vendredi 8 avril 2016

COMPILATION GREV #1 à Arson et à la télé

Le GREV est un Groupe de Recherche et Expérimentations Visuelles de la Villa Arson qui réunit à la fois des étudiants de 3e, 4e et 5e année et des professeurs de différentes disciplines (théorie, photo, vidéo, film). Il se propose d’explorer le champ audiovisuel incertain ouvert par l’émergence des images numériques.

Il est frappant, en effet, de constater combien la révolution numérique a bouleversé le rapport que l’on pouvait avoir classiquement aux images en renversant les distinctions qui paraissaient jusqu’alors les plus évidentes. (fixe ou en mouvement, 2D ou 3D, couleur ou noir et blanc). Et ce bouleversement ne fait le plus souvent que retrouver certaines des formes instables qui présidaient à l’invention de la photographie et du cinéma au cours du XIXe siècle. De sorte que d’étranges passerelles temporelles se mettent aujourd’hui en place entre les images les plus actuelles et les plus anciennes. C’est à une tentative d’arpentage de ce terrain mouvant que travaille GREV depuis octobre 2014.

Pour Souvenirs from Earth, GREV a regroupé pour la première fois dans une compilation une sélection des travaux de ses différents membres ainsi qu’une reprise de diverses expériences, plus ponctuelles, menées en groupe en compagnie d’artistes invités : workshop « 24/7 » avec Jeff Guess, expositions Was ist Aufklärung (les animaux) ?Et Zeus ti vede avec Thomas Kretschel et Xavier Vaugien.
Thomas Kretschen, Chun-Yao Ko et Guangli Lieu, La femme en feu, 2016

GREV est animé par Patrice Blouin, Jean-Baptiste Ganne, Pia Maria Martin et Gauthier Tassart.

Avec la participation des étudiants de l’École nationale supérieure d’art de la Villa Arson : Matthieu Alary, Eve Alboukheir, Arnaud Arini, Arnaud Biais, Julie Buffard-Moret, Mathilda Cohen, Héléna Costa Gouveia Montero, Julien Dufour, Lola Dubrigny, Florent Eeckeman, Iban Fernandez,Yasmine Hadni, Magali Halter, Maija Heiskanen, Clemence Joly, Chun-Yao Ko, Jérôme Laurent, Juliette Liautaud, Guangli Liu, Emilie Marchand, Marie Ouazzani, David Perreard, Jérémy Piette, Joackim Quenel, Badi Rezzak, Ghita Skali, Spencer Steward, Jean-Mickael Thomas, Quentin Vintousky et Agathe Wiesner.

SOUVENIRS FROM EARTH est la première première chaîne de télévision câblée consacrée à l’art contemporain. Accessible 24h/24 7J/7 sur les réseaux de TV en France sur freebox169, Orange167, SFRbox183 et en ALLEMAGNE sur Unitymedia et Kabel BW.
www.sfe.tv

COMPILATION GREV #1
Un showcase de 48h à visionner sur SOUVENIRS FROM EARTH
22 et 23 avril 2016 en continu sur Orange canal n° 167, Free canal n° 169, SFR canal n° 183 et Bouygues canal n°217 + www.sfe.tv
& projection à Villa Arson – Galerie provisoire – les 22 et 23 avril de 14h à 18h, entrée libre.

Evelyne Galinski de Menton à Paris

Evelyne Galinski rencontre un très grand succès actuellement à l'exposition des 70 ans de l'UMAM au Palais de l'Europe de Menton. Parallèlement ses œuvres sont exposées à Paris en ce moment.


 



"Les sculptures d’Evelyne Galinski ne laissent pas indifférent.

Pour certains, elles témoignent de la finitude humaine et de la mort impossible à apprivoiser. Pour d’autres, elles sont le fruit d’une recherche spirituelle, là où les corps semblent chercher l’extase, dans une lévitation vers une destination inconnue. Ou bien, la perception d’une familiarité, dans la gestuelle des corps sculptés, montre le labeur d’une quotidienneté simple qui cherche à être reliée.

Bien d’autres aspects apparaissent dans les sculptures d’Evelyne Galinski, lorsque par exemple une main se pose avec protection sur la tête d’un enfant. Celui-ci, ou un autre, se retrouve avec un livre ouvert sur les genoux et, dans une concentration paisible, découvre quelque chose que nous ne saurons jamais.

Mon propos vise un aspect remarquable qui semble être le fil de toutes les sculptures d’Evelyne Galinski. Il touche à l’universel, c’est-à-dire au plus intime de nous-même, et d’un autre côté rencontre l’actualité afin d’éclairer notre contemporanéité. L’artiste est toujours dépassé par son œuvre. Son talent devient canal d’un réel qui lui permet à son tour de poursuivre la transformation de l’œuvre.

Que regardons-nous lorsque le regard caresse les sculptures ? Nous ne le savons pas vraiment. Cette caresse des yeux, prélude de la jouissance, peut être à la fois une extase ou une chute, dont l’étrangeté est l’aiguillon.

Evelyne Galinski sculpte des corps singuliers. Ils viennent tous d’un monde difficile à définir. D’un monde qui pour nous occidentaux n‘est pas familier.

Les corps sont à peine voilés ; pourtant rien n’éveille chez celui qui regarde un désir érotique. Le voile a un attrait particulier ; il peut se densifier et devient sous les doigts de l’artiste un vêtement de lambeaux, comme si la créatrice cherchait à orienter notre regard non vers l’habit mais vers autre chose.

Les yeux des personnages sont clos. Ce qui se passe ne nous est pas donné à voir. Nous ne pouvons que rester au bord, être touchés ou refuser de l’être. Dans un certain sens, ce que nous voyons est quelque chose qui est en train de disparaître. Un mouvement interne semble désir de transformation, comme dans le devenir papillon de la chrysalide. Les sculptures d’Evelyne Galinski témoignent de ce passage, de cet entre-deux qui n’est déjà plus le passé, qui n’est pas le présent — par la poussée de la métamorphose — et qui ne laisse pas pour le moment envisager l’avenir sous des traits précis.

Ce qui importe dans l’œuvre est justement ce que l’artiste n’a peut-être pas prévu. La maïeutique n’est pas spectaculaire, elle concerne l’être qui dans le silence et le repli cherche sa mesure d’une naissance toujours à interroger. La sculpture est un des médiums qui, sous l’inspiration de l’artiste, creuse par petites touches l’accouchement d’une œuvre qui apparaît sans jamais être saisie.

A l’heure des bouleversements mondiaux écologiques, sociaux et politiques, l’œuvre d’Evelyne Galinski nous rappelle que tout changement vers un nouvel état, qu’il soit intime ou public, passe par la déprise et la nudité de l’esprit."
Francine Caspar


Paris : Cave Show Room Gallery - 2eme Sous-sol du bar des Halles 71, rue St Honoré.
du 8 au 20 avril

Menton : Galerie d'art contemporain du Palais de l'Europe - Jusqu'au 28 mai (fermé le dimanche et lundi)
Photos : Christian Gallo

mercredi 6 avril 2016

Jean-Charles Stora à Vence

De la spontanéité nait l'émotion de ces formes épurées un espace se crée l'acier suspendu cherche son équilibre et révèle une dimension du temps, temps de la création où la précipitation est exclue. Plié,soudé,assemblé, l'acier se mêle,s'entremêle à d'autres matières et livre ainsi d'innombrables trajectoires en redéfinissant sans cesse l'espace et l'instant de l'émotion.
Jean-Charles Stora

Laurence Bonnel à Opio'm gallery

Née en 1976 à Paris, Laurence Bonnel s'oriente vers une pratique artistique très tôt en prenant des cours de dessin et d'Histoire de l'Art. Après des études de Lettres en Sorbonne, elle se tourne vers la sculpture dès 1998.

Béa
L'attrait pour la figure humaine tient une place essentielle dans l'oeuvre de Laurence Bonnel. Une figure équilibriste dont l'artiste capte l'instable traversée en explorant, par duplication des formes, la notion de passage d'un état physique et émotionnel à un autre. Comme si elles figeaient le mouvement fragile de l'existence humaine qui perpétuellement oscille entre deux états pour trouver un équilibre, les sculptures représentent l'être aux prises avec des pôles d'attractions opposés, en lutte contre des gravités. Des gravités qu'incarnent, symboliquement, les pressions exercées par le monde extérieur ou l'intériorité. En recherchant l'essence du mouvement, depuis son origine jusqu`à sa trajectoire, Laurence Bonnel représente le visage du monde dans la multiplicité de ses facettes. Qu'il s'agisse de la dimension sociale, politique, religieuse ou de la sphère de l'intime : toutes les structures qui fondent l'identité de l'homme - et son apparente unité ne s'appréhendent pleinement qu'à travers leur complexité, leurs caractères fragiles et transitoires.

Depuis sa première exposition à Paris en 2003, les sculptures de Laurence Bonnel ont été exposées à travers le monde, de San Diego à Hong Kong via Singapour. De même, elles font désormais parties de collections privées majeures, telle celle du Roi d?Arabie Saoudite, ou bien encore publiques telles que « L'Enjeu », désormais exposé à Christchurch en Nouvelle Zélande.

   
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Opio'm Gallery

11 Chemin du Village - 06650 Opio
0 93 09 00 00
info@opiomgallery.com

Concert exceptionnel de BEETHOVEN


CONCERTO POUR VIOLON en ré majeur, Op.61
& 7e SYMPHONIE en la majeur, Op.92


Le concerto pour violon en ré majeur, Op.61 est une œuvre majeure de Beethoven, remarquable par son ampleur et sa puissance expressive.
Il comporte trois mouvements dont le premier, d’une étonnante durée de près de vingt-quatre minutes, soit la durée d’une symphonie, débute par un motif rythmique de quatre coups aux timbales que l’on retrouvera tout au long de cette œuvre.
Il est décrit comme un ‘poème d’amour en musique’ qui exprime, mais ce n’est qu’une supposition, le bonheur consécutif à ses fiançailles passées secrètement avec la comtesse Thérèse de Brunswick.
Durée : 40 minutes environ.

La 7e symphonie en la majeur, Op.92 structurée en quatre mouvements, est une succession de danses et de rythme différents dont le final au rythme frénétique a été qualifié par Richard Wagner d’apothéose de la danse.
Le rythme est tellement omniprésent dans cette oeuvre qu’il transforme le deuxième mouvement, habituellement lent, en un Allegretto aux accents de marche funèbre ; ce mouvement exprime une grande douleur et c’est de loin le passage le plus célèbre et le plus joué de ce chef-d’œuvre d’habileté technique, de goût, de fantaisie, de savoir et d’inspiration.

L’Orchestre des Concerts Syrinx est l’élément central de Syrinx Concerts.
A géométrie variable, de 20 à 70 musiciens selon les exigences de la programmation, cet orchestre bénéficie à la fois d’un fonctionnement “freelance” et permanent.

A cette occasion, il sera composé majoritairement des meilleurs éléments des Orchestres Philharmoniques de Nice et de Monaco.

Pour ce concert dédié à Beethoven, l’orchestre sera dirigé par Frédéric DELOCHE qui, après avoir étudié piano et composition, obtient le diplôme de direction d’orchestre au Conservatoire d’Antibes puis se perfectionne à Vienne en Autriche.
Il continue ses études à l’Orchestre Philharmonique de Szeged en Hongrie puis, de 2000 à 2007, il collabore à toutes les saisons lyriques à Messine en Italie, au Théâtre Vittorio Emanuele, où il dirige, entre autres, une nouvelle production de Cosi Fan Tutte et de nombreux concerts symphoniques.
En 2008 et 2009, il collabore, en qualité de chef-assistant, avec l’Opéra de Monte Carlo puis, en 2013 et 2014, il dirige l’orchestre des Talents Musicaux, formation composée de lauréats de prestigieux conservatoire italiens, pour divers concerts symphoniques et une nouvelle production de La Cenerentola de Rossini dans les régions Piémont et Val d’Aoste.
Depuis septembre 2010, Frédéric Deloche est assistant du directeur musical de l’Orchestre Philharmonique de Nice et de l’Opéra de Nice.

Vera Novakova, premier violon super-soliste de l’Orchestre Philharmonique de Nice, entame son apprentissage du violon dès l’âge de cinq ans.
Après de brillantes études au Conservatoire de Brno (République tchèque), Vera récolte de nombreux lauriers dans divers concours nationaux et internationaux, notamment la prestigieuse Médaille du Concours Wienawski (Pologne).
Après avoir occupé le poste de Premier Violon-solo au sein d’orchestres suisses, elle rejoint, en 1990, l’Orchestre Philharmonique de Nice comme Premier Violon Super-soliste et se produit aussi en qualité de Soliste-concertiste sous la baguette de nombreux chefs d’orchestre de talent.
Elle a travaillé avec le Wiener Concert Verein de Vienne et s’est produit entre autres au prestigieux Festival du Printemps des Arts de Monte-Carlo où elle a présenté, en avril 2013, un Récital consacré aux œuvres pour violon et piano d’Igor Stravinski.


Le 24 avril à 18h Cathédrale de Vence

Les billets seront en vente dès le 9 avril à l’Office de Tourisme et à l’Espace Culturel Leclerc, Place du Grand jardin à Vence. Prix des places 20€ (places numérotées) /10€. Gratuit pour les moins de 16 ans.

mardi 5 avril 2016

Monaco : "Taba Naba", l'art aborigène à l'honneur

Du 24 mars au 30 septembre 2016, l’art aborigène et océanien sera mis à l’honneur au Musée à travers TABA NABA, une exposition majeure sur le thème des océans et de l’eau. Le projet s’articulera autour de trois volets complémentaires, développés avec trois partenaires reconnus dans cette forme d’art si particulière.

La culture aborigène au cœur d'un grande exposition à Monaco
© France 3 / Culturebox / capture d'écran

- "Australie : la défense des océans au coeur de l'art des Aborigènes et des insulaires du détroit de Torres", sous le commissariat de Stéphane Jacob, assisté de Suzanne O'Connell
Le premier volet sera entièrement dédié à la création et à la présentation de six installations monumentales créées par 50 artistes majeurs aborigènes et insulaires du détroit de Torres, qui, à travers leurs oeuvres, lancent un cri d’alarme contre la pollution des océans. Loin d’avoir une approche mortifère de ces problèmes environnementaux, les artistes ont choisi de les traiter avec humour et subtilité. Le déroulement de ce premier chapitre a été conçu comme un conte de fée. Les oeuvres de taille monumentale qui seront présentées à l’intérieur et à l’extérieur du musée, donneront aux visiteurs la sensation d’être propulsés dans le monde poétique d’Alice au Pays des Merveilles.

- "Eaux Vivantes", un projet de la Collection Sordello Missana, sous le commissariat du Dr Erica Izett, assistée du Dr Georges Petitjean et de Donna Carstens

"Eaux Vivantes" présente une sélection de peintures aborigènes contemporaines issues de la Collection Sordello & Missana ainsi que des oeuvres d’artistes australiens invités pour cette occasion qui illustrent les thèmes interculturels de l’exposition et leur relation à l’eau. Outre une installation réalisée par un collectif d’artistes, point d’orgue de l’exposition, vidéos et photographies de jeunes et célèbres artistes autochtones posent les questions du sacré et du profane et ouvrent une fenêtre vers de nouvelles pratiques artistiques contemporaines.
Des peintures d’artistes aborigènes de la collection privée de S.A.S. le Prince Albert II de Monaco sont également présentées.

- « Océanie : des îliens passés maîtres dans la navigation et l’expression artistique », sous le commissariat de Didier Zanette
Confronter la vision des Océaniens insulaires et celles des Aborigènes d’Australie, faire parler leurs ressemblances sans taire leurs différences, tel est le but de ce voyage à travers oeuvres des temps passés et oeuvres contemporaines. Didier Zanette mettra l’accent sur les relations culturelles que les peuples du Pacifique entretiennent avec la mer, à travers une présentation d’objets traditionnels de navigation, des objets de prestige des îles Salomon, une série de portraits papous et un ensemble de représentations d’animaux marins Baining de grande envergure.

Espace, Espaces ! Chez Maeght


Nouveau regard sur la collection de la Fondation Maeght

Riche d’une collection figurant parmi les plus importantes d’Europe, la Fondation Maeght réunit un ensemble extraordinaire d’œuvres d’art moderne et contemporain. Pour le printemps, Olivier Kaeppelin, son directeur, a choisi d’en proposer une relecture singulière fondée sur la création de l’espace, questionné comme lieu de transformation par les artistes. Plus de 100 œuvres issues du fond – peintures, sculptures, dessins ou estampes – ainsi que certaines œuvres « invitées » sont réunies dans un accrochage renouvelé, construit autour de la pluralité des mondes et de la vitalité des espaces.

« À travers les œuvres elles-mêmes, et à travers les relations qui s’instaurent entre les œuvres, l’artiste propose un espace neuf qu’il tente d’habiter et qu’il nous propose de partager. En cela, cette transformation, qu’elle nous soit proche ou étrangère, nous concerne tous. Cette lecture met en jeu le corps, l’architecture, l’existence, les formes qui nous entourent », explique Olivier Kaeppelin.

Dans les salles comme dans les espaces extérieurs de la Fondation Maeght, l’exposition joue avec les frontières disciplinaires, esthétiques, poétiques pour mettre en exergue les grands créateurs d’espaces de la collection. L’accrochage s’affranchit des écoles et des prêts-à-penser et offre aux visiteurs de découvrir ou redécouvrir des œuvres majeures ou des œuvres plus secrètes et rarement montrées.



Un panorama d’artistes modernes et contemporains : Valerio Adami, Jean-Michel Alberola, Jean Arp, Eduardo Arroyo, Balthus, Jean Bazaine, Anna-Eva Bergman, Georges Braque, Pol Bury, Damien Cabanes, Alexander Calder, Louis Cane, Alan Davie, Jean Degottex, Nicolas de Staël, Erik Dietman, Eugène Dodeigne, Claudine Drai, Jean Dubuffet, François Fiedler, Sam Francis, Lars Fredrikson, Wolfgang Gäfgen, Gérard Garouste, Gérard Gasiorowski, Alberto Giacometti, Lionel Godart, Julio González, Simon Hantaï, Hans Hartung, Barbara Hepworth, Fabrice Hyber, Jörg Immendorff, Paul Jenkins, Ellsworth Kelly, Joël Kermarrec, Ladislas Kijno, Konrad Klapheck, Jean Le Gac, Brice Marden, Jean Messagier, Jean-Michel Meurice, Henri Michaux, Joan Miró, Joan Mitchell, Jean- Pierre Pincemin, François Rouan, Jean-Claude Ruggirello, Pierre Soulages, Sui Jianguo, Saül Steinberg, Sam Szafran, Pierre Tal Coat, teamLab, Gérald Thupinier, Anne Tréal-Bresson, Raoul Ubac, Geer van Velde, Vladimir Velickovic, Claude Viallat, Jan Voss.


26 mars - 16 mai 2016

vendredi 18 mars 2016

Nice : MANO A MANO A MANO


Baptiste César
Né en 1983, vit et travaille entre Nice et Paris

Artiste pluridisciplinaire, Baptiste César traite avec poésie des actualités contemporaines, qu’elles soient intimes ou universelles, au travers d’installations, de sculptures, de dessins, de peintures, de vidéos, de performances ou de textes. Souvent issue de ses propres déambulations, sa production artistique s’inspire directement des lieux qu’il arpente allant parfois jusqu’à prendre forme "in situ". De ces pérégrinations s’ensuit un processus d’élaboration – documentation, dessins préparatoires, repérages, recherche de matériaux, réalisation, dispositif de monstration – qui, tout en contribuant à l’aspect protéiforme de son travail, vise à produire un univers complet.

Les réalisations de Baptiste César s’inspirent de nombreux artistes contemporains mais aussi de la culture alternative et des réseaux underground ainsi que du cinéma ou de la BD.
http://baptistecesar.blogspot.fr/


Anthea Lubat
Née en 1989, vit et travaille à Toulouse

"Je m'amuse, le plus souvent par série, à établir un lexique de motifs, un vocabulaire de techniques à caractère exploratoire; dessin après dessin, une série se forme, faisant l'objet d'une même recherche de l'ordre de la prise de note, de la découverte permanente, de l'éveil [...] Dans une démarche secrète, discrète, et dans l'esprit d'une écriture automatique, mes dessins reflètent une certaine flânerie poétique, aux formes infinies, où cohabitent les valeurs de gris du crayon et les couleurs du spectre lumineux. De ce laboratoire de techniques qui les compose, mon but est de rendre visible, voire de rendre sensible les champs de forces dégagés par ces points de contacts".


http://www.anthea-lubat.com/


Christian Vialard
Né en 1960, vit et travaille à Grasse

Peintre et musicien, Christian Vialard fait des expositions, des concerts et des installations sonores. Ses dessins comme ses peintures sont directement influencés par sa musique faite d'expérimentations abstraites entre noise, drones et électronique post-rock. Derniers albums en date: Neukalm sur le label berlinois Grautag et Queequeg (avec Guy Reyes) sur le label Tiramizu.


Il se produit régulièrement sur scène lors de festivals comme Transmediale Berlin, City Sonic Bruxelles, Ososphère Strasbourg, Agnes B Paris, Nuit Blanche Paris, Elektro Alternativ, Toulouse, CrossOver Nice, Le Générateur Gentilly…).
Sa dernière exposition de dessins s'est tenue en décembre dernier au centre d'art contemporain Lieu-Commun à Toulouse.

http://www.cvia.net/


Du 26 mars au 30 avril  -  Vernissage: le 6 mars à 18h30

LE 22

22 rue de Dijon - Quartier Libération - Nice
Tel 09 50 55 16 50

jeudi 17 mars 2016

Frédérique Nalbandian – “L’oreille qui tombe”

Frédérique Nalbandian nous propose une recherche sur l’écoulement du temps, la pesanteur/apesanteur/chute, la gravité. Puis la blancheur, l’immanence de la matière, l’absence/silence du blanc, l’empreinte (moulage en négatif) et la mémoire.


Sa première oreille est née en 3ème année de ses études à la Villa Arson, elle travaille le plâtre dès la 1ère année, le savon en 3ème année. L’oreille pour sa forme embryonnaire (rapport à l’origine, à la naissance, “conduit auditif//ombilical”) l’interpelle et plus précisément, son conduit auditif au sens de l’entendement, de la compréhension du monde, de nous-même. Cette compréhension tellement complexe et difficile, voire improbable entre les hommes : “je n’y crois pas, en tous les cas pas avec le langage” dixit l’artiste.

Galerie Eva Vautier hors les murs - Espace d’art Le Moulin
, 8 avenue Aristide Briand
83160 LA VALETTE DU VAR
Jusqu'au 23 avril.
Pour en connaître plus sur Frédérique Nalbandian :
http://www.frederique-nalbandian.com/oeuvres/2016/ortombe.html

Nice : Charlotte PRINGUEY-CESSAC

« Où allons-nous? Tout a été fait. Depuis ces vingt dernières années, il semble que les limites extrêmes aient été atteintes. On ne peut être plus ingénieux, plus raffiné que Ravel, plus audacieux que Stravinsky. Quelle sera la nouvelle formule
d’art ? Il faudra retourner aux sources mêmes, à la simplicité, pour trouver quelque chose de véritablement neuf. Le contrepoint ? Là, sans doute, se trouve l’avenir ! » (Paul Dukas, 1865-1935)

YôkaÏ, 2014
Charbon de bois, techniques mixtes, 31 x 26 cm
Je frotte, j’aplatis, j’explose, j’écrase, j’enfonce… . Bruissements d’actions plastiques premières dont naissent des visions sophistiquées, intrigantes qui opposent des principes formels qui ont longtemps servis à distinguer les Abstractions entre elles et dont l’artiste nous prouve la nature primitive : le lyrique et le géométrique, l’expression et le concept que sont-ils d’autre que le reflet de la facture d’un monde où s’oppose toujours l’organique et le cristallin, la faune sous-marine et droit bambou ?

En réintroduisant des motifs naturels et utilisant des matériaux pauvres, l’artiste nous rappelle qu’au cœur des abstractions, c’est le cœur du monde qu’on entend.

Artiste post-moderne en quête d’atemporel, Pringuey-Cessac ne se soucie pas d’une « pureté » artificielle : ainsi la figure apparaît, oscille et disparaît, se dissout ou se loge dans le titre. Elle passe naturellement du travail mural à l’appropriation d’un outil administratif, du dessin à la sculpture, de l’in situ à l’action enregistrée en vidéo. Et pourtant, dès lors qu’ils entrent dans sa pratique, tous ces procédés se complètent au lieu de s’opposer ou se succéder. Ils participent ainsi à l’extension d’un univers singulier.

Les compositions de Pringuey-Cessac montrent son goût prononcé pour le noir, le charbon, le graphite, les traces de vie organique brulée ou comprimée. Le mur lui devient arène verticale, lieu de danse avec la matière, endroit de cadences, de formes organiques, aquatiques ou ardentes. Mais elle ne cesse de contreponctuer ses mouvements expressifs rigoureusement de traits nets, de blancheurs et de silences.
Klaus Speidel, philosophe et critique d’art

Galerie Eva Vautier Hors les murs : Alexandre Dufaye, 6, Place Wilson, 06000 Nice
Jusqu'en Avril

10 ÈMES JOURNÉES EUROPÉENNES DES MÉTIERS D’ART

LES MÉTIERS D’ART À L’HONNEUR
En seulement dix éditions, les Journées Européennes des Métiers d’Art (JEMA) sont devenues la
plus importante manifestation du secteur dans le monde. Orchestrées par l’Institut National des
Métiers d’Art (INMA), elles invitent les jeunes et le public à découvrir, le temps d’un grand week-end, les métiers d’art dans toute leur diversité.
Les JEMA s’annoncent prometteuses.
En France et dans 18 pays européens, ce rendez-vous culturel, économique et touristique réunira
8 500 événements dont 5 000 ateliers, ouverts ou participant hors les murs et 600 manifestations
organisées.

UN THÈME NATIONAL :
« Métiers d’art, gestes de demain », le manifeste d’une culture en marche
Plus de 200 métiers composent la galaxie des métiers d’art, trésor inestimable de notre patrimoine
immatériel et ressort majeur de l’économie créative, source d’émancipation professionnelle et
sociale, d’emplois valorisants et non délocalisables.
L’ambition de cette nouvelle édition des JEMA est bien de porter un message fort et de montrer
comment, au-delà de leurs prouesses techniques, les métiers d’art participent à un véritable
projet de société et d’intelligence collective. L’énergie créative de leur savoir-faire alimente de
nombreux secteurs de l’économie réelle, locale et de proximité. Industrie, architecture, décoration
et design ont parfaitement intégré leur valeur ajoutée.
Les collaborations se multiplient avec les ateliers opérant comme des laboratoires de l’innovation
et des creusets d’inspiration. Une nouvelle génération émerge, forte à la fois des acquis et des
outils de notre temps. Car les gestes de demain sont aussi ceux d’entrepreneurs qui sortent de
leur isolement pour avancer de concert et créer, sur leur territoire, les conditions d’un art de vivre
ensemble conscient et engagé. L’avenir est entre nos mains, construisons-le avec les métiers d’art.

DES MÉCÈNES ET PARTENAIRES ENGAGÉS
Fidèle partenaire de ces Journées depuis leur création, la Fondation Bettencourt Schueller
apporte un soutien toujours amplifié à l’organisation des JEMA et est, depuis 2014, mécène
national de la manifestation.
Pour la 6 ème année consécutive, la Manufacture Horlogère Vacheron Constantin est mécène
national des JEMA et s’implique fortement dans son développement européen en tant que
partenaire de différentes manifestations à Paris, Milan, Genève, etc.
Les Journées Européennes des Métiers d’Art sont également organisées en partenariat avec le
Fonds National de Promotion et de Communication de l’Artisanat, de France Télévisions et du
Point qui contribuent fortement à leur visibilité.
En région, l’Assemblée Permanente des Chambres de Métiers et de l’Artisanat et de nombreux et
indispensables partenaires s’engagent pour soutenir le déploiement des Journées Européennes
des Métiers d’Art dans les territoires.

Vendredi 1er, Samedi 2 et Dimanche 3 avril 2016
Programmation sur : http://www.journeesdesmetiersdart.fr/actualites

Nice : Jacques Martinez : G H I R I B I Z Z I


L’exposition est baptisée « Ghiribizzi ». Autrement dit :

« Lubies, fantaisies de l’artiste qui improvise en dehors de toute règle ». (Patricia Falguières. Le Manièrisme. Editions Gallimard).

Elle est constituée de deux moments contrastés installés dans deux des espaces emblématiques de la scène artiste niçoise, face à la Promenade des Anglais.


LA BATAILLE DES HEURES / GALERIE DE LA MARINE

Selon un dispositif précis, « La Bataille des Heures » réunit des œuvres diverses, qui ont pour seul point commun, le noir et blanc, des peintures, des dessins, des ferrailles, des bronzes sont disposés dans les différentes alcôves et travées centrales de la galerie.

On y trouve ce que l'on pourrait aussi appeler « la bataille de l'atelier ». C'est à dire, le temps d'un travail qui est celui de l'artiste quand il avance dans son œuvre au jour le jour. Travail rarement vu, peut-être à voir un jour, peut-être jamais montré...nul ne le sait.

« Mon atelier, c’est plus que des murs, un lieu, une terre, ma vie, le monde qui est le mien, cette Europe du Sud, cette Europe latine, cette Europe judéo-catholique ».

Il ne serait pas impossible de rapprocher ces moments de ceux que Bertrand Bonello a appelés dans son exposition, au Centre Pompidou, en 2014, « les films fantômes ». Bertrand Bonello qui composera deux moments musicaux pour chacun des espaces de l’exposition de Jacques Martinez. Exposition fantôme donc, en référence aux thèmes omniprésents dans le travail de l’artiste.

Dans cet espace, nous trouvons trois « chapitres ».
Une séquence « abstraite », une séquence « paysage » et une séquence « figure » qui rythment cette bataille des heures, faisant émerger la « philosophie naturelle » de Jacques Martinez à base d’ascèse et de silence. Les Baous et leur mystère ne sont pas loin. Des silhouettes en bois brûlés de personnages entraperçus dans nos rêves, des mosaïques de pièces recyclées....

Pour préciser le contexte, Jacques Martinez a tenu à y inscrire en exergue cette phrase de Martin Heidegger, « C'était non une fuite mais le point culminant de la liberté que d'endurer la solitude » (Lettres à Ernst Jünger du 23/06/1949).


Tango, acrylique sur toile, 2016,200x200, photo Grégoire Gardette

LA BATAILLE DES FLEURS / GALERIE DES PONCHETTES

Sous les voûtes de la galerie des Ponchettes, « La Bataille des fleurs » nous offre un lâcher de couleurs.

« Il y a des fleurs partout, pour qui veut bien les voir » écrivait Henri Matisse, qui exposa dans cette même galerie en 1947. Cette phrase inaugure l’exposition et accueille le visiteur de la galerie des Ponchettes.

Ce second moment de l’exposition réunit 11 grandes toiles (130x195 cm) aux techniques différentes, du pinceau chinois à quelques techniques très personnelles, qui nous enferment dans une ronde de couleurs, qui nous invitent à partager le plaisir qu’on devine avoir été celui de l’artiste dans son atelier.

Évocation du triomphe de la vie, ces « fleurs » qui traversent « les ciels », rappelant celles que l’on peut voir encore lancées depuis les chars dans le temps du carnaval, sont inscrites à jamais dans les souvenirs, dans les jours de Jacques Martinez. Elles sont l’une des incarnations de Nice, cette ville qu’il n’a jamais quittée et qu’il ne quittera jamais tout à fait.

« Sous ces voûtes, tout n’est que couleurs, des bleus, des jaunes, des rouges, des roses, des verts, des violets pour dire sans vraiment peut-être les décrire, les iris, les œillets, les roses, les mimosas qui éclatent en bouquet chaque année vers le mois de février dans le ciel bleu de la Baie des Anges, le temps des batailles de fleurs. » explique Jacques Martinez.

 DU 24 AVRIL AU 12 JUIN 2016

Sabine Mohr à Marseille

Portraits de Disparition

J'adore la ligne d’horizon entre l'eau et la terre. Elle est réelle et imaginaire en même temps, constamment en mouvement et vivante comme l'impulsion des éléments.
Que se passe-t-il si cette constante apparente connait des changements sévères?

Dans ma ville natale d’Hambourg, cette impulsion peut être très aisément observée. Pendant les grandes tempêtes, le niveau d'eau monte parfois jusqu'à 8 mètres au-dessus du niveau zéro. Beaucoup de personnes sont mortes pendant les grandes inondations en 1962 / 1975 / 1976.
Depuis 2007, je travaille sur un projet à long terme appelé Sea - Level | Niveau de la MER basé sur l'iconographie de la Psychogéographie des Situationnistes.



Mon travail reflète le phénomène décrit par des images, installations, rapports et notes quotidiennes.
Cela m'a amenée à voyager à Marseille en 2013, où le marégraphe de Malmousque soulignait le point zéro pour la mesure du niveau de la mer.

En 2015, une autre étape de mon projet m'a amené à Vegaøyan, l’île la plus éloignée dans le Nord de la Norvège (patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2004). L'archipel se compose de plus de 6000 îles, dont la plupart est située à seulement quelques centimètres au-dessus du niveau de la mer.
Beaucoup de ces îles, auparavant habitées, ont été maintenant abandonnées par leurs résidents.
En 2016, je reviens à Marseille pour montrer des portraits d’îles qui disparaissent, ainsi que quelques-unes des œuvres que j'ai réalisées pendant mon séjour à l’Archipel Vega.

Pendant mon séjour à Marseille, je continuerai mes recherches avec une visite du marégraphe de Malmousque. Pour mémoire il faut savoir que les équipements du bâtiment ont été construits à Altona, quartier de Hambourg où je vis. ( Marégraphe totalisateur 1, système Reitz, modifié sur les indications de M. Ch. Lallemand et construit par M. Dennert d’Altona.).

Sabine Mohr - Hamburg, Janvier 2016

Galerie du Tableau

37, rue Sylvabelle. 13006 Marseille
Téléphone : 04 91 57 05 34
http://www.galeriedutableau.org

Exposition du 21 mars au 02 avril 2016

Vernissage le lundì 21 à partir de 18h 30

dimanche 13 mars 2016

L’Union Méditerranéenne pour l’Art Moderne retrouve Menton avec succès.

A l’occasion de la commémoration des soixante-dix ans de sa fondation par Jean Cassarini, le docteur Thomas, Matisse et Bonnard, l’UMAM qui a exposé plus de 1.500 artistes à ce jour, organisait sa huitième exposition de l’année qui avait commencé à Beyrouth. Mais la première qui est en place actuellement à Menton, au palais de l’Europe, a un aspect particulier. En effet comme l’a souligné au travers de son historique la maire-adjointe à la culture, Madame Martine Casério, c’est à Menton qu’ont eu lieu le plus grand nombre d’expositions avec Picasso, Bonnard, Dufy, Dali, Braque, Chagall, Delvaux… La présidente de l’UMAM, Simone Dibo-Cohen a insisté sur le fait, que conformément aux souhaits de Matisse et Bonnard, il ne s’agissait pas là d’une rétrospective, mais d’une exposition réunissant des artistes vivants, en activité, et un mélange de célébrités internationales et des créateurs en devenir de moins de 40 ans. Dans son discours, le député-maire Jean-Claude Guibal a déjà annoncé l’exposition qui aura lieu au mois de juin dans les jardins de sa commune où seront réunies des sculptures de haut niveau. Le point d’orgue sera alors les jardins et le Palais Carnolès, musée des beaux-arts de la ville, et surtout une œuvre monumentale de Stefano Bombardieri sur le parvis du Musée Cocteau. Tous ont félicité la présidente de l’UMAM également commissaire de l’exposition et la collaboration de Josiane Tricotti et Christelle Esperto.
Miograd Tasic
Jean-Claude Guibal, ne s’est pas contenté d’un simple discours et a tenu à se faire présenter toutes les œuvres exposées, une par une, par Simone Dibo-Cohen et a rencontré et questionné avec intérêt, tous les artistes présents. Cette visite va durer près de trois heures. Le public nombreux est resté également très longtemps au cœur de cette mise en scène exceptionnelle dans la salle d’art contemporain de ce magnifique Palais de l’Europe.



Concurrence à Venise ?

De même que le festival du film de Cannes avait eu pour but de concurrencer la Mostra de Venise, la commune de Menton avait eu le même objectif face aux biennales d’art contemporain de Venise. Hélas cela fut abandonné dans les années quatre-vingt, mais la presse italienne vient de signaler cette information et se réjouit de ce renouveau pour l’art d’aujourd’hui.

Fernando Martinez Garcia
Jusqu’au 28 mai prochain, vous allez découvrir, au palais de l’Europe, les œuvres de Marcel Alloco, Bertrand Beaussillon, Nasr-eddine Bennacer, Raymond Berbiguier, Stefano Bombardieri, Jean-Claude Borowiak, Katia Bourdarel, Miguel Buades, Damien Cadio, Denis Castellas, Roland Devolder, Marc Gaillet, Evelyne Galinski, Gérard Garouste, Damien Hirst, KKF, Youcef Korichi, Alain Lestié, Fernando Martinez Garcia, Audrey Nervi, Axel Palhavi, Miograd Tasic, Djamel Tatah, Jérôme Zonder.

Evelyne Galinski
Et après ?

Le 29 avril et pour tout le mois de mai deux artistes d’exception à Pézenas, dans l’Hérault dans l’hôtel Flottes de Sébazan : Nurcan Giz et Martin Hollebecq,

Le 2 juin, Musée des Arts asiatiques à Nice : hommage à Seund Ja Rhee, dans le cadre de l’année de la Corée en France,

Le 4 juin Menton avec des sculptures dans les jardins de la ville, et le palais Carnolès,

En Août, l’église d’Aspremont,

En Septembre Cécile Andrieu à la galerie Depardieu à Nice

Le 22 octobre, retour au Palais de l’Europe de Menton,

Le 15 novembre, Bernard Langenstein à Villefranche-sur-Mer,

En novembre, Paris dans la mairie du 7eme arrondissement,

Et probablement Téhéran en fin d’année.

Roland Devolder

Jean Cassarini (fondateur de l'UMAM en 1946)

Damien Hirst

Nasr-eddine Bennacer
Evelyne Galinski

 
Marc Gaillet
Katia Bourdarel

Gérard Garouste
Jean-Claude Borowiak

Djamel Tatah

vendredi 11 mars 2016

Les 70 de l'UMAM vus par les Italiens

Le journal de la Ligurie

Vernissage : Samedi 12 mars - Palais de l'Europe - Menton
Exposition du 12 mars au 28 mai

UMAM 70 ANS : KKF à Menton

Après Starsky et Hutch, Damian et Hirst


2015 / Montage photographique recto-verso, double vitrage, structure métallique, bois, dibon
Ce montage photographique en double vitrage, les deux artistes du connectif KKF se représentent, au recto, écrasés contre la vitre.

Ar(t)métique renvoie à l’hermétique monde de l’art qui met l’artiste sous pression, l’obligeant à produire selon des carcans étouffants, à réussir absolument, à être reconnu pour pouvoir vivre de son travail.

Au verso, ils apparaissent comme disséqués dans leur chair anatomique.

La référence directe à Damien Hirst et à ses créations morbides dans le formol sert l’idée que, dans le système du marché de l’art, l’artiste pris au piège de la spéculation se fait broyer et finit par s’auto-dévorer en vendant son âme au profit de ce qui se vend.

Gangrené à son tour par la société de consommation, l’art devient un produit comme un autre, gouverné, au-delà de tout talent, par sa capacité à créer l’événement, le buzz : le trash d’une œuvre proposant une tête de veau dans du formol obéit plus aux lois du marketing qu’à celles de l’esthétisme.

L’artiste pour percer est obligé de rentrer dans ce jeu et de se mettre à nu, de dévoiler sa barbaque, pour pouvoir se vendre comme sur un étal dans les grandes foires d’art contemporain.

Vernissage : Samedi 12 mars - Palais de l'Europe - Menton
Exposition du 12 mars au 28 mai

http://www.kkf.fr/

jeudi 10 mars 2016

Petite main chez Henri Matisse

Jacqueline Duhême fut l’assistante d’Henri Matisse à Vence, Paris et Nice, dès 1948. Jusqu’au 5 juin 2016, la Ville de Nice présente au Musée Matisse les planches originales de Petite main chez Henri Matisse, (Gallimard Jeunesse, 2009) ouvrage qu’elle a écrit et illustré et qu’elle signera le mercredi 13 avril 2016 de 14 à 18 heures.



A travers cet ouvrage, Jacqueline Duhême nous fait partager son expérience unique auprès de Matisse, avec qui elle a entretenu une grande complicité, et nous permet d’entrer dans l’intimité de la vie du Maître, en livrant des détails enrichissants sur sa pratique artistique et sa rigueur dans le travail.

Sa rencontre avec Matisse, à l’âge de vingt ans, à la suite d’une lettre qu’elle lui adresse pour lui demander des conseils à propos de ses dessins, ouvre une période marquante pour cette future pionnière de l’illustration jeunesse.

Par son dessin et son texte, Jacqueline Duhême rend hommage au peintre. Elle raconte le déroulement de la vie quotidienne dans les différents lieux d’habitation de Matisse, l’organisation des journées de travail, et l’aide qu’elle pouvait apporter en tant que « petite main ». Elle met l’accent sur certaines anecdotes : le soin porté aux pinceaux, aux crayons, aux objets dont Matisse s’entourait, la qualité nécessaire du matériel à utiliser, le rituel du lavage des mains pour ne pas abîmer le papier. Elle rappelle aussi la manière dont elle-même s’appliquait à réaliser ses propres dessins après ses heures de travail pour « le Patron » et les corrections précieuses qu’il pouvait lui apporter.

A cette époque, Matisse mène ses recherches pour la chapelle du Rosaire de Vence. Jacqueline Duhême pose ainsi pour le dessin de la Vierge, du fait de la perfection de l’ovale de son visage, de même que pour Marie-Madeleine pour la sixième station du chemin de croix.

Sont aussi relatés dans ce livre les échanges entre Matisse et Picasso, à l’occasion notamment des cuissons à Vallauris des carreaux de céramique pour la chapelle de Vence, les liens avec des auteurs tels Rouveyre, Aragon, Elsa Triolet, Colette, les éditeurs Tériade, Skira, et le lithographe Mourlot.

Pour accompagner les planches et les textes de ce livre, sont présentés des photographies, des œuvres de Matisse, des objets lui ayant appartenu, provenant de la collection du musée, et des éléments documentaires à propos de Jacqueline Duhême.

Exposition dossier :
« Petite main chez Henri Matisse, Jacqueline Duhême »
4 mars–5 juin 2016
&
Présentation et signature du livre par Jacqueline Duhême
Mercredi 13 avril 2016 de 14h à 18h

Musée Matisse
164, avenue des Arènes de Cimiez - Nice

Marie Javouhey à Paris

Les formes et les couleurs se concentrent souvent au milieu des tableaux, sans jamais envahir l’espace disponible. Bulles, losanges, laments, s’agglutinent en essaims, en grappes en nuages se retirant des bords, abandonnés au calme recueille- ment d’une couleur lisse et dégradée. A cet égard les tableaux de Marie Javouhey sont des promesses de monde qu’on pr- essent, sans jamais les arraisonner: véritables espaces transitionnels, ils conduisent toujours plus loin dans des labyrinthes dont on ne touche jamais la fin.
Mondes fragiles

"Le pays d'ou je viens" huile sur toile 100x100cm
Un travail sur la fragilité, ainsi Marie Javouhey dénit-elle ses collages. La manipulation des matériaux utilisés, encre et papier, peut produire des effets imprévus. Elle exige un travail délicat et subtil dont naissent des constructions précaires aux contours indécis.
La fragilité n’est pas seulement une propriété des matériaux. Elle est l’essence même de l’œuvre. L’objet contemplé est, tout entier, présence d’un monde fragile.
Le papier, n et souple, absorbe particulièrement bien les encres. Par cette pénétration dans la texture du papier, la couleur n’apparaît plus comme un rayonnement de surface, mais comme la manifestation d’une force colorante cachée dans les profondeurs de la matière dont l’art de la composition révèle et exalte les pouvoirs.

"Composition III" 40x40ck
 Par des pliages et des déchirures, l’artiste obtient des plages colorées qui, superposées en strates, permettent la création d’effets de profondeur et de reliefs. De cette organisation émergent des structures pouvant évoquer des constructions inachevées ou en voie d’effondrement, parfois des lambeaux de tissus ou encore des silhouettes de collines arides. Pliage et séchage font surgir des lignes, des traces, des nuances, plus ou moins aléatoires. Les stries propres au papier lais- sent parfois apparaître d’étranges graphismes, comme si certains fragments portaient des sortes de palimpsestes.
Chaque collage est un monde. Il possède presque toujours une couleur dominante déclinée en tonalités et nuances multiples. Au cœur de la construction, très souvent, une petite plage, de forme géométrique indécise, de couleurs différentes et plus intenses, concentre et diffuse de la clarté. Une coulée d’or remplit parfois cette fonction de porte-lumière. Ainsi composée, chaque oeuvre possède sa dynamique où domine la verticalité. Placés entre deux rectangles de verre, certains collages ont l’apparence de petits objets aériens, libérés de la pesanteur.
"C'est la vie" huile sur toile 180x120cm
Dominer des matériaux rebelles dans un jeu maîtrisé avec le hasard, imprégner de couleur la matière dans son in- nie profondeur, ce sont là des rêveries où s’exprime une audacieuse et courageuse volonté. Le travail de Marie Javouhey met en scène un dialogue toujours recommencé entre fragilité et volonté de résistance. Chaque œuvre réalise un point d’équilibre, instable et lumineux. La verticalité des plans, l’intense profondeur de la couleur, la présence des ors, donnent à ces collages une résonance spirituelle particulière et font de chacun un inducteur de rêves et un support de méditation.
Michèle Pichon

 Du 5 avril au 7 mai 2016 - Vernissage jeudi 7 avril
Galerie GNG - 3, rue Visconti - 75006 Paris - 01 43 26 64 71
galeriegng@wanadoo.fr  - http://www.galeriegng.com