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lundi 13 avril 2015

Photographie : Robert Matthey et les Pénitents

A l'occasion de la maintenance nationale des pénitents du dimanche 19 avril à Nice...



Vernissage de l'exposition "Les confréries de Pénitents, un chemin de vie". Photographies de Robert Matthey.

Samedi 18 avril à 17 heures.
Chapelle du saint Sépulcre - 7 place Garibaldi à Nice

(Voir l'article sur les pénitents de 2014)

mardi 9 septembre 2014

Nouveau parachutage culturel à la tête des musées de Nice

Marie Lavandier nommée à la tête des musées de Nice

La conservatrice dirigeait depuis 2010 le Centre de recherche et de restauration des musées de France. Marie Lavandier part diriger, à 45 ans, les musées de la ville de Nice. La municipalité, qui a une politique culturelle ambitieuse, compte dix musées, dont celui dédié à Matisse, celui d’art moderne et contemporain, riche notamment d’une collection des nouveaux réalistes et de Klein, le musée des Beaux-arts Jules Chéret, le musée d’Art naïf ayant bénéficié de la donation Jakovsky, un muséum d’histoire naturelle…


Conservatrice territoriale, Marie Lavandier avait quitté en 2010 le musée Chirac en Corrèze pour le Quai Branly, avant de prendre la tête du Centre de recherche et de restauration des musées de France, installé dans la cour du Louvre. Elle est arrivée dans une période troublée par le projet d’un déménagement en couronne parisienne. Elle a contribué à pacifier le laboratoire qui se sort à peine de cette crise ayant endommagé ses liens avec ses partenaires dans la recherche française. Dirigé par Michel Menu, il a reçu le label «laboratoire d’excellence» lui donnant accès aux investissements publics d’avenir. Il s’est aussi inséré dans les projets européens, où les Italiens apparaissent comme chefs de file.

Avec le Louvre, Marie Lavandier a contribué à une politique de transparence dans les restaurations des chefs-d’œuvre de Vinci ou de Rembrandt. Elle s'est aussi opposée à la restauration périlleuse du retable d’Issenheim de Mathias Grunewald, entamée par le musée Unterlinden à Colmar. A sa demande, Frédéric Mitterrand, alors ministre, avait exigé l’interruption de l’opération et des garanties pour sécuriser l’œuvre. En revanche, la réunion du laboratoire de recherche et des ateliers de restauration, mise en œuvre en 1998 sous l’acronyme de C2RMF, n’a jamais véritablement donné naissance à une maison commune.

Vincent Noce (Libération) - Photo : Connaissance des Arts

vendredi 5 septembre 2014

Nice : la forêt magique de Karen au MAMAC

Elle fait un peu penser à Miss Marple (interprétée par feu Joan Hickson), mais blonde et vêtue comme Barbara Cartland, rose de la tête aux pieds, avec en bandoulière un drôle de petit sac en forme de flamand, rose bien sûr ! Karen, de son vrai nom Karen Joubert-Cordier, a été découverte par Daniel Cordier, l’ancien secrétaire de Jean Moulin. Il l’exposera à la galerie Beaubourg à Paris, et deux de ses œuvres intègreront sa donation faite au Centre-Pompidou en 1989 (elles sont aujourd’hui au musée des Abattoirs à Toulouse).


Karen va voyager : son père, commissaire à bord de paquebots transatlantiques, dont le France, lui offrira une vie extravagante allant des transports maritimes de luxe aux palaces, et cela autour du monde.

La fréquentation du jardin de César, son mariage avec un jeune artiste thaïlandais, son amour des paysages tropicaux vont lui inspirer des toiles de grand format avec une végétation luxuriante d’où sont bannis l’homme les animaux, le ciel, l’eau…

Rien ne la raccroche à un style pictural bien défini. Certains parlent de pointillisme, de surréalisme, voire d’expressionisme. D’autres y voient une réapparition du Douanier Rousseau. En réalité cette végétation très colorée, parfois agressive dans les sujets avec ses plantes carnivores, est somptueuse et d’une grande finesse.

 

Karen expose dans le monde entier et on a déjà vu ses œuvres dans tous les palaces de la Côte d’Azur. Les dix œuvres qu’elle vient d’offrir au MAMAC ont incontestablement un aspect très décoratif. Et c’est peut-être cet aspect ornemental qui nous laisse un peu sur notre faim. Cette immersion qui nous est proposée dans cet univers végétal manque peut-être d’un sujet qui pourrait nous laisser entrevoir une histoire. On a l’impression que Karen se contente de la sienne, comme une thérapie pour oublier un passé.

Christian Gallo - © le Ficanas ® - Photos : C. Gallo


MAMAC (3e étage du musée) - Place Yves Klein – Nice – Jusqu’au 12 octobre 2014
Etaient présents : Simone Dibo-Cohen - Christian Gallo

mercredi 25 juin 2014

« La partie de campagne » de Fernand Léger


Pour son cinquantième anniversaire, la Fondation Maeght prête, le temps d'un été, La Partie de campagne, chef-d'œuvre de Fernand Léger qu'il a réalisé en 1954. 
Pour cette présentation hors-les-murs, le tableau dialoguera avec les œuvres de la collection du musée, donnant à comprendre les étapes de travail de Léger qui "monte" sa composition afin de traduire son rêve d'un art pour tous au service d'une humanité fraternelle.


Fernand Léger, La Partie de campagne(détail), 1954,
Huile sur toile, 245 x 301 cm, © Archives Fondation Maeght  © Adagp Paris 2014

John Armleder, Sans titre(détail), 2001,
Acrylique, gesso et mine de plomb, Courtesy Galerie Issert
La Partie de campagne est le titre donné par Fernand Léger à une série réalisée à la fin de sa vie, dans les années cinquante. Les peintures et les études graphiques appartenant à cet ensemble traitent des loisirs et des congés payés que la loi historique votée sous le Front Populaire a érigé en un événement social majeur. Neuf ans après la fin du deuxième conflit mondial, Fernand Léger reprend la thématique de « La Joie de Vivre » célébrée avant lui par des artistes tels que Auguste Renoir, Edouard Manet ou Jean Renoir. Les compositions de l'artiste s'inspirent de son expérience personnelle : le départ hebdomadaire des familles chaque fin de semaine afin de se ressourcer à la campagne. Tournant la page des heures sombres de la guerre, une atmosphère joyeuse caractérise ces œuvres et invite à profiter des joies simples que procure le repos dans la nature. En dialogue avec la version définitive (1954) prêtée par la Fondation Maeght, l'accrochage présente un ensemble de peintures et d'études appartenant au musée. Il permet ainsi de comprendre les étapes de travail de Léger qui « monte » sa composition avec des variantes afin de traduire, au-delà de l'anecdote, son rêve d'un art pour tous au service d'une humanité fraternelle. En réitérant des procédés mis en place dans sa peinture au cours de son séjour américain, telle la dissociation du dessin et de la couleur, l'artiste introduit un désordre visuel qui renforce la puissance de la composition. Les cyclistes, les campeurs, l'accordéoniste, le mécanicien amateur, les amoureux, mais également les animaux et les végétaux qui figurent dans les œuvres de cette série traduisent l'évolution sereine du regard de l'artiste sur son époque dans les cinq dernières années de sa vie.

JOHN ARMLEDER : Actif depuis la fin des années 60, notamment au sein du groupe genevois Écart, l'artiste suisse John Armleder voit la reconnaissance de son œuvre à partir des années 80. Les « ameublements » ou « Furniture Sculpture », ainsi que l'artiste nomme ses agencements d'objets mobiliers « retouchés », le révèlent sur la scène internationale. Marquée par les propositions multimédias du mouvement Fluxus, l'œuvre d'Armleder questionne les notions d'authenticité et d'originalité et plus globalement l'art dans son rapport au réel. Les objets combinés à ses peintures, les formes élémentaires (rayures, pois) ou libres (coulures) comme l'ensemble des procédés mettant en scène son travail (échafaudages, plantes vertes, téléviseurs) interrogent la réception de ses œuvres, entre art et décoratif, objet et sujet et plus globalement entre art et vie. L'exposition que John Armleder a imaginée pour le musée national Fernand Léger poursuit cette interrogation qui, depuis l'émergence des avant-gardes artistiques au XXe siècle, constitue la réalité même de l'art.

Du 28 juin au 6 octobre 2014 - tous les jours de 10h à 18h sauf le mardi - MUSEE NATIONAL FERNAND LÉGER à Biot

Nice : Steeve McCurry au théâtre de la photographie

Le Théâtre de la Photographie et de l’Image de la Ville de Nice propose, du 27 juin au 21 septembre 2014, une exposition consacrée à l’œuvre de Steve McCurry.
Steve McCurry est reconnu comme l’un des photographes contemporains parmi les plus iconiques depuis plus de 30 ans, détenteur du record des couvertures de magazines et de publications, sans compter la douzaine de livres et les expositions innombrables dans le monde entier à son nom.
Sharbat Gula, Afghan Girl, at Nasir Bagh refugee camp near Peshawar, Pakistan. 1984. © Steve McCurry / Magnum Photos
Né en 1950 dans une banlieue de Philadelphie, McCurry a étudié la réalisation de film à l'Université d'État de Pennsylvanie, avant de travailler dans un journal local. Après plusieurs années de travail en free-lance, il fait un voyage en Inde qui sera le premier d’une longue série. Se déplaçant avec seulement un sac de vêtements et un autre de film, il a pu se tracer un chemin à travers le sous-continent, explorant le pays avec son appareil photo.

Il s’est écoulé déjà plusieurs mois quand il se retrouve à la lisière du Pakistan où il rencontre un groupe de réfugiés Afghans qui lui permet de traverser la frontière clandestinement, alors même que l’invasion russe fermait le pays à tous les journalistes occidentaux. Vêtu d’une robe traditionnelle, portant la barbe et marqué par les habitudes acquises après des semaines passées avec les moudjahidines, McCurry rapporte les premières images du conflit en Afghanistan, lui donnant un visage humain jusqu’alors méconnu du Monde.

Depuis, McCurry est reparti sur tous les continents et dans de nombreux pays pour créer d’autres images toujours plus stupéfiantes. Ses travaux sur les conflits, les populations menacées, comme sur les traditions antiques et la culture contemporaine gardent cet aspect humain que l’on retrouve tout particulièrement dans la désormais très célèbre image de la Fille Afghane.

Membre de l'agence Magnum Photos depuis 1986, il parcourt le monde à la recherche de ce qu'il appelle « l'inattendu, le moment du hasard maîtrisé, qui permet de découvrir par accident des choses intéressantes que l'on ne cherchait pas. »

En 1991, il devient membre à part entière de Magnum Photos.

McCurry a reçu des récompenses parmi les plus prestigieuses dont la Médaille d'or Robert Capa, le National Press Photographers Association Award et fait sans précédent quatre premier prix du World Press Photo la même année, pour ne citer qu’eux. Il est aussi Chevalier des Arts et des Lettres (promotion de dignitaires étrangers 2013).

McCurry a publié des livres parmi lesquels The Imperial Way (1985), Monsoon (1988), Portraits (1999), South Southeast (2000), Sanctuary (2002), The Path to Buddha: A Tibetan Pilgrimage (2003), Steve McCurry (2005), Looking East (2006), In the Shadow of Mountains (2007), The Unguarded Moment. (2009) and The Iconic Photographs (2011).

Théâtre de la Photographie et de l’Image - Charles Nègre - 27, boulevard Dubouchage – Nice - Jusqu'au 21 septembre

lundi 16 septembre 2013

Nice cinéma : stage « Acteur face caméra et préparation au casting »

Une semaine de formation intensive en collaboration avec des professionnels du casting et de la réalisation pour affiner les techniques de jeu à la caméra et de préparation aux essais filmés. Ces scènes seront explorées avec l’aide d’un coach afin de mettre en place leur proposition de jeu, puis filmées par une directrice de casting et enfin retravaillées avec le réalisateur.

Jeanne Biras et Alexandra Lamy
Ce stage est dirigé par Jeanne Biras, réalisatrice. directrice de casting sur plus d'une cinquantaine de longs métrages (De Louis Malle, Arnaud Desplechin, Alain Chabat, Jean Pierre Ameris, Zabou Breitman, Jean Pierre Denis, Valérie Guignabodet, etc…) Jeanne Biras a réalisé: "Au suivant!" avec Clovis Cornillac et Alexandra Lamy.

Et également avec Swam Pha, directrice de casting. Elle travaille avec les plus grands du cinéma français, de Louis Malle (elle démarre en tant qu'assistante de casting sur Milou en Mai) à Luc Besson (Angèle A, Adèle Blanc-Sec) en passant par Jacques Rivette, Alain Chabat, Gérard Krawzyck, Nicolas Boukhrief, Pierre Morel, etc… Et, à l'étranger, avec Denis Chouinard (Canada), Philippe Noyce (USA), et récemment McG (USA).

Le stage dure 6 jours du 21 au 26 octobre à Nice. Ce stage est destiné aux acteurs et actrices de cinéma ou de télévision, comédiens de théâtre désirant évoluer vers des projets audiovisuels. Une expérience professionnelle est indispensable.

Contacts par mail : l@aforda.eu