, ni bras, ni torse mais en revanche une paire de talons aiguilles.
Cette pièces est composée de deux éléments d'une hauteur de 2,10 m et de 1,90 m. La structure est produite avec des bandelettes de tôles rivetées qui développent une résille, habillent et modèlent cette partie du corps. « La femme qui marche » serait le pendant de ces sculptures historiques et tutélaires.
L’anthropocentrisme à la renaissance plaçait l’humain au masculin au centre de l’univers, il doit à présent composer avec l’humain au féminin qui est au centre du système.
| “La femme qui marche” - Fil d'acier, plaque acier, tôle, rivets, peinture époxy. |
This is a sculpture of a pair of legs creating movement. The gap between the legs is that of a step. The volume is a fragment. This is a part of a whole, which symbolizes determination, a feminine determination in the manner of Rodin's sculpture, “The Walking Man” made in 1907, a monumental sculpture that has no head or arms, or that by Giacometti, a dark and existential representation of mankind.
“The Walking Woman” has no head, arms or torso, however she is wearing a pair of stilettos.
This piece is made up of two elements, with a height of 2.10 m and 1.90 m. The structure is produced with strips of riveted sheet metal that develop a hairnet, adorn and shape this part of the body. “The Walking Woman” seems to be the matching piece to these historical and tutelary sculptures.
The Renaissance anthropocentrism placed the male human being at the center of the universe; it must now deal with the female version that is at the center of the system.
“The Walking Woman” has no head, arms or torso, however she is wearing a pair of stilettos.
This piece is made up of two elements, with a height of 2.10 m and 1.90 m. The structure is produced with strips of riveted sheet metal that develop a hairnet, adorn and shape this part of the body. “The Walking Woman” seems to be the matching piece to these historical and tutelary sculptures.
The Renaissance anthropocentrism placed the male human being at the center of the universe; it must now deal with the female version that is at the center of the system.
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Alain Pontarelli,
UMAM 2014
Pays/territoire :
Cagnes-sur-Mer, France
Biennale 2014 de l'UMAM : Roxane Petitier
Photographe mais également performeuse et cinéaste, Roxane Petitier expérimente dans sa pratique artistique les facettes infinies des relations des humains entre eux, et des humains avec eux mêmes.
A photographer but also a performer and a filmmaker, Roxane Petitier experiments in her artistic practice the infinite facets of relationships between human beings, and human beings with themselves.
The photo presented here evokes the ambiguity of the one character of the scene: immersed in a nostalgic scenery and cleaning precious and quaint dishes, he seems to be thinking about another place, or an otherness.
Female elements are ubiquitous in this scene: the actor’s long hair tied together, the cups, glasses and vases on the table.
It would be easy to picture him with his hair down, thus affirming his desire to break free from the shackles that seem to be more psychological and societal than material.
Jérémy Taburchi
La photo présentée dans le cadre de la biennale de l'UMAM évoque l'ambiguïté du seul personnage de la scène : plongé dans un décor passéiste, nettoyant une vaisselle précieuse et surannée, il semble songer à un ailleurs, ou à une altérité.
Les éléments féminins sont omniprésents dans cette mise en scène : les cheveux longs et attachés de l'acteur, les coupes, verres et vases sur la table.
Les éléments féminins sont omniprésents dans cette mise en scène : les cheveux longs et attachés de l'acteur, les coupes, verres et vases sur la table.
On l'imaginerait volontiers, les cheveux détachés, affirmant ainsi son désir de se libérer de carcans dont on a l'intuition qu'ils sont plus psychologiques et sociétaux que matériels.
Jérémy Taburchi
Jérémy Taburchi
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| « Théotime évaporé» - Tirage photographique fine art encadré sous verre |
The photo presented here evokes the ambiguity of the one character of the scene: immersed in a nostalgic scenery and cleaning precious and quaint dishes, he seems to be thinking about another place, or an otherness.
Female elements are ubiquitous in this scene: the actor’s long hair tied together, the cups, glasses and vases on the table.
It would be easy to picture him with his hair down, thus affirming his desire to break free from the shackles that seem to be more psychological and societal than material.
Jérémy Taburchi
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Libellés :
Roxane Petitier,
UMAM 2014
Pays/territoire :
Cagnes-sur-Mer, France
Biennale 2014 de l'UMAM : Jacques Penon & Eric Germond
Issues de la rencontre entre un photographe Jacques Penon et un directeur artistique Eric Germond, les photographies de la série «NUECH» (nuit en occitan) se mettent au service d’une tradition mythique qu’elles rejouent, dont elles célèbrent l’importance tout en la distordant.
Si ces images font référence à des tableaux connus ou méconnus, avec une inversion des sexes, ce n’est nullement pour mimer la peinture mais pour solliciter l’inconscient collectif en faisant surgir la mythologie qui le structure. Ses rôles les plus marquants (mythe du héros, Œdipe,..) sont ainsi joués de manière contemporaine par des modèles amateurs.
Des corps ordinaires placés dans des contextes extraordinaires, des corps chargés d’émotions et de sens dont les poses excessivement travaillées inscrivent ces images dans une autre inversion : celle d’un quotidien qui prend des allures artistiques donnant ainsi réponse à une photographie qui fait du quotidien et de sa banalité le sujet même de ses œuvres.
The photographs of the Nuech series (a night in Occitan) come from the encounter between a photographer, Jacques Penon and an artistic director, Eric Germond. These photographs are devoted to a mythical tradition they replay, celebrating its importance by distorting it.
If these images refer to renown or unknown paintings, with a reversal of sexes, it is not to imitate them but to solicit the collective unconscious, and the mythology that structures it. The most notable roles (the myth of the hero, Oedipus, ...) are played in a contemporary manner by amateur models.
Ordinary bodies in extraordinary settings and excessively posing bodies filled with emotions and senses inscribing these images in another inversion – an inversion of a daily life colored with artistic appearances. All this giving a response to the photograph that uses the daily life and its banality as the subject of the works.
Si ces images font référence à des tableaux connus ou méconnus, avec une inversion des sexes, ce n’est nullement pour mimer la peinture mais pour solliciter l’inconscient collectif en faisant surgir la mythologie qui le structure. Ses rôles les plus marquants (mythe du héros, Œdipe,..) sont ainsi joués de manière contemporaine par des modèles amateurs.
Des corps ordinaires placés dans des contextes extraordinaires, des corps chargés d’émotions et de sens dont les poses excessivement travaillées inscrivent ces images dans une autre inversion : celle d’un quotidien qui prend des allures artistiques donnant ainsi réponse à une photographie qui fait du quotidien et de sa banalité le sujet même de ses œuvres.
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| “ Nuech” - Photographie : Jacques PENON Direction artistique : Eric GERMOND |
If these images refer to renown or unknown paintings, with a reversal of sexes, it is not to imitate them but to solicit the collective unconscious, and the mythology that structures it. The most notable roles (the myth of the hero, Oedipus, ...) are played in a contemporary manner by amateur models.
Ordinary bodies in extraordinary settings and excessively posing bodies filled with emotions and senses inscribing these images in another inversion – an inversion of a daily life colored with artistic appearances. All this giving a response to the photograph that uses the daily life and its banality as the subject of the works.
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Eric Germond,
Jacques Penon,
UMAM 2014
Pays/territoire :
Cagnes-sur-Mer, France
Biennale 2014 de l'UMAM : Nivese
Comment devient-on peintre et sculpteur à la Côte d'Azur quand on a grandi au cœur du Borinage? Est-ce de vouloir passer du noir au bleu? Au bleu de mer et d'outre-mer?
Est-ce de vouloir réinventer l'image de ce peuple nomade de mineurs, hommes du sud, hommes blonds, berbères du nord, aux yeux maquillés de charbon, khôl industriel qui fait briller les yeux ? Mineurs enpharaonnés, enmurés parfois dans des terrils, pyramides de charbon?
Les sculptures de Nivese sont taillées comme des stèles. Découpées au laser. Arrêtes vives. Noires ou blanches. Zones et jeux d'ombre et de lumière. Des "merveilleux nuages qui passent là-bas." C'est un peuple de fantômes. Il fait signe. Fait sens. Veille. Fait des merveilles.
Dolorès Oscari
Attaché au Cabinet du Ministère de la Culture Belge
Le chemin qui allait des mines de l'Istrie natale aux mines du Borinage s'est poursuivi. Fécondant pour toujours l'oeuvre de Nivese. La fatale cage d'ascenseur n'est plus que structure, le signe universalise ce qui était circonstanciel, et le châssis à molette entre définitivement dans le musée des "archéologie industrielles", selon la formule de Jean Nouvel.
France Delville
Critique d'art
How do you become a painter and a sculptor in the French Riviera when you grew up in the heart of Borinage? Is it that you want to go from black to blue? The blue of the sea and of overseas?
Is it to reinvent the image of this nomadic people of minors, southern men, blond men, northern Berber men, their eyes wearing coal, an industrial kohl making their eyes shine? Minors sometimes walled up in slag heaps, these pyramids of coal?
Nivese’s sculptures are carved like steles. Laser cut. With sharp edges. Black or white. Games of shadow and light. “Wonderful clouds passing there." This is a nation of ghosts. It beckons. Makes sense. Stays awake. Works wonders.
Dolorès Oscari, Attached to the Cabinet of the Belgian Ministry of Culture
The path that went from the mines of her native Istria to the Borinage mines continued. Fertilizing forever Nivese’s work. The fatal elevator shaft is only structure now, the sign universalizes what was circumstantial, and the headframe becomes a part of the museum of “industrial archeologies” once and for all, as Jean Nouvel said.
France Delville, Art critic
Est-ce de vouloir réinventer l'image de ce peuple nomade de mineurs, hommes du sud, hommes blonds, berbères du nord, aux yeux maquillés de charbon, khôl industriel qui fait briller les yeux ? Mineurs enpharaonnés, enmurés parfois dans des terrils, pyramides de charbon?
Les sculptures de Nivese sont taillées comme des stèles. Découpées au laser. Arrêtes vives. Noires ou blanches. Zones et jeux d'ombre et de lumière. Des "merveilleux nuages qui passent là-bas." C'est un peuple de fantômes. Il fait signe. Fait sens. Veille. Fait des merveilles.
Dolorès Oscari
Attaché au Cabinet du Ministère de la Culture Belge
Le chemin qui allait des mines de l'Istrie natale aux mines du Borinage s'est poursuivi. Fécondant pour toujours l'oeuvre de Nivese. La fatale cage d'ascenseur n'est plus que structure, le signe universalise ce qui était circonstanciel, et le châssis à molette entre définitivement dans le musée des "archéologie industrielles", selon la formule de Jean Nouvel.
France Delville
Critique d'art
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| “Stèle” - Acier peint, découpes au laser |
Is it to reinvent the image of this nomadic people of minors, southern men, blond men, northern Berber men, their eyes wearing coal, an industrial kohl making their eyes shine? Minors sometimes walled up in slag heaps, these pyramids of coal?
Nivese’s sculptures are carved like steles. Laser cut. With sharp edges. Black or white. Games of shadow and light. “Wonderful clouds passing there." This is a nation of ghosts. It beckons. Makes sense. Stays awake. Works wonders.
Dolorès Oscari, Attached to the Cabinet of the Belgian Ministry of Culture
The path that went from the mines of her native Istria to the Borinage mines continued. Fertilizing forever Nivese’s work. The fatal elevator shaft is only structure now, the sign universalizes what was circumstantial, and the headframe becomes a part of the museum of “industrial archeologies” once and for all, as Jean Nouvel said.
France Delville, Art critic
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Cagnes-sur-Mer, France
Biennale 2014 de l'UMAM : Nacer
Nacer produit des œuvres complexes exprimant un regard acéré sur la société. Son travail touche différentes techniques (peintures, sculptures, photographies, vidéos et installations).
L'emploi récurrent de deux couleurs principales, le noir et le blanc, renforce le contraste des espaces. Son écriture épineuse au couteau sur plexiglas donne parfois une violence sourde à ses réalisations. L'artiste s'autorise l'abstraction comme la figuration.
Sans doute, l'œuvre livre-t-elle dans sa force et ses émotions, son ambivalence personnelle où la révolte intérieure face à l'éthique bafouée laisse place à la compassion du citoyen pour son contemporain et à l'espoir que l'art ouvrira les chemins de la conscience.
Nacer produces complex works of art expressing his sharp vision of society. He resorts to various techniques – paintings, sculptures, photos, videos, and installations.
His systematic use of two main colours – black & white – emphasizes the evident contrast between spaces. The spiny expression of his knife on plexiglass sometimes produces a form of latent violence in his works. His artistic expression varies between abstract and figurative art.
The strength and emotions inherent to the bulk of his work undoubtedly reflect the ambivalent character of Nacer’s vision of life. A vision in which the inner boiling anger, due to the perpetual violation of all forms of ethics, progressively allows room for a compassionate look at the fellow citizen and for the hope that art will enlighten the way towards consciousness.
L'emploi récurrent de deux couleurs principales, le noir et le blanc, renforce le contraste des espaces. Son écriture épineuse au couteau sur plexiglas donne parfois une violence sourde à ses réalisations. L'artiste s'autorise l'abstraction comme la figuration.
Sans doute, l'œuvre livre-t-elle dans sa force et ses émotions, son ambivalence personnelle où la révolte intérieure face à l'éthique bafouée laisse place à la compassion du citoyen pour son contemporain et à l'espoir que l'art ouvrira les chemins de la conscience.
| “Ego 2” - Technique mixte, installation - Galerie Mark Hachem |
His systematic use of two main colours – black & white – emphasizes the evident contrast between spaces. The spiny expression of his knife on plexiglass sometimes produces a form of latent violence in his works. His artistic expression varies between abstract and figurative art.
The strength and emotions inherent to the bulk of his work undoubtedly reflect the ambivalent character of Nacer’s vision of life. A vision in which the inner boiling anger, due to the perpetual violation of all forms of ethics, progressively allows room for a compassionate look at the fellow citizen and for the hope that art will enlighten the way towards consciousness.
A PARTIR DU 6 JUIN A 18 HEURES AU CHATEAU-MUSEE GRIMALDI DE CAGNES-SUR-MER
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